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Éric Gervais Ndo officiellement installé à la tête du Conseil régional

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Éric Gervais Ndo officiellement installé à la tête du Conseil régional
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Le gouverneur Félix Nguele Nguele, en sa qualité de représentant de l’État, a présidé, ce 23 janvier 2026, Place des solennités de Nko’ovos, à Ebolowa, la cérémonie d’installation officielle de l’exécutif et du bureau du Conseil régional du Sud (CRS), élu au cours de la session de plein droit des 16 et 17 décembre dernier.

Selon Cameroon Tribune, Éric Gervais Ndo a ainsi officiellement pris ses fonctions de président du CRS pour la mandature 2025-2030. C’était en présence de l’ensemble des forces vives de la région, de l’élite intérieure et extérieure auxquelles se sont joints de nombreux amis et connaissances venus du Cameroun et de l’étranger.

Présentant le nouveau président du CRS comme « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » au regard de son riche et élogieux parcours académique, professionnel et de militant du RDPC, Félix Nguele Nguele lui a fortement recommandé de travailler pour le mieux-être de l’ensemble des populations du Sud, à travers la mise en œuvre des objectifs de la politique de décentralisation, voulue et recommandée par le président de la République, Paul Biya, et mise en œuvre par le gouvernement. L’objectif est de faire ainsi du Sud, un territoire d’émergence.

Élu président du Conseil régional du Sud le 17 décembre 2025 au terme d’un scrutin de 48 heures marqué par de nombreux rebondissements, Eric Gervais Ndo s’impose comme un acteur clé du développement régional.

Avec 66 voix contre 22 pour son principal adversaire, Antoine Bikoro, il incarne un leadership audacieux, basé sur la ténacité et l’expérience. Issu d’une longue carrière au sein des douanes camerounaises, Eric Gervais Ndo est commandant et chef de la division des enquêtes douanières et de la surveillance.

Diplômé de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) et membre de l’Association internationale des douaniers francophones, il a également exercé à l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) et dirigé le Bureau régional de l’Organisation mondiale des douanes pour l’Afrique centrale et les Grands Lacs. Ce parcours lui a valu d’être élevé au rang de grand Officier dans l’ordre national de la Valeur.

Son projet pour la région du Sud est ambitieux et structuré autour de plusieurs axes, à savoir le développement économique, social, sanitaire, éducatif, culturel et sportif ; stratégie de financement pour la réalisation des infrastructures et des services sociaux ; coopération décentralisée et mobilisation de ressources ; gouvernance participative et inclusive. Ce projet est détaillé dans un document intitulé« considération introductive au développement de la région du Sud ».

Selon Eric Gervais Ndo, cette vision repose sur l’idée que« notre place n’était nullement au bord du chemin et que si nous nous levions pour parler d’une même voix, d’un même ton, d’un même engagement et d’un même courage, peut-être nous pourrions préparer pour nous et les générations futures un avenir à la hauteur du Sud et de nos rêves légitimes ».

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Rigobert Song hausse le ton contre les féminicides au Cameroun

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Au Cameroun, Rigobert Song a rejoint la vague de mobilisation contre les féminicides. L’ancien sélectionneur des Lions Indomptables a appelé à protéger les personnes les plus vulnérables notamment les femmes et les enfants.

Dans une publication sur sa page Meta, Rigobert Song, figure du football camerounais hausse le ton contre les violences faites aux femmes, les féminicides et les infanticides. Face aux chiffres écoeurant de ces dernières semaines, l’ancien sélectionneur a dénoncé la violence qui menace l’existence même de la nation société camerounaise.

«Je dis un NON ferme et catégorique aux violences faites aux femmes et aux féminicides. Une femme est une mère, une sœur, une fille ; elle est le pilier de notre société. Lever la main sur elle n’est pas un acte de force, c’est une preuve de lâcheté. Quand on attaque une femme, c’est toute la nation qu’on mutile et la justice doit faire son travail« , a écrit Song.

Il a appelé à protéger avec la plus grande énergie, les personnes vulnérables. «Nos enfants, nos aînés, et tous ceux qui ne peuvent pas se défendre. Notre rôle, notre « théorie du danger » aujourd’hui, c’est d’anticiper le mal, de faire barrière à la cruauté et d’être les boucliers de ceux qui faiblissent« .

Pour le « capitaine courage », la violence, sous toutes ses formes, n’a pas sa place dans la société camerounaise, car elle détruit les familles et divise le peuple. «Aujourd’hui, je vous appelle à un sursaut de conscience« , a-t-il conclu.

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Après son sacre avec le Cameroun, Monique Ngock s’envole pour Washington

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Quelques semaines après avoir soulevé la CAN Féminine 2026 avec les Lionnes Indomptables du Cameroun, Monique Ngock poursuit son aventure de l’autre côté de l’Atlantique. La milieu de terrain a rejoint le Washington Spirit, club évoluant en National Women’s Soccer League (NWSL), le championnat féminin américain.

L’internationale camerounaise arrive en provenance du FC Fleury 91, où elle s’est imposée comme l’une des joueuses importantes du collectif. Son arrivée à Washington marque une nouvelle étape dans sa carrière et lui ouvre les portes d’un championnat réputé pour son intensité et son niveau de compétition.

Monique Ngock s’est engagée pour deux saisons, jusqu’en 2028, avec le Spirit. Ce nouveau défi intervient au meilleur moment pour la Camerounaise, auréolée de son titre continental avec les Lionnes Indomptables.

Après avoir contribué au sacre du Cameroun sur la scène africaine, Ngock entend désormais se faire une place dans le football américain et confirmer, en NWSL, les qualités qui ont séduit Washington.

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11 femmes tuées en 11 jours, l’alerte rouge

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11 femmes tuées en 11 jours, l’alerte rouge
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La succession de violences faites aux femmes continue de susciter l’inquiétude au Cameroun. Selon une tribune de l’analyste Serge Aimé Bikoi, onze femmes ont été tuées en l’espace de onze jours, dans un contexte marqué par la persistance des violences conjugales et le silence de nombreuses victimes.

Les deux derniers cas évoqués se sont produits à moins de 24 heures d’intervalle, à Kaélé, dans l’Extrême-Nord, et à Olembe, dans la périphérie de Yaoundé.

Lire la tribune de Serge Aimé Bikoï :

« LA DURE RÉALITÉ DES FEMMES BATTUES DANS LES MÉNAGES

Dans la soirée du 8 avril 2022, l’artiste nigériane, Osinachi Nwachukwu, est morte des suites de violences conjugales. Elle a passé cinq jours sous assistance respiratoire et a fini par rendre l’âme. Son mari exerçait, régulièrement, des formes de violences physiques sur cette dernière et, pire encore, demandait à sa progéniture d’y participer. C’était connu de bien des personnes, mais la chanteuse de Gospel supportait ces sévices corporels dans l’espoir que son époux allait changer de comportement.

Le mari a été interpellé par la police. Même au Cameroun, la violence physique est présente, voire récurrente dans de nombreux ménages. Selon les récentes études, quatre femmes sur dix sont battues au moins deux fois par mois par leurs conjoints. Mais pourtant, très peu d’entre elles brisent le silence et portent plainte.

Les chiffres, en la matière, sont évocateurs de la gravité des faits prévalant dans les cellules domestiques. Selon l’Alvf (Association de lutte contre les violences faites aux femmes), en 2011 au Cameroun, 45 % des femmes ont subi des violences physiques dans le couple, 20 % ont été victimes de violences sexuelles et 42 % de violences morales. En plus, 48 % des victimes affirment n’avoir jamais sollicité la rescousse et 39 % n’ont jamais parlé à personne de la violence qu’elles subissent ou qu’elles ont vécue.

Les mobiles de ces violences polymorphes sont d’ordre socioculturel à la base. Il s’agit des pesanteurs socioculturelles qui prennent des allures de violences inculquées à la progéniture dès le bas âge. Aux garçons sont enseignés les attributs de la virilité liés à l’influence, à l’autorité, à la force et au pouvoir. D’où la capitalisation, par les mâles, de la domination masculine dans le champ des rapports sociaux de sexe.

Aux filles, à contrario, sont inculqués les modèles de féminité liés à la tendresse, à la douceur, à l’affectivité, à la tempérance et à la soumission. Il s’agit là de la socialisation différentielle des enfants suivant le genre. Toute chose qui structure un système de ségrégation sexiste des tâches, des rôles, des fonctions et des positions au sein de la cellule familiale. Cela confère, par la même occasion, la posture de dominateurs aux premiers et le statut de soumises aux dernières.

Des filles, à qui il est souvent refusé le droit d’aller à l’école, sont perçues comme des machines de reproduction biologique et sociale. Même à l’âge de la maturité, dans bien de contrées culturelles, la gente féminine n’a pas droit à la parole en public devant les hommes. Un devoir de soumission qui fait croire à l’homme, « chef de famille », qu’il a le droit de vie ou de mort sur sa femme. Cette dernière, ne pouvant pas, pour les mêmes raisons, compter sur le soutien de la famille.

Certaines spécialistes des questions de genre et développement pensent qu’il est offusquant et déshonorant, pour la famille de la femme, que sa fille quitte son mari en raison d’un ou de plusieurs cas de bastonnade. Le faible niveau d’instruction de la fille ne lui permettant pas non plus de pouvoir revendiquer ses droits.

Si les violences conjugales touchent les femmes de toutes les catégories sociales, force est de constater que dans les ménages les plus pauvres, les mères de l’humanité sont, pour la plupart, entièrement dépendantes de leur mari autant pour les dépenses du foyer que pour les charges personnelles. Une situation défavorable que le « pater familias » finit par utiliser comme un moyen de chantage et de bestialisation de son épouse. Au bout du compte, les problèmes de précarité pécuniaire et matérielle sont, dans la majeure partie des cas, source de violences psychologiques, voire de violences physiques.

À cause de cet état de choses, certaines femmes soutiennent que trouver un mari n’est pas une sinécure. Elles sont obligées de rester avec celui qu’elles ont trouvé au prix même de leur vie. Des jeunes filles, dès leur jeune âge, ont appris à être femmes et à supporter les affres de la vie conjugale, au nombre desquelles figurent les violences sexospécifiques. Lorsqu’elles sont violentées, elles s’en vont se lamenter auprès de leur famille et auprès des réseaux associatifs religieux. Chose curieuse, certaines de leurs amies et leurs mères leur expliquent qu’elles ne doivent pas mettre en danger leur mariage. Or, selon la législation camerounaise, une action n’est valable en justice que lorsque la personne concernée porte plainte.

Au regard de cette résignation, la vie matrimoniale bascule dans une espèce de vie de « martyr » à laquelle bien de femmes opprimées sont contraintes de se soumettre. Histoire de sauvegarder leurs privilèges de femmes mères, de femmes mariées, de femmes épouses et de femmes au foyer. Entre autres enjeux qu’elles visent, bon gré mal gré, préserver leur ménage ; protéger la progéniture ; éviter d’être confrontées aux représailles de la famille et de la belle-famille et user de tous les mécanismes d’action pour dissiper le regard dédaigneux et avilissant de la société.

Malheureusement, en dépit de tous ces sacrifices, signe de la résilience personnelle, le pire finit souvent par se produire au point où des femmes, au moindre des cas, sont en butte à des atrocités, à des meurtrissures, et au pire des cas, à la mort, comme c’est le cas de plusieurs femmes mères bastonnées dans des régions camerounaises.

Ces derniers jours, l’on dénombre déjà 11 femmes tuées en l’espace de 11 jours. En effet, la série noire se poursuit malheureusement. La courbe des féminicides ne fait que s’allonger. Deux femmes tuées à Kaélé et à Olembe. Elles ont perdu la vie en moins de 24 h à Kaélé dans l’Extrême-Nord et à Olembe dans la périphérie de Yaoundé. Selon des sources concordantes, ces drames se sont déroulés dans des circonstances impliquant des hommes ayant pris la fuite.

Au quartier Gouzouguoï à Kaélé, une femme a été poignardée à plusieurs reprises par son époux ce jeudi 27 août. Grièvement blessée, elle a été évacuée, de toute urgence, à l’hôpital de district de cette localité, où elle a succombé à ses blessures ce vendredi 28 août. Son mari a pris la poudre d’escampette après l’agression et reste recherché. Quelques heures plus tard, vers 22 h à Olembe, dans la périphérie de Yaoundé, une dame a été violemment poussée hors d’un taxi au cours d’une dispute avec un homme qui se trouvait à bord du véhicule. Projetée sur la chaussée, elle a été percutée par un camion arrivant à vive allure et est morte sur le champ. Le taxi a poursuivi sa route, abandonnant la victime.

Triste destin pour les femmes battues et violentées ici et ailleurs !

Serge Aimé BIKOI »

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