Après les sanctions contre ces deux grandes nations, nombreux sont les observateurs du football africain qui s’indignent contre l’absence d’une sanction à l’encontre de Jean-Jacques Ndala, l’arbitre centrale de la finale Maroc-Sénégal.
Pour plusieurs observateurs, Jean-Jacques Ndala n’a enfreint aucun règlement que ce soit le Code disciplinaire ou encore celui de la Coupe d’Afrique des Nations. « Le Jury disciplinaire ne peut pas sanctionner un arbitre s’il n’y a pas de violation grave des règles d’éthique ou des faits de corruption avérés. Attaquer un arbitre sans preuves, c’est de la calomnie, de la diffamation et c’est attaquable en justice », commente Antony Pla.
De l’avis du journaliste, les décisions arbitrales, même en cas d’erreurs, sont définitives. Tous les textes le disent clairement. Les arbitres sont évalués et sont promus/déchus suivant les résultats de ces évaluations. Le processus est différent des équipes/joueurs/coaches/staff/supporters/ramasseurs de balle qui sont la responsabilité des fédérations. « Pour moi, les décisions de Ndala, ne sont pas un scandale. Dans la logique (hormis le fait qu’il siffle avant), si tu refuses le but au Sénégal, tu refuses le pénalty », ajoute-t-il.
Le journaliste passionné de l’Afrique soutient par ailleurs que le problème vient aussi des critères d’arbitrage choisis pour la CAN. « Avant on se plaignait en Afrique que les consignes étaient d’appliquer les Lois du Jeu à la lettre sans mettre de pédagogie. On a mis la pédagogie et c’est confus. On le voit. Donc les joueurs sont confus aussi (ils te le disent). Les 2 situations de la finale peuvent se siffler dans les 2 sens. J’ai contacté d’anciens arbitres internationaux et des arbitres internationaux en activité de 3 continents différents hors Afrique et jamais je n’ai eu la même réponse. Chacun aurait pris une décision différente ».
« Comment va-t-on respecter notre arbitrage en Afrique ? Il nous faut une figure forte comme patron des arbitres. Des erreurs, on en aura toujours, VAR ou pas VAR. Mais il nous faut une vraie figure, respectée et qui reste. Notre patron des arbitres est arrivé en octobre et on a vu ses déclarations récentes qui nous disent beaucoup de choses démontrant bien le problème qui se situe plus haut au Comité des Arbitres… Avant lui on avait quelqu’un qui a fait 2 ans. Comment on met la constance si on n’est pas constants en haut ? », questionne Antony Pla.






