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Discours à la jeunesse : Biya renouvelle des promesses non tenues

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Discours à la jeunesse : Biya renouvelle des promesses non tenues
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Ce 10 février 2026, Paul Biya est resté constant sur un aspect qui revient dans ses discours à la jeunesse : « les problématiques nombreuses, qui préoccupent » les jeunes. « Elles ont trait, je le sais, à votre présent, mais aussi et surtout, à votre avenir. Elles concernent vos difficultés, vos frustrations, vos peurs et vos angoisses. Mais elles concernent également vos espoirs, vos attentes et vos légitimes aspirations», souligne-t-il. A propos, « je sais que certains d’entre vous se sentent désemparés, face aux difficultés qu’ils éprouvent à trouver un emploi ou à réaliser leurs projets. Ils sont, dès lors, enclins à douter de l’avenir et de tenter de se résigner, de renoncer à leurs rêves ou de se lancer dans n’importe quelle aventure périlleuse », relève-t-il.

A l’occasion, le président de la République énumère les différents programmes gouvernementaux allant dans le sens de la lutte contre le chômage. Programmes qui visiblement n’ont pas toujours changé la face de ses jeunes. Ses difficultés, Paul Biya les rangent dans le registre d’« un environnement international de plus en plus contraignant ». En revanche, « je suis persuadé que nous [y] parviendrons, ensemble ».

L’homme ne pouvait ignorer sa réélection : «ce qui aura sans doute été déterminant cette élection particulièrement disputée, c’est l’adhésion incontestable d’une grande majorité de jeunes au programme de société dont je suis porteur, mais aussi votre appréciation du bilan que j’ai présenté. C’est également, je le pense bien sincèrement, la confiance et l’attachement dont vous ne cessez de m’honorer depuis mon accession à la magistrature suprême de notre pays. Je vous en suis profondément reconnaissant ». Trois mois après avoir promis «plus de responsabilités aux jeunes et aux femmes  », Paul Biya ne s’est pas encore bougé. Si le remaniement ministériel qu’il a lui-même annoncé  »dans les prochains jours  » tarde à arriver, les élections régionales qui ont été le premier rendez-vous politique post-présidentielle, n’a accordé aucune place à ces deux couches sociales marginalisées sous le magistère de l’homme du 6 novembre 1982. Mais Paul Biya a renouvelé sa promesse de faire plus de places aux jeunes et aux femmes.

Défense et sécurité

Mais l’homme a choisi d’ignorer ces autres jeunes tombés sous les balles des forces de défense et de sécurité du fait d’une crise post-électorale, parfois dans des bavures pour lesquelles l’Etat n’a jamais officiellement témoigné sa préoccupation.
Pour ce nouveau bail, Paul Biya réitère ses engagements traditionnels : « lors de ma prestation de serment, j’ai pris l’engagement devant vous et devant la nation toute entière. C’est celui de consacrer toutes mes forces à l’avènement d’un Cameroun stable, uni et prospère ». Mais le pays sombre dans la violence et l’insécurité, de tous ses côtés. Outre les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où des séparatistes règnent en maîtres dans certaines localités, la région de l’Extrême-Nord retrouve progressivement ce cercle : depuis le 6 février dernier, Darak se vide de ses populations du fait des attaques de Boko Haram. S’ajoutant à beaucoup d’autres localités de cette région, meurtrie depuis une quinzaine d’années par ces attaques terroristes.

Sans jamais être allé sur un quelconque des fronts, Paul Biya réitère son engagement, en saluant le concours des jeunes qui sont engagés majoritairement sur les différents fronts pour la défense du territoire et de ses frontières. Sans s’incliner sur leur mémoire tout de même. Toujours est-il que « je n’ai jamais cessé, et je ne cesserai jamais de me soucier de vous », a-t-il redit.

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Grand Prix de l’Écriture Journalistique 2026 : Joël Godje Mana vainqueur à visage humain

ange1poireau

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Grand Prix de l’Écriture Journalistique 2026 : Joël Godje Mana vainqueur à visage humain
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La première édition du concours EuroAfricAward a rendu son verdict ce mardi 10 mars 2026.Au terme d’une compétition acharnée qui a mobilisé des milliers de plumes à travers le continent, c’est le journaliste camerounais Joël Godje Mana qui s’impose comme le grand vainqueur. Portrait d’un « éclaireur des causes silencieuses » dont le projet dédié aux enfants vulnérables a fait l’unanimité.

L’image a fait le tour des réseaux sociaux . Un regard déterminé derrière des lunettes fines, un sourire humble et, en arrière-plan, la silhouette de l’Afrique. Joël Godje Mana vient de graver son nom dans l’histoire du journalisme africain en remportant le prestigieux Grand Prix de l’Écriture Journalistique 2026. Avec plus de 13 500 votes à son actif, il se hisse sur la première marche du podium de l’Afrique Francophone.

De 10 000 candidats à 300

Il faut rappeler que le concours très discret, à évoluer dans un atmosphère très restreint et sélectif pour éviter la corruption.
Le chemin vers ce sacre n’a pas été de tout repos. Il faut rappeler qu’au lancement de cette première édition, ils étaient pas moins de 10 000 candidats sur la ligne de départ. Après une sélection rigoureuse basée sur l’excellence éditoriale et la pertinence des sujets, seuls 300 journalistes sont restés en lice, tous ayant atteint le seuil critique des 300 points requis. C’est au sein de ce cercle restreint que le vote du public et l’évaluation du jury ont finalement plébiscité le projet de Joël Godje Mana, le propulsant au rang de numéro 1.

Le choix du cœur : le journalisme « humanitaire »

Si le projet de Joël Godje Mana a frappé les esprits, c’est avant tout par sa dimension profondément humaine. Dans une ère médiatique où le narcissisme l’emporte parfois sur le fond, le lauréat a choisi une voie singulière . Celle des oubliés. Son projet d’avant-garde se concentre sur la protection et le soutien des enfants vulnérables, notamment ceux privés de leur joie par les affres de la guerre.

Originaire de l’Extrême-Nord du Cameroun, mais profondément lié au Littoral, Joël incarne cette nouvelle génération de journalistes qui refusent d’être de simples spectateurs du malheur. Déjà aperçu dans des zones de conflit au Soudan, au Yémen ou en RDC, il ne s’y rend pas uniquement pour le scoop, mais pour agir en faveur de l’enfance, une mission confirmée par ses engagements auprès de diverses ONG.

Une tête bien faite au service de la paix

Ce succès est le fruit d’un parcours académique et professionnel impressionnant. Titulaire d’un Master en communication digitale de l’Université Française et formé à l’ISTIC-ESSTIC de Yaoundé, Joël a forgé ses armes dans de nombreuses rédactions (Défis Actuels, Afrique54.net, LTM TV, BFMTV, H3TV, 7vieTV, Africa24, DiaspoTV ,2TNRTV etc.). Il a souvent rappelé l’influence de ses mentors, tels que François MBambou, Hervé Tiwa , Baudouin Nyobé ou Jean Mari Molo Olinga, Alain Ghislain Kanga, Junior Haussein qui ont su cultiver en lui cette soif de dénoncer les injustices.

Lors d’une intervention remarquée en 2024 au Sénégal sur la RTS, il confiait avec mystère et humilité : « Je me sacrifie pour l’avenir de nos enfants ». Une promesse qu’il tient aujourd’hui par l’excellence de son travail.

Un tremplin pour l’avenir

Le prix, qui lui sera officiellement remis d’ici mai 2026, est à la hauteur de son ambition. Outre un chèque conséquent, Joël Godje Mana bénéficiera d’un sponsoring majeur pour la réalisation d’un grand format documentaire. Ce soutien lui permettra de mettre en lumière, avec encore plus de force, les causes qui lui tiennent à cœur.

Désigné espoir pour le « journalisme de paix » en Afrique, celui qui figurait déjà parmi les 100 journalistes les plus influents du Cameroun en 2022 s’impose désormais comme un modèle pour la jeunesse africaine. En attendant de le voir porter l’initiative Africa Forum Media Peace en Afrique du Sud l’année prochaine, Joël Godje Mana continue de prouver que la plume peut être le plus beau des boucliers pour les plus démunis.

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Egalité de genre : La Bvmac et l’IFC font sonner la cloche de l’inclusion financière

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Egalité de genre : La Bvmac et l’IFC font sonner la cloche de l’inclusion financière
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La Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac) et la Société financière internationale (IFC) ont pris part, vendredi 6 mars 2026 à Douala, à la cérémonie mondiale « Ring the Bell for Gender Equality », organisée dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes. En rejoignant simultanément des dizaines de places boursières à travers le monde, la Bvmac a ainsi réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des genres et de l’autonomisation économique des femmes.

Pour Louis Banga Ntolo, directeur général de la Bvmac, cette initiative constitue un signal fort adressé à l’ensemble de l’écosystème financier et entrepreneurial de la sous-région. Portée au niveau international par la Fédération mondiale des bourses (WFE), l’initiative Sustainable Stock Exchanges (SSE) des Nations unies, la Société financière internationale et le Pacte mondial des Nations unies, cette cérémonie, organisée pour la 12ᵉ fois, vise à mobiliser les marchés financiers autour de la promotion des droits économiques des femmes et de leur participation accrue à la gouvernance des entreprises.

 Au Cameroun, l’édition 2026 a mis l’accent sur des engagements concrets. Les discussions ont notamment porté sur la place des femmes dans la gouvernance des sociétés cotées, la mobilisation de capitaux en faveur de l’équité et le rôle déterminant des femmes dans la transformation économique et sociale. L’objectif est d’encourager les acteurs du secteur financier à considérer l’égalité des genres non seulement comme une exigence sociale, mais aussi comme un levier stratégique de performance durable et de croissance inclusive. Pour Charlotte Ndaw Sako, représentante régionale de l’IFC pour l’Afrique centrale, cette initiative constitue un appel à l’action.

 S’appuyant sur le thème de la Journée internationale des droits des femmes 2026, elle souligne que trois impératifs doivent guider les politiques publiques et les stratégies des entreprises : les droits, la justice et l’action. « Les droits d’abord, parce que l’égalité se construit sur des cadres juridiques effectifs ; la justice ensuite, parce que l’égalité doit se traduire par un accès équitable aux opportunités économiques et à la gouvernance ; et l’action enfin, parce que l’Agenda 2030 approche et que le temps des intentions sans redevabilité est terminé », a-t-elle indiqué. Les données récentes du rapport Women, Business and the Law 2026 du Groupe de la Banque mondiale rappellent en effet l’ampleur des défis à relever. À l’échelle mondiale, les femmes ne bénéficient encore que de 77 % des droits juridiques reconnus aux hommes. Environ 2,4 milliards d’entre elles vivent dans des pays où la législation ne garantit pas pleinement leur participation économique.

Plus préoccupant encore, même lorsque les lois existent, leur application reste souvent limitée. Au Cameroun, le rapport met en évidence des indicateurs qui appellent à une mobilisation accrue. Le pays obtient un score de 44,48 sur 100 pour l’indice du cadre légal, 30,83 pour les cadres de soutien et 34,01 pour la perception de l’application des lois. Selon l’IFC, ces chiffres traduisent un déficit d’écosystème capable de transformer les textes juridiques en réalités économiques, notamment à travers des politiques publiques efficaces, des institutions solides et un meilleur accès à la justice.

En s’inscrivant dans l’Initiative SSE des Nations unies, la cérémonie « Ring the Bell for Gender Equality » contribue directement à la réalisation de l’Objectif de développement durable n°5 consacré à l’égalité des sexes. En faisant symboliquement sonner la cloche de l’égalité, la Bvmac et l’IFC entendent ainsi renforcer le rôle du secteur privé et des marchés financiers comme moteurs de la promotion des droits des femmes et d’un développement économique plus inclusif au Cameroun et en Afrique centrale.

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Economie numérique : L’Antic place la souveraineté numérique au cœur de sa stratégie 2026

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Economie numérique : L’Antic place la souveraineté numérique au cœur de sa stratégie 2026
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En 2026, l’enjeu pour l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (Antic) dépasse la seule administration technique du réseau national. Il s’agit désormais d’asseoir l’exercice de la puissance publique dans l’espace numérique et d’en faire un socle de stabilité économique. Sous le thème « Performance, Confiance et Souveraineté Numérique », les cadres des services centraux et déconcentrés ont été invités à considérer la cybersécurité comme un actif stratégique.

 Pour le directeur général, la souveraineté repose sur trois piliers. La maîtrise des infrastructures critiques, la protection des données sensibles et la capacité à anticiper les ruptures technologiques. Cette architecture vise à préserver l’autonomie décisionnelle de l’État face aux menaces cybernétiques tout en consolidant la confiance des usagers dans les services dématérialisés.

Dans un environnement où les transactions financières, les procédures douanières et les services publics migrent vers le numérique, la question de la sécurité devient un déterminant du climat des affaires. La réduction du risque systémique pèse sur la perception des investisseurs, des opérateurs télécoms et des fintech. Une infrastructure numérique vulnérable constitue un frein. À l’inverse, un dispositif robuste agit comme un signal de crédibilité.

En 2026, l’ANTIC entend intensifier ses mécanismes de veille et de réponse aux incidents. L’objectif affiché consiste à transformer la sécurité informatique en levier de croissance pour l’économie numérique nationale. L’agence revendique une logique de défense en profondeur et adopte un modèle de centre d’excellence guidé par l’analyse de risque.

Le passage d’une posture réactive à une posture proactive s’appuie sur un investissement supérieur à 735 millions de FCFA dans le cadre du Projet d’Accélération de la Transformation Numérique au Cameroun. Concrètement, l’enveloppe a permis l’acquisition de technologies de cybersécurité de dernière génération, notamment des sondes de détection avancées et des protocoles de chiffrement souverains destinés à sécuriser les infrastructures étatiques.

Ce renforcement technique s’accompagne d’un effort sur le capital humain. L’agence affiche un taux d’exécution de 95,96% en 2025 contre 91,16% l’année précédente. Une progression que la direction présente comme le signe d’une maturité organisationnelle. Quelques semaines avant cette conférence, la ministre des Postes et Télécommunications avait déjà donné le ton lors de la cérémonie de présentation de vœux. « Des équipements spécialisés viennent d’être mis à la disposition de l’ANTIC afin de renforcer les capacités nationales de prévention et de réponse aux cybermenaces. Nous entendons également multiplier les partenariats pour intensifier les actions de sensibilisation à un usage responsable des réseaux sociaux ainsi qu’à la lutte contre les discours de haine en ligne, tout en poursuivant l’accompagnement des jeunes vers les métiers de la cybersécurité », a-t-elle déclaré.

 Cette déclaration éclaire la dimension économique de la stratégie. En renforçant la prévention et la réponse aux incidents, l’État cherche à sécuriser l’écosystème numérique dans son ensemble. Les plateformes de commerce en ligne, les services financiers digitaux et les administrations dématérialisées dépendent d’un environnement stable. La cybersécurité cesse alors d’être un simple coût de conformité pour devenir une infrastructure productive, au même titre que l’énergie ou les transports.

À Limbé, le message adressé aux partenaires économiques est clair. La souveraineté numérique n’est pas une posture défensive isolée. Elle constitue un facteur d’attractivité et un préalable à la compétitivité. En consolidant ses capacités cyber, le Cameroun cherche à créer les conditions d’un espace numérique fiable, capable de soutenir l’expansion de son économie digitale et de rassurer les investisseurs sur la résilience de ses systèmes.

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