Un an après un épisode qui a marqué un tournant dans sa carrière, Éric Junior Dina‑Ebimbe est revenu avec franchise sur son transfert avorté vers AS Monaco. Invité de l’émission Rothen s’enflamme sur RMC, le milieu formé au Paris Saint‑Germain a raconté comment cet épisode a été difficile à digérer, avant d’expliquer comment il a réussi à tourner la page.
Un hiver 2025 brutalement stoppé
À l’hiver 2024-2025, alors qu’il évoluait encore à Eintracht Francfort, Dina-Ebimbe semblait tout proche de rejoindre Monaco sous la forme d’un prêt. Le deal paraissait bouclé, mais tout a basculé après la visite médicale. Les dirigeants monégasques ont finalement décidé d’annuler l’opération, estimant que le joueur n’était pas prêt physiquement.
Une décision que le milieu de terrain dit aujourd’hui accepter, même si elle a laissé des traces.
« Ils ont estimé que je n’étais pas prêt physiquement. C’est une décision que je respecte, mais ce n’a pas été facile à vivre », a-t-il confié.
Au-delà de la déception sportive, l’impact médiatique et les interrogations autour de sa condition ont pesé sur le joueur. « La famille, les proches, tout le monde se pose énormément de questions. Les gens pensaient que je n’étais plus en forme et que je n’avais plus la capacité d’enchaîner les matchs. C’était dur à vivre. »
Une nouvelle page à Brest
Aujourd’hui, Dina-Ebimbe a retrouvé un nouveau souffle du côté du Stade Brestois 29, où il tente de relancer pleinement sa carrière. Et à l’approche d’un possible duel face à Monaco en Ligue 1, le joueur assure avoir laissé toute rancœur derrière lui.
« Je n’ai aucun esprit revanchard. Le foot, c’est un business. Il faut savoir garder la tête froide et avancer », a-t-il expliqué, affichant une maturité nouvelle après cet épisode mouvementé.
Le regard d’un ancien Titi sur le PSG
L’ancien « Titi » parisien a également profité de l’entretien pour évoquer son passage au Paris Saint‑Germain, comparant l’équipe qu’il a connue à celle qui a ensuite réussi à décrocher la prestigieuse UEFA Champions League.
Selon lui, la différence ne réside pas uniquement dans les individualités mais dans la structure collective.
« Je pense que c’est une équipe beaucoup plus hybride. Les joueurs sont capables de jouer à plusieurs postes. L’intensité est différente aussi. Ils mouillent le maillot », a-t-il analysé.
Avant de conclure avec un constat lucide : « À mon époque, il y avait énormément de talents. Mais quand tu mixes intensité, solidarité, courage et humilité, ça donne une équipe super forte. »
Un regard lucide qui illustre le parcours d’un joueur marqué par les obstacles, mais bien décidé à transformer les coups d’arrêt en nouveaux départs.