Dernières actualités
BEAC-Etats-Unis: Le gouverneur SANA BANGUI réaffirme l’exigence du rapatriement des recettes d’exportation

Le Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui, a reçu en audience, le 30 janvier 2026 au siège de l’Institution à Yaoundé, Madame Sarah Troutman, Sous-Secrétaire adjointe au Bureau des affaires africaines du Département d’État des États-Unis d’Amérique. La délégation américaine comprenait également John Robinson, Chargé d’Affaires a.i. à l’Ambassade des États-Unis au Cameroun, et Madame Theresa Sondjo, Chargée des affaires économiques et financières.
Les échanges ont porté sur la situation économique et financière de la CEMAC, les perspectives d’investissements des entreprises américaines dans la sous-région, la réglementation des changes, ainsi que l’état d’avancement des discussions relatives au rapatriement des fonds de remise en état des sites pétroliers et miniers (FONDS RES).
UNE SITUATION MACROÉCONOMIQUE SOUS CONTRAINTES EXTÉRIEURES PERSISTANTES
Les discussions ont permis de dresser un état des lieux de la conjoncture macroéconomique de la CEMAC, marquée par une croissance modérée, des besoins sociaux et infrastructurels élevés et des marges de manœuvre budgétaires contraintes. La position extérieure de la zone demeure sous pression, en raison notamment du niveau des importations, des transferts de dividendes et du service de la dette. Dans ce contexte, la question des réserves de change apparaît plus que jamais centrale. Leur consolidation constitue une priorité stratégique, clairement réaffirmée par la Conférence des Chefs d’État de la CEMAC, qui a appelé à un strict respect de la réglementation des changes et à un meilleur rapatriement des recettes d’exportation, en particulier dans les secteurs extractifs.
RAPATRIEMENT DES RECETTES : UN ENJEU DE SOUVERAINETÉ FINANCIÈRE
S’agissant de la réglementation des changes, le Gouverneur a rappelé que les Chefs d’État ont arrêté des orientations claires visant à garantir que les recettes générées par les exportations contribuent effectivement au renforcement de la position extérieure commune. Dans ce cadre, un accord spécifique a été conclu avec les entreprises du secteur extractif, prévoyant le rapatriement partiel des recettes d’exportation à hauteur de 35 %. Une rencontre entre les parties est prévue aux États-Unis en avril prochain pour poursuivre les discussions.
En attendant, la BEAC a souligné que cette mesure ne procède pas d’une logique de contrainte arbitraire, mais répond à un impératif macroéconomique : préserver la stabilité du franc CFA, sécuriser les capacités d’importation de la sous-région et renforcer la crédibilité financière de la CEMAC. Le Gouverneur a réaffirmé la volonté de la Banque centrale de poursuivre un dialogue constructif avec les entreprises concernées, afin de mettre en place des mécanismes durables, équilibrés et compatibles avec les exigences opérationnelles des investisseurs, tout en respectant les décisions souveraines des États membres.
INVESTISSEMENTS : DIVERSIFICATION ET CONFIANCE À LONG TERME
Sur le volet des investissements, Yvon Sana Bangui a mis en avant les importantes potentialités économiques de la CEMAC et invité les entreprises américaines à élargir leur présence au-delà des secteurs pétrolier et gazier. L’agriculture, les infrastructures, l’énergie, les mines solides, les services et l’économie numérique offrent, selon lui, des opportunités significatives, à même de soutenir une croissance plus inclusive et résiliente. Cette diversification est d’autant plus nécessaire que les flux d’investissements directs étrangers connaissent un ralentissement dans la sous-région, dans un environnement international marqué par un resserrement des conditions financières.
DES DISCUSSIONS EN COURS AVEC LES COMPAGNIES PÉTROLIÈRES
Concernant les compagnies pétrolières, le Gouverneur a rappelé que les discussions se poursuivent conformément aux orientations de la Conférence des Chefs d’État. Une rencontre tenue en octobre 2025 à Washington a permis d’examiner des approches innovantes proposées par la BEAC et les États, visant à concilier les impératifs de sécurité financière de la zone et les contraintes opérationnelles des entreprises. La BEAC et les États membres entendent poursuivre l’exploration de nouvelles modalités d’accompagnement, avec l’appui d’expertises internationales, afin d’aboutir à des solutions mutuellement bénéfiques et conformes au cadre réglementaire communautaire.
VERS UNE NOUVELLE ÉTAPE DU DIALOGUE
À l’issue de l’audience, le Gouverneur a réaffirmé la disponibilité de la BEAC et des États membres à poursuivre les échanges avec les compagnies pétrolières américaines, lors de discussions prévues en avril prochain à Washington. Il a invité Madame Sarah Troutman à y prendre part et salué le rôle que les autorités américaines pourraient jouer pour faciliter un aboutissement positif. Le Gouverneur a enfin salué la qualité du dialogue avec la délégation américaine et réitéré l’engagement de la BEAC à promouvoir un environnement macroéconomique stable, crédible et attractif, condition indispensable à la mobilisation des investissements et au développement durable de la CEMAC.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Télévision: Consty Eka est mort

La rumeur s’est finalement confirmée: Consty Eka est mort. Le roi de la télé s’est éteint ce 16 février 2026 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Selon des informations rapportées par le lanceur d’alertes Paul Chouta, »il était pourtant au bureau et bien portant ce lundi à Abidjan, jusqu’à ce qu’il commence à vomir du sang ». C’était ainsi la fin qui s’annonçait pour l’animateur télé. « Conduit à l’hôpital, il a tiré sa révérence », souligne-t-il.
Né sous le pseudonyme Constantin Ekani, celui qui se faisait appeler »le roi de la télévision ». Et de fait, l’animateur télé avait fait les beaux jours de la télévision tant dans son pays qu’en Côte d’Ivoire. Et déjà, c’est une pluie de réaction qui tombe sur les réseaux sociaux. Telesphore Mba Bizo, journaliste en service au poste national de la Crtv, garde de l’homme un souvenir inoubliable : « Consty Eka, le Roi de la télé, révèle le groupe de mon frère aîné, Aimey Bizo, considéré comme le premier boy’s band du Cameroun, Star System, en 1986, dans le programme Music Video Show. La diffusion fut marquée par la puissance de “U Can’t Touch This”, le tube emblématique et unique de la carrière de MC Hammer ». Mireille Fomekong, n’en revient pas: « La mort… Cette visiteuse imprévisible, toujours inopportune, qui s’invite sans frapper et laisse derrière elle le fracas du silence.
Consty… mon Ami, mon grand frère, mon soutien secret… », se lamente la communicatrice.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Cameroun : Sauver le système de santé de la vulnérabilité

Par Louis Marie Kakdeu
La vulnérabilité des Camerounais ne résulte pas d’une fatalité tropicale mais, de choix politiques défaillants, d’investissements insuffisants et d’un déficit éducatif criant.
Au Cameroun, le gouvernement actuel se concentre sur les soins au niveau des hôpitaux. Il ne travaille pas à ce que le nombre de personnes qui arrivent à l’hôpital soit réduit. Ainsi, il néglige la prévention (approche one health) et il opte pour la construction centres de santé sans plateaux technique.
Et dans ces centres de santé, trois services retiennent le plus d’attention : il s’agit de la morgue en première position, de la pharmacie en deuxième position et du bloc opératoire en troisième position. Ce sont les trois services les plus rentables dans nos hôpitaux à tel point que le marché des gerbes de fleurs et des cercueils florissent dans les environs des hôpitaux. L’on note aussi que le business des médicaments dans les hôpitaux est très capitaliste et en défaveur des malades. Et pour faire fonctionner les laboratoires, la pratique est de prescrire automatiquement une batterie d’examen aux patients qui ont la malchance de venir simplement en consultation.
Un autre choix politique est possible. Celui d’investir massivement dans la santé publique (prévention) pour mettre le système au service des citoyens. Mieux vaut prévenir que guérir. La vaccination, l’assainissement, l’éducation sanitaire, la lutte contre les vecteurs de maladies doivent devenir des priorités. Il faut faire le choix d’œuvrer pour que moins de citoyens tombent malades.
On ne peut pas travailler à construire encore et encore plus de prisons ; il faut travailler pour réduire l’incivisme. Il ne faut pas travailler pour construire encore et encore plus des centres de santé ; il faut investir pour réduire le nombre de malades qui ont besoin des hôpitaux. Et c’est un choix politique à faire.
C’est vrai que les responsables locaux font face aux contraintes de trésorerie et font payer aux malades. Il faut aussi dire que sans moyens adéquats, aucune amélioration n’est possible. Les États africains doivent respecter leur engagement d’Abuja et consacrer au moins 15% de leur budget à la santé. Cela implique des choix budgétaires courageux : moins de dépenses de prestige, plus d’investissements sanitaires. Aussi, il faut former massivement du personnel médical et créer des conditions attractives pour le retenir : salaires décents, environnement de travail, possibilités de recherche, reconnaissance sociale.
Pour le citoyen, il lui faudra une couverture sanitaire universelle et cette sécurité sociale. Chaque citoyen devra pouvoir accéder à des soins de qualité sans risquer la ruine financière. Les expériences de pays comme le Rwanda montrent que c’est possible, même avec des ressources limitées. L’on ne peut pas oublier de mettre l’accent sur le développement de la recherche médicale africaine. Le patrimoine génétique africain reste inexploité dans sa totalité. L’Afrique ne peut rester éternellement dépendante de la recherche étrangère. Elle doit développer ses propres capacités de recherche, adaptées à ses maladies spécifiques.
Il n’existe pas de système de santé au Cameroun ; il existe un système de soins. Tant que le Cameroun n’aura pas construit un système de santé robuste, elle restera à la merci de la prochaine épidémie. La santé n’est pas qu’une question humanitaire. C’est un investissement économique et un impératif de développement. Un peuple malade ne peut construire son avenir. Les camerounais sont malades pour l’essentiel ; ils ne sont pas aptes à construire l’avenir de leur pays.
L’urgence est signalée
Louis-Marie KAKDEU, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National SDF
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Dernières actualités
Finances publiques : Le satisfecit prudent du Fonds Monétaire International

Une mission du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Christine Dieterich, a séjourné au Cameroun du 29 janvier au 12 février pour mener les entretiens sur la consultation de 2026 au titre de l’article IV des statuts du FMI. Les consultations au titre de l’article IV interviennent annuellement dans tous les pays membres pour examiner les politiques économiques mises en œuvre. C’est pourquoi, même sans être sous-programme avec Fonds Monétaire international, le Cameroun a accueilli cette mission et quasiment tous les hauts responsables du pays en charge des dossiers économiques et des finances publiques lui ont ouvert les portes.
Au terme de cette mission au titre de l’article IV, l’équipe du Fonds monétaire international (FMI) dresse un constat globalement positif de la trajectoire macroéconomique du Cameroun, tout en soulignant l’ampleur des vulnérabilités persistantes. Dans son communiqué de fin de mission, l’institution souligne que « l’économie camerounaise a fait preuve d’une résilience considérable ces dernières années, malgré une succession de chocs externes, mais la croissance économique demeure modérée. Nous prévoyons, indique la cheffe de mission, ́ que la croissance ralentira légèrement en 2025, passant de 3,5 % en 2024 à 3,1 %. Cette prévision tient compte des tensions à la fin de l’année après les élections, qui ont perturbé le commerce, les services et l’investissement, et freiné la demande intérieure. L’inflation a continué de diminuer en 2025, sa moyenne sur 12 mois se modère à 3,4 % er décembre ».
Ce satisfecit n’est pas anodin dans un contexte international marqué par la volatilité des cours des matières premières, le durcissement des conditions financières et les tensions géopolitiques. Selon le FMI, l’économie camerounaise a fait preuve de « résilience face aux chocs extérieurs », grâce notamment à une gestion budgétaire plus prudente et à la poursuite des programmes appuyés par l’institution. La mission note également que la croissance demeure positive et que l’inflation, bien qu’encore élevée, montre des signes de modération.
CONSOLIDATION BUDGÉTAIRE ET MOBILISATION DES RECETTES
Le cœur du satisfecit porte sur la consolidation des finances publiques. Le communiqué souligne que les autorités ont « continué d’améliorer la mobilisation des recettes intérieures » et de « renforcer la discipline budgétaire ». Cette dynamique est jugée essentielle pour préserver la soutenabilité de la dette et restaurer des marges de manœuvre budgétaires. Toutefois, le FMI insiste sur la nécessité d’« accélérer les réformes visant à élargir l’assiette fiscale et à améliorer l’efficacité de l’administration des impôts et des douanes ».
L’enjeu est double : réduire la dépendance aux recettes pétrolières et financer durablement les priorités sociales et infrastructurelles. La mission appelle également à « poursuivre les efforts pour rationaliser les dépenses et améliorer la qualité de la dépense publique », un point sensible dans un contexte de tensions de trésorerie récurrentes.
DETTE, ARRIÉRÉS ET GOUVERNANCE
Sur le front de la dette, l’institution relève des avancées dans la gestion et la transparence, tout en invitant les autorités à « maintenir une stratégie d’endettement prudente » et à « éviter l’accumulation de nouveaux arriérés ». La réduction des arriérés intérieurs demeure une priorité afin de soutenir la liquidité du secteur privé et de renforcer la crédibilité budgétaire de l’État.
Le communiqué met également l’accent sur la gouvernance et la transparence, considérées comme des leviers déterminants pour améliorer le climat des affaires. Le FMI encourage à « renforcer le cadre de lutte contre la corruption et à accroître la transparence dans la gestion des finances publiques ». Ces recommandations s’inscrivent dans une logique de crédibilisation des politiques publiques vis-à-vis des partenaires techniques et financiers, mais aussi des investisseurs.
RÉFORMES STRUCTURELLES ET SECTEUR FINANCIER
Au-delà des équilibres macroéconomiques, la mission du FMI a insisté sur l’impératif des réformes structurelles. Il appelle à « accélérer la mise en œuvre des réformes destinées à améliorer l’environnement des affaires, promouvoir la diversification économique et stimuler l’investissement privé ». La diversification reste en effet un chantier central pour réduire la vulnérabilité aux chocs exogènes et créer des emplois durables. Le secteur financier fait également l’objet d’une attention particulière.
Le communiqué souligne la nécessité de « renforcer la stabilité du système bancaire et d’améliorer l’inclusion financière ». Dans un contexte où l’accès au crédit demeure contraint pour de nombreuses PME, la solidité du système bancaire et la qualité de la supervision prudentielle sont des conditions préalables à une croissance plus inclusive.
UN SATISFECIT SOUS CONDITIONS
Si le ton du communiqué est globalement positif, il demeure conditionnel. Le FMI avertit que les perspectives restent exposées à « des risques importants, notamment liés à l’environnement extérieur et aux contraintes internes ». Les tensions sécuritaires, les aléas climatiques et la volatilité des marchés internationaux constituent autant de facteurs susceptibles de fragiliser les acquis. Raison pour laquelle l’institution recommande au autorités Camerounaises de « poursuivre résolument les réformes engagées » et de « renforcer les filets de protection sociale afin d’atténuer l’impact des ajustements sur les populations vulnérables ».
La dimension sociale apparaît ainsi comme un point d’équilibre délicat : filtrer les dépenses publiques sans compromettre les dépenses sociales. Ce satisfecit du FMI valide la trajectoire engagée, mais il ne vaut pas quitus définitif. Il souligne au contraire que la stabilisation macroéconomique doit désormais se traduire par des transformations structurelles plus profondes. La consolidation budgétaire, l’amélioration de la gouvernance, la diversification économique et la protection des plus vulnérables constituent les piliers d’une croissance durable.
Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Société1 year agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures
Politique1 year agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures
Politique1 year agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?
Dernières actualités1 year agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation
Société11 months agoCameroun : Dates à retenir Élection du président de la république
Société1 year agoBaltasar vient à peine de sortir de prison et tu ne croiras pas ce qu’il a fait avec cette femme (vidéos)
Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé
- Société12 months ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun
