Dans un entretien avec El After de Post United, Jean-Marie Dongou, ancien jeune talent de la Funderspor, la fondation de Samuel Eto’o, revient sur sa relation complexe avec la légende camerounaise et les coulisses de sa carrière.
« Quand Samuel quitte la fondation, il nous impose un tuteur qui n’est plus du tout le même. Moi, je refuse ce tuteur », raconte Dongou. « Pour moi, la famille que j’avais toujours connue, c’était celle des Mesalles. Samuel le prend mal, évidemment, et à partir de là, je n’ai plus aucune relation avec lui. »
Une rupture qui a profondément marqué le jeune joueur. Face à sa première convocation en sélection nationale, son premier réflexe fut de dire non. « Vraiment, de refuser. Mais il y a énormément de pression sur mes parents au Cameroun : “l’enfant doit y aller, l’enfant doit y aller”. On ne peut pas dire non à la sélection. En Afrique, les pressions ne sont pas du tout comme ici. »
Finalement, Dongou cède et se rend en France pour sa convocation, à Lisses, près de Paris. Le match amical initialement prévu contre le Togo est annulé, et il se retrouve à jouer contre une équipe locale. « Chaque matin, je dis bonjour à Samuel, sans plus. On ne parle pas », se souvient-il, illustrant l’éloignement qui s’était installé entre eux.
Jean-Marie Dongou, passé par le prestigieux FC Barcelone et aujourd’hui analyste sportif pour la chaîne espagnole Jijantes TV sur Twitch, n’a jamais caché son affection pour le football ni son attachement à ses racines. Mais son témoignage ouvre une fenêtre rare sur les tensions humaines derrière l’image lisse des fondations de stars et sur la pression souvent invisible qui pèse sur les jeunes talents africains.






