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Investissements publics : 50 milliards FCFA non consommés par les CTD en 5 ans

ange1poireau

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Investissements publics : 50 milliards FCFA non consommés par les CTD en 5 ans
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Cela peut paraître paradoxal au regard de l’immensité des besoins au niveau local. Mais, les Collectivités territoriales décentralisées (CTD) peinent donc à consommer l’intégralité des fonds qui leur sont transférées pour financer leurs projets d’investissement.

Selon le constat fait par le ministère des Finances (Minfi), dans le document annexe relatif à la décentralisation de la loi de finances 2026, le niveau d’exécution de la Dotation générale de la décentralisation (DGD), volet investissement reste en dessous de 90% de la dotation programmée, ce qui correspond à un report de charges sur les exercices suivants d’au moins 10 milliards de FCFA au terme de chaque exercice budgétaire pour la prise en charge des dépenses des projets contractualisés mais dont les travaux n’ont pas été achevé au cours de l’exercice, ce qui correspond à un montant cumulé de 50 milliards de FCFA en 5 ans.

 Le Minfi explique cette situation s’explique par certaines difficultés qui impactent le taux d’exécution des projets programmés. Notamment la maturité insuffisante de certains projets inscrits dans le budget d’investissement public (BIP) des CTD ; l’appropriation insuffisante des procédures relatives au code des marchés publics et sur la maturation des projets d’investissement public par certains acteurs de la chaine de l’exécution des projets du BIP dans les CTD.

Mais également, la lourdeur du processus de correction des erreurs sur les autorisations de dépenses en particulier quand la correction nécessite une annulation de l’autorisation de dépenses ; la crise sécuritaire dans certaines régions qui ralentit le rythme d’exécution de certains projets et impacte l’engouement des entreprises à soumissionner aux appels d’offres et la collaboration insuffisante entre les exécutifs communaux et les services déconcentrés concernés.

DES MESURES CORRECTIVES MISES EN PLACE

Pour pallier ces difficultés et accompagner les CTD pour une exécution optimale de la DGD volet investissement, l’on apprend que des mesures sont entreprises. Notamment, pour stimuler les CTD à l’exécution optimale de leur dotation, le MINEPAT a institué en 2025 les « Awards des communes modèles dans l’exécution des projets financés par la DGD volet investissement ». Tout comme l’on a introduit le critère de performance dans l’exécution dans la nouvelle méthodologie de répartition des ressources transférées aux CTD.

Pour endiguer les effets de la crise sécuritaire dans certaines régions, le MINEPAT accorde un appui financier sécuritaire aux cadres de concertation pour la bonne exécution des projets dans les régions concernées pour faciliter le suivi de l’exécution des projets ; pour optimiser la préparation des projets sélectionnés. Aussi, des renforcements de capacités au profit des CTD sont envisagés dans le cadre de la vulgarisation du décret de 2025 sur la maturation des projets pour une meilleure appropriation du processus de maturation. La réforme sur la méthodologie de répartition des CTD, précise-t-on, devrait permettre d’envisager sur un triennat une prévisibilité des ressources dont pourrait être bénéficiaire une CTD.

Cela permettrait aux CTD dimensionner le portefeuille et les coûts des projets à préparer en adéquation des projections de dotations. Pour une fluidité dans la modification des autorisations de dépenses, les dispositions de la circulaire du Minfi sur l’exécution du budget en matière de modification des autorisations de dépenses des CTD, informe-t-on, ont été améliorées pour permettre la modification des autorisations de dépenses au niveau local à l’exception de certains cas exceptionnels, notamment les cas nécessitant absolument une annulation de l’autorisation de dépenses ou en cas de changement de projet.

Pour un suivi optimal des projets, un nouveau décret sur les comités de suivi participatif de l’exécution physico-financière des projets d’investissement a été signé en 2025. Ce décret intègre désormais les régions dans le dispositif des comités de suivi, mais réorganise surtout les instances chargées de suivre au niveau local l’investissement public des CTD.

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Le Port Autonome de Douala rétablit SGS mais maintient Transatlantic

ange1poireau

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Le Port Autonome de Douala rétablit SGS mais maintient Transatlantic
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L’affaire de scanning des marchandises au Port de Douala-Bonabéri connaît un nouveau développement. Le Directeur Général du Port Autonome de Douala (PAD) a décidé de suspendre une partie des opérations sécuritaires d’inspection par scanner réalisées transatlantic d. s.a. qui a pris en main cette activité le 2 janvier 2026.

Dans une correspondance datée du 16 février 2026, Cyrius Ngo’o demande au DG de Transatlantic D, de limiter ses interventions « à l’inspection par scanner du reste des flux import/export, marchands et non-marchands, qui ne sont pas opérés par la société SGS S.A. Il s’agit en particulier, d’une part, du trafic vrac solide non-conteneurisé traité dans les autres terminaux et. D’autre part, des véhicules, des conteneurs vides et des conteneurs hors-gabarit débarqués au Terminal à Conteneurs », détaille le DG du PAD. Cette injonction avec effet à compter de la date dudit courrier « jusqu’à nouvel ordre », consiste à mettre en œuvre les directives du premier ministre, précise le management du PAD.

Cette décision rétablit dans ses droits la Société générale de surveillance (SGS) tel que recommandé par le gouvernement. L’entreprise suisse va donc poursuivre l’inspection des conteneurs tandis que Transatlantic D dont le contrat avec le PAD portait sur le 100% scanning, soit l’inspection de toutes les marchandises passant par le port tant à l’importation qu’à l’exportation quel que soit leur mode de conditionnement va limiter son intervention aux autres marchandises non couverts par SGS. Le PAD maintient donc son contrat avec Transatlantic D.

En rappel, le contrat de concession liant le Port Autonome de Douala à Transatlantic D porte sur une durée de 25 ans avec rétrocession des actifs. L’un des motifs avancés par le PAD pour ce changement était la modernisation et l’alignement aux meilleures normes internationales en matière de sécurité et de sûreté portuaire. Le nouvel opérateur devait donc mettre en place un dispositif mobile de dernière génération permettant une transmission rapide des informations à la Douane et aux autres acteurs de la chaîne d’import/export.

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Télévision: Consty Eka est mort

ange1poireau

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Télévision: Consty Eka est mort
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La rumeur s’est finalement confirmée: Consty Eka est mort. Le roi de la télé s’est éteint ce 16 février 2026 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Selon des informations rapportées par le lanceur d’alertes Paul Chouta,  »il était pourtant au bureau et bien portant ce lundi à Abidjan, jusqu’à ce qu’il commence à vomir du sang ». C’était ainsi la fin qui s’annonçait pour l’animateur télé. « Conduit à l’hôpital, il a tiré sa révérence  », souligne-t-il.

Né sous le pseudonyme Constantin Ekani, celui qui se faisait appeler  »le roi de la télévision ». Et de fait, l’animateur télé avait fait les beaux jours de la télévision tant dans son pays qu’en Côte d’Ivoire. Et déjà, c’est une pluie de réaction qui tombe sur les réseaux sociaux. Telesphore Mba Bizo, journaliste en service au poste national de la Crtv, garde de l’homme un souvenir inoubliable : « Consty Eka, le Roi de la télé, révèle le groupe de mon frère aîné, Aimey Bizo, considéré comme le premier boy’s band du Cameroun, Star System, en 1986, dans le programme Music Video Show. La diffusion fut marquée par la puissance de “U Can’t Touch This”, le tube emblématique et unique de la carrière de MC Hammer ». Mireille Fomekong, n’en revient pas: « La mort… Cette visiteuse imprévisible, toujours inopportune, qui s’invite sans frapper et laisse derrière elle le fracas du silence.
Consty… mon Ami, mon grand frère, mon soutien secret… », se lamente la communicatrice.

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Cameroun : Sauver le système de santé de la vulnérabilité

ange1poireau

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Cameroun : Sauver le système de santé de la vulnérabilité
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Par Louis Marie Kakdeu

La vulnérabilité des Camerounais ne résulte pas d’une fatalité tropicale mais, de choix politiques défaillants, d’investissements insuffisants et d’un déficit éducatif criant.

Au Cameroun, le gouvernement actuel se concentre sur les soins au niveau des hôpitaux. Il ne travaille pas à ce que le nombre de personnes qui arrivent à l’hôpital soit réduit. Ainsi, il néglige la prévention (approche one health) et il opte pour la construction centres de santé sans plateaux technique.

Et dans ces centres de santé, trois services retiennent le plus d’attention : il s’agit de la morgue en première position, de la pharmacie en deuxième position et du bloc opératoire en troisième position. Ce sont les trois services les plus rentables dans nos hôpitaux à tel point que le marché des gerbes de fleurs et des cercueils florissent dans les environs des hôpitaux. L’on note aussi que le business des médicaments dans les hôpitaux est très capitaliste et en défaveur des malades. Et pour faire fonctionner les laboratoires, la pratique est de prescrire automatiquement une batterie d’examen aux patients qui ont la malchance de venir simplement en consultation.

Un autre choix politique est possible. Celui d’investir massivement dans la santé publique (prévention) pour mettre le système au service des citoyens. Mieux vaut prévenir que guérir. La vaccination, l’assainissement, l’éducation sanitaire, la lutte contre les vecteurs de maladies doivent devenir des priorités. Il faut faire le choix d’œuvrer pour que moins de citoyens tombent malades.

On ne peut pas travailler à construire encore et encore plus de prisons ; il faut travailler pour réduire l’incivisme. Il ne faut pas travailler pour construire encore et encore plus des centres de santé ; il faut investir pour réduire le nombre de malades qui ont besoin des hôpitaux. Et c’est un choix politique à faire.

C’est vrai que les responsables locaux font face aux contraintes de trésorerie et font payer aux malades. Il faut aussi dire que sans moyens adéquats, aucune amélioration n’est possible. Les États africains doivent respecter leur engagement d’Abuja et consacrer au moins 15% de leur budget à la santé. Cela implique des choix budgétaires courageux : moins de dépenses de prestige, plus d’investissements sanitaires. Aussi, il faut former massivement du personnel médical et créer des conditions attractives pour le retenir : salaires décents, environnement de travail, possibilités de recherche, reconnaissance sociale.

Pour le citoyen, il lui faudra une couverture sanitaire universelle et cette sécurité sociale. Chaque citoyen devra pouvoir accéder à des soins de qualité sans risquer la ruine financière. Les expériences de pays comme le Rwanda montrent que c’est possible, même avec des ressources limitées. L’on ne peut pas oublier de mettre l’accent sur le développement de la recherche médicale africaine. Le patrimoine génétique africain reste inexploité dans sa totalité. L’Afrique ne peut rester éternellement dépendante de la recherche étrangère. Elle doit développer ses propres capacités de recherche, adaptées à ses maladies spécifiques.

Il n’existe pas de système de santé au Cameroun ; il existe un système de soins. Tant que le Cameroun n’aura pas construit un système de santé robuste, elle restera à la merci de la prochaine épidémie. La santé n’est pas qu’une question humanitaire. C’est un investissement économique et un impératif de développement. Un peuple malade ne peut construire son avenir. Les camerounais sont malades pour l’essentiel ; ils ne sont pas aptes à construire l’avenir de leur pays.

L’urgence est signalée

Louis-Marie KAKDEU, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National SDF

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