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la réélection de Bello Bourdanne ravive une crise judiciaire et politique

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la réélection de Bello Bourdanne ravive une crise judiciaire et politique
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La Fédération camerounaise de volleyball (Fecavolley) traverse une nouvelle zone de turbulences.

La réélection de Bello Bourdanne à la présidence de l’instance fédérale, ce samedi à Yaoundé, loin d’apaiser les tensions, vient raviver un bras de fer institutionnel où s’entremêlent décisions de justice, intervention ministérielle et contestations internes.

Une élection organisée malgré les interdictions judiciaires

Le scrutin qui a conduit à la reconduction de Bello Bourdanne s’est tenu dans un climat particulièrement polémique. Alors que certaines juridictions avaient prononcé l’interdiction de la tenue des élections dans plusieurs localités stratégiques, notamment à Douala et à Yaoundé, le processus électoral a néanmoins été maintenu.

Plus troublant encore, des décisions judiciaires favorables à Serge Abouem, figure majeure du camp opposé, n’ont pas suffi à suspendre ou invalider l’organisation du scrutin. Cette situation soulève des interrogations sur le respect de l’autorité judiciaire dans la gouvernance sportive camerounaise, un débat récurrent dans plusieurs fédérations nationales ces dernières années.

L’ombre du ministère des Sports

Au cœur des controverses figure également le rôle du ministre des Sports et de l’Éducation physique, Narcisse Mouelle Kombi. En maintenant la candidature de Bello Bourdanne malgré le contexte juridique incertain, le ministère apparaît comme un acteur central dans l’issue de ces élections.

Pour certains observateurs, cette posture renforce l’idée d’une immixtion politique dans le fonctionnement des fédérations sportives, pourtant appelées à jouir d’une certaine autonomie conformément aux principes de gouvernance sportive internationale. D’autres, en revanche, estiment que l’intervention ministérielle visait à préserver la stabilité administrative et éviter un vide institutionnel préjudiciable au développement du volleyball camerounais.

Un climat de fracture au sein du volleyball camerounais

La reconduction de Bello Bourdanne ne semble pas refermer la fracture entre les différents camps. La rivalité avec Serge Abouem, désormais portée sur le terrain judiciaire, traduit une crise plus profonde qui dépasse le simple cadre électoral.

Cette instabilité institutionnelle risque d’avoir des répercussions directes sur la structuration des compétitions nationales, la préparation des sélections et la crédibilité du Cameroun sur la scène internationale. Dans un contexte où le volleyball camerounais tente de consolider sa place sur le continent africain, ces tensions internes pourraient freiner les ambitions sportives et organisationnelles.

Une réponse ferme du président réélu

À peine reconduit à la tête de la Fecavolley, Bello Bourdanne a adopté un ton résolument offensif. Dans une déclaration publique, il a dénoncé ce qu’il considère comme des tentatives visant à ternir l’image du sport camerounais. Le président réélu s’est dit prêt à affronter ses détracteurs devant les tribunaux, laissant entrevoir une prolongation du conflit sur le terrain judiciaire.

Une gouvernance sportive camerounaise encore fragilisée

Au-delà du cas spécifique de la Fecavolley, cette crise relance le débat sur la gouvernance des fédérations sportives au Cameroun. Entre rivalités internes, décisions judiciaires contestées et influence politique, le modèle de gestion du sport national semble confronté à des défis structurels majeurs.

Dans l’immédiat, la réélection de Bello Bourdanne offre une continuité administrative, mais elle ne garantit pas pour autant un retour au consensus. Tant que les tensions persisteront entre les différents acteurs, la Fecavolley risque de rester engluée dans une crise dont l’issue demeure incertaine, au détriment du développement et du rayonnement du volleyball camerounais.

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les téléphones non dédouanés bientôt bloqués sur les réseaux

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les téléphones non dédouanés bientôt bloqués sur les réseaux
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Le ministère des Finances annonce le renforcement du dispositif de lutte contre l’utilisation des téléphones non dédouanés au Cameroun. À compter du 1er septembre 2026, ces appareils pourront être privés d’accès aux réseaux de téléphonie mobile, dans le cadre de la réforme du mécanisme de collecte des droits et taxes de douane.

Le processus de régularisation des téléphones non dédouanés entre dans sa phase finale. Dans un communiqué signé le 20 août 2026, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, invite les propriétaires concernés à se rapprocher directement du Bureau des Douanes afin de régulariser leur situation.

Cette mesure découle de la réforme prévue par la loi de finances pour l’exercice 2023. Elle prévoit, à partir du 1er septembre 2026, le blocage de l’accès aux réseaux de toutes les sociétés de téléphonie opérant au Cameroun pour les appareils concernés.

Le dispositif vise notamment les téléphones non dédouanés qui se connecteront pour la première fois à un réseau local, ceux déjà connectés après le 1er avril 2026 et ayant reçu des messages d’alerte, ainsi que certains appareils activés de façon groupée par une même carte SIM après cette date.

Le ministère des Finances rappelle aux usagers qu’ils peuvent vérifier le statut douanier de leur téléphone à partir de son numéro IMEI et consulter les plateformes dédiées à la régularisation. Il salue par ailleurs la collaboration des administrations et opérateurs impliqués dans la mise en œuvre de cette réforme, notamment l’Agence de Régulation des Télécommunications et les sociétés de téléphonie mobile.

Les autorités appellent enfin les propriétaires concernés à procéder rapidement à la régularisation de leurs appareils afin d’éviter leur blocage sur les réseaux à l’échéance annoncée.

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13 mesures pour calmer la colère et maintenir les camions sur les routes

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13 mesures pour calmer la colère et maintenir les camions sur les routes
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Le gouvernement et les syndicats de transports routiers de marchandises se sont réunis jusqu’à tard cette nuit, veille du début d’une grève projetée dans le secteur. Les résolutions prises ont apaisé les tensions en faveur de la poursuite des activités sur les routes.

Les professionnels du secteur des transports routiers décident de lever le mot d’ordre prévoyant le début de la grève dans le secteur des transports routiers de marchandises ce 24 août 2026. Les membres de la plateforme vaquent à leurs activités. Le gouvernement a désamorcé la grève cette nuit au terme d’une réunion de longue durée.

Présidée par le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, la réunion a connu la présence du ministre du Travail et de la Sécurité sociale, du ministre du Commerce et des responsables syndicaux, des représentants du ministère des Finances, de celui des Forêts et de la Faune, de la gendarmerie nationale, de la police nationale, du Conseil national des chargeurs du Cameroun ainsi que du Bureau de gestion du fret terrestre.

Résolutions à l’issue du dialogue

Le dialogue gouvernement, syndicats, et autres intervenants a abouti à l’adoption de 13 résolutions pour répondre aux revendications syndicales.

Les parties ont convenu de suspendre jusqu’à nouvel ordre la délivrance de la licence S6 et suggèrent la mise en place dans les Services du Premier ministre d’un comité interministériel chargé de la relecture du décret n° 2022/8801/PM du 10 octobre 2022 sur le transport routier des marchandises pour compte propre. Ils ont convenu de transmettre aux services du Premier ministre les préoccupations relatives à l’applicabilité du décret nᵒ 2025/314 du 16 juillet 2025 portant transformation du CNCC et suggèrent la mise en place d’un comité interministériel chargé de l’examen de ces préoccupations.

Par ailleurs, elles ont arrêté que les contrôles routiers des marchandises en transit se feront exclusivement dans les quatre checkpoints conventionnels du corridor Douala-N’Djamena et les trois checkpoints conventionnels du corridor Douala-Bangui. Il est désormais interdit de percevoir des amendes forfaitaires par les équipes de prévention routière du ministère des Transports.

Les parties décident de la transmission de la relance du décret d’extension de la convention collective nationale du secteur des transports routiers dans les services de la Primaire dans un délai de 24 heures. Et la mise en place d’un cadre de concertation entre la Société nationale des dépôts pétroliers (SCDP), le Port autonome de Douala, le Port autonome de Kribi et les organisations syndicales des chauffeurs.

Dans le même sens, le ministre du Commerce instruit la SCDP d’appliquer l’arrêté du 13 février 2024 fixant les procédures de chargement et de déchargement des camions-citernes dans les dépôts pétroliers dans un délai de 24 heures. Le même ministre a pris des dispositions pour l’arrêt de la pesée des camions-citernes dans les stations de pesage.

Les autorités administratives et les forces de maintien de l’ordre doivent prendre en compte les préoccupations relatives aux tracasseries routières dont sont victimes les transporteurs dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

D’autres résolutions concernent l’application de la suspension des pesées d’essieux mobiles sur l’axe Édéa-Kribi ; les contrôles de gabarit qui doivent se faire exclusivement dans les stations de pesage où toutes les administrations sont représentées ; la relecture de la note du CNCC sur les prélèvements des frais à l’importation et à l’exportation des marchandises dans la région de l’Est.

Le ministre des Transports prend une note de clarification des modalités de contrôle des plateaux et des ridelles. Une liste des points critiques sur le mauvais état des routes sera transmise sous 24 heures aux pouvoirs publics pour la réhabilitation dans les plus brefs délais.

La réunion qui a commencé dimanche à 13 h s’est terminée au-delà de minuit ce lundi. S’exprimant sur les ondes de la Crtv ce matin, El Hadj Oumarou, coordonnateur général du Bureau de gestion du fret terrestre, a déclaré que « c’est l’une des rares fois que nous tenons une réunion qui nous prend assez de temps ».

Il rassure que tous les conducteurs sont informés de l’apaisement. Saluant les mesures prises et notamment la réduction des checkpoints sur les corridors, il se réjouit de la réussite du dialogue et de l’engagement des uns et des autres visant à améliorer les conditions de travail et à renforcer la sécurité sur les routes.

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« Nous devons soutenir Infantino »

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« Nous devons soutenir Infantino »
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Alors que Gianni Infantino traverse l’une des périodes les plus délicates de sa présidence à la FIFA, Samuel Eto’o choisit de lui apporter un soutien sans ambiguïté. Le président de la FECAFOOT estime que le dirigeant italo-suisse a profondément transformé le football mondial et particulièrement contribué au développement du football africain.

« Le président Gianni Infantino a changé le football », affirme l’ancien capitaine des Lions indomptables. Selon lui, l’élargissement de la Coupe du Monde a permis à plusieurs nations qui avaient peu de chances d’y participer auparavant de rêver désormais d’une qualification. Eto’o insiste également sur l’impact du président de la FIFA sur les fédérations africaines, dont le développement aurait été accéléré grâce à son soutien.

« Il a aidé notre continent. Il a aidé nos fédérations à se développer beaucoup plus rapidement, et nous devons le reconnaître », poursuit-il, avant d’appeler les responsables du football africain à assumer publiquement leur soutien à Infantino.

Cette prise de position intervient dans un contexte particulièrement tendu. Infantino est fragilisé par la controverse autour de son projet FIFA Forward Enterprise et fait face à une opposition croissante de plusieurs grandes confédérations. Malgré ces critiques, le Comité exécutif de la CAF a réaffirmé à l’unanimité son soutien au président de la FIFA le 6 août dernier.

Pour Samuel Eto’o, le bilan d’Infantino doit donc être pris en compte au-delà des polémiques actuelles. « Nous devons accepter et reconnaître ce qu’il a fait, et nous devrions le soutenir pour tout ce qu’il a accompli jusqu’à présent », plaide le président de la FECAFOOT.

Un soutien qui prend une résonance particulière alors que le camp d’Infantino fait face à une contestation grandissante et que plusieurs fédérations africaines seraient désormais tentées de rejoindre l’opposition.

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