Actualités locales
Sérail : ces fossoyeurs de l’Undp

Au lieu de se consacrer pleinement à l’Undp et à son candidat Bello Bouba lors de la présidentielle, certains imminents membres et visages publics du parti ont préféré passer leur temps à s’occuper amoureusement du Fnsc et du Mrc, clame l’analyste Ousmanou Magadji.
«Rappelons que le Mrc n’était même pas en lice pour cette élection, et que l’adversaire véritable était le Rdpc et Paul Biya, et non le Fnsc. Pourtant, ils ont concentré leurs attaques sur les partisans du MRC, souvent sur des bases tribales. Ces visages publics de l’Undp et leurs discours portent une lourde responsabilité dans l’échec de à la présidentielle de Bello Bouba. Ils fonctionnent comme au RDPC : soit tu es avec eux, soit tu es leur ennemi. Mais si tu es du Rdpc, ils te ménagent. Avec de telles attitudes et discours, il va de soi que l’Undp sombrera davantage s’ils ne changent pas. Leur image est devenue un repoussoir qui mine la crédibilité du parti», soutient-il.
«Dans leur entendement, l’Undp serait leur propriété privée, et il faudrait leur prêter allégeance pour oser parler du parti ou de Bello Bouba. Dans leur maladresse infinie, ils croient qu’il faut recevoir leur onction pour appartenir à ce parti qu’ils ont eux-mêmes ruiné par leurs discours et comportements qui divisent les Camerounais et émiettent le parti. Pour eux, la politique se réduit à une haine viscérale. Il faudrait être un louangeur de l’Undp et de Bello pour être jugé digne de fréquenter le parti», ajoute-t-il.
«Ils ont lamentablement échoué et refusent d’apprendre de leur défaite. Ce sont pourtant eux qui osent se prendre pour les recruteurs du parti, se croyant supérieurs et omniscients. Par manque de créativité intellectuelle et politiques, des problèmes relationnels entre Bello Tchiroma, ils en ont fait un programme politique. Voilà la petitesse d’esprit où se réduit des idéologues d’un grand parti politique comme l’Undp», ajoute-t-il.
«Personnellement, je suis libre de militer dans un parti de mon choix, et si l’UNDP est celui-là, personne ne peut m’en empêcher. Même pas les fossoyeurs donneurs de leçons du parti. L’UNDP doit renaître avec des nouveaux visages et discours, une nouvelle dynamique. Et ce ne sont pas ceux-là même qui l’ont enterré qui peuvent donner un nouvel élan à l’UNDP ni redorer son blason. Ils ont montré leur limite, et doivent penser au mal qu’ils ont fait au parti, accepter leur échec et partir sur de nouvelles bases. Se taire c’est rendre service à l’UNDP et Bello Bouba, que j’appelle affectueusement “ Le père Tranquille”», conclut Ousmanou Magadji.
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Actualités locales
Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe

Teungueth FC est déjà au Cameroun. Le club sénégalais est arrivé il y a quelques heures à Yaoundé en provenance de Dakar. C’est en vue du match retour du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF.
En effet, Malick Daf et ses coéquipiers ne sont pas en villégiature au pays de Samuel Eto’o. Ils sont en mission commando après le faux pas du stade Léopold Sédar Senghor au match aller.
Au match aller, Colombe sportive du Dja et Lobo était allé brûler la politesse à Teungueth FC à Dakar (0-2). Les Sénégalais veulent rattraper cet écart au tableau d’affichage. Cette rencontre promet des étincelles dans la cuvette du stade Omnisports Ahmadou Ahidjo. Avant l’échéance, les joueurs sénégalais sont conscients de l’enjeu. Ils ont trois jours pour peaufiner leur plan de bataille.
Teungueth FC et Colombe sportive du Dja et Lobo sont à 90 minutes de la phase de groupe de la Ligue des champions. Richard Towa est prévenu. Le technicien camerounais devra trouver les moyens nécessaires pour relever le défi herculéen qui s’annonce. On s’attend à une belle confrontation entre deux équipes aux styles différents.
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Actualités locales
Datacenters : la Déclaration de Yaoundé vise l’hébergement local de 100 % des données publiques critiques d’ici 2030

(Investir au Cameroun) – La Déclaration de Yaoundé sur l’e-gouvernance et l’intelligence artificielle en Afrique, adoptée le 17 octobre 2026 à l’issue du salon E-Gov’A, propose aux États africains de tendre vers 100 % d’hébergement sur leur territoire des données publiques classifiées critiques ou souveraines à l’horizon 2030. Cette orientation pourrait ouvrir de nouveaux débouchés aux exploitants de datacenters et aux fournisseurs de services cloud, à condition d’être reprise dans les politiques nationales.
Le texte recommande aux administrations de privilégier l’hébergement national de leurs données. Lorsque les capacités locales sont insuffisantes et que la nature des informations le permet, il préconise le recours à des infrastructures installées dans un autre pays africain plutôt qu’à des prestataires hébergeant les données hors du continent. Cette préférence est résumée par le principe « Local First, African First ».
Pour les entreprises du secteur, une telle orientation pourrait se traduire par une augmentation de la demande de stockage, de sauvegarde, de traitement et de sécurisation des données administratives. La Déclaration encourage à cet effet les investissements publics et privés dans les centres de données, les capacités de calcul et les services cloud, ainsi que le développement d’infrastructures régionales mutualisées.
Au Cameroun, des capacités d’hébergement existent déjà
Le Cameroun dispose de plusieurs infrastructures susceptibles de répondre à une partie de ces besoins. L’opérateur public Camtel exploite notamment un datacenter à Zamengoé, près de Yaoundé, qui propose des services d’hébergement local. À Douala, l’entreprise ST Digital dispose également d’un centre de données destiné aux entreprises et aux administrations. Cette dernière infrastructure avait fait l’objet d’une visite de la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, en juillet 2025.
La Déclaration pourrait donc intéresser des opérateurs déjà présents sur le marché camerounais. Elle ne permet toutefois pas de déterminer si leurs capacités actuelles suffiraient à satisfaire un objectif d’hébergement national généralisé pour les données publiques critiques.
Pour mesurer les investissements nécessaires, il faudrait d’abord connaître le volume des données administratives concernées, leur localisation actuelle, leur sensibilité et les capacités techniques disponibles. Les éléments rendus publics par les organisateurs du salon ne fournissent pas ces informations. Ils ne comportent pas non plus d’enveloppe financière spécifique au Cameroun, ni de calendrier national de construction de nouveaux datacenters.
L’objectif de 2030 reste, à ce stade, une orientation proposée aux États. Son adoption au cours d’un salon professionnel ne crée pas, à elle seule, d’obligations nouvelles pour les administrations africaines. Chaque pays devrait définir les catégories de données soumises à des exigences de localisation et les conditions dans lesquelles des fournisseurs publics ou privés pourraient les héberger.
Au Cameroun, cette réflexion devra également tenir compte de la loi du 23 décembre 2024 relative à la protection des données à caractère personnel. Celle-ci encadre le traitement des informations personnelles, notamment leurs transferts internationaux. La localisation des données publiques critiques soulève cependant une question plus large, puisqu’elle peut concerner des informations administratives qui ne sont pas nécessairement des données personnelles.
Pour les opérateurs de datacenters, l’ouverture éventuelle de nouveaux marchés dépendra ainsi des décisions de l’État en matière de classification des données, des budgets consacrés à leur hébergement et des exigences imposées aux prestataires. La déclaration ne constitue ni une attribution de marché ni une garantie de revenus supplémentaires pour les entreprises du secteur.
Un observatoire annoncé pour suivre les engagements
La Déclaration de Yaoundé prévoit également la création d’un Observatoire de l’e-gouvernement et de l’intelligence artificielle en Afrique. Son secrétariat permanent doit être assuré conjointement par Smart Click Africa et Digital Business Africa, les deux organisateurs d’E-Gov’A.
Cette structure aura notamment pour mission de développer un baromètre africain de l’e-gouvernance et de l’intelligence artificielle, de publier un rapport annuel et de dresser une cartographie des services publics numériques et des infrastructures associées. Les gouvernements, administrations et organisations adhérant à la Déclaration seront encouragés à retenir jusqu’à trois engagements mesurables avant la prochaine édition du salon.
Ce dispositif devrait permettre de suivre les initiatives nationales, mais les organisateurs n’ont pas encore présenté, dans leur communication publiée le 21 octobre, de portefeuille d’investissements ou de marchés publics permettant de chiffrer les retombées de l’objectif de 2030 pour les exploitants de datacenters.
Ludovic Amara
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