Connect with us

Actualités locales

Paul Biya a jusqu’à ce 10 février pour convoquer le corps électoral

Published

on

Paul Biya a jusqu’à ce 10 février pour convoquer le corps électoral
Spread the love

À l’approche de la date limite du 10 février 2026, l’ordonnancement institutionnel camerounais se prépare à une décision majeure du sommet de l’État. En vertu des dispositions du Code électoral en vigueur, le président de la République se trouve devant une obligation légale de clarifier le calendrier démocratique national, explique Félix Gildas Mbida.

Deux options juridiques distinctes s’offrent à lui, chacune entraînant des conséquences administratives et politiques spécifiques pour la nation. «La première option réside dans la signature d’un décret portant convocation du corps électoral en vue des élections législatives et municipales. Conformément aux textes, ce décret doit intervenir au moins 90 jours avant la date du scrutin. Ce choix signifierait le maintien du calendrier initial et le renouvellement des 180 sièges de l’Assemblée nationale ainsi que des conseils municipaux à travers le pays. Une telle décision déclencherait immédiatement le chronogramme d’Elections Cameroon, notamment pour la réception des candidatures et l’organisation matérielle du vote», clame l’observateur politique.

La seconde option, prévue par les mécanismes constitutionnels, consiste en la signature d’un décret portant prorogation du mandat des députés et des conseillers municipaux. Ce choix permet de prolonger l’exercice des fonctions des élus actuels au-delà de la durée normale de leur mandat. Cette mesure est généralement justifiée par la nécessité de réorganiser le calendrier électoral, d’alléger la pression logistique ou de répondre à des circonstances exceptionnelles nécessitant la stabilité des institutions parlementaires et locales. Dans ce contexte, nous serons face à une seconde prorogation des mandats des députés et des conseillers municipaux, ajoute-t-il.

«Le respect de l’échéance du 10 février est important pour la régularité du processus. Le Code électoral définit strictement ces délais pour garantir la transparence et permettre aux acteurs politiques de se préparer. Le choix entre la convocation et la prorogation déterminera si l’année 2026 sera une année de renouvellement des effectifs politiques ou une année de transition institutionnelle en attendant des échéances ultérieures. Dans les deux cas, l’acte présidentiel à venir constituera le socle juridique sur lequel reposera la légitimité des représentants du peuple pour la période à venir. L’attention reste donc fixée sur cette date charnière qui dictera le rythme de la vie publique camerounaise», conclut Félix Gildas Mbida.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

Zlecaf : les entreprises camerounaises prises au piège de leurs coûts de production

Published

on

Zlecaf : les entreprises camerounaises prises au piège de leurs coûts de production
Spread the love

(Investir au Cameroun) – Routes dégradées, coupures d’électricité, difficultés d’accès au crédit et retards de paiement de l’État : pour le Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), ces obstacles limitent la capacité des entreprises camerounaises à produire et à exporter sous le régime de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). À l’ouverture de la 12e édition du Cameroon Business Forum (CBF), le 22 octobre 2026 à Douala, son président, Célestin Tawamba, a demandé au gouvernement des mesures concrètes pour réduire ces contraintes.

Présidée par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, cette session du CBF intervient six ans après la dernière rencontre plénière, organisée en octobre 2020. Les travaux portent sur les réformes nécessaires pour améliorer la compétitivité des entreprises camerounaises et leur permettre de profiter de l’ouverture progressive des marchés africains.

Pour Célestin Tawamba, les difficultés rencontrées sur le marché intérieur compromettent déjà la capacité des entreprises à se projeter au-delà des frontières nationales. Il dénonce notamment la dégradation des routes Douala-Yaoundé, Douala-Bafoussam, Édéa-Kribi et Ngaoundéré-Kousseri. Selon lui, il faut désormais six à huit heures pour relier Douala à Yaoundé et huit à dix heures pour rejoindre Bafoussam. Ces difficultés allongent les délais d’acheminement des marchandises et pèsent sur les coûts logistiques.

Une électricité produite jusqu’à sept fois plus cher par les entreprises

À ces contraintes routières s’ajoutent les difficultés d’approvisionnement en électricité. Selon le Gecam, qui se réfère aux enquêtes de la Banque mondiale, 65 % des entreprises camerounaises recourent aux groupes électrogènes pour maintenir leurs activités. Le patronat estime le coût de cette autoproduction entre 200 et 350 FCFA le kilowattheure, contre un tarif industriel compris entre 50 et 99 FCFA sur le réseau, soit un coût deux à sept fois supérieur.

Les difficultés électriques sont également documentées par la Banque mondiale. Dans son enquête Enterprise Surveys 2024, réalisée auprès de 615 entreprises du secteur privé formel, 93,3 % des établissements interrogés déclarent avoir subi des coupures d’électricité, à raison de 10,4 interruptions par mois en moyenne.

L’accès au financement apparaît comme une autre contrainte. Dans cette même enquête, 40,6 % des entreprises interrogées désignent l’accès au crédit comme leur principal obstacle. Le président du Gecam reproche notamment à l’État de mobiliser une partie des ressources bancaires tout en accusant des retards de paiement envers ses fournisseurs.

Sur le plan fiscal, Célestin Tawamba critique la progression de 12,5 % de l’objectif de recettes fiscales en 2026, alors que la croissance économique réelle est projetée à 3,5 %. Il redoute que cette augmentation des recettes attendues ne se traduise par des prélèvements supplémentaires sur les entreprises déjà présentes dans le secteur formel.

Le Gecam réclame un calendrier de paiement des arriérés de l’État

Ces difficultés interviennent alors que les entreprises camerounaises doivent se préparer à une concurrence accrue dans le cadre de la Zlecaf. Le calendrier de libéralisation prévoit une réduction progressive des droits de douane sur les produits éligibles, selon des rythmes différents. Une partie des marchandises demeure exclue de ce démantèlement tarifaire.

« Si nous ne sommes pas prêts à exporter, d’autres seront prêts à nous vendre, chez nous », a averti Célestin Tawamba.

Le Cameroun a commencé à réaliser des opérations commerciales sous le régime préférentiel de la Zlecaf en octobre 2022. Le GIC Afatex a notamment obtenu un certificat d’origine pour exporter des produits agricoles transformés vers le Ghana. Cameroon Tea Estate et Ndawara Tea Estate ont également participé aux premières expéditions de thé vers ce pays.

En juillet 2024, la Compagnie camerounaise d’aluminium (Alucam) a procédé à l’expédition d’environ 100 tonnes de lingots d’aluminium vers l’Algérie sous ce régime. Des opérations d’importation ont aussi été enregistrées, notamment celle de résine tunisienne réalisée en juillet 2023 par Inoda Industries. Ces transactions documentées ne permettent toutefois pas d’établir le nombre total d’entreprises camerounaises qui utilisent actuellement les préférences tarifaires de la Zlecaf.

Pour améliorer la situation, le Gecam demande que le CBF retienne une dizaine de recommandations prioritaires, chacune assortie d’un responsable, d’une échéance et d’un indicateur de suivi. Le patronat souhaite qu’un premier bilan public soit présenté dans six mois.

Il propose également que la loi de finances 2027 fasse progresser les dépenses d’investissement plus rapidement que les dépenses de fonctionnement. Sur le plan de la trésorerie, les entreprises réclament la publication d’un calendrier d’apurement des arriérés de l’État et le remboursement des crédits de TVA dans les délais légaux.

En 2025, le Trésor public n’a remboursé que 49 milliards de FCFA de crédits de TVA, contre une enveloppe prévue de 84 milliards, soit un taux d’exécution d’environ 58 %. Selon le Document de programmation économique et budgétaire (DPEB) 2027-2029, les remboursements ont atteint 11,1 milliards de FCFA au premier trimestre 2026, contre 20,4 milliards à la même période de 2025, soit une baisse de 45,7 %.

Dans sa circulaire du 12 octobre 2026 relative à la préparation du budget 2027, le président Paul Biya a demandé que les crédits de TVA soient remboursés« dans les meilleurs délais », afin de préserver la trésorerie des entreprises. Le Gecam souhaite désormais que cet engagement se traduise par un calendrier public et des paiements effectifs.

Frédéric Nonos

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

ONU : le Cameroun auditionné sur plusieurs violations présumées des droits humains

Published

on

Spread the love

Réuni à Genève le 22 octobre 2026, le Comité des droits de l’homme des Nations unies a examiné la situation des droits humains au Cameroun. […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

« la répétition des émeutes de 2008 pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables »

Published

on

« la répétition des émeutes de 2008 pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables »
Spread the love

Les incidents survenus au Lycée Technique Bilingue de Nsam, à Yaoundé, et les précédents troubles enregistrés au Lycée Bilingue d’Etoug-Ebe illustrent, selon l’observateur politique Jean-Paul Ntsengue, la capacité d’un incident ponctuel à déclencher une mobilisation collective lorsque les frustrations sociales se sont accumulées.

Dans une tribune intitulée « De la frustration collective à la contestation de l’ordre établi : il suffit d’une étincelle ! », Jean Paul Ntsengue estime que ces événements doivent être considérés comme des signaux d’alerte sur les tensions qui traversent la société camerounaise.

L’auteur rappelle que, dans le cas du Lycée Technique Bilingue de Nsam, des sanctions disciplinaires liées à la coiffure des élèves auraient précédé les violences. À Etoug-Ebe, il évoque une décision de fermeture du portail à 7 heures, qui aurait provoqué la colère d’élèves arrivés en retard avant de s’étendre à une partie plus large de l’établissement.

Lire la tribune de Jean Paul Ntsengue :

DE LA FRUSTRATION COLLECTIVE À LA CONTESTATION DE L’ORDRE ÉTABLI : IL SUFFIT D’UNE ÉTINCELLE !

La plus grande leçon que nous devons retenir des incidents récents au Lycée Technique Bilingue de Nsam à Yaoundé et, il y a quelques années, au Lycée Bilingue d’Etoug-Ebe, c’est la rapidité avec laquelle une étincelle peut entraîner un embrasement général de la société. Dans le premier cas, le renvoi disciplinaire des élèves pour coiffure non conforme a abouti à un drame.

Dans le deuxième cas, la fermeture du portail à 7 h du matin sur ordre du proviseur a déclenché la colère des élèves retardataires puis de l’ensemble des élèves du lycée. Dans les deux cas, les deux proviseures (des dames) ont été prises pour cible, leurs véhicules et d’importantes infrastructures de ces établissements ont été vandalisés.

Ces exemples, auxquels j’ajoute la grande émeute estudiantine de décembre 1987 suite au retard dans le paiement de certaines bourses aux étudiants, sont des indicateurs sérieux qui renseignent sur la fragilité de l’ordre lorsque des frustrations accumulées au sein d’un corps social explosent à l’occasion d’un incident mineur. Car en réalité, tout part inévitablement d’un contexte de frustrations accumulées, d’injustices ressenties, de perte de confiance envers les autorités et d’événements déclencheurs qui transforment le mécontentement latent en mobilisation collective.

Depuis la Révolution française de 1789 aux soulèvements populaires contemporains, notamment la grève actuelle des lycéens en France, l’histoire montre que des événements parfois limités et anodins peuvent provoquer des mouvements d’une ampleur inattendue lorsqu’ils cristallisent des frustrations préexistantes.

Dans le contexte camerounais actuel, de nombreux ingrédients sont disponibles pour nous plonger tous dans « une sauce bien pimentée ». En effet, des scandales touchant la gouvernance, la sécurité nationale et la sûreté de l’État se multiplient devant nos yeux indifférents ou impuissants.

Il est urgent de soigner et de sauver la République car la répétition des émeutes de février 2008, « émeutes de la faim » selon le président Paul Biya lui-même, pourrait atteindre des proportions difficilement maîtrisables dans un contexte de repli identitaire et de contestations politiques.

Jean-Paul Ntsengue
Observateur neutre et indépendant de la scène politique

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici