Dans une analyse faite sur la polémique actuelle portant sur la double casquette de David Pagou entraîneur des Lions indomptables et coach de Coton sport de Garoua, la journaliste Pricille Messene parle de ce qui, de son point de vue pose réellement problème.
Etre entraîneur des Lions indomptables et coach d’un club local, n’est pas un problème selon la journaliste Pricille Messene. Dans cette affaire qui fait couler beaucoup d’encre, notre consœur affirme que le problème de fond n’est pas le paiement des primes ni les conflits d’intérêt mais, la proximité de David Pagou avec le président de la fédération camerounaise de football (Fecafoot) Samuel Eto’o Fils.
« Rassurez-vous c’est pas le fait qu’il pourrait ne pas avoir de primes …. Ce qui est d’ailleurs totalement faux. Mais le simple fait de sa proximité et loyauté envers le président de la fédération camerounaise de football. La proximité entre David Pagou et le président de la fédération Samuel ETOO Fils dérange le ministère des Sports pour des raisons politiques, institutionnelles et symboliques. Ce n’est pas une affaire de personnes, mais de rapport de force », affirme notre consoeur.
Pour la journaliste Pricille Messene qui pense qu’il faudrait tout simplement le cadre institutionnel dans la double casquette de David Pagou, évoque entre autres une bataille de légitimité qui se joue en dessous de la situation actuelle de l’entraîneur des Lions indomptables.
« Une question d’autorité institutionnelle-Au Cameroun, le ministère des Sports considère qu’il est le tuteur administratif du sport national. Or, quand un sélectionneur est perçu comme• très proche du président de la fédération• nommé, maintenu ou protégé sans concertation réelle-Une bataille de légitimité• La fédération se réclame de l’autonomie sportive (statuts FIFA).
Le ministère se réclame de la légitimité étatique (financement, infrastructures, image nationale). Avec un recul et sans intérêt personnel, le cumul peut offrir des bénéfices, il appelle à une clarification institutionnelle, afin de protéger à la fois la sélection nationale, le championnat et la confiance des acteurs. Car au final, renforcer le football camerounais passe moins par des arrangements individuels que par des règles claires et assumées », affirme notre consœur.






