Actualités locales
Cameroun : Joseph Espoir Biyong quitte le PCRN, puis le PDC pour le FSNC

Le sixième adjoint au maire de Douala 5è a annoncé ce matin son engagement à rejoindre le parti d’Issa Tchiroma Bakary, le leader qu’il soutient depuis la fin de l’élection présidentielle de 2025.
Joseph Espoir Biyong, après avoir tourné la page la page du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), formation politique sous la bannière de laquelle il a été élu adjoint au maire de Douala 5è s’en va aussi du Parti les démocrates camerounais. Il avait rejoint le FDC après l’annonce de sa démission du PCRN rendue publique en 2021. Ce 03 février 2026, le maire lâche la nouvelle que ses précédentes publications annonçaient déjà. « Je suis ravi d’annoncer que j’ai décidé de rejoindre le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) en tant que militant », déclare l’homme politique sans insister sur les motifs de son départ ou les raisons de son nouvel engagement.
La nouvelle présuppose que Joseph Espoir Biyong a définitivement quitté le parti des Démocrates camerounais et s’engage dans la mouvance du changement menée par Issa Tchiroma Bakary, candidat qui revendique sa victoire à la présidentielle d’octobre 2025. La surprise n’est pas aussi grande pour les observateurs et analystes avisés de la scène politique nationale. Depuis la tenue de la dernière présidentielle au Cameroun, Joseph Espoir Biyong exprime un attachement indéfectible au leader du FSNC. Il a défendu bec et ongle, dans les médias classiques et sociaux, la victoire de Tchiroma au point d’être convoqué à la préfecture de Bonanjo à Douala pour son zèle immodéré en faveur de l’ancien ministre.
LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ
Sans annoncer de manière claire son retrait de l’ancien parti, l’homme politique affichait déjà en mondo vision ces derniers mois son alignement derrière le président national du FSNC en exil en Gambie. En janvier dernier, au cours d’une sortie médiatique il a annoncé son retrait des élections législatives et municipales que le pays s’apprête à organiser. Ce, en conformité avec la décision de Issa Tchiroma qui a donné le mot d’ordre à son parti le FSNC de boycotter ces élections en signe de protestation et de résistance contre la « confiscation du pouvoir » par un régime qui selon lui, a perdu l’élection présidentielle. L’adjoint au maire qui ces derniers temps déclarait encore qu’il n’avait plus de vie, fonde ses espoirs sur le nouveau parti auquel il adhère.
Cependant, en rejoignant le FSNC qui boycotte les élections, Joseph Espoir Biyong affiche une certaine incohérence. Il était de ceux qui critiquait le président du MRC, le Pr Maurice Kamto, d’avoir décidé de boycotter les législatives et municipales du 09 février 2020. Ce qui a barré la voie à plusieurs cadres du parti qui avaient l’intention de se présenter auxdites élections. Aujourd’hui il s’aligne derrière un autre leader qui prend la même décision. Cette évolution montre bien qu’en politique, les leaders peuvent revoir leurs convictions avec le temps.

Actualités locales
Maurice Kamto vante la vitalité du MRC avec de nouvelles adhésions !

Maurice Kamto, président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a vanté la vitalité de son parti malgré des départs ces derniers mois.
Dans une vidéo diffusée par Afrik.inform, Maurice Kamto, entouré de quelques militants habillés aux couleurs du MRC, revient sur le parcours du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Pour le leader du parti, en douze ans d’existence, le parti de l’opposition est resté droit dans ses bottes depuis sa naissance.
«Personne ne pouvait imaginer que le MRC sera encore debout. Depuis 2020 en particulier, on nous a annoncé fini, mais nous sommes plus que jamais debout« , a déclaré Maurice Kamto. À en croire l’ancien candidat à la présidentielle, les nouvelles adhésions illustrent la vitalité du parti.
«Le nombre d’adhésions au MRC est spectaculaire. Il y a une vitalité extraordinaire« , a expliqué Maurice Kamto. Il a saisi l’occasion pour demander aux militants de son parti de rester mobilisés et déterminés pour poursuivre le combat pour la conquête du pouvoir d’État.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
une mine d’or à ciel ouvert, mais sans règles du jeu

Entre jeunes débrouillards, ONG et tonnes de déchets, le secteur du recyclage explose sans un cadre légal ni financement.
Douala, sur la décharge de Nkomba, à l’aube, ils sont déjà plus de 100 jeunes. Gants troués, sacs de jute sur le dos. Ils trient. Plastique, métal, verre. Ici on appelle ça le travail. Ailleurs on appellerait ça le recyclage. Au Cameroun, c’est une niche qui pèse déjà des milliards de francs CFA, mais qui vit et demeure dans l’informel.
Le Cameroun produit plus de 5,5 millions de tonnes de déchets par an. Seulement 20 % sont collectés correctement. Le reste finit dans les rues, les rivières, et l’océan. Et pourtant derrière ce chaos se trouve une économie. Selon le Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et développement durable, MINEPDED, le marché du recyclage pourrait générer plus de 150 milliards FCFA par an et créer près de 100 000 emplois directs. Avec des fillers qui marchent déjà.
Le plastique avec des PME installées à Douala et Yaoundé qui transforment les sachets plastiques et autres déchets en pavés, poubelles et tuyaux. Le métal ou ferraille racheté à 250 le kg et revendu aux fonderies, qui alimentent 60 % de la production de fer à béton locale. Le verre et le papier très importants pour les brasseries et les imprimeries qui rachètent les bouteilles et les cartons pour un second usage.
« On gagne entre 50 000 et 150 000 FCFA par mois », témoigne Blaise, un jeune de 24 ans, récupérateur à Bonaberi, « le problème c’est juste qu’on travaille sans protection et la mairie nous chasse tout le temps ».
Le talon d’Achille, zéro encadrement
Malgré le potentiel, le secteur étouffe sous la loi-cadre de 1996 sur l’environnement, qui demeure très générale. Aucun texte ne définit le statut de recycleur ou les normes de collecte. Aussi le manque de financement, les banques ne prêtent pas aux ramasseurs, et les machines de broyage coûtent 15 à 40 millions F CFA, le secteur fait face à une concurrence déloyale, les produits importés neufs coûtent moins cher que le made in recyclé à cause des taxes, et plus grave le manque de tri des déchets par les ménages qui mélangent tout. Résultat, les entreprises dépensent plus d’argent.
« On est des entrepreneurs, mais l’État nous traite comme des mendiants ». Déplore Mme Fonning, promotrice d’une unité de recyclage au quartier Biyem-Assi à Yaoundé, « donnez-nous un statut, des exonérations et des zones de collectes, et vous verrez ».
Des initiatives qui forcent le respect
Malgré toutes les difficultés, le secteur prend de l’ampleur grâce aux jeunes et aux ONG, à l’exemple de Mané Recycling à Douala qui transforme 5 tonnes de plastique par jour en pavés et qui a déjà pavé 3 rues de la ville. Le projet École verte qui encourage les écoles à échanger 1 kg de plastique contre des cahiers, et de nombreuses start-ups qui, par des applications, mettent des ménages en contact avec les récupérateurs. Malheureusement, le problème majeur repose essentiellement sur la pérennité des projets généralement financés par des ONG étrangères dont la fin des financements oblige automatiquement à l’arrêt des activités.
Les attentes du secteur du gouvernement
Les acteurs du recyclage ont trois revendications pour la loi sur l’économie circulaire promise depuis 2022. Un statut juridique afin de reconnaitre et protéger les récupérateurs et PME, un Fonds de soutien pour l’exonération de la TVA et l’octroi des micro-financements, enfin, l’application de la consigne de la responsabilité qui oblige les entreprises et les industries à reprendre leurs emballages sur le marché après usage.
«On ne demande pas l’aumône, on demande des règles», rassure le président du Réseau Camerounais pour le Recyclage (RCR).
La poubelle deviendrait-elle finalement une solution ?
À l’heure où le Cameroun parle de la deuxième génération et d’emplois verts, le recyclage est le test. C’est sale, c’est difficile, mais c’est rentable. Et surtout c’est urgent : en 2030, Douala produira 2 fois plus de déchets. «La poubelle de quelqu’un est l’usine de quelqu’un d’autre», dit Blaise en remplissant son sac. Il reste juste à l’État de décider s’il veut transformer des sacs en usines ou laisser la mine d’or pourrir dans la rue au grand malheur des populations.
Et d’après la Banque mondiale, une tonne de déchet plastique recyclé vaut 3 tonnes de CO2 évitées plus emplois créés.
CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com
Actualités locales
Désenclavement agricole: six contrats de 3,8 milliards de FCFA pour réhabiliter 136 km de routes rurales dans l’Adamaoua

(Investir au Cameroun) – Le Projet de développement rural des régions du Nord et de l’Adamaoua, volet Infrastructures rurales I et II (PDR-NA-IR), a attribué six marchés d’un montant cumulé de 3,771 milliards de FCFA. Les travaux portent sur la réhabilitation de 136,3 km de routes communales, tous situés dans la région de l’Adamaoua, selon les résultats de l’appel d’offres publiés par la coordination du projet.
D’une durée d’exécution de 15 mois, les contrats comprennent la réfection de routes en terre, la réalisation d’ouvrages d’art et la mise en œuvre de mesures contre l’érosion. Rapporté arithmétiquement au linéaire concerné, leur montant représente environ 27,7 millions de FCFA par kilomètre. Ce ratio ne constitue toutefois pas un coût uniforme, la nature et l’importance des ouvrages variant selon les axes.
Mbé concentre près des deux tiers des marchés
La commune de Mbé concentre 87,3 km de routes et 2,395 milliards de FCFA de contrats, soit près de 64 % du montant total attribué.
Ets Groupe FX obtient 1 milliard de FCFA pour réhabiliter l’axe Mbé–Sassa Mbarsi, long de 42,3 km. Engineering Company Ltd reçoit également 1 milliard pour les 27 km reliant Sassa Mbarsi à Loumounang. Le groupement Sonogeb/Alpha Abdoul réalisera, pour 395 millions de FCFA, les travaux sur la route Tchabal Falensa–Lawan, longue de 18 km.
Dans la commune de Bélel, située dans le département de la Vina, Afric Contractor décroche 638 millions de FCFA pour 25 km de routes reliant notamment Bel-Kitani, Roumedjaoro et Djokodji-Gasol-Bakari Bata. L’appartenance de Bélel à l’Adamaoua est confirmée par le site officiel de la commune.
À Ngaoundéré III, Socat Sarl obtient 260 millions de FCFA pour réhabiliter les 9 km de l’axe Tchabal–Ngaoundéré. Sotraric Sarl réalisera les travaux sur les 15 km reliant Bini-Ndougi à Hangloa, pour 478 millions de FCFA.
Un quart du financement pour 13 % de l’objectif routier
Le PDR-NA-IR vise la réhabilitation de 1 044 km de routes communales dans les régions du Nord et de l’Adamaoua. Les 136,3 km nouvellement attribués représentent ainsi environ 13 % de cet objectif.
Le projet bénéficie de 21 millions d’euros apportés par la coopération allemande à travers la KfW, soit environ 13,78 milliards de FCFA. La contribution camerounaise atteint 2 millions d’euros, portant le financement annoncé à 23 millions d’euros, environ 15,09 milliards de FCFA.
Les six marchés absorbent donc l’équivalent de 25 % de cette enveloppe globale. Une comparaison directe reste néanmoins délicate : le programme ne finance pas seulement les chaussées, mais également les ouvrages de franchissement, les dispositifs antiérosifs et différentes mesures d’accompagnement.
Piloté par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, le projet doit faciliter l’accès des producteurs agricoles et pastoraux aux marchés. Il cible particulièrement les petits exploitants, les femmes et les jeunes. Ces effets demeurent cependant des objectifs : leur réalisation dépendra de l’achèvement des travaux, de la praticabilité permanente des axes et de leur entretien ultérieur. L’ARMP confirme que le programme est financé par l’Allemagne à travers la KfW et placé sous la maîtrise d’ouvrage du Minader.
Une échéance à clarifier
Une fiche de présentation publiée par le Minader fixait initialement la durée du projet du 1er août 2021 au 1er août 2026. L’attribution de marchés assortis d’un délai de 15 mois suppose donc une prorogation du programme ou l’adoption d’un nouveau calendrier.
En fonction de la date des ordres de service, les travaux pourraient se poursuivre jusqu’en 2027. La coordination du projet devra préciser la nouvelle échéance, ainsi que le linéaire déjà réhabilité sur l’objectif global de 1 044 km.
Ludovic Amara
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales5 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














