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le bras de fer entre le Gouverneur du Littoral et le MINSEP fait trembler l’autorité de l’État

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le bras de fer entre le Gouverneur du Littoral et le MINSEP fait trembler l’autorité de l’État
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Dans un bras de fer institutionnel qui vire au clash gouvernemental, le Gouverneur du Littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboa maintient un blocage têtu contre la Fédération camerounaise de volleyball, malgré l’aval explicite du Ministre des Sports. Un défi à l’autorité de l’État qui interroge les limites du pouvoir régional.

Le volleyball camerounais est devenu, malgré lui, le terrain d’une bataille de pouvoir qui dépasse largement les enjeux sportifs. Au cœur de la tourmente : un affrontement larvé entre deux incarnations de l’État, dont l’une semble avoir décidé que les décisions de Yaoundé ne traversent plus le Wouri.

D’un côté, le Pr. Narcisse Mouelle Kombi, Ministre des Sports et de l’Éducation Physique (MINSEP), gardien de la politique sportive nationale. De l’autre, Samuel Dieudonné Ivaha Diboa, Gouverneur du Littoral, retranché derrière une lecture pour le moins personnelle de ses prérogatives administratives. Entre les deux : Bello Bourdanne, président de la Fédération camerounaise de volleyball (FECAVOLLEY), dont la légitimité a été confirmée par le MINSEP… mais niée par le Gouverneur.

Un camouflet ministériel assumé

Le 2 février dernier, le Ministre Mouelle Kombi tranchait officiellement : l’élection de Bello Bourdanne est régulière, les homologations sont conformes, les activités de la FECAVOLLEY peuvent se poursuivre. Un arbitrage clair, documenté, ministériel. Pourtant, avant même que la correspondance officielle ne parvienne à Douala, le Gouverneur du Littoral avait déjà fait connaître sa position : interdiction pure et simple des activités fédérales, au nom d’une prétendue « illégalité ».

Le paradoxe est saisissant. Comment une autorité régionale peut-elle qualifier d’illégal ce que son ministre de tutelle sectorielle a explicitement validé ? Comment un représentant de l’État peut-il ignorer les directives d’un membre du Gouvernement, censé incarner la même République que lui ?

La réponse du Gouverneur Ivaha Diboa tient en une posture : le refus systématique. Malgré une réunion organisée pour aplanir les différends, malgré les preuves apportées, malgré les rappels institutionnels, l’autorité régionale n’a pas cédé d’un pouce. Le dialogue s’est transformé en monologue administratif, où écouter ne signifie pas entendre, et encore moins obéir.

L’ordre public, alibi d’une obstruction politique

Pour justifier son blocage, le Gouverneur brandit l’argument de l’ordre public. Une formule-bouclier qui, dans sa bouche, devient un blanc-seing pour contourner la hiérarchie gouvernementale. Mais de quel ordre public parle-t-on ? Celui menacé par des compétitions sportives validées par un Ministre ? Ou celui, plus fragile, d’une cohésion institutionnelle mise à mal par un administrateur qui s’arroge un droit de veto ?

Le précédent est dangereux. Si un Gouverneur de région peut, au nom de sa lecture personnelle de la situation, invalider les décisions d’un département ministériel, c’est toute l’architecture de l’État qui vacille. Demain, ce sera peut-être l’Éducation nationale, la Santé publique ou les Infrastructures qui se verront opposer des vetos régionaux au gré des rapports de force locaux.

Le sport camerounais, déjà fragilisé par des crises de gouvernance récurrentes, paie aujourd’hui le prix fort de cette guéguerre administrative. Les athlètes sont suspendus aux humeurs d’un Gouverneur, les instances internationales observent avec perplexité, et l’image du pays en sort écornée.

Yaoundé face à son propre désaveu

Le silence de l’autorité centrale devient assourdissant. Jusqu’où le pouvoir central tolérera-t-il qu’un de ses représentants régionaux défie ouvertement un Ministre en exercice ? Jusqu’à quand laissera-t-on la FECAVOLLEY paralysée par un bras de fer qui n’a plus rien de technique et tout du rapport de force politique ?

Car au-delà du volleyball, c’est la crédibilité de la chaîne de commandement républicaine qui est en jeu. En s’entêtant dans cette opposition frontale, le Gouverneur du Littoral ne défend pas l’État de droit : il le fragmente. Il envoie un signal délétère à toutes les administrations décentralisées : on peut dire non à Yaoundé, même quand Yaoundé a déjà dit oui.

La crise n’est plus seulement fédérale. Elle est institutionnelle. Et elle appelle une réponse politique claire, ferme, et rapide. Sinon, c’est toute l’unité de l’action gouvernementale qui risque de se disloquer, région par région, dossier par dossier. Le Cameroun peut-il se permettre un tel naufrage ? La balle est désormais dans le camp du pouvoir central.

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Émile Bassek ba Kobhio inhumé dans son village natal de Nindjé

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Émile Bassek ba Kobhio inhumé dans son village natal de Nindjé
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La dépouille du cinéaste et Délégué général du festival Écrans Noirs, Émile Bassek ba Kobhio, est portée en terre ce samedi 27 juin 2026 à Nindjé, dans la commune de Ndom. La cérémonie rassemble autorités, acteurs du monde culturel et proches du défunt.

La terre de Nindjé, dans la commune de Ndom, département de la Sanaga-Maritime, région du Littoral, accueille ce samedi 27 juin 2026 la dépouille d’Émile Bassek ba Kobhio. Cinéaste camerounais et africain, le cinéaste et Délégué général du festival Écrans Noirs est inhumé dans son village natal, en présence de nombreuses personnalités.

Représentant personnel du Chef de l’État, le ministre des Arts et de la Culture, Ismaël Bidoung Kpwatt, a pris part aux cérémonies funéraires. À ses côtés, de nombreux cinéastes, hommes et femmes de culture, autorités administratives, traditionnelles et religieuses, ainsi que des amis, collaborateurs et connaissances, sont venus rendre un dernier hommage à celui qui a consacré sa vie à la promotion du septième art.

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La marine française arraisonne un pétrolier sous sanctions de Yaoundé

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La Marine nationale française a arraisonné le pétrolier Deliver, un navire battant illégallement pavillon camerounais, parce qu’il est sanctionné par Yaoundé.

Après les navires Tagor et Smyrtos interceptés début juin dans la Manche alors qu’ils battaient illégalement pavillon camerounais, la Marine française a intercepté mardi 23 juin, le pétrolier Deliver qui a arboré un faux pavillon camerounais. «L’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité» du pavillon camerounais arboré.

Battant pavillon camerounais, ce navire a été sanctionné par Yaoundé suite aux incidents survenus avec Tagor et Smyrtos. Pour le président français Emmanuel Macron, ce pétrolier appartiendrait à la flotte fantôme russe.

«La Marine Nationale a arraisonné mardi le pétrolier Deliver alors qu’il transitait au large de la Sicile en infraction avec le droit de la mer. Cette nouvelle action contre la flotte fantôme, conduite quelques jours après une opération similaire par le Royaume-Uni illustre la détermination des Européens« , a écrit Emmanuel Macron.

«Nous ne laisserons pas la flotte fantôme contourner les sanctions et financer l’effort de guerre russe« , a-t-il poursuivi. Ces dernières semaines, le ministère camerounais des transports a sanctionné et radié 39 navires du pavillon camerounais.

Pour Yaoundé, ces mesures permettront de mener des opérations de recensement physique et de numérisation pour de mieux contrôler la flotte inscrite et protéger le label camerounais.

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Au Nigeria, un membre de Boko Haram condamné à la peine de mort !

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La Haute Cour fédérale d’Abuja a condamné à la peine capitale Alkali Yarima, membre de Boko Haram détenu depuis 2015. Reconnu coupable de terrorisme et de plusieurs autres infractions, il écope également de lourdes peines de prison.

La justice nigériane a condamné, vendredi 26 juin, Alkali Yarima à la peine de mort pour son implication dans des activités terroristes au sein de Boko Haram. Détenu depuis 2015, il a été reconnu coupable de sept chefs d’accusation, dont le terrorisme, par la Haute Cour fédérale d’Abuja.

Selon le ministère public, l’accusé a rejoint Boko Haram en 2009 après avoir prêté allégeance à son fondateur, Mohammed Yusuf. Originaire de Mafa, dans l’État de Borno, il était connu sous le pseudonyme de « La’ari ».

Le juge James Omotosho l’a reconnu responsable de sa participation aux attentats perpétrés à Maiduguri en 2015. Il a également été condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir reçu des armes et suivi un entraînement militaire en vue de commettre des actes terroristes. Cinq autres chefs d’accusation lui ont valu des peines allant de dix à trente-cinq ans de prison.

Le procureur général et ministre de la Justice, Lateef Fagbemi, qui dirigeait l’équipe de l’accusation, a réaffirmé la détermination des autorités nigérianes à poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme. Bien que la peine de mort soit toujours en vigueur au Nigeria, aucune exécution n’a été enregistrée depuis 2016.

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