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le Front Camerounais en ordre de bataille à Ngambè

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Le Front Camerounais se lance officiellement dans la bataille pour les élections municipales et législatives ce jeudi 05 février 2026 à Ngambè, à l’occasion de l’installation du Conseil d’arrondissement de cette localité.

Cette étape inaugurale marque l’entrée du parti dans une dynamique nationale d’implantation progressive de ses structures locales en vue des prochaines échéances électorales. Elle se veut un temps fort de proximité avec les communautés locales en prélude à la conquête des territoires ruraux, longtemps relégués en marge de l’action publique.

Le Front Camerounais choisit de donner le coup d’envoi de sa mobilisation politique à Ngambè, localité à forte charge symbolique, marquée par une histoire politique et sociale structurante pour le Cameroun.

« Jadis pôle dynamique de la Sanaga-Maritime, Ngambè comme de nombreuses communes, est aujourd’hui confrontée à un profond déclin, conséquence d’une gouvernance locale insuffisamment efficace. La commune s’est progressivement vidée de ses forces vives, faute de perspectives pour la jeunesse. Notre ambition est d’envoyer un signal fort, à Ngambè comme dans l’ensemble des territoires où nous implanterons nos Conseils d’arrondissement. Nous voulons faire de ces communes de véritables pôles de vie, où l’on choisit de rester, d’investir et de construire.

Les populations, en milieu rural comme urbain, attendent une alternative crédible, qui ne se limite pas aux promesses électorales, mais propose des réponses concrètes en matière d’accès à l’emploi, d’employabilité rurale, d’entrepreneuriat local et de valorisation des territoires. Nous sommes donc porteurs d’une offre politique sérieuse, structurée et orientée vers les résultats », a déclaré Chantale Kambiwa, Présidente du Front Camerounais.

Concrètement à Ngambè, le Front Camerounais va fédérer les forces vives locales afin de constituer un Conseil d’arrondissement représentatif, composé notamment de jeunes leaders et de femmes engagées, capables d’impulser des transformations concrètes en matière d’employabilité des jeunes, de structuration de chaînes de valeur locales durables et de désenclavement de la commune et de ses villages riverains.

Depuis le début de l’année, le Front Camerounais mène une campagne visant à encourager les jeunes et les femmes à s’inscrire massivement sur les listes électorales. Parallèlement, un programme de formation d’observateurs locaux est en cours de déploiement afin de contribuer à la transparence, à la crédibilité et à l’intégrité du processus électoral lors des élections locales de 2026.

À propos du Front Camerounais

Le Front Camerounais est un mouvement politique et citoyen engagé pour le progrès, l’unité nationale et le développement du Cameroun, fondé sur les valeurs de démocratie, de transparence, d’inclusion et de décentralisation effective. Fondé en 1994, le parti a pris une part active aux luttes de l’opposition à l’aube du multipartisme.

À l’issue de son quatrième congrès tenu en novembre 2023, Chantal Kambiwa a accédé à la présidence du parti. Sous son leadership, le Front Camerounais a renforcé ses structures administratives et juridiques, consolidé son positionnement sur l’échiquier politique national et rejoint, en décembre 2024, l’Internationale Socialiste lors du Conseil tenu à Rabat (Maroc), marquant son inscription durable dans les réseaux politiques progressistes internationaux.

Contact presse : NSELEL Jean Christian Bernard – 691 021 763
Site web : frontcamerounais.com

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Maïs : le Cameroun cible une production de 6 millions de tonnes (+150%) dès 2030, grâce au FIDA et la Banque mondiale

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Maïs : le Cameroun cible une production de 6 millions de tonnes (+150%) dès 2030, grâce au FIDA et la Banque mondiale
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(Investir au Cameroun) – La production du maïs au Cameroun est projetée à environ 6 millions de tonnes en 2030, selon les prévisions d’Agriconnect, initiative lancée le 21 octobre 2026 à Yaoundé par le gouvernement camerounais, en partenariat avec la Banque mondiale. Ce chiffre est contenu dans un communiqué publié par le Fonds international de développement agricole (FIDA), également partie prenante d’Agriconnect aux côtés du gouvernement et de l’institution de Bretton Woods.

Portée par la Banque mondiale, Agriconnect vise «à aider les petits producteurs et productrices agricoles à passer d’une agriculture de subsistance à une production générant des surplus commercialisables, notamment en renforçant les organisations de producteurs, l’accès aux marchés et au financement, les solutions numériques et la participation du secteur privé dans les systèmes alimentaires», explique le FIDA. L’initiative cible huit chaînes de valeur au total : le riz, le maïs, le manioc, le palmier à huile, le cacao, le soja, l’élevage laitier et l’aquaculture.

Avec un objectif de production annoncé à 6 millions de tonnes en 2030, le Cameroun vise une augmentation de sa production de maïs de 150% en cinq ans. En effet, selon les données du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, la production de cette céréale a atteint 2,4 millions de tonnes dans le pays, en hausse de près de 3,5% en glissement annuel.

Le maïs, une céréale stratégique au Cameroun

La demande nationale oscille officiellement tourne autour de 2,8 millions de tonnes chaque année. Le déficit est souvent comblé par les importations, effectuées généralement par les entreprises brassicoles et les unités agropastorales. Le maïs est une culture d’une importance stratégique au Cameroun : officiellement, six millions de personnes interviennent dans la chaîne de valeur, faisant de cette culture un gisement d’emplois. De plus, cette céréale est à la fois un produit de grande consommation, une matière première industrielle et agropastorale, ainsi qu’un produit d’exportation.

Dans une étude relative au positionnement stratégique de la filière fabrication des produits à base de céréales au Cameroun, le Bureau de mise à niveau des entreprises (BMN) – dissout à la faveur de la réforme de la Société nationale d’investissements (SNI) – révèle que le maïs est la 3e denrée alimentaire produite au Cameroun, après le manioc et la banane plantain. Il est, en même temps, la céréale la plus consommée dans le pays, «loin devant le riz et le sorgho», apprend-on.

A en croire l’étude, les plus gros consommateurs de maïs se recrutent dans la partie septentrionale, où les céréales font partie des habitudes alimentaires. Dans le détail, chaque habitant des régions du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Adamaoua consomme en moyenne 80 kg de maïs par an en zone rurale, contre 60 kg en moyenne en zone urbaine. Le volume de consommation dans la partie méridionale – exception faite des régions du Nord-Ouest et de l’Ouest où la consommation atteint 50 kg par an et par habitant – du Cameroun oscille entre 6 et 8 kg par an et par habitant, selon l’étude du BMN.

Environ 58% de la production destinée à la consommation humaine

En plus de la consommation humaine qui capte environ 58% de la production nationale, selon le BMN, le maïs est une matière première pour l’industrie brassicole et l’alimentation animale. Ces deux activités consommeraient respectivement 2% et 16% de la production nationale. Le maïs permet notamment de produire le gritz de maïs, un intrant de production de la bière, et constitue 80% de la provende, aliment fabriqué industriellement pour nourrir les animaux d’élevage – volailles, porcs, lapins, bétail.

Par ailleurs, soutient l’étude du BMN, 23% de la production du maïs du Cameroun est exporté. Ces ventes à l’international sont concentrées dans la Cemac, espace économique regroupant le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la RCA. Les cinq autres pays de cette communauté captent jusqu’à 500 000 tonnes de maïs camerounais chaque année, apprend-on.

Au demeurant, alors qu’il exporte une bonne partie de sa production vers les pays voisins, le Cameroun – les agro-industries notamment – importe la même céréale à cause des coûts jugés plus attractifs. Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), les importations de maïs ont fortement progressé au Cameroun depuis l’année 2023. Cette année-là, les achats de cette céréale à l’international ont bondi de 229% en glissement annuel, s’établissant à 39 991 tonnes pour une dépense de 7,8 milliards de FCFA.

Les importations menacent la production locale

En 2024 et 2025, les achats de maïs à l’étranger ont été encore plus importants, selon le statisticien public : 81 233 tonnes pour une dépense d’un peu plus de 11 milliards de FCFA en 2024, avant un léger fléchissement à 72 586 tonnes pour des dépenses d’importation de 10,2 milliards de FCFA en 2025. Ce regain des importations survient dans un contexte marqué par le renforcement des initiatives gouvernementales de soutien à la production locale et la mise en service, en 2021, d’une maïserie de 18 milliards de FCFA construite par le groupe Castel. Cette unité de production de gritz de maïs est adossée à un programme d’encadrement des producteurs locaux visant à augmenter la production locale.

La montée en puissance des importations est non seulement source d’évasion de devises et de détérioration du déficit commercial du pays, mais aussi un frein à la commercialisation de la production locale, en raison du prix très compétitif du maïs importé. Illustration : dans une correspondance adressée le 8 mai 2026 à son homologue du ministère de l’Agriculture, Gabriel Mbairobe, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, plaide pour une suspension des importations de maïs par le Cameroun. Cette requête fait suite, apprend-on, aux plaintes des producteurs locaux dénonçant la mévente de leurs produits.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

13-05-2026 – Maïs : Luc Magloire Mbarga Atangana plaide pour la suspension des importations face à la mévente de la production locale

25-11-2025 – La filière maïs sous pression, entre déficit structurel et coûts de production élevés

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Ebolowa–Akom 2–Kribi Road Construction: On-site Operations Ongoing

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While the project’s donors have provided assurance regarding the entry into force of the loan agreement signed last May, teams from ICM are stepping up […]

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