Actualités locales
Nkol-Melen accueille une usine de 40 milliards FCFA pour transformer le cacao camerounais en chocolat de luxe

Le chantier de construction de la chocolaterie « Chocolat Rouge » à Nkol-Melen, dans l’Arrondissement d’Obala, Département de la Lékié, Région du Centre, a reçu ce mercredi 28 janvier 2026, la visite de deux membres du Gouvernement. Il s’agit de Luc Magloire Mbarga Atangana, Ministre du Commerce, et de son homologue de l’Agriculture et du Développement Rural, Gabriel Mbairobe.
Dans un compte rendu des services du ministère du Commerce, cette visite technique, destinée à évaluer l’état d’avancement des travaux, s’est déroulée en présence du Préfet du Département de la Lékié, représentant le Gouverneur de la Région du Centre.
Les membres du Gouvernement ont été conduits sur le site par M. Olivier Bordais, patron de la société française SAS MANTA et promoteur du projet. Ce dernier était accompagné de ses plus proches collaborateurs ainsi que de Mme Aristide Tchemtchoua, présidente de la coopérative de cacaoculteurs « Cacao-Scoops.ca de Nkoaekogo ».
« Tout avance bien. Je pense qu’on va ouvrir les premières pistes du chocolat Made in Cameroun d’ici deux mois », a déclaré M. Olivier Bordais aux Ministres, visiblement satisfait de la progression du chantier. Les deux membres du Gouvernement ont constaté avec satisfaction l’avancement des travaux, malgré quelques difficultés logistiques liées à l’acheminement du matériel. Sans ces contraintes, l’usine serait déjà opérationnelle, a précisé le promoteur.
L’engagement du Gouvernement
Face aux obstacles rencontrés par l’investisseur, les Ministres ont promis d’intervenir auprès des administrations concernées. Ils ont rassuré M. Olivier Bordais que toutes les dispositions seront prises pour lever rapidement ces difficultés, afin de permettre au projet d’entrer dans sa phase de production.
Lancé officiellement en juin 2024 par le Ministre du Commerce, ce projet d’un coût estimé à près de 40 milliards de FCFA s’étend sur 3000 mètres carrés et est constitué non seulement d’une usine ultramoderne entièrement construite mais aussi d’un immeuble tout aussi moderne construit à trois niveaux, divisé en appartements, dédié au logement des cadres de l’entreprise.
Le complexe vise la production de chocolat haut de gamme « Made in Cameroon ». Cette initiative audacieuse positionne le Cameroun non seulement comme un exportateur de produits finis de haute qualité, mais ouvre également des perspectives vers les marchés régionaux et internationaux. Le projet s’inscrit parfaitement dans la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030, qui vise la transformation structurelle de l’économie camerounaise à travers la valorisation des ressources locales.
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Actualités locales
INTERPOL sollicité pour renforcer la sécurité aux frontières des six pays d’Afrique centrale

En marge de la 6e session du Conseil des chefs de police d’Afrique centrale à Yaoundé, le Président de la Commission CEMAC, Baltasar Engonga Edjo’o et le président d’INTERPOL Lucas Philippe ont tenu une audience sur la libre circulation, la lutte contre la criminalité transfrontalière et l’équipement des frontières.
La sécurité au cœur de l’intégration. En marge de la 6ᵉ session ordinaire du Conseil des chefs de police d’Afrique Centrale à Yaoundé, consacrée au renforcement de la lutte contre la criminalité transfrontalière, le président de l’Organisation Internationale de Police Criminelle (INTERPOL), Monsieur Lucas Philippe, en visite de travail au Cameroun, a accordé une audience officielle au Président de la Commission de la CEMAC, S.E. Baltasar Engonga Edjo’o.
Cette rencontre institutionnelle a permis de faire le point sur les enjeux stratégiques de la libre circulation au sein de l’espace CEMAC, tout en abordant le financement prioritaire des infrastructures, telles que les postes-frontières juxtaposés.
Les échanges ont également mis l’accent sur le renforcement de la sécurité frontalière, qui a fait l’objet d’un plaidoyer ciblé du président de la Commission auprès de l’OIPC-INTERPOL, notamment à travers l’équipement en lecteurs de passeports biométriques.
L’objectif est clair : concilier fluidité et sécurité. Alors que la CEMAC promeut la libre circulation des personnes et des biens, la porosité des frontières alimente trafics, terrorisme et criminalité organisée.
De même, l’accompagnement de la Communauté dans la création de corps de police dédiés aux frontières et la formation spécialisée des personnels ont été sollicités, en vue de dynamiser la coopération et d’assurer la fluidité des échanges intracommunautaires.
Une coopération qui pourrait se traduire par un appui technique d’INTERPOL, l’accès à ses bases de données et le renforcement des capacités des polices frontalières des six États membres.
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Actualités locales
le gouvernement active son dispositif d’urgence sanitaire après un cas confirmé au Nigeria

Le gouvernement camerounais active la stratégie de crise sanitaire pour prévenir une éventuelle importation de la maladie sur le territoire national.
Le Nigeria, pays voisin du Cameroun, a confirmé le 20 octobre dernier son premier cas de la maladie à virus Ebola, souche bundibugyo. Il s’agit d’une diplomate venue de l’Ouganda et qui a été prise en charge dans un hôpital privé à Abuja. Ce cas a permis d’identifier 44 cas contacts. Et les autorités ont renforcé la surveillance sanitaire ainsi que des contrôles aux frontières. Au Cameroun voisin, l’heure est à l’activation des mesures d’urgence pour prévenir l’importation de la maladie.
Le 2 octobre dernier, le Premier ministre, chef du gouvernement, a réuni les autorités sanitaires en vue de l’évaluation de la situation liée à cette épidémie. Au cours de la réunion qu’il a présidée dans son cabinet à Yaoundé, Joseph Dion Ngute a tenu à savoir ce que le département ministériel chargé de la santé a déjà fait au moment où l’épidémie est aux portes du Cameroun, juste au Nigeria.
D’après le ministre de la Santé publique au sortir de cette rencontre, le Cameroun n’enregistre à date aucun cas suspect. Il est question d’assurer la préparation aux événements de santé publique avant leur arrivée. Parce que lorsque les mesures suivent la crise, celle-ci coûte plus cher, a-t-il confié aux médias.
Après cette réunion à l’immeuble Étoile à Yaoundé, le ministre de la Santé publique préside une autre rencontre de crise ce jeudi au centre de coordination des opérations d’urgence de santé publique à Yaoundé. La réunion permettra de faire une évaluation du niveau de préparation du pays face à une éventuelle entrée du virus Ebola. Cette évaluation aboutira à des mesures à prendre pour mettre à niveau la stratégie de riposte. Au sortir de cette réunion, le ministre Malachie Manaouda entend multiplier des rencontres à d’autres niveaux, en l’occurrence au niveau des entrées du pays.
Présent au Nigeria, le virus Ebola fait déjà des ravages dans d’autres pays d’Afrique. Le plus grand foyer se trouve en République démocratique du Congo où les autorités déclarent 9 952 cas confirmés dont 4 602 décès au 19 octobre 2026. Le virus est aussi présent en Ouganda, au Kenya. Comme le Cameroun, le Bénin aussi multiplie des réunions pour préparer la riposte.
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Actualités locales
cinq jeunes de 19 à 24 ans interpellés dans une affaire de vols à l’arraché à moto

Âgés de 19 à 24 ans et domiciliés au quartier Carrière, cinq individus ont été interpellés la semaine dernière par les éléments du poste de gendarmerie de ce quartier, commandé par l’adjudant-chef Parfait Iket.
Soupçonnés de vols aggravés à l’arraché commis à moto, ils auraient opéré en binômes dans plusieurs quartiers de l’arrondissement de Yaoundé Iᵉʳ, notamment Messa-Ekoazon, Doumassi, Nkoaba’a, Angono et Carrière.
Selon les enquêteurs, ces interpellations font suite à plusieurs plaintes de victimes et ont été facilitées par la collaboration de la chefferie de Messa-Ekoazon. Les perquisitions effectuées aux domiciles des suspects ont permis de saisir plusieurs chichas, du cannabis, des téléphones portables, des cartes nationales d’identité et une moto rouge sans plaque d’immatriculation.
L’enquête se poursuit pour identifier et interpeller d’éventuels complices.
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