Actualités locales
un gouvernement hors-la-loi face au Port de Douala ?

Dans une tribune, l’économiste Louis Marie Kakdeu explique pourquoi le gouvernement actuel est dans l’impunité totale dans l’affaire Port de Douala/SGS.
Pour Louis Marie Kakdeu le DG du port est dans son bon droit s’il faut reprendre l’argumentation du ministre des finances. S’il appartient au gouvernement d’opérationner les décisions de la présidence, il faut aussi reconnaître au port autonome de Douala le droit d’opérationner les décisions du gouvernement dans le respect de la législation en vigueur. Et c’est le sens de la correspondance 000085 qui invitait la SGS ce jour 4 février 2026 en vue d’examiner les modalités de reprise du travail de scanning. Le port est dans son bon droit.
Affaire Port de Douala/SGS: Voici pourquoi le gouvernement actuel est dans l’impunité totale.
Par Louis Marie Kakdeu
Pour faire court, le gouvernement camerounais invoque des arguments dits juridiques pour s’opposer à la décision du port de rompre le contrat du prestataire SGS. Il s’agirait d’une rupture abusive de contrat pouvant engendrer des conséquences financières graves. Examinons ces arguments juridiques énoncés et vous vous rendrez compte qu’il s’agit de l’expression pure et simple de l’impunité.
Argument 1: Le ministre des finances explique que le gouvernement est dans son « bon droit » de décider qui peut être là et qui ne peut pas être là. Un tel argument ne relève pas du droit mais, de l’impunité. Cela me rappelle la réponse du même ministre devant la représentation nationale face au député du SDF qui lui demandait de dire quels étaient les CRITÈRES pour bénéficier du fameux chapitre 94. Le ministre avait répondu impunément et sans conséquence : frappez et on vous ouvrira , demandez et on vous donnera (Mathieu 7:7). Je veux dire que le ministre des finances est un habitué de l’impunité et qu’il croit toujours pouvoir faire ce qu’il veut.
Argument 2: Le ministre des transports fait valoir que c’est l’entité qui a signé un contrat qui est habilité à rompre le contrat. Question: quel est le cadre juridique qui autorise le gouvernement à aller signer un contrat dans une entité publique dotée d’une personnalité juridique ?
Remarquez que le gouvernement ne cite aucune loi mais, il invoque un principe. Il pourrait invoquer un autre principe : qui peut le plus peut le moins. Cela ne relève pas du droit, mais de l’impunité. Depuis 2018, il existe un cadre juridique qui régit les entreprises publiques au Cameroun et le gouvernement ne peut pas légalement remplacer le conseil d’administration d’une entreprise sans être dans l’impunité.
Ce n’est pas parce qu’il y a des fonctionnaires en service au port autonome de Douala qui dépendent sur le plan fonctionnel du ministère des finances que la hiérarchie du port ne doit pas être respectée. Ce n’est pas parce qu’il y a un détachement de la police dans un établissement public que le DGSN peut s’autoriser de signer des contrats applicables à cet établissement public.
En l’état actuel du DROIT au Cameroun, les établissements publics sont dotés d’une personnalité juridique autonome. Le Directeur général incarné bel et bien cette personnalité juridique et il a au-dessus de lui le Conseil d’administration au sein duquel les différents ministères sont représentés. Le ministre des transports est donc dans l’impunité.
Argument 3: Le ministre des finances interrogé par la CRTV sur les « hautes instructions » du Chef de l’État explique qu’il revient au gouvernement d’opérationner/mettre en œuvre les décisions du Chef de l’État dans le respect de la législation en vigueur. Sauf que la mise en œuvre d’une instruction est différente de la mise en œuvre d’une instruction contraire.
Sauf moquerie, l’instruction du Chef de l’État était de rompre le contrat de SGS et la question de la sécurité nationale avait été invoquée dans le courrier du Chef d’état major particulier. Lorsque l’intérêt de la nation et la sécurité nationale sont invoquées, les autres arguments juridiques et fiscaux sont relégués au second plan.
La question à laquelle ont doit répondre est de savoir quel est le problème de la sécurité nationale que pose le maintien de SGS. Si cette question est fondée, alors l’on pourrait être aussi fondé de mettre en doute la bonne volonté du gouvernement. Pour l’instant, le ministre des finances a sapé l’autorité de l’État incarné par le Président de la République et cela installe le règne de l’impunité.
Le DG du port est dans son bon droit s’il faut reprendre l’argumentation du ministre des finances. S’il appartient au gouvernement d’opérationner les décisions de la présidence, il faut aussi reconnaître au port autonome de Douala le droit d’opérationner les décisions du gouvernement dans le respect de la législation en vigueur. Et c’est le sens de la correspondance 000085 qui invitait la SGS ce jour 4 février 2026 en vue d’examiner les modalités de reprise du travail de scanning. Le port est dans son bon droit.
Dans le règne de l’impunité, la société SGS a décliné l’invitation renvoyant le port à la discussion avec le gouvernement. Ce cas n’est pas isolé. Nous nous rappelons les combats de Paul-Éric Kingue, de regrettée mémoire, contre les sociétés industrielles de Djombe-Penja qui disaient ne rien traiter avec la mairie et le renvoyaient à la discussion avec le gouvernement. C’est précisément le règne de l’impunité.
Il faut rappeler aux membres du gouvernement actuel qu’ils sont en arrière et en déphasage total avec la législation en vigueur au Cameroun qui consacre la décentralisation d’une part et l’autonomisation des établissements publics d’autre part. Ces gens ont mis plus de 20 ans au gouvernement et ne prennent pas en compte l’évolution de la réglementation souvent fruit de hautes luttes de la part des partis politiques comme le nôtre.
Nous reviendrons même ouvrir le vrai débat : quelle est la plus-value de l’externalisation du scanning au port? Des pays comme la Côte d’Ivoire ont internalisé cette prestation et les recettes de l’État s’en portent bien. Cette question mérite aujourd’hui d’être posée dans un contexte où l’on parle de changement au Cameroun.
Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National SDF
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Charles Douglas Ndemba sur l’élimination des Eléphants « une faute professionnelle »

Le journaliste en service à Radio Balafon Charles Douglas Ndemba pense que la prestation de la Côte d’ivoire face à la Norvège, démontre que le football africain n’a pas évolué.
La Côte d’ivoire a été sortie de la Coupe du monde en Huitième de finale hier par la Norvège. Analysant leur performance, notre confrère Charles Douglas Ndemba parle d’une faute professionnelle qui a coûté chère aux poulains d’Emerse Faé.
« Maîtrise collective, assurée,maîtrise technique assurée mais efficacité devant le but quasi nulle. Les ivoiriens n’ont pas joué de malchance ,ils n’ont pas été tueurs et c’est une faute professionnelle. A ce niveau de la compétition, élimination directe une équipe ne peut avoir joué 47 ballons dans la surface de réparation adverse . 14 corners contre 3 et perdre le match en plus en courant au score. Le but de Haaland c’est la totale ,l’oubli coupable de Odilon n’est pas possible à ce niveau de compétition ou la concentration et le respect de la consigne sont non négociables. Diomandé aucune différence sur son côté. Ibrahim Sangaré a totalement réduit l’influence de Martin Odegard. Pour moi c’est lui l’homme du match côté Ivoirien. Déjà, aller à la pause menée était incompréhensible face à une équipe de Norvège qui était largement prenable, mais qui a joué intelligemment. Le football africain n’a pas évolué. Voilà un symbole », écrit-il.
Il est à noter que la Côte d’Ivoire a été la deuxième sélection africaine à quitter la compétition après l’Afrique du Sud, battue par le Canada. Ce 1er juillet 2026, les Léopards ont aussi été sortis de la compétition. L’Afrique espère une victoire des Lions de la Teranga pour compter leur premier représentant à la prochaine étape du Mondial.
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le MINDEF célèbre le mérite et l’engagement des personnels
Le ministère de la Défense a procédé mercredi 1er juillet 2026 à Yaoundé, à une cérémonie de remise de décorations et d’épaulettes au profit de personnels civils et militaires. Cette distinction consacre leur engagement, leur professionnalisme et leur fidélité au service de la Nation.
La Cour d’honneur de la Brigade du Quartier Général a accueilli, mercredi 1er juillet 2026, la cérémonie de remise des décorations et des épaulettes du deuxième trimestre de l’exercice 2026. Présidée par le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, cette manifestation a réuni plusieurs membres du Gouvernement, des responsables militaires, des diplomates et des autorités administratives.
Après l’exécution de l’hymne national, des personnels civils et militaires ont été élevés dans différents ordres honorifiques, notamment l’Ordre national de la Valeur, l’Ordre du Mérite camerounais et l’Ordre de la Force publique. Ces distinctions récompensent des parcours marqués par le sens du devoir, le mérite et le dévouement au service de l’État.
La cérémonie a également été marquée par la lecture des décisions de promotion aux grades supérieurs, suivie de la remise solennelle des épaulettes aux officiers, sous-officiers et militaires du rang concernés. Ces promotions traduisent la confiance renouvelée du haut commandement envers les récipiendaires appelés à assumer de nouvelles responsabilités.
Le ministère de la Défense a réaffirmé sa volonté de promouvoir la culture du mérite au sein des Forces de défense. Selon les autorités, le professionnalisme, la loyauté et le sens du sacrifice demeurent les valeurs fondamentales qui guident l’action des femmes et des hommes engagés au service de la Nation.
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Joseph Espoir Biyong convoqué par la Légion de gendarmerie du Littoral

Le 6ᵉ adjoint au maire de la Commune de Douala 5ᵉ, Joseph Espoir Biyong y est convoqué dans le cadre d’une enquête judiciaire.
La convocation du 6e adjoint au maire de la Commune de Douala 5ᵉ date de ce 1er juillet 2026. Joseph Espoir Biyong est attendu demain à la Légion de gendarmerie du Littoral.
« Monsieur le Maire, dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte au sein de notre formation, j’ai l’honneur de vous demander de bien vouloir vous présenter à l’état-major de la Légion de gendarmerie du Littoral le 02 juillet 2026 à 10 heures précises. Recevez, Monsieur le Maire, mes salutations distinguées », peut-on lire dans la convocation signée par le Colonel, Commandant de la Légion de Gendarmerie du Littoral.
Il convient de rappeler que Joseph Espoir Biyong garde son soutien à Issa Tchiroma Bakary, qui continue à se considérer comme le président élu du Cameroun, à l’issue des dernières élections d’octobre 2025. L’homme politique dans une récente sortie, affirmait que l’opposant Tchiroma reviendra au pays pour prendre son pouvoir.
« Ce soir, je vais être encore plus claire. Je vous annonce que le président Issa Tchiroma Bakary reviendra au Cameroun. Si ce n’est pas d’ici la fin de ce mois, ce sera au début du mois prochain. Tout est désormais réuni pour que celui que nous avons choisi dans les urnes le 12 octobre revienne prendre le pouvoir qui lui revient. Tout est réuni pour que celui que nous considérons comme le président légitimement élu, dans le secret de l’isoloir, revienne mettre fin au mensonge, à la manipulation et à la méchanceté d’État. Pour que celui que le monde entier reconnaît comme le choix du peuple camerounais puisse enfin exercer le pouvoir. Je peux vous l’affirmer sur ce que j’ai de plus cher : d’ici la fin du mois de juin ou au début du mois de juillet, le président Issa Tchiroma Bakary sera au Cameroun. Il ne reviendra pas en se cachant. Il rentrera au vu et au su de tout le monde. Il reviendra prendre son pouvoir », avait-il déclaré.
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