Actualités locales
Transport aérien : Paul Biya ratifie l’accord Cameroun–Qatar et ouvre le marché à Qatar Airways

(Investir au Cameroun) – Par décret du 29 janvier 2026, le président Paul Biya a ratifié l’accord bilatéral de transport aérien conclu le 16 janvier 2025 à Doha entre le Cameroun et le Qatar. Le texte ouvre désormais un cadre légal permettant à Qatar Airways de desservir le territoire camerounais, étape clé dans l’élargissement de la connectivité aérienne du pays.
La ratification intervient après l’adoption, en décembre 2025, par l’Assemblée nationale, d’une loi autorisant le chef de l’État à valider cet accord. L’objectif affiché est d’installer un environnement juridique propice à l’arrivée d’opérateurs internationaux, de densifier le réseau de liaisons et de renforcer les connexions vers le Moyen-Orient et l’Asie, avec un effet attendu sur la concurrence et les coûts pour les voyageurs.
Au-delà du transport de passagers, le gouvernement projette des retombées sur le commerce et les partenariats stratégiques, notamment via un transfert de savoir-faire vers Camair-Co. Les autorités anticipent également une hausse du nombre de compagnies étrangères opérant au Cameroun, des recettes fiscales et parafiscales supplémentaires, ainsi qu’un surcroît d’activité pour la Cameroon Civil Aviation Authority (CCAA) et les Aéroports du Cameroun (ADC).
Les plateformes de Douala et Yaoundé sont les premières concernées, avec l’attente d’un flux accru de passagers et de fret, et un renforcement de leur attractivité auprès des touristes comme des investisseurs. Qatar Airways, dont le réseau couvre plus de 170 destinations, est présentée comme un levier d’accès élargi aux marchés internationaux et de visibilité accrue pour le Cameroun.
P.N.N
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Cacao : le kilogramme franchit enfin la barre de 2 000 FCFA à trois semaines de la fin de la campagne

(Investir au Cameroun) – Les prix d’achat du cacao camerounais ont franchi la barre de 2 000 FCFA le kilogramme à quelques semaines de la clôture théorique de la campagne 2025-2026. Selon les données publiées par l’Office national du cacao et du café (ONCC), le kilogramme de fèves s’échangeait entre 2 000 et 2 050 FCFA le 22 juin 2026, contre des niveaux nettement plus faibles observés au cours des mois précédents.
Ce seuil est atteint tardivement dans la campagne cacaoyère 2025-2026, qui doit s’achever théoriquement le 15 juillet prochain. Il marque toutefois une amélioration pour les producteurs, après une saison largement dominée par des prix inférieurs aux attentes formulées au lancement de la campagne.
Malgré cette remontée, les prix actuellement servis aux producteurs camerounais restent très éloignés des records enregistrés lors des deux précédentes campagnes. Au cours de la saison 2024-2025, le kilogramme de cacao avait atteint jusqu’à 5 400 FCFA. Un an plus tôt, pendant la campagne 2023-2024, les prix avaient même culminé autour de 6 000 FCFA le kilogramme dans certains bassins de production.
Ces performances exceptionnelles avaient nourri de fortes anticipations pour la campagne 2025-2026. Au lancement de la saison, les autorités camerounaises tablaient sur des prix aux producteurs compris entre 3 200 et 5 400 FCFA le kilogramme. Mais l’évolution du marché s’est révélée nettement moins favorable.
Le décalage entre les prévisions initiales et les prix effectivement observés s’explique en partie par le retournement du marché international du cacao. Après les tensions d’offre qui avaient porté les cours à des niveaux historiques, les dernières estimations disponibles font apparaître un retour à l’excédent mondial. Cette détente de l’offre, combinée au ralentissement de la demande industrielle dans certains marchés de consommation, a contribué à réduire la pression haussière sur les prix.
Pour les producteurs camerounais, le passage au-dessus de 2 000 FCFA le kilogramme constitue donc une amélioration, mais non un retour aux niveaux de revenus observés lors des campagnes précédentes. À ce stade de la saison, les prix restent inférieurs d’environ 62 % au pic de 5 400 FCFA atteint en 2024-2025, et d’environ deux tiers par rapport au sommet de 6 000 FCFA observé pendant la campagne 2023-2024.
Cette évolution confirme le caractère exceptionnel des deux dernières campagnes, portées par une forte tension sur l’offre mondiale. Elle rappelle aussi la forte exposition des producteurs camerounais aux fluctuations du marché international, même lorsque la qualité du cacao local et la concurrence entre acheteurs permettent ponctuellement de soutenir les prix dans les bassins de production.
À trois semaines de la clôture de la campagne, la remontée des prix pourrait soutenir les dernières ventes. Mais elle ne devrait pas suffire à inverser le bilan global d’une saison marquée par des prix très inférieurs aux anticipations initiales des autorités et aux niveaux records des campagnes précédentes.
BRM
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le Maroc vise la première place et veut détrôner le Brésil

Le Maroc ne cache plus ses ambitions. À la veille de son dernier match de groupe face à Haïti, la sélection marocaine affiche clairement son objectif : terminer en tête du groupe C devant le Brésil.
Deuxièmes du classement avec quatre points, à égalité avec la Seleção, les Lionceaux de l’Atlas ont leur destin entre leurs mains. Pendant qu’ils affronteront Haïti demain soir, les Brésiliens seront opposés à l’Écosse dans une lutte à distance pour la première place.
L’enjeu est de taille pour les hommes de Mohamed Ouahbi. Au-delà du prestige de finir leaders de leur poule, cette position pourrait leur offrir des conditions de déplacement plus favorables pour la suite de la compétition.
Présent en conférence de presse, le sélectionneur marocain n’a d’ailleurs laissé aucune place au doute concernant ses intentions.
« Moi, je veux être premier. Je veux être premier, passer devant le Brésil. Bien entendu, peut-être par rapport à notre camp de base, être premiers, ça nous permet de ne pas trop voyager, de revenir aussi dans le New Jersey plus tard. C’est un avantage. Notre objectif, c’est ça. D’aller à Houston. Et si on va à Monterrey, on ira à Monterrey, avec le même objectif », a déclaré le technicien marocain.
Déterminés et confiants après leurs premières sorties convaincantes, les Marocains abordent ce rendez-vous avec l’ambition de frapper un grand coup. Une victoire contre Haïti, combinée à un faux pas du Brésil face à l’Écosse, permettrait aux Lionceaux de s’emparer de la tête du groupe et d’envoyer un message fort à leurs futurs adversaires.
Le duel à distance est lancé, et le Maroc rêve déjà de terminer ce premier tour au sommet.
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Logistique : la SFI accorde 5 milliards FCFA à Catramp pour renforcer ses activités au Cameroun, au Tchad et en RCA

(Investir au Cameroun) – La Société financière internationale (SFI), filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, a annoncé le 19 juin 2026 l’octroi d’un prêt de 7,5 millions d’euros, soit environ 5 milliards FCFA, à la Camerounaise de transactions maritimes et portuaires (Catramp), entreprise camerounaise active dans la logistique et le transport.
Soutenu par le Guichet du secteur privé de l’Association internationale de développement (IDA), ce financement doit permettre à Catramp de développer et moderniser ses infrastructures logistiques à Douala et Kribi, tout en accompagnant son expansion régionale en République centrafricaine et au Tchad.
Concrètement, les fonds serviront à accroître les capacités d’entreposage de catégorie A au Cameroun et dans les pays ciblés. L’objectif est d’améliorer les conditions de stockage des marchandises, de renforcer la qualité des services logistiques et de mieux répondre aux besoins des opérateurs économiques actifs sur les corridors sous-régionaux.
Les corridors Douala-N’Djamena et Douala-Bangui au cœur du projet
Les corridors Douala-N’Djamena et Douala-Bangui figurent parmi les axes commerciaux les plus stratégiques d’Afrique centrale. Ils permettent au Tchad et à la République centrafricaine, deux pays enclavés, d’accéder aux ports camerounais, notamment Douala et Kribi.
Mais ces corridors restent confrontés à plusieurs contraintes : insuffisance d’infrastructures modernes, coûts élevés du transport, délais de transit, capacités d’entreposage limitées et lourdeurs administratives. Ces obstacles pèsent sur la compétitivité des entreprises et ralentissent l’intégration commerciale régionale.
En renforçant les capacités logistiques de Catramp, la SFI veut contribuer à fluidifier les chaînes d’approvisionnement, améliorer la résilience économique et soutenir les échanges entre le Cameroun, le Tchad et la RCA. Selon l’institution, le projet devrait permettre la création d’environ 420 emplois directs, tout en soutenant les entreprises locales et les chaînes de valeur régionales.
« Cet investissement démontre comment des entreprises africaines ambitieuses peuvent mobiliser des financements de long terme pour soutenir leur croissance, créer des emplois et devenir des acteurs régionaux de premier plan », a déclaré Charlotte Ndaw, représentante résidente de la SFI pour l’Afrique centrale.
Un appui financier et technique à Catramp
Au-delà du prêt, Catramp bénéficiera d’un accompagnement technique dans le cadre de la première cohorte camerounaise de l’Initiative des champions locaux lancée par la SFI. Cet appui doit aider l’entreprise à améliorer ses pratiques de gestion, sa structuration interne, sa gouvernance et sa préparation à l’investissement.
Pour Justin Talom, président-directeur général de Catramp, ce financement marque une étape importante dans le développement de l’entreprise. « Il nous permettra d’accélérer nos investissements, d’accroître nos capacités logistiques et de mieux accompagner nos clients dans toute la sous-région », a-t-il déclaré.
Pour la SFI, l’enjeu est de soutenir l’émergence d’entreprises locales capables de devenir des acteurs régionaux dans des secteurs structurants comme la logistique. Dans un espace économique où les coûts de transport restent élevés, l’amélioration des infrastructures d’entreposage et de transit peut jouer un rôle décisif dans la compétitivité des échanges.
La réussite du projet dépendra toutefois de plusieurs facteurs : la qualité des investissements réalisés par Catramp, la modernisation effective de ses capacités logistiques, la solidité de sa gouvernance, mais aussi l’environnement opérationnel, douanier et sécuritaire sur les corridors desservant le Tchad et la République centrafricaine.
Frédéric Nonos
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