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Appel du Gecam : pour un Gouvernementd’action et la restauration de la confiance

ange1poireau

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Appel du Gecam : pour un Gouvernementd’action et la restauration de la confiance
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L’élection présidentielle constitue, pour chaque Nation, un moment majeur de respiration démocratique, en ce qu’elle permet aux citoyens d’accorder leur confiance à une personnalité appelée à conduire les destinées de l’État. Une fois ce choix souverain exprimé, s’ouvre naturellement le temps de l’action, de la clarification des orientations et de la refondation du pacte social et économique entre l’Exécutif et le peuple.

C’est dans cette perspective que, s’adressant à la Nation le 31 décembre 2025, le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, a annoncé un prochain réaménagement du Gouvernement.

 À l’orée de cette nouvelle séquence politique, le GECAM n’a pas l’intention de préempter les pouvoirs constitutionnels du Chef de l’État concernant la formation du Gouvernement. Pour important que soit la désignation des membres du Gouvernement, le véritable enjeu réside dans l’action qu’il sera capable de conduire : seule une gouvernance claire et résolument orientée vers le bien-être des Camerounais pourra restaurer la confiance, stimuler l’investissement et bâtir une croissance durable et inclusive.

 Le contexte économique international est imprévisible et demeure particulièrement contraignant. L’économie mondiale continue d’évoluer dans un environnement marqué par la persistance des tensions géopolitiques, le durcissement des conditions financières, la volatilité des marchés des matières premières et le ralentissement de la croissance globale. Ces facteurs exogènes exercent une pression accrue sur notre économie, fragilisant nos équilibres macroéconomiques.

Sur le plan national, bien que les perspectives de croissance demeurent globalement positives, le GECAM rappelle néanmoins que l’économie camerounaise fait face à des défis structurels persistants. Le secteur privé, moteur essentiel de la création de richesse et d’emplois, évolue dans un environnement des affaires encore marqué par des lourdeurs administratives, une pression fiscale élevée, un accès limité au financement, un déficit énergétique important, une dégradation des infrastructures, des coûts logistiques importants et une instabilité réglementaire qui freine l’investissement.

À ces contraintes structurelles, se sont ajoutées les séquelles de la période post-électorale, dont les effets se font encore sentir sur le climat des affaires et sur le moral des acteurs économiques. À cet égard, le GECAM aimerait rappeler qu’à la veille de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, il avait déjà souligné avec force que les entreprises ont besoin de visibilité, de sécurité juridique et de lisibilité dans l’action publique pour pouvoir investir durablement. L’incertitude prolongée, les tensions observées, et le statu quo, continuent de peser sur la confiance des entrepreneurs, comme sur celle des ménages, entraînant une attitude de prudence accrue, des décisions d’investissement différées et une consommation retenue.

C’est dans ce contexte que le GECAM adresse un appel solennel à Son Excellence Monsieur le Président de la République, pour la mise en place d’un gouvernement de rupture, d’action et de restauration de la confiance. Le patronat plaide pour la mise en place d’une équipe gouvernementale resserrée, et résolument orientée vers l’action, à même de prendre en compte les doléances qu’il a formulées dans son appel d’août 2025, en prélude à l’élection présidentielle ainsi que de nombreuses propositions adressées au Gouvernement dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires.

En dépit des difficultés actuelles, le GECAM demeure profondément convaincu du potentiel économique du Cameroun. Notre pays dispose en effet d’atouts considérables : une population jeune et entreprenante, des ressources naturelles abondantes, une position géographique stratégique et un secteur privé résilient. Mais ces atouts ne permettront de porter notre pays vers le développement que si les réformes nécessaires sont menées avec courage, constance et détermination, dans un esprit de justice sociale. Dans cet esprit, le GECAM réaffirme sa disponibilité totale à accompagner les pouvoirs publics, dans un cadre de dialogue constructif et de responsabilité partagée.

Fait à Douala, le 19 janvier 2026, Célestin TAWAMBA, Président du Gecam

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Le Port Autonome de Douala rétablit SGS mais maintient Transatlantic

ange1poireau

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Le Port Autonome de Douala rétablit SGS mais maintient Transatlantic
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L’affaire de scanning des marchandises au Port de Douala-Bonabéri connaît un nouveau développement. Le Directeur Général du Port Autonome de Douala (PAD) a décidé de suspendre une partie des opérations sécuritaires d’inspection par scanner réalisées transatlantic d. s.a. qui a pris en main cette activité le 2 janvier 2026.

Dans une correspondance datée du 16 février 2026, Cyrius Ngo’o demande au DG de Transatlantic D, de limiter ses interventions « à l’inspection par scanner du reste des flux import/export, marchands et non-marchands, qui ne sont pas opérés par la société SGS S.A. Il s’agit en particulier, d’une part, du trafic vrac solide non-conteneurisé traité dans les autres terminaux et. D’autre part, des véhicules, des conteneurs vides et des conteneurs hors-gabarit débarqués au Terminal à Conteneurs », détaille le DG du PAD. Cette injonction avec effet à compter de la date dudit courrier « jusqu’à nouvel ordre », consiste à mettre en œuvre les directives du premier ministre, précise le management du PAD.

Cette décision rétablit dans ses droits la Société générale de surveillance (SGS) tel que recommandé par le gouvernement. L’entreprise suisse va donc poursuivre l’inspection des conteneurs tandis que Transatlantic D dont le contrat avec le PAD portait sur le 100% scanning, soit l’inspection de toutes les marchandises passant par le port tant à l’importation qu’à l’exportation quel que soit leur mode de conditionnement va limiter son intervention aux autres marchandises non couverts par SGS. Le PAD maintient donc son contrat avec Transatlantic D.

En rappel, le contrat de concession liant le Port Autonome de Douala à Transatlantic D porte sur une durée de 25 ans avec rétrocession des actifs. L’un des motifs avancés par le PAD pour ce changement était la modernisation et l’alignement aux meilleures normes internationales en matière de sécurité et de sûreté portuaire. Le nouvel opérateur devait donc mettre en place un dispositif mobile de dernière génération permettant une transmission rapide des informations à la Douane et aux autres acteurs de la chaîne d’import/export.

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Télévision: Consty Eka est mort

ange1poireau

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Télévision: Consty Eka est mort
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La rumeur s’est finalement confirmée: Consty Eka est mort. Le roi de la télé s’est éteint ce 16 février 2026 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Selon des informations rapportées par le lanceur d’alertes Paul Chouta,  »il était pourtant au bureau et bien portant ce lundi à Abidjan, jusqu’à ce qu’il commence à vomir du sang ». C’était ainsi la fin qui s’annonçait pour l’animateur télé. « Conduit à l’hôpital, il a tiré sa révérence  », souligne-t-il.

Né sous le pseudonyme Constantin Ekani, celui qui se faisait appeler  »le roi de la télévision ». Et de fait, l’animateur télé avait fait les beaux jours de la télévision tant dans son pays qu’en Côte d’Ivoire. Et déjà, c’est une pluie de réaction qui tombe sur les réseaux sociaux. Telesphore Mba Bizo, journaliste en service au poste national de la Crtv, garde de l’homme un souvenir inoubliable : « Consty Eka, le Roi de la télé, révèle le groupe de mon frère aîné, Aimey Bizo, considéré comme le premier boy’s band du Cameroun, Star System, en 1986, dans le programme Music Video Show. La diffusion fut marquée par la puissance de “U Can’t Touch This”, le tube emblématique et unique de la carrière de MC Hammer ». Mireille Fomekong, n’en revient pas: « La mort… Cette visiteuse imprévisible, toujours inopportune, qui s’invite sans frapper et laisse derrière elle le fracas du silence.
Consty… mon Ami, mon grand frère, mon soutien secret… », se lamente la communicatrice.

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Cameroun : Sauver le système de santé de la vulnérabilité

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Cameroun : Sauver le système de santé de la vulnérabilité
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Par Louis Marie Kakdeu

La vulnérabilité des Camerounais ne résulte pas d’une fatalité tropicale mais, de choix politiques défaillants, d’investissements insuffisants et d’un déficit éducatif criant.

Au Cameroun, le gouvernement actuel se concentre sur les soins au niveau des hôpitaux. Il ne travaille pas à ce que le nombre de personnes qui arrivent à l’hôpital soit réduit. Ainsi, il néglige la prévention (approche one health) et il opte pour la construction centres de santé sans plateaux technique.

Et dans ces centres de santé, trois services retiennent le plus d’attention : il s’agit de la morgue en première position, de la pharmacie en deuxième position et du bloc opératoire en troisième position. Ce sont les trois services les plus rentables dans nos hôpitaux à tel point que le marché des gerbes de fleurs et des cercueils florissent dans les environs des hôpitaux. L’on note aussi que le business des médicaments dans les hôpitaux est très capitaliste et en défaveur des malades. Et pour faire fonctionner les laboratoires, la pratique est de prescrire automatiquement une batterie d’examen aux patients qui ont la malchance de venir simplement en consultation.

Un autre choix politique est possible. Celui d’investir massivement dans la santé publique (prévention) pour mettre le système au service des citoyens. Mieux vaut prévenir que guérir. La vaccination, l’assainissement, l’éducation sanitaire, la lutte contre les vecteurs de maladies doivent devenir des priorités. Il faut faire le choix d’œuvrer pour que moins de citoyens tombent malades.

On ne peut pas travailler à construire encore et encore plus de prisons ; il faut travailler pour réduire l’incivisme. Il ne faut pas travailler pour construire encore et encore plus des centres de santé ; il faut investir pour réduire le nombre de malades qui ont besoin des hôpitaux. Et c’est un choix politique à faire.

C’est vrai que les responsables locaux font face aux contraintes de trésorerie et font payer aux malades. Il faut aussi dire que sans moyens adéquats, aucune amélioration n’est possible. Les États africains doivent respecter leur engagement d’Abuja et consacrer au moins 15% de leur budget à la santé. Cela implique des choix budgétaires courageux : moins de dépenses de prestige, plus d’investissements sanitaires. Aussi, il faut former massivement du personnel médical et créer des conditions attractives pour le retenir : salaires décents, environnement de travail, possibilités de recherche, reconnaissance sociale.

Pour le citoyen, il lui faudra une couverture sanitaire universelle et cette sécurité sociale. Chaque citoyen devra pouvoir accéder à des soins de qualité sans risquer la ruine financière. Les expériences de pays comme le Rwanda montrent que c’est possible, même avec des ressources limitées. L’on ne peut pas oublier de mettre l’accent sur le développement de la recherche médicale africaine. Le patrimoine génétique africain reste inexploité dans sa totalité. L’Afrique ne peut rester éternellement dépendante de la recherche étrangère. Elle doit développer ses propres capacités de recherche, adaptées à ses maladies spécifiques.

Il n’existe pas de système de santé au Cameroun ; il existe un système de soins. Tant que le Cameroun n’aura pas construit un système de santé robuste, elle restera à la merci de la prochaine épidémie. La santé n’est pas qu’une question humanitaire. C’est un investissement économique et un impératif de développement. Un peuple malade ne peut construire son avenir. Les camerounais sont malades pour l’essentiel ; ils ne sont pas aptes à construire l’avenir de leur pays.

L’urgence est signalée

Louis-Marie KAKDEU, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National SDF

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