Les polémiques arbitrales continuent d’empoisonner le début de saison en MTN Élite One. Accusations de favoritisme, décisions controversées et climat de suspicion rythment les journées de championnat, plaçant certains arbitres sous une pression intense. Parmi eux, Ndanga Mundi, devenu malgré lui le symbole de cette crise de confiance entre clubs, officiels et instances dirigeantes.
Face à la montée des contestations, la FECAFOOT a choisi de réagir publiquement. Invité sur le plateau d’Afrika Vision Sport sur Vision 4, Faustin Mbida, secrétaire du Conseil transitoire du football professionnel (CTFP), a tenu à remettre les choses en perspective, notamment concernant l’arbitre Ndanga Mundi, régulièrement cité dans les débats.
Selon le dirigeant, la perception d’un arbitrage sursollicité ne correspond pas à la réalité des faits. « Ndanga Mundi a dirigé autant de rencontres que des arbitres comme Yannick Hudot ou Emmene », a précisé Faustin Mbida. Pour lui, la polémique s’explique davantage par une forte exposition médiatique que par un traitement de faveur. Une notoriété soudaine qui amplifie chaque décision et nourrit un procès permanent.
Le secrétaire du CTFP rappelle par ailleurs que les difficultés arbitrales ne datent pas de cette saison. L’exercice précédent avait déjà été perturbé par des mouvements de débrayage, contraignant certains arbitres à enchaîner les matchs au-delà des normes prévues. Des dysfonctionnements structurels qui, selon Mbida, ont laissé des séquelles dans l’organisation actuelle du championnat.
Consciente de ces limites, la FECAFOOT affirme avoir volontairement instauré un temps d’observation en ce début de saison afin d’identifier les insuffisances. Une enquête interne a d’ailleurs été ouverte sur les erreurs signalées depuis le lancement du championnat. Sans dévoiler d’éventuelles sanctions, Faustin Mbida se veut ferme sur les principes : intégrité, fair-play et crédibilité doivent rester non négociables.
« Il n’y a pas droit à l’erreur », martèle-t-il, soulignant que l’issue de la MTN Élite One doit se jouer exclusivement sur le terrain et non dans les polémiques arbitrales. Un message adressé autant aux arbitres, dont Ndanga Mundi, qu’aux clubs et aux organisateurs.
Dans un contexte déjà fragile pour le football camerounais, cet appel à la rigueur et à l’apaisement cherche à recentrer le débat sur l’essentiel : le jeu. Reste désormais à voir si les ajustements promis permettront de rétablir la confiance du public et des acteurs du championnat, alors que Ndanga Mundi et ses collègues continuent d’officier sous le regard scrutateur de toute une nation.






