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Le partenariat sino-africain stimule la modernisation du Sud global (REPORTAGE)

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Le partenariat sino-africain stimule la modernisation du Sud global (REPORTAGE)
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Cette année marque le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique. Face à un contexte international complexe, la Chine et l’Afrique ont continué de puiser leur force dans l’esprit d’amitié et de coopération.

Leur quête conjointe de la modernisation a établi un exemple de coopération au sein du Sud global et ouvre de nouveaux chapitres dans la construction d’un monde meilleur pour tous.

La Chine ne cesse d’intensifier sa coopération pragmatique avec ses partenaires africains dans le cadre de l’Initiative la Ceinture et la Route. La rénovation mise à niveau pour l’ancien port de Nacala au Mozambique, l’accord de services techniques renouvelé pour la ligne ferroviaire Addis-Abeba-Djibouti, des rails du premier chemin de fer de transport lourd posés dans le désert d’Afrique, les bases de la connectivité du continent sont ainsi renforcées davantage.

Ces dernières années, la Chine a continué d’élargir l’accès à son marché pour les pays africains, en faveur d’un développement partagé. La Chine est restée la première partenaire commerciale de l’Afrique pour la 16e année consécutive, et le commerce sino-africain a dépassé pour la première fois 300 milliards de dollars entre janvier et novembre 2025.

Lors du sommet du FCSA 2024, la Chine a annoncé qu’elle accorderait un traitement tarifaire nul sur 100% des produits en provenance des pays les moins développés ayant établi des relations diplomatiques avec elle, dont 33 pays africains, devenant ainsi le premier pays en développement et l’une des principales économies mondiales à adopter cette mesure.

En 2025, la Chine a fait encore plus pour partager ses dividendes de marché, étendant le traitement aux 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques.

VERS UN SUD GLOBAL PLUS FORT

Récemment, le Collège professionnel international de commerce du Hunan a reçu une lettre d’Abreham Yimer Abate, chef exécutif du Woreda (district) 05 de la ville de Dire Dawa, en Ethiopie, exprimant son souhait de retourner en Chine cette année pour poursuivre ses études.

En 2023, M. Abate s’était rendu en Chine pour participer à un programme de formation dans le Hunan. Au cours de sa visite, où il a découvert le village de Shibadong, largement reconnu comme le berceau du concept de « lutte ciblée contre la pauvreté ».

M. Abate a observé comment ce village montagneux autrefois démuni avait connu une transformation spectaculaire grâce à un développement écologique adapté aux conditions locales. De retour dans son pays, il a tenté d’aider des communautés longtemps touchées par la pauvreté à améliorer leurs conditions de vie en s’inspirant de l’expérience acquise dans le village chinois.

L’histoire de cet Ethiopien illustre comment les pratiques chinoises en matière de réduction de la pauvreté ont inspiré les pays africains dans leurs quêtes de développement propres.

En décembre dernier, le forum des lecteurs Chine-Kenya sur « Xi Jinping : la gouvernance de la Chine » s’est tenu à Nairobi, au Kenya, et un événement promotionnel pour l’édition anglaise du cinquième volume de « Xi Jinping : La gouvernance de la Chine » a été organisé à Johannesburg, en Afrique du Sud.

La ministre à la Présidence pour la Planification, le Suivi et l’Evaluation de l’Afrique du Sud, Maropene Ramokgopa, a noté que cet ouvrage abordait plusieurs domaines clés, notamment la voie chinoise vers la modernisation, la lutte contre la pauvreté, la coopération en matière de développement mondial et l’innovation technologique.

Il constitue une source d’inspiration et offre aux pays du Sud global un éclairage précieux sur la manière dont la Chine interprète et relève les grands défis mondiaux, a-t-elle ajouté.

Humphrey Moshi, directeur du Centre d’études chinoises de l’Université de Dar es-Salam, a affirmé que la coopération sino-africaine constitue une pratique majeure pour renforcer la représentation des pays du Sud global et promouvoir l’unité ainsi que l’autonomie.

Grâce à des consultations sur un pied d’égalité et à une coopération mutuellement bénéfique, la Chine et l’Afrique favorisent conjointement la transformation du Sud global, passant de participants passifs à acteurs de l’élaboration des règles, ce qui revêt une importance essentielle pour l’amélioration du système de gouvernance mondiale, a-t-il ajouté.

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Tradex SA: 10,5 milliards FCFA de dividendes attendus après un bénéfice de 14 milliards en 2025

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Tradex SA: 10,5 milliards FCFA de dividendes attendus après un bénéfice de 14 milliards en 2025
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(Investir au Cameroun) – Les actionnaires de Tradex SA devraient se partager environ 10,5 milliards FCFA de dividendes au titre de l’exercice 2025, selon des informations obtenues par Investir au Cameroun. Cette rémunération intervient après une nouvelle année bénéficiaire pour la société, qui a dégagé un résultat net de 14,02 milliards FCFA, contre 14,89 milliards FCFA en 2024.

Malgré ce léger recul du bénéfice, l’entreprise contrôlée par la Société nationale des hydrocarbures (SNH) a poursuivi sa croissance commerciale. Son chiffre d’affaires a progressé de 4%, passant de 368,79 milliards FCFA en 2024 à 383,56 milliards FCFA en 2025. Le total du bilan s’est également renforcé pour atteindre 242,29 milliards FCFA.

Ces performances ont été arrêtées le 18 juin 2026 par le conseil d’administration de l’entreprise. Elles permettent à Tradex de maintenir une politique de rémunération attractive pour ses actionnaires, avec une enveloppe de dividendes représentant près de 75% du bénéfice net réalisé au cours de l’exercice.

La SNH devrait capter plus de 5,6 milliards FCFA

Premier actionnaire de Tradex SA avec 54% du capital, la SNH devrait capter la plus grande part de cette distribution, soit environ 5,7 milliards FCFA. Le groupe Geogas Entreprise, détenteur de 35% des actions, devrait recevoir près de 3,7 milliards FCFA, tandis que la Société africaine de participations (Socip), qui contrôle 11% du capital, percevrait un peu plus de 1,1 milliard FCFA.

La distribution envisagée confirme la capacité de Tradex à générer des revenus réguliers pour ses actionnaires, malgré un environnement marqué par la volatilité des cours des hydrocarbures, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement mondiales.

La direction de l’entreprise se montre néanmoins optimiste pour la suite. « Tradex SA a enregistré en 2025 une performance remarquable. L’année 2026 se présente déjà sous des perspectives encore plus favorables », a déclaré Nathalie Moudiki, présidente de séance.

Le projet CSTAR au cœur des perspectives

Au-delà des résultats financiers, le conseil d’administration a réaffirmé son soutien aux projets stratégiques portés par le groupe SNH pour renforcer la sécurité énergétique du Cameroun. Les administrateurs ont notamment mis en avant le projet CSTAR, qui prévoit la construction d’une raffinerie et d’un dépôt de stockage à Kribi.

Pour Tradex, ce projet pourrait constituer un levier majeur de croissance à moyen terme. Depuis l’incendie de la Sonara en 2019, le Cameroun dépend largement des importations de produits pétroliers raffinés. Dans ce contexte, le développement de nouvelles capacités de raffinage et de stockage apparaît comme un enjeu stratégique pour le pays, mais aussi pour les acteurs de la distribution pétrolière.

La confiance renouvelée au directeur général, Emmanuel Patrick Mvondo, traduit la volonté des actionnaires de poursuivre la dynamique engagée ces dernières années et de consolider la position de Tradex parmi les principaux distributeurs de produits pétroliers au Cameroun.

Avec un chiffre d’affaires en hausse, un bénéfice toujours supérieur à 14 milliards FCFA et une politique de dividendes soutenue, Tradex aborde l’exercice 2026 avec des marges de manœuvre importantes. Mais ses perspectives dépendront aussi de l’évolution des prix internationaux, de la disponibilité des produits, de la concurrence sur le marché local et de l’avancement effectif des projets industriels portés autour de la sécurité énergétique.

Amina Malloum

Lire aussi:

06-05-2026 – Raffinerie de Kribi : la SNH sécurise 120 milliards de FCFA pour sa quote-part, arrangée par BGFI Bank Cameroun
21-11-2025 – Produits pétroliers : Tradex veut d’investir 10 milliards de FCFA en 2026 pour densifier son réseau en Guinée équatoriale

21-09-2025 – Hydrocarbures : Tradex SA revendique 269,4 millions de litres de carburants vendus en 2024

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un nouveau record historique pour la légende portugaise

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un nouveau record historique pour la légende portugaise
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Cristiano Ronaldo continue d’écrire sa légende dans les livres d’histoire du football mondial. Mais cette fois, la star portugaise se retrouve derrière une autre icône du ballon rond : le Camerounais Roger Milla.

En trouvant le chemin des filets à l’âge de 41 ans et 139 jours, Cristiano Ronaldo est devenu le deuxième plus vieux buteur de l’histoire de la Coupe du monde. Un classement prestigieux toujours dominé par Roger Milla, auteur d’un but mémorable lors du Mondial 1994 à l’âge de 42 ans et 39 jours.

Classement des plus vieux buteurs en Coupe du monde :

  • Roger Milla : 42 ans et 39 jours
  • Cristiano Ronaldo : 41 ans et 139 jours

Au-delà de cette performance remarquable, l’attaquant portugais a également établi un autre record exceptionnel. Grâce à cette réalisation, Cristiano Ronaldo devient le premier joueur de l’histoire à marquer lors de six Coupes du monde différentes.

Une prouesse inédite qui témoigne de sa longévité hors norme et de sa capacité à rester décisif au plus haut niveau pendant plus de deux décennies. De l’Allemagne en 2006 jusqu’à cette nouvelle édition du Mondial, le quintuple Ballon d’Or a su traverser les générations tout en conservant son efficacité devant le but.

Si Roger Milla demeure le doyen des buteurs de la Coupe du monde, Cristiano Ronaldo confirme une fois de plus son statut de monument du football mondial, en ajoutant un nouveau chapitre à une carrière déjà légendaire.

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Cemac : marginalisées sur le marché du crédit, les PME enregistrent les taux d’intérêts les plus bas à fin mars 2026

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Cemac : marginalisées sur le marché du crédit, les PME enregistrent les taux d’intérêts les plus bas à fin mars 2026
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(Investir au Cameroun) – Les petites et moyennes entreprises restent moins servies que les grandes entreprises sur le marché du crédit bancaire en zone CEMAC. Mais elles ont paradoxalement bénéficié, au premier trimestre 2026, des taux débiteurs moyens les plus bas parmi les principales catégories de bénéficiaires, selon le dernier rapport de la Banque des États de l’Afrique centrale sur l’évolution des taux débiteurs pratiqués par les établissements de crédit.

Entre janvier et mars 2026, le taux débiteur moyen appliqué aux PME s’est établi à 11 %, contre 10,73 % à la même période en 2025, soit une hausse de 26 points de base en glissement annuel. Cette progression reste nettement plus modérée que celle observée chez les autres catégories de clients.

Dans le détail, les taux moyens facturés aux particuliers ont atteint 17,18 % au premier trimestre 2026, contre 13,77 % un an plus tôt, soit une hausse de 341 points de base. Les grandes entreprises ont, pour leur part, supporté un taux moyen de 11,82 %, contre 9,24 % au premier trimestre 2025, en progression de 258 points de base.

La hausse a été encore plus marquée pour les autres personnes morales, dont le taux moyen est passé de 6,67 % à 11,70 % en un an, soit une progression de 503 points de base. Les administrations publiques et les collectivités territoriales décentralisées ont également vu leur coût moyen du crédit augmenter, à 13,77 % au premier trimestre 2026, contre 9,61 % un an plus tôt.

Cette évolution intervient dans un contexte général de renchérissement du crédit dans la CEMAC. Selon la BEAC, les taux débiteurs moyens pratiqués par les établissements de crédit de la sous-région ont progressé de 249 points de base en glissement annuel, pour s’établir à 12,38 % au premier trimestre 2026, contre 9,89 % un an auparavant.

Dans le même temps, l’offre globale de nouveaux crédits a reculé. Les établissements de crédit de la CEMAC ont mis en place 2 510,5 milliards de FCFA de nouveaux concours au premier trimestre 2026, contre 3 146,9 milliards de FCFA un an plus tôt, soit une baisse de 20,22 %.

Les entreprises demeurent les principales bénéficiaires du crédit bancaire dans la sous-région. Elles ont capté 81,15 % de l’enveloppe globale, soit 2 037,2 milliards de FCFA. Mais à l’intérieur de cette catégorie, l’écart reste important entre grandes entreprises et PME. Les grandes entreprises ont reçu 1 471,3 milliards de FCFA, soit 58,61 % du total des crédits accordés, contre 565,9 milliards de FCFA pour les PME, équivalant à 22,54 % de l’ensemble des crédits.

Ce niveau de financement confirme que les PME restent en retrait dans l’accès au crédit bancaire, malgré un taux moyen plus faible que celui supporté par les grandes entreprises, les particuliers ou les administrations publiques. Cette apparente contradiction peut s’expliquer par plusieurs facteurs : la sélection des PME jugées les plus solvables par les banques, l’existence de garanties, la nature des concours accordés, la maturité des crédits ou encore l’effet de certaines lignes de financement dédiées.

La BEAC ne fournit toutefois pas d’explication détaillée sur les causes spécifiques du niveau relativement bas des taux appliqués aux PME. Elle indique plus généralement que les taux débiteurs varient selon la perception du risque de contrepartie par les établissements de crédit.

Cette prudence est d’autant plus nécessaire que le taux facial ne dit pas tout du coût réel supporté par les emprunteurs. Le rapport de la BEAC montre que, dans la CEMAC, le taux nominal a représenté en moyenne 68,07 % du taux effectif global au premier trimestre 2026, tandis que les charges et commissions ont pesé 31,93 %. Les PME figurent parmi les catégories ayant supporté des charges supérieures à la moyenne.

Autrement dit, le fait que les PME affichent le taux débiteur moyen le plus bas ne signifie pas nécessairement qu’elles bénéficient d’un accès facile ou bon marché au financement bancaire. Leur part dans les nouveaux crédits reste limitée par rapport aux grandes entreprises, et le coût global de leurs emprunts peut être alourdi par les commissions, frais de dossier et autres charges associées.

Ces données traduisent ainsi un double enjeu pour les économies de la CEMAC : améliorer l’accès effectif des PME au financement bancaire, tout en réduisant le coût complet du crédit. Les lignes de financement et garanties mises en place ces dernières années par plusieurs institutions financières internationales peuvent contribuer à atténuer le risque perçu par les banques. Mais leur impact réel sur les taux appliqués aux PME devra être démontré par des données plus détaillées.

BRM

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