Actualités locales
le Fnsc d’Issa Tchiroma ira aux élections législatives et municipales

L’annonce est de Me Alice Nkom, porte-parole du président national du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc). L’on parle ici de basculement stratégique pour battre le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) de Paul Biya.
C’est un fait nouveau. Actu Cameroun apprend que le Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc) d’Issa Tchiroma ira finalement aux élections municipales et législatives dans notre pays. L’annonce est Me Alice Nkom, porte-parole du président national du Fsnc.
«Le président (Issa Tchiroma) a officiellement dit qu’il n’ira pas aux élections, mais quand je discute avec lui, il comprend parfaitement la démarche…pour aller récupérer des mains du Rdpc Douala 2eme. Quand j’ai expliqué cela, il me dit : « je comprends ». Comme nous sommes-là, nous sommes mobiliser. Nous ne pouvons pas rester en marge de ce qui se passe. Nous devons faire pencher la balance du Rdpc. Je sais que vous êtes capables. Nous sommes capables», a soutenu Me Alice Nkom.
En politique, le silence est un suicide…
Cette sortie de Me Alice Nkom est un revirement, on se souvient que le Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc) d’Issa Tchiroma Bakary avait officiellement annoncé le boycott des élections législatives et municipales prévues en 2026. Le parti estimait que participer à ces scrutins reviendrait à « cautionner les irrégularités » et à se rendre « complice » du système électoral actuel. Un choix qui n’était pas un fait du hasard, car Issa Tchiroma qui est actuellement en exil en Gambie continue de revendiquer sa «victoire» à la dernière élection présidentielle du 12 octobre 2025 dans notre pays.
« Ce retournement de situation n’est pas qu’une question de calendrier, c’est une leçon de survie politique. En choisissant de participer, Issa Tchiroma évite de tomber dans le piège de la chaise vide, une stratégie souvent fatale pour plusieurs raisons : En politique, le silence est un suicide. Celui qui ne participe pas n’existe plus dans le débat public. Pratiquer la chaise vide, c’est offrir ses sièges et son influence sur un plateau d’argent à ses opposants sans qu’ils n’aient à combattre», clame Paul Chouta, lanceur d’alerte proche de Tchiroma et Kamto.
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Blériot Nyemeck, Cabral Libii et Armand Okol au cœur d’une polémique

L’affaire Liyeplimal revient au centre du débat public au Cameroun.
Dans une tribune signée Oscar Njiki, les responsabilités de plusieurs personnalités ayant soutenu cette plateforme d’investissement controversée sont remises en discussion, notamment celles de Pierre Blériot Paulin Nyemeck, de Cabral Libii et d’Armand Okol.
Lire la tribune d’Oscar Njiki :
Liyeplimal : Pierre Blériot Paulin Nyemeck et Cabral Libii
Il y a deux manières de se tromper.
La première, humaine, consiste à se tromper puis à réparer. La seconde, plus commune, consiste à se tromper puis à se taire.
Dans l’affaire Liyeplimal, cette ligne de partage a un nom : Blériot Nyemeck d’un côté, Cabral Libii et Armand Okol de l’autre.
Parlons d’abord de l’homme qu’on attaque, car il le mérite.
Blériot Nyemeck a soutenu Liyeplimal. Il l’a dit, il l’a assumé, il n’a jamais cherché à réécrire l’histoire. Mais à l’instant où l’illusion s’est effondrée, où les cartes Visa ne passaient plus et où les larmes des souscripteurs ont commencé à couler, il a fait ce que les hommes d’honneur font : il a ouvert son portefeuille, et il a remboursé.
Pas un discours. Pas une pirouette. Un acte.
Toutes les personnes passées par son canal, dit-il, ont été remboursées. Et le plus beau, dans cette affaire bruyante, c’est le silence. Aucune de ses recrues ne vient sur la place publique dire : « Blériot m’a volé ». Ce silence est son bilan. Il est propre. Il est quitte. Il est responsable.
C’est ce qu’on appelle la probité. Pas celle qu’on déclame dans les meetings, mais celle qu’on exerce quand ça coûte.
Maintenant, tournons le regard vers l’autre bord.
Cabral Libii et Armand Okol. Eux aussi ont soutenu le projet. Eux aussi ont convaincu, avec le talent qu’on leur connaît, des Camerounais à y mettre leurs économies, leurs tontines, leurs espoirs. On a les vidéos. On a les audios. Le projet était « fiable », « révolutionnaire », « l’avenir ».
Puis l’arnaque a été démasquée. Et là, rideau.
Plus rien. Le silence total. Un silence si épais qu’il en devient complice.
Pas un franc remboursé. Pas un mot de compassion. Pas un début de réparation. On s’est réfugié derrière le confort feutré de l’immunité parlementaire, un permis d’escroquer sans rendre de comptes.
Et – car il faut une dose d’audace qui frise le génie – c’est ce camp-là, avec ses militants à la gâchette facile, qui a le toupet de traiter Blériot Nyemeck de voleur.
Il faut le dire sans ambages, avec l’élégance qui nous reste.
Si Cabral Libii, qui aspire à la plus haute fonction de l’État, avait eu un début d’inconscience, il aurait pu plaider l’ignorance. Oui, l’ignorance se plaide. Tout le monde peut se faire avoir par un système de Ponzi bien emballé.
Mais l’ignorance ne se plaide qu’à une condition : qu’on adopte, après coup, l’attitude de Blériot Nyemeck. Qu’on répare. Qu’on rembourse ceux qui vous ont écouté parce qu’ils croyaient en votre parole.
Ne pas le faire, c’est s’enfermer dans un dilemme mortel pour un homme d’État.
Ou bien vous n’avez pas vu l’arnaque venir. Et c’est un aveu terrible de manque de discernement. Comment confier les caisses d’un pays de 28 millions d’habitants à quelqu’un qui n’a pas su voir qu’une promesse de 400% de rendement par an était une escroquerie ?
Ou bien vous l’avez vue. Et vous l’avez accompagnée. Et là, ce n’est plus du manque de discernement. C’est de la complicité.
Dans les deux cas, vous êtes disqualifié pour diriger le Cameroun.
Blériot Nyemeck a choisi la responsabilité. Les autres ont choisi le silence.
Et le silence, quand on a conduit des gens vers le gouffre, n’est jamais innocent.
OSCAR NJIKI
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