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Douala: une guerre Ivaha Diboua-Mouelle Kombi paralyse le volley-ball

Le 2ème regroupement du championnat national de volleyball initialement prévu du 31 janvier au 1er février 2026 et qui n’a pas pu se tenir suite à l’interdiction des autorités administratives de la région du Littoral, n’est pas prêt de se tenir très bientôt. Après concertation avec les parties en conflit à la Fédération camerounaise de volleyball (Fecavolley), Samuel Dieudonné Ivaha Diboua le gouverneur du Littoral a maintenu sa position. Mieux, sur son territoire de commandement, l’homme ne veut plus aucun événement organisé par la Fecavolley, tant qu’elle à sa tête Bello Bourdanne. Malgré un courrier de Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep) en date du 2 février dernier, clarifiant s’il en était encore besoin, la situation de la légalité à la tête de cette fédération.
Le gouverneur du Littoral avait déjà empêché la tenue de La Ligue des clubs champions de volleyball de la zone 4 (Afrique centrale) en novembre dernier, alors que les délégations étrangères étaient déjà sur place à Douala. Il aura fallu l’intervention de Yaoundé, pour que Samuel Dieudonné Ivaha Diboua laisse la composition pour laquelle le gouvernement avait donné son accord.
En clair, la guerre Abouem-Bello s’est muée en guerre Ivaha Diboua-Mouelle Kombi. Le gouverneur, au prétexte de sa mission de garant de l’ordre public dans le Littoral, sape le travail de la tutelle des sports. Au bonheur d’un Julien Serge Abouem, ancien président de la Fecavolley, qui refuse de tourner la page d’une élection passée il y a quatre ans et à laquelle il n’a pas pris part, obstiné par un bras de fer qu’il a engagé avec la tutelle.
C’est une situation qui semble avoir des ramifications au-delà du simple gouverneur du Littoral. D’autant plus que le gouverneur, représentant de l’exécutif dans la région, n’a pas à s’immiscer dans le fonctionnement interne d’une association, mais en cas de litige, est tenu de suivre la direction que lui indique l’autorité de tutelle du secteur et encadrer les activités du domaine.
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Drame de Souldé-Roua : Un an après, corps « confisqués », familles en souffrance, chercheurs muselés

Malgré les décorations décernées par le président de la République, les procédures n’avancent pas.
Ce 2 mars 2026, cela fait exactement un an que la communauté nationale a vécu un des drames les plus atroces de l’histoire du pays : trois citoyens brulés vifs dans le village Mbalda, dans le département du Mayo-Tsanaga. Il s’agit de Frédéric Mounsi, chargé de recherche au Centre de recherches géologiques et minières de l’université de Garoua, Dr Bienvenue Bello, enseignant vacataire à l’université de Garoua et leur accompagnateur transporteur Oumarou Kabalay.
A ce jour, les familles n’ont pas encore bouclé avec le deuil ; car « les promesses du gouvernement pour l’organisation des obsèques n’ont pas encore été tenues, malgré les demandes insistantes de leurs parents», regrette Alban Ngatchou, président national du Syndicat national des chercheurs du Cameroun (Synac). On se souvient qu’après l’extraction des corps, amis, frères, collègues, des disparus, s’étaient mobilisés pour les obsèques, avant d’être stoppés net par le gouvernement, dans un contexte où des enveloppes de quelques dizaines de mille avaient été proposées aux familles. Lesquelles ont refusé de les prendre, d’autant plus qu’il ne leur avait pas clairement été expliqué les tenants et les aboutissements de ces enveloppes. Les corps avaient ainsi été mis à la morgue de l’hôpital militaire de Maroua, sur instruction du gouverneur de l’Extrême-Nord. Depuis, plus rien. « Je ne sais pas où aller pour qu’on nous écoute afin de libérer le corps de notre enfant Frédéric, tué par les populations de Soulédé-roua. Pourquoi l’État refuse de comprendre que les familles sont encore sous le choc ? Des personnes brûlées vives avant d’être mises dans une fosse commune ? Et après exhumation des restes mortuaires, je n’arrive pas à comprendre pourquoi on nous tourne en rond », se demande Baissou l’oncle de Frédéric Mounsi. « Même si c’est juste la tête de mon enfant qui reste, qu’ils me restituent pour aller enterrer à côté de son père et de sa mère à Madingring », implore. La mère de Frédéric Mounsi ayant suivi son fils dans l’au-delà, entre temps. Le 11 septembre 2025, six mois après le drame, cette maman de 77 ans, a cédé au choc psychologique qu’elle ne parvenait pas à supporter.
Chercheurs muselés
Face à cette situation, «le Synac déplore cette souffrance infligée aux parents, le non-respect de la dignité humaine pour des chercheurs qui étaient pourtant en mission de recherche pour le développement du Cameroun et le refus du gouvernement de permettre aux chercheurs d’honorer la mémoire de Mounsi Frédéric dans son institut de recherche d’attache (Irgm) ». En effet, toutes les initiatives entreprises par les chercheurs en l’honneur de leurs camarades et collègues ont été interdites, voire réprimées par la force comme ce sit-in qu’ils avaient initié à Garoua.

Dans la foulée, Alban Ngatchou le président du Synac qui était en détachement à l’Institut de recherche agricoles pour le développement (Irad), a été renvoyé à son administration d’origine, le ministère de la recherche scientifique et de l’innovation. L’Irad dont le directeur est un proche parent de Frédéric Mounsi.

Un certain 02 mars 2025, le département du Mayo-Tsanaga se réveille avec un drame d’un autre genre. Trois individus sont brulés vifs dans le village Mbalda, dans l’arrondissement de Souledé-Roua, département du Mayo-Tsanaga. Aperçus avec un appareillage peu ordinaire, les trois hommes sont pris pour des éléments de Boko Haram et arrêtés par des villageois regroupés à la faveur du marché périodique de la zone. Malgré leurs supplications, les trois hommes seront battus puis brûlés par une foule surexcitée. La gendarmerie alertée se contentera d’assister en spectatrice au lynchage des trois hommes qui pourtant ont brandi leurs pièces d’identité. C’est l’examen de ces pièces qui permettra de reconnaître Frédéric Mounsi, chargé de recherche au Centre de recherches géologiques et minières (Crgm) de Garoua, Dr Bienvenue Bello, enseignant vacataire à l’université de Garoua, et de leur guide Oumarou Kabalay. Les restes inhumés au cimetière municipal de la localité, seront exhumés le 14 mars 2025, et se trouvent à la morgue de l’hôpital militaire de Maroua depuis lors.
Arrestations
Les enquêtes ouvertes ont donné lieu à des arrestations engagées dans la nuit du 10 au 11 mars 2025 à Souledé-Roua. 26 personnes sont interpellées et placées en détention à la prison de Mokolo. Le 26 mars 2025, le président de la République salue la mémoire des disparus, à titre posthume : les deux chercheurs sont faits Chevaliers de l’ordre national de la valeur, tandis qu’Oumarou Kabalay reçoit la distinction de Chevalier de l’ordre du Mérite camerounais. Depuis, plus rien. Sur le plan judiciaire, l’affaire demeure en instruction devant le tribunal de grande instance de Mokolo. Parmi les personnes arrêtés, le lawan (chef traditionnel) de Mbalda.
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Cybersécurité : le dispositif de veille du WILPF Cameroon attire l’attention du Minpostel

« Barrer la voie à la guerre », « Non aux discours de haine » et « rêver d’un Cameroun meilleur pour nos enfants ». Ces mots résument l’esprit qui anime les initiatives du WILPF Cameroon. La plateforme s’emploie à renforcer les capacités des hommes et des femmes pour éliminer les violences basées sur le genre, soutenir les communautés et encourager des relations plus équilibrées entre hommes et femmes.
Dans cette dynamique, l’Association des femmes du ministère des Postes et Télécommunications s’est rendue ce vendredi 6 mars au siège de l’organisation pour découvrir la salle de veille et d’alerte des femmes et des jeunes, un mécanisme conçu pour la cybersécurité en plus de suivre et analyser les incidents violents signalés sur le terrain.
La visite s’inscrit dans les activités organisées à l’occasion de la 41e édition de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée cette année autour du thème « Droit, justice, actions pour toutes les femmes et les filles ».
Une salle de veille pour surveiller les violences
Pour les responsables du WILPF, cette salle constitue un outil opérationnel de suivi des incidents à risque conflictogène.
« La salle de veille et d’alerte des femmes et des jeunes. C’est un mécanisme mis sur pied par WILPF Cameroon pour remonter les incidents à risque conflictogène, notamment dans le cadre des élections présidentielles. Le Minpostel a voulu venir voir comment cette salle fonctionne, quelles sont ses différentes composantes et comment nous traitons les incidents signalés », a expliqué Ndongo Zeynab, coordonnatrice des opérations de la salle de veille et d’alerte des femmes et des jeunes.
Selon elle, l’objectif consiste à identifier les tensions et à proposer des réponses adaptées. « Nous remontons des incidents à risque conflictogène parce que nous avons observé beaucoup de cas de violence dans plusieurs régions du Cameroun, notamment dans l’Est et dans le Littoral. La salle de veille cherche à voir comment apporter des réponses directes à ces différentes violences sur le territoire », explique la coordonnatrice.
Depuis la mise en service du dispositif, les signalements se sont multipliés.« Depuis le 10 octobre 2021, nous avons reçu 2063 cas dans la salle des opérations qui ont ensuite été remontés à la salle d’analyse », précise-t-elle.
Le regard des femmes du Minpostel
La délégation de La Tutelle : l’Association des femmes du Minpostel, conduite par sa présidente Rolande Pende Dzebaze, dit avoir découvert un dispositif plus large que ce qu’elle imaginait. « Nous venons de visiter la salle de veille d’alerte des femmes et des jeunes et nous sommes très contentes d’avoir découvert ce centre que nous ne connaissions pas avant, mais surtout d’avoir découvert ses activités », confie-t-elle.
La responsable souligne notamment la dimension technologique du travail mené par l’équipe. « Nous avons été marquées par tout ce qui est fait en matière de cybersécurité. Même si cela intervient souvent dans le cadre des élections, nous avons vu que le monitoring des situations conflictuelles se fait à tout moment et c’est très important », explique-t-elle.
Pour elle, la démarche du WILPF Cameroon va plus loin que la sensibilisation classique. « Au ministère des Postes et Télécommunications, La Tutelle porte un projet intitulé F-Cyber Security. Nous faisons beaucoup de sensibilisation sur la cybersécurité. Mais ici, nous avons vu qu’au-delà de la sensibilisation, il y a une veille permanente et même des propositions d’actions pour les situations relevées », affirme Rolande Pende Dzebaze.
Un dispositif appelé à se renforcer
La présidente de l’Association des femmes du Minpostel envisage déjà de relayer l’expérience auprès de sa hiérarchie.
« Nous allons faire un compte rendu à notre hiérarchie et à la ministre des Postes et Télécommunications pour qui, la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité sont très importantes », indique la présidente de La Tutelle, une association regroupe, apprend-on, plus de 200 femmes au sein du ministère.
Quand la technologie devient un outil de prévention
Pour le WILPF Cameroon, la salle de veille constitue désormais un instrument central dans la prévention des violences. Le dispositif permet de collecter les signalements provenant du terrain, d’en analyser les tendances et d’alerter sur les situations susceptibles de dégénérer.
NDONGO Zeynab rappelle que la mission de l’organisation dépasse le cadre électoral. « La salle de veille reçoit aussi des cas de violences basées sur le genre que nous observons sur le terrain. La Journée internationale des femmes est pour nous un moment pour réfléchir à la manière de prévenir toutes ces violences », affirme-t-elle.
Dans un contexte marqué par la multiplication des tensions sociales et des violences faites aux femmes, cette convergence entre cybersécurité institutionnelle et mécanismes citoyens d’alerte ouvre la voie à de nouvelles approches de prévention. Un terrain où la technologie, la mobilisation communautaire et l’engagement des femmes cherchent désormais à peser dans la protection des populations.
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INVESTIR DANS LA FEMME, C’EST BÂTIR LE CAMEROUN ET L’AFRIQUE DE DEMAIN

Chaque 8 mars, le monde s’arrête un instant pour célébrer la femme. Au-delà des fleurs et des discours, cette journée doit être l’occasion d’un engagement sincère et mesurable. En Afrique centrale où les femmes représentent près de 52 % de la population et sont le pilier de l’économie informelle, l’enjeu n’est plus de savoir si nous devons agir, mais comment nous devons accélérer l’inclusion sociale.
A Afriland First Bank, nous avons fait un choix stratégique : l’autonomisation économique des femmes n’est pas un programme social en marge de notre activité. C’est un levier central de notre mission et de notre plan stratégique Horizon 2030.
Les obstacles persistent
Dans la zone CEMAC, moins de 25 % des femmes détiennent un compte bancaire formel. L’accès au crédit reste un obstacle majeur : les femmes entrepreneures reçoivent une fraction infime des financements accordés par le secteur bancaire. Non pas par manque de talent, de créativité ou de résilience – mais par manque de garanties formelles, de réseaux et d’accompagnement adapté. Evidemment ce ne sont pas les femmes qui manquent de capacités. C’est parfois le système financier qui manque d’imagination. Et c’est précisément ce paradigme qu’Afriland First Bank entend transformer.
Notre conviction : la femme est au cœur de la croissance africaine
Depuis sa création, Afriland First Bank porte la vision d’une banque au service de l’Afrique réelle, celle des marchés, des champs, des ateliers et des foyers. Cette Afrique a un visage majoritairement féminin. La commerçante de Douala qui traverse les frontières avec sa marchandise, l’agricultrice du Grand Nord qui nourrit sa communauté, la jeune diplômée de Yaoundé qui lance sa startup technologique… ; Voila autant de pistons du moteur de la transformation que nous devons accompagner. D’après plusieurs études internationales, chaque franc investi dans l’autonomisation économique d’une femme génère un effet multiplicateur considérable sur l’éducation des enfants, la santé communautaire et la croissance locale. Investir dans la femme, ce n’est pas faire de la philanthropie. C’est faire de la bonne stratégie économique.
Notre engagement
A Afriland First Bank, nous ne croyons pas aux déclarations d’intention sans lendemain. Notre engagement pour l’autonomisation des femmes se traduit en actions mesurables :
- Un accès facilité au crédit : Nous avons développé des produits financiers adaptés aux réalités des femmes entrepreneures : des lignes de crédit avec des conditions souples, des mécanismes de garantie alternatifs qui tiennent compte des spécificités de l’entrepreneuriat féminin, et un accompagnement personnalisé de la création à la croissance de l’entreprise.
- L’inclusion financière par le digital : Notre stratégie de transformation numérique place la femme au centre. Le mobile banking, les solutions de paiement simplifiées et les plateformes d’épargne digitale que nous déployons à travers notre présence dans toutes les localités visent en priorité à bancariser les femmes qui n’ont que rarement eu accès aux services financiers formels.
- La formation et le mentorat : Financer ne suffit pas. Nous investissons dans des programmes d’éducation financière, de gestion d’entreprise et de leadership féminin. Parce que l’autonomisation véritable passe par le savoir et la confiance en soi.
- La parité en interne : L’engagement commence chez nous. Afriland First Bank travaille activement à renforcer la représentation des femmes aux postes de responsabilité, à garantir l’équité salariale et à créer un environnement de travail où chaque personne peut réaliser pleinement son potentiel.
Horizon 2030 : une ambition transformatrice
Dans le cadre de notre plan stratégique Afriland Horizon 2030, nous nous fixons des objectifs ambitieux : augmenter significativement la part des femmes dans notre portefeuille de crédit PME, déployer des programmes dédiés à l’entrepreneuriat féminin dans chacune de localités et devenir la banque de référence en matière de finance inclusive pour les femmes en Afrique centrale et au-delà.
Nous renforçons également nos partenariats avec les institutions de développement telles que Proparco, la Société Financière Internationale (IFC), la Islamic Development Bank (IDB) et l’African Guarantee Fund (AGF) – pour mobiliser des ressources dédiées au financement des femmes. Ces alliances stratégiques nous permettent de démultiplier notre impact et de créer un écosystème favorable à l’émancipation économique de la femme.
Un appel à l’action collective
L’autonomisation économique des femmes ne peut être l’affaire d’une seule institution. C’est un défi systémique qui appelle une réponse collective. J’invite mes pairs du secteur bancaire, les régulateurs de la COBAC et de la BEAC, les pouvoirs publics et la société civile à conjuguer nos efforts.
Ensemble, nous pouvons faire de la zone CEMAC un espace où être femme n’est plus un handicap économique mais un atout. Un espace où le talent, l’ambition et le travail sont les seuls critères de réussite.
Au-delà du 8 mars…
Le 8 mars n’est pas une destination. C’est un point de départ renouvelé chaque année. A Afriland First Bank, notre engagement envers les femmes ne se limite pas à une journée. Il est inscrit dans notre ADN, dans notre stratégie, dans chaque décision que nous prenons.
Parce que nous en sommes profondément convaincus : une Afrique qui libère le potentiel économique de ses femmes est une Afrique qui avance deux fois plus vite.
Bonne fête à toutes les femmes ! Et surtout, bon courage pour les 364 autres jours de l’année où l’essentiel reste à construire.
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