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Avec 600 tonnes de semences, l’Irad relance la filière blé au Cameroun

ange1poireau

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Avec 600 tonnes de semences, l’Irad relance la filière blé au Cameroun
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A Wassandé, une commune située dans le département de la Vina, à 88 kilomètres de Ngaoundéré chef-lieu de la région de l’Adamaoua, la moisson du blé a officiellement démarré le 23 janvier 2026. C’est une résultante d’un processus agricole entamé en août 2025 avec la mise en terre de semences dites de « pré-base » sur ce site agro-écologique de 1 800 hectares. Le constat est fait lors de la descente sur le terrain du gouverneur de l’Adamaoua, Kildadi Taguieke Boukar, en compagnie du directeur général de l’Institut de recherche agricole pour le développement (Irad), le Dr Noé Woin, et du chef de centre de Wakwa, le Dr Venasius Lendzemo Wirnkra. L’enjeu est de reconstruire, par étapes, une chaîne semencière nationale capable de soutenir la relance du blé, dont le coût des importations a atteint 214 milliards de FCFA en 2024 selon l’Institut national de la statistique (Ins).

L’Irad vise la collecte de 600 tonnes de semences de base. Ces graines ne sont pas destinées à la consommation. Elles servent à ensemencer, lors de la prochaine campagne, environ 6 000 hectares afin de produire des semences dites « certifiées », celles que les agriculteurs utilisent pour le blé marchand. La progression suit une logique stricte : des semences souches issues de la recherche, à la pré-base, puis à la base, avant la certification.

« Nous dépensons des centaines de milliards pour importer des produits que nous pouvons produire chez nous. La progression sur le terrain est nette », indique le Dr Noé Woin. En trois ans, le site a déjà généré plus de 1 000 tonnes de semences de base, ensuite transmises aux coopératives par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural pour multiplication dans les différentes zones agro-écologiques du pays.

Rendements et mécanisation

Le rendement actuel du site est estimé à environ quatre tonnes à l’hectare. « C’est un chiffre indicatif, car nous travaillions jusqu’ici avec un matériel agricole limité », précise le directeur général de l’IRAD. La situation évolue avec l’arrivée d’équipements modernes acquis grâce au financement public : moissonneuses-batteuses et semoirs destinés à améliorer la densité de plantation et la régularité des cultures. La hausse de productivité est attendue dès la prochaine campagne. Après la récolte, apprend-on, les semences seront stockées en chambres froides afin de préserver leur pouvoir germinatif avant leur remise en terre à la saison des pluies.

La relance du blé bénéficie d’un appui financier étalé sur cinq ans. Depuis juillet 2022, l’État a prévu 10,3 milliards de F CFA pour développer la filière. À ce jour, environ 3 milliards ont été investis, notamment pour moderniser Wassandé et diffuser les pratiques culturales. Pour cette année, la deuxième tranche de 4 milliards issue de la subvention présidentielle est accordée cette année à l’institut sera transférée à l’Irad, pour le développement de la production de blé, rentrant dans le cadre de la mise en œuvre du Piisah.

Sur le terrain, le gouverneur de l’Adamaoua a salué les résultats observés : « Nous sommes heureux de voir que la relance du blé est effective. Nous saluons la détermination de l’IRAD. »

Recherche variétale et chaîne de valeur

Les laboratoires de l’Irad disposent aujourd’hui de plus de 100 variétés dérivées, issues de croisements entre le blé local et des lignées d’Éthiopie, du Kenya ou d’Afrique du Sud. Certaines variétés bouclent leur cycle en deux mois, un atout pour l’adaptation aux contraintes climatiques.

Au-delà des champs, l’institut cherche à structurer l’aval de la filière. L’appel est lancé aux opérateurs économiques pour investir la transformation. Un projet de mini-unité de meunerie est en préparation, avec un laboratoire d’analyse intégré pour le contrôle de la qualité de la farine. L’objectif est de réduire durablement la dépendance aux importations, en reliant production semencière, culture et transformation locale.

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Le Port Autonome de Douala rétablit SGS mais maintient Transatlantic

ange1poireau

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Le Port Autonome de Douala rétablit SGS mais maintient Transatlantic
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L’affaire de scanning des marchandises au Port de Douala-Bonabéri connaît un nouveau développement. Le Directeur Général du Port Autonome de Douala (PAD) a décidé de suspendre une partie des opérations sécuritaires d’inspection par scanner réalisées transatlantic d. s.a. qui a pris en main cette activité le 2 janvier 2026.

Dans une correspondance datée du 16 février 2026, Cyrius Ngo’o demande au DG de Transatlantic D, de limiter ses interventions « à l’inspection par scanner du reste des flux import/export, marchands et non-marchands, qui ne sont pas opérés par la société SGS S.A. Il s’agit en particulier, d’une part, du trafic vrac solide non-conteneurisé traité dans les autres terminaux et. D’autre part, des véhicules, des conteneurs vides et des conteneurs hors-gabarit débarqués au Terminal à Conteneurs », détaille le DG du PAD. Cette injonction avec effet à compter de la date dudit courrier « jusqu’à nouvel ordre », consiste à mettre en œuvre les directives du premier ministre, précise le management du PAD.

Cette décision rétablit dans ses droits la Société générale de surveillance (SGS) tel que recommandé par le gouvernement. L’entreprise suisse va donc poursuivre l’inspection des conteneurs tandis que Transatlantic D dont le contrat avec le PAD portait sur le 100% scanning, soit l’inspection de toutes les marchandises passant par le port tant à l’importation qu’à l’exportation quel que soit leur mode de conditionnement va limiter son intervention aux autres marchandises non couverts par SGS. Le PAD maintient donc son contrat avec Transatlantic D.

En rappel, le contrat de concession liant le Port Autonome de Douala à Transatlantic D porte sur une durée de 25 ans avec rétrocession des actifs. L’un des motifs avancés par le PAD pour ce changement était la modernisation et l’alignement aux meilleures normes internationales en matière de sécurité et de sûreté portuaire. Le nouvel opérateur devait donc mettre en place un dispositif mobile de dernière génération permettant une transmission rapide des informations à la Douane et aux autres acteurs de la chaîne d’import/export.

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Télévision: Consty Eka est mort

ange1poireau

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Télévision: Consty Eka est mort
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La rumeur s’est finalement confirmée: Consty Eka est mort. Le roi de la télé s’est éteint ce 16 février 2026 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Selon des informations rapportées par le lanceur d’alertes Paul Chouta,  »il était pourtant au bureau et bien portant ce lundi à Abidjan, jusqu’à ce qu’il commence à vomir du sang ». C’était ainsi la fin qui s’annonçait pour l’animateur télé. « Conduit à l’hôpital, il a tiré sa révérence  », souligne-t-il.

Né sous le pseudonyme Constantin Ekani, celui qui se faisait appeler  »le roi de la télévision ». Et de fait, l’animateur télé avait fait les beaux jours de la télévision tant dans son pays qu’en Côte d’Ivoire. Et déjà, c’est une pluie de réaction qui tombe sur les réseaux sociaux. Telesphore Mba Bizo, journaliste en service au poste national de la Crtv, garde de l’homme un souvenir inoubliable : « Consty Eka, le Roi de la télé, révèle le groupe de mon frère aîné, Aimey Bizo, considéré comme le premier boy’s band du Cameroun, Star System, en 1986, dans le programme Music Video Show. La diffusion fut marquée par la puissance de “U Can’t Touch This”, le tube emblématique et unique de la carrière de MC Hammer ». Mireille Fomekong, n’en revient pas: « La mort… Cette visiteuse imprévisible, toujours inopportune, qui s’invite sans frapper et laisse derrière elle le fracas du silence.
Consty… mon Ami, mon grand frère, mon soutien secret… », se lamente la communicatrice.

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Cameroun : Sauver le système de santé de la vulnérabilité

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Cameroun : Sauver le système de santé de la vulnérabilité
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Par Louis Marie Kakdeu

La vulnérabilité des Camerounais ne résulte pas d’une fatalité tropicale mais, de choix politiques défaillants, d’investissements insuffisants et d’un déficit éducatif criant.

Au Cameroun, le gouvernement actuel se concentre sur les soins au niveau des hôpitaux. Il ne travaille pas à ce que le nombre de personnes qui arrivent à l’hôpital soit réduit. Ainsi, il néglige la prévention (approche one health) et il opte pour la construction centres de santé sans plateaux technique.

Et dans ces centres de santé, trois services retiennent le plus d’attention : il s’agit de la morgue en première position, de la pharmacie en deuxième position et du bloc opératoire en troisième position. Ce sont les trois services les plus rentables dans nos hôpitaux à tel point que le marché des gerbes de fleurs et des cercueils florissent dans les environs des hôpitaux. L’on note aussi que le business des médicaments dans les hôpitaux est très capitaliste et en défaveur des malades. Et pour faire fonctionner les laboratoires, la pratique est de prescrire automatiquement une batterie d’examen aux patients qui ont la malchance de venir simplement en consultation.

Un autre choix politique est possible. Celui d’investir massivement dans la santé publique (prévention) pour mettre le système au service des citoyens. Mieux vaut prévenir que guérir. La vaccination, l’assainissement, l’éducation sanitaire, la lutte contre les vecteurs de maladies doivent devenir des priorités. Il faut faire le choix d’œuvrer pour que moins de citoyens tombent malades.

On ne peut pas travailler à construire encore et encore plus de prisons ; il faut travailler pour réduire l’incivisme. Il ne faut pas travailler pour construire encore et encore plus des centres de santé ; il faut investir pour réduire le nombre de malades qui ont besoin des hôpitaux. Et c’est un choix politique à faire.

C’est vrai que les responsables locaux font face aux contraintes de trésorerie et font payer aux malades. Il faut aussi dire que sans moyens adéquats, aucune amélioration n’est possible. Les États africains doivent respecter leur engagement d’Abuja et consacrer au moins 15% de leur budget à la santé. Cela implique des choix budgétaires courageux : moins de dépenses de prestige, plus d’investissements sanitaires. Aussi, il faut former massivement du personnel médical et créer des conditions attractives pour le retenir : salaires décents, environnement de travail, possibilités de recherche, reconnaissance sociale.

Pour le citoyen, il lui faudra une couverture sanitaire universelle et cette sécurité sociale. Chaque citoyen devra pouvoir accéder à des soins de qualité sans risquer la ruine financière. Les expériences de pays comme le Rwanda montrent que c’est possible, même avec des ressources limitées. L’on ne peut pas oublier de mettre l’accent sur le développement de la recherche médicale africaine. Le patrimoine génétique africain reste inexploité dans sa totalité. L’Afrique ne peut rester éternellement dépendante de la recherche étrangère. Elle doit développer ses propres capacités de recherche, adaptées à ses maladies spécifiques.

Il n’existe pas de système de santé au Cameroun ; il existe un système de soins. Tant que le Cameroun n’aura pas construit un système de santé robuste, elle restera à la merci de la prochaine épidémie. La santé n’est pas qu’une question humanitaire. C’est un investissement économique et un impératif de développement. Un peuple malade ne peut construire son avenir. Les camerounais sont malades pour l’essentiel ; ils ne sont pas aptes à construire l’avenir de leur pays.

L’urgence est signalée

Louis-Marie KAKDEU, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National SDF

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