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Métallurgie : Prometal, une industrie industrialisante au cœur de la transformation économique du Cameroun

Dans le paysage industriel camerounais, peu d’acteurs peuvent revendiquer un impact qui dépasse largement leur seul champ d’activité. PROMETAL s’impose comme l’un de ces piliers discrets mais essentiels de l’économie nationale, donc l’impact irradie sur l’ensemble de l’écosystème économique. Considérée par les experts comme une « industrie industrialisante », l’entreprise sidérurgique qui maîtrise désormais à la perfection la production de l’acier et toutes ses déclinaisons, s’impose dans un rôle structurant, en parfaite cohérence avec la politique d’industrialisation du Cameroun et les objectifs de la Stratégie nationale de développement 2020-2030.
En tant qu’industrie lourde, PROMETAL contribue par des investissements conséquents à la transformation de l’ensemble de l’appareil productif national. Ainsi, l’entreprise produit des biens d’équipements et des intrants indispensables à d’autres secteurs industriels et aux grandes infrastructures, créant ainsi un puissant effet d’entraînement sur l’économie. Cette dynamique irrigue aussi bien les grandes entreprises que les petites et moyennes unités de transformation.
LA SIDÉRURGIE COMME FONDEMENT DE LA SOUVERAINETÉ ÉCONOMIQUE
La production de structures métalliques illustre pleinement cette logique. Elle permet aux industries qui s’installent au Cameroun de s’approvisionner localement pour la construction de leurs hangars et infrastructures à base d’acier. Ce choix réduit la dépendance aux importations, améliore les délais de réalisation des projets et renforce la compétitivité des investissements industriels. Dans le même temps, le fil machine produit localement constitue une matière première essentielle pour de nombreuses PME, notamment celles spécialisées dans la fabrication de pointes et de produits dérivés, favorisant l’émergence d’un tissu industriel de proximité. Les citernes, cuves de stockage, silos, ainsi que les activités de chantier naval et de réparation industrielle, trouvent également leur matière première auprès de PROMETAL.
Le secteur du BTP bénéficie directement de cette production locale tant pour les constructions courantes que pour les grands travaux d’infrastructures structurants tels que les barrages, les ponts ou les complexes sportifs. À travers les poutrelles et les tôles, le fer à béton, l’acier produit localement devient un élément central de la modernisation du pays.
UNE INDUSTRIE LOURDE QUI STRUCTURE L’APPAREIL PRODUCTIF
Au-delà des infrastructures, PROMETAL intervient aussi sur des segments à fort impact social. La production de bouteilles de gaz domestique au Cameroun a permis d’améliorer sensiblement la disponibilité de ce produit stratégique fortement sollicité par les ménages et indispensable à la paix sociale. Pour les marketeurs, cette capacité industrielle nationale garantit une meilleure couverture du territoire et une plus grande régularité de l’approvisionnement, contribuant ainsi à la stabilité du marché et au quotidien des ménages.
Ici, l’unité de production PROMETAL 5 à travers sa marque PROGAZ dédiée à la production de bouteilles de gaz domestique affiche une capacité annuelle de 900000 bouteilles, de quoi anticiper la croissance du marché national, dont le besoin actuel est de 450000 bouteilles. L’impact de PROMETAL se mesure également à travers sa contribution directe à l’économie nationale. Sur les trois dernières années, l’entreprise a versé 45 milliards de francs CFA d’impôts, s’est acquitté de 20 milliards de francs CFA de droits de douane et réglé 21 milliards de francs CFA au titre de l’énergie. À cela s’ajoutent 8 milliards de francs CFA consacrés à l’approvisionnement en gaz, 11 milliards de francs CFA de contributions à l’activité portuaire et 51 milliards de francs CFA payés aux PME et soustraitants locaux.
Ces montants traduisent une redistribution substantielle de la valeur créée localement. Ils soutiennent les finances publiques, dynamisent l’économie portuaire et renforcent la trésorerie des entreprises locales, participant ainsi à la stabilité de l’écosystème industriel. Ces flux financiers témoignent du rôle central de PROMETAL dans la création de valeur ajoutée locale et le renforcement du contenu local. De nombreuses PME et grandes entreprises trouvent dans le groupe un acteur majeur de leur performance, de leur équilibre financier et de leur potentiel de croissance.
Cette interdépendance alimente une dynamique élargie de création d’emplois et de chaînes de valeur, au bénéfice de l’économie nationale. Les capacités industrielles installées confirment cette position structurante. PROMETAL dispose aujourd’hui d’une capacité de production annuelle de 600 000 tonnes, alors que la consommation nationale est estimée à quatre 400 000 tonnes. Ce différentiel traduit non seulement une autosuffisance nationale sur plusieurs segments de l’acier, mais aussi l’existence d’un excédent exportable, ouvrant des perspectives pour le ‘’Made in Cameroon’’ sur les marchés régionaux avec en ligne mire le marché commun de la ZLECAF.
UNE PLUS-VALUE INDUSTRIELLE DURABLE
Sur le plan sectoriel, la plus-value apportée par PROMETAL est significative. Aux côtés des autres acteurs, l’entreprise a contribué à la constitution d’un tissu industriel solide dans la transformation de l’acier, garantissant l’autosuffisance nationale et la possibilité d’exportations. Il a également participé à la standardisation et à la normalisation des produits, tout en incitant à l’amélioration continue des pratiques industrielles.
La diversification de l’offre constitue un autre marqueur fort, avec déjà 52 références d’acier produites localement. Cette dynamique a favorisé la structuration d’un réseau de PME actives dans la transformation artisanale de l’acier et le développement de métiers spécialisés, notamment les soudeurs, artisans et producteurs de pointes. Elle a également contribué à l’amélioration de la balance commerciale sur les produits à base d’acier et à l’amorçage des exportations, en particulier sur les segments des bouteilles de gaz domestique et du fer à béton.
Comme le souligne un analyste de l’économie camerounaise, PROMETAL a fait le choix de se concentrer sur son cœur de métier, la production, afin de permettre à l’ensemble de l’écosystème industriel de jouer pleinement son rôle. Cette approche explique en grande partie la profondeur de son impact et la solidité de l’écosystème qu’il contribue à structurer. Au final, PROMETAL incarne concrètement le concept d’industrie industrialisante. Une entreprise dont l’activité dépasse la simple production pour devenir un levier de transformation économique, de création d’emplois décents et de montée en compétence de la main-d’œuvre locale.
Dans un contexte où le Cameroun ambitionne d’accélérer son industrialisation, le parcours du groupe démontre que la souveraineté industrielle se construit aussi par des acteurs capables d’entraîner durablement tout un pan de l’économie nationale.
Prometal et la souveraineté industrielle en CEMAC : un levier stratégique d’intégration régionale
Dans un contexte mondial marqué par l’instabilité des chaînes d’approvisionnement et la hausse des coûts des importations, la souveraineté industrielle s’impose comme un impératif pour les économies de la CEMAC. La dépendance structurelle aux intrants industriels importés fragilise les projets d’infrastructures et alourdit durablement les balances commerciales des États de la sous-région. Acteur central de la sidérurgie en Afrique centrale, PROMETAL illustre cette capacité à internaliser des fonctions industrielles stratégiques.
En développant localement la transformation de l’acier, le groupe contribue à sécuriser l’approvisionnement en matériaux essentiels pour le bâtiment, l’énergie, les travaux publics et l’industrie, tout en limitant les sorties de devises liées aux importations. Le positionnement industriel du Cameroun, porté notamment par PROMETAL, dépasse le strict cadre national. Avec des capacités installées supérieures à la consommation locale, l’industrie sidérurgique camerounaise dispose d’un potentiel d’offre excédentaire susceptible d’alimenter les marchés voisins de la CEMAC.
Cette dynamique ouvre la voie à un renforcement des échanges intra-communautaires, encore insuffisamment exploités au regard des besoins régionaux. Au-delà des volumes produits, l’enjeu est également qualitatif. La normalisation, la standardisation et la régularité de l’offre industrielle constituent des conditions essentielles à l’émergence d’un véritable marché commun des produits sidérurgiques.
En structurant une offre conforme aux exigences techniques, normatives et règlementaires, PROMETAL participe à la consolidation d’un espace industriel régional plus intégré et plus compétitif. Ainsi, la souveraineté industrielle portée par des entreprises comme PROMETAL s’inscrit dans une logique de développement partagé. Elle ne se limite pas à la satisfaction des besoins nationaux, mais contribue à bâtir les fondations d’une autonomie productive à l’échelle de la CEMAC, condition indispensable à une intégration économique plus profonde et plus résiliente.
Classement COBAC : Prometal, un acteur industriel de référence en zone CEMAC

Le 2 janvier 2025, la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC) a classé PROMETAL parmi les entreprises de grand standing et d’importance nationale en zone CEMAC. Cette reconnaissance, accordée dans le cadre de l’exercice 2025, repose sur des critères stricts liés à la solidité financière, au volume d’activité, à la gouvernance, à la capacité de remboursement et à l’impact macroéconomique.
Pour PROMETAL, ce classement constitue un signal fort de crédibilité financière. Il facilite l’accès au financement bancaire, améliore les conditions de crédit et renforce la confiance des partenaires financiers locaux et sous-régionaux. Dans un secteur industriel à forte intensité capitalistique, cette reconnaissance est déterminante pour soutenir les investissements lourds, sécuriser les cycles d’exploitation et accompagner les projets structurants de long terme.
Sur le plan opérationnel, le statut conféré par la COBAC permet au groupe de structurer durablement ses relations avec les établissements de crédit, tout en bénéficiant d’une lecture plus favorable de son profil de risque. Il conforte également PROMETAL dans son rôle de locomotive industrielle, capable d’entraîner dans son sillage un réseau étendu de PME, de sous-traitants et de prestataires locaux, contribuant ainsi à la création de valeur ajoutée nationale.
Pour l’État camerounais, ce classement est tout aussi stratégique. Il atteste de l’émergence d’acteurs industriels nationaux suffisamment robustes pour répondre aux standards prudentiels du régulateur bancaire sous-régional. Il renforce la crédibilité économique du pays, améliore l’attractivité du Cameroun auprès des investisseurs et contribue à la stabilité du système financier de la CEMAC.
Dans une perspective de souveraineté industrielle, la reconnaissance de PROMETAL par la COBAC illustre le rôle central des industries industrialisantes dans la transformation structurelle des économies de la sous-région. Elle confirme que l’industrialisation locale constitue non seulement un levier de production et d’emploi, mais aussi un pilier de stabilité financière, de résilience économique et d’intégration régionale.
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Transformation du bois : La commune de Lomié lance son SMEs Wood’s Park

Une convention a été signée ce mardi 6 octobre 2026 avec le ministère des PME
Le ministre des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa), Achille Bassilekin III, et le maire de la commune de Lomié, Gérard Lomié Mabia, ont signé, ce mardi 6 octobre 2026 à Yaoundé, une convention de partenariat pour la mise en œuvre du SMEs Wood’s Park de Lomié, au sein du Complexe industriel intégré de transformation du bois de Lomié (CIBLO).
En effet, les SMEs Wood’s Park sont des parcs industriels et des pôles de transformation du bois lancés par le Minpmeesa. « Le bois du Cameroun sort, il va au Vietnam, il crée de l’emploi au Vietnam. Nous, on va faire venir à Lomié des équipements qui sont au Vietnam, la technologie qui est au Vietnam pour que ce bois soit transformé à Lomié » a indiqué le maire de Lomié.
La commune de Lomié abrite notamment une forêt communale de 55 000 hectares, à laquelle s’ajoutent 15 190 hectares en cours de classement. Pour le ministre des PME, ledit s’inscrit dans la dynamique de transformation structurelle de l’économie camerounaise et dans l’anticipation de l’entrée en vigueur, à compter du 1er janvier 2028, de l’interdiction d’exportation des grumes.
La Commune de Lomié s’engage à mettre à disposition et à aménager un site sécurisé destiné à accueillir les différentes unités. Elle devra également contribuer au développement des infrastructures indispensables au fonctionnement du parc, notamment les routes, l’électricité, l’eau et les logements.
L’ambition du gouvernement est ainsi d’aller au-delà de la première transformation pour développer progressivement les deuxième et troisième transformations du bois, conformément aux orientations de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). Cette évolution nécessite des équipements appropriés, des compétences techniques, des financements et un environnement favorable à l’éclosion et à la croissance des entreprises.
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Université de Yaoundé II : 100 hectares à viabiliser pour la création des entreprises

Ledit projet bénéficie de l’appui de la Banque africaine de développement et du ministère en charge de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat).
Conformément à la loi sur l’orientation de l’Enseignement supérieur de 2023, l’année académique 2026-2027 à l’Université de Yaoundé II est placée sous le signe du basculement vers l’entrepreneuriat. Un cabinet d’expertise dénommé Magister Advice a déjà été mis sur pied. Ledit cabinet regroupe des spécialistes qui vont mettre leur expertise à contribution pour accompagner le gouvernement, les secteurs privé et public dans les différents projets à réaliser à l’université de Yaoundé II.
Yaoundé II, compte accueillir des entreprises qui sont compatibles avec ses domaines de formation et implanter ses propres entreprises sur une zone économique de 100 hectares. Ce projet a reçu l’approbation de la Banque africaine de développement (BAD) et les études vont démarrer sur un financement de 1,7 milliard FCFA. Ledit projet bénéficie également de l’appui du ministère en charge de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat).
« Cela est faisable parce que nous avons un campus immense d’une superficie d’environ 312 hectares, peu exploitée, puisque nous occupons actuellement à peine 12 hectares. Nous pensons donc que ce qui était un handicap dans le passé à savoir le défaut infrastructurel, le manque d’investissement devient aujourd’hui une aubaine » indique dans les colonnes du journal Cameroon Tribune, Richard Laurent Omga, recteur de l’Université de Yaoundé II.
Cette dernière entend faire une relecture de tous ses programmes pour les adapter aux nouveaux environnements. Il est aussi question d’actualiser et intégrer des éléments nouveaux comme l’intelligence artificielle, le numérique, les questions environnementales et les questions énergétiques.
« Si cette économique fonctionne, l’Université pourra fortement contribuer à l’employabilité de ses étudiants. Bien évidemment, nous ne pouvons pas employer tout le monde mais une bonne partie sera absorbée et cela va atténuer la question du chômage de nos diplômés » indique le recteur.
Pour mémoire, la professionnalisation des enseignements date de 2007 avec l’adoption du système LMD (licence-master-doctorat), sanctuarisée par la loi d’orientation promulguée le 25 juillet 2023 par le président de la République Paul Biya. Les étudiants-entrepreneurs bénéficient de l’accompagnement technique, logistique, juridique, financier des partenaires publics et privé, à l’instar du ministère des PME qui injecte désormais 450 millions FCFA destinés aux juniors-entreprises en fonctionnement et équipement.
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Développement des PME : L’Allemagne entend faciliter l’investissement de la diaspora camerounaise

Cette nouvelle dynamique s’appuie sur plusieurs actions engagées au cours des dernières années.
Achille Bassilekin III, ministre en charge des PME, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) a reçu en audience ce lundi 5 octobre 2026, une délégation ayant à sa tête, Knut Gummert, chef de la coopération à l’ambassade d’Allemagne au Cameroun.
Il était question lors des échanges, les deux parties ont échangé sur le transfert de technologies, le financement, la formation, la mobilisation de la diaspora et la création d’emplois afin d’apporter une contribution significative au secteur privé. La diaspora camerounaise établie en Allemagne constitue un autre axe important de cette coopération renouvelée.
Avec l’implication des membres de le diaspora camerounaise en Allemagne, l’enjeu consiste désormais à mieux valoriser ce potentiel et à faciliter la transformation des initiatives individuelles en investissements productifs, capables de générer de la valeur ajoutée et des emplois au Cameroun. Les dispositifs qui favorisent la mise en relation entre entrepreneurs camerounais et membres de la diaspora, à l’instar de WIDU, constituent à cet égard des instruments à renforcer.
Cette audience a également permis de présenter au Ministre la nouvelle équipe de la coopération allemande au Cameroun, notamment les responsables de la GIZ et de la KfW. « Nous avons une nouvelle équipe de la coopération allemande. Nous avons donc le Directeur de la GIZ et celui de la KfW, et nous avons discuté ensemble de ce que nous pouvons réaliser à l’avenir », a précisé le chef de la coopération à l’ambassade d’Allemagne au Cameroun.
La présence conjointe de ces deux acteurs majeurs de la coopération allemande ouvre des perspectives pour une meilleure articulation entre l’assistance technique et les instruments de financement en faveur du secteur privé.
Selon le compte rendu de l’audience, fait par Knut Gummert, la GIZ pourrait ainsi poursuivre et renforcer son accompagnement dans des domaines tels que la certification, la transformation agroalimentaire, la formation, la recherche, la formalisation des entreprises et la structuration des filières artisanales. La KfW, pour sa part, constitue un partenaire potentiel important pour la mobilisation de financements destinés au développement des PME.
Cette nouvelle dynamique s’appuie sur plusieurs actions engagées au cours des dernières années. En 2024, le Minpmeesa avait notamment soumis à la partie allemande le Programme d’appui au développement des Petites et moyennes entreprises de transformation et de conservation des produits locaux de consommation de masse (PAD-PME), pour lequel la GIZ avait donné un accord de principe en vue d’un accompagnement technique.
En juin de la même année, un atelier stratégique de coopération entre le Mimpmeesa et la GIZ avait permis d’identifier plusieurs axes de partenariat destinés à promouvoir et développer les PME camerounaises.
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