Actualités locales
le GECAM appelle à un gouvernement de rupture

Le groupement patronal du Cameroun vient de lancer un appel au président de la République pour la mise en place d’un gouvernement de rupture, d’action et de restauration de la confiance.
Annoncé dans le discours à la Nation le 31 décembre 2025, le nouveau gouvernement continue de se faire attendre. Dans un appel lancé à l’endroit du Président de la République Paul Biya, le patronat plaide pour « la mise en place d’une équipe gouvernementale resserrée, et résolument orientée vers l’action, à même de prendre en compte les doléances qu’il a formulées dans son appel d’août 2025, en prélude à l’élection présidentielle ainsi que de nombreuses propositions adressées au Gouvernement dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires ».
APPEL DU GECAM
Pour un Gouvernement d’action et la restauration de la confiance
L’élection présidentielle constitue, pour chaque Nation, un moment majeur de respiration démocratique, en ce qu’elle permet aux citoyens d’accorder leur confiance à une personnalité appelée à conduire les destinées de l’État. Une fois ce choix souverain exprimé, s’ouvre naturellement le temps de l’action, de la clarification des orientations et de la refondation du pacte social et économique entre l’Exécutif et le peuple.
C’est dans cette perspective que, s’adressant à la Nation le 31 décembre 2025, le Président de la République, Son Excellence Paul BIYA, a annoncé un prochain réaménagement du Gouvernement.
À l’orée de cette nouvelle séquence politique, le GECAM n’a pas l’intention de préempter les pouvoirs constitutionnels du Chef de l’État concernant la formation du Gouvernement. Pour important que soit la désignation des membres du Gouvernement, le véritable enjeu réside dans l’action qu’il sera capable de conduire : seule une gouvernance claire et résolument orientée vers le bien-être des Camerounais pourra restaurer la confiance, stimuler l’investissement et bâtir une croissance durable et inclusive.
Le contexte économique international est imprévisible et demeure particulièrement contraignant. L’économie mondiale continue d’évoluer dans un environnement marqué par la persistance des tensions géopolitiques, le durcissement des conditions financières, la volatilité des marchés des matières premières et le ralentissement de la croissance globale. Ces facteurs exogènes exercent une pression accrue sur notre économie, fragilisant nos équilibres macroéconomiques.
Sur le plan national, bien que les perspectives de croissance demeurent globalement positives, le GECAM rappelle néanmoins que l’économie camerounaise fait face à des défis structurels persistants. Le secteur privé, moteur essentiel de la création de richesse et d’emplois, évolue dans un environnement des affaires encore marqué par des lourdeurs administratives, une pression fiscale élevée, un accès limité au financement, un déficit énergétique important, une dégradation des infrastructures, des coûts logistiques importants et une instabilité réglementaire qui freine l’investissement. À ces contraintes structurelles, se sont ajoutées les séquelles de la période post-électorale, dont les effets se font encore sentir sur le climat des affaires et sur le moral des acteurs économiques.
À cet égard, le GECAM aimerait rappeler qu’à la veille de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, il avait déjà souligné avec force que les entreprises ont besoin de visibilité, de sécurité juridique et de lisibilité dans l’action publique pour pouvoir investir durablement.
L’incertitude prolongée, les tensions observées, et le statu quo, continuent de peser sur la confiance des entrepreneurs, comme sur celle des ménages, entraînant une attitude de prudence accrue, des décisions d’investissement différées et une consommation retenue.
C’est dans ce contexte que le GECAM adresse un appel solennel à Son Excellence Monsieur le Président de la République, pour la mise en place d’un gouvernement de rupture, d’action et de restauration de la confiance.
Le patronat plaide pour la mise en place d’une équipe gouvernementale resserrée, et résolument orientée vers l’action, à même de prendre en compte les doléances qu’il a formulées dans son appel d’août 2025, en prélude à l’élection présidentielle ainsi que de nombreuses propositions adressées au Gouvernement dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires.
En dépit des difficultés actuelles, le GECAM demeure profondément convaincu du potentiel économique du Cameroun. Notre pays dispose en effet d’atouts considérables : une population jeune et entreprenante, des ressources naturelles abondantes, une position géographique stratégique et un secteur privé résilient.
Mais ces atouts ne permettront de porter notre pays vers le développement que si les réformes nécessaires sont menées avec courage, constance et détermination, dans un esprit de justice sociale.
Dans cet esprit, le GECAM réaffirme sa disponibilité totale à accompagner les pouvoirs publics, dans un cadre de dialogue constructif et de responsabilité partagée.
Fait à Douala, le 19 janvier 2026
Célestin TAWAMBA
Président
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
plus de deux millions de personnes en insécurité alimentaire aiguë (ONU)

En République centrafricaine, près d’un tiers de la population centrafricaine continue de faire face à une insécurité alimentaire aiguë. Selon les agences des Nations Unies, plus de deux millions de personnes ont besoin d’une assistance urgente.
La République centrafricaine reste confrontée à une grave crise alimentaire. D’après la dernière analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), plus de 2 millions de personnes, soit près d’un habitant sur trois, vivent dans des conditions d’insécurité alimentaire aiguë nécessitant une intervention urgente. Parmi elles, 262 000 personnes sont en situation d’urgence (phase 4 de l’IPC) et 1,75 million en situation de crise (phase 3).
Les populations les plus touchées sont les déplacés internes, les réfugiés, les communautés hôtes et les ménages les plus pauvres dépendant principalement des marchés pour se nourrir. Dix-huit sous-préfectures enregistrent des niveaux particulièrement préoccupants, avec plus de la moitié de leur population confrontée à une insécurité alimentaire sévère.
Cette situation est alimentée par la hausse des prix des denrées alimentaires, la faiblesse du pouvoir d’achat, l’insécurité persistante, les déplacements de population ainsi que les chocs climatiques qui affectent la production agricole.
Toutefois, les Nations Unies relèvent une légère amélioration par rapport aux projections d’octobre 2025. Le nombre de personnes en situation de crise ou pire a diminué d’environ 288 000 personnes, grâce notamment à de meilleures perspectives agricoles, à des opportunités accrues de subsistance et à une aide humanitaire plus importante attendue entre avril et août 2026.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
les joueurs boycottent l’entraînement pour réclamer quatre mois de salaires

Le malaise est profond au sein de PWD de Bamenda. Le club camerounais traverse une crise interne majeure après que ses joueurs ont décidé de boycotter la séance d’entraînement prévue mardi matin afin de protester contre des arriérés financiers qui s’accumulent depuis plusieurs mois.
Selon les informations rapportées par le journaliste Afeseh Apong, les joueurs se sont présentés au stade de proximité de Bamenda comme prévu, mais ont refusé de prendre part aux exercices. Une action collective destinée à attirer l’attention de la direction sur leur situation. Les footballeurs réclament le paiement de quatre mois de salaires ainsi que trois primes de match toujours impayées.
La réaction du club ne s’est pas fait attendre. En réponse à ce mouvement de protestation, les joueurs se sont vu interdire l’accès au bus de l’équipe pour le trajet retour. Contraints de se débrouiller par leurs propres moyens, ils ont quitté les installations dans un climat particulièrement tendu, révélateur de la fracture grandissante entre l’effectif et les dirigeants.
Cette crise suscite d’autant plus d’interrogations que le président de PWD de Bamenda, Pascal Abunde, occupe également le poste de quatrième vice-président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT). Une position qui rend cette affaire particulièrement sensible dans le paysage du football camerounais.
À quelques semaines de la reprise des compétitions et alors que le club cherche à retrouver de la stabilité sur le terrain, cette situation pourrait avoir de lourdes conséquences sur les performances sportives de l’équipe. Les supporters, eux, attendent désormais des réponses concrètes de la direction afin d’éviter que cette crise financière ne se transforme en véritable crise institutionnelle.
Le dossier est désormais suivi de près par les observateurs du football camerounais, qui s’interrogent sur la capacité du club à rétablir rapidement un climat serein au sein de son vestiaire.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Camair-co à la traîne sur l’international, les compagnies étrangères captent plus de 1,3 million de passagers
La compagnie nationale Camair-Co peine à s’imposer sur les lignes internationales, où les transporteurs étrangers captent plus de 1,3 million de passagers au Cameroun. Le marché est fortement dominé par des géants comme Ethiopian Airlines et Air France, qui tirent profit de la croissance continue du trafic passager dans les aéroports du pays.
Près de 16 compagnies internationales régulières desservent les aéroports de Douala et Yaoundé. Des acteurs comme Ethiopian Airlines et Air France se partagent la part du lion. La position de Camair-Co, l’étoile du Cameroun se concentre principalement sur son réseau domestique et quelques lignes sous-régionales (Libreville, Brazzaville, Kinshasa, Cotonou).
D’après les données des Aéroports du Cameroun (ADC), dix compagnies aériennes ont concentré l’essentiel du trafic passagers et fret au Cameroun en 2024. Une particularité se dégage sur le classement, le maintien de l’Etoile du Cameroun comme acteur central du réseau domestique, et la domination des transporteurs européens et africains sur les liaisons internationales.
Ethiopian Airlines
Avec 11 606 mouvements et 549 303 passagers, la compagnie nationale reste le leader de la desserte intérieure. Néanmoins, l’optimisation du taux de remplissage demeure un défi récurrent, reflétant les fragilités structurelles de la compagnie nationale. Le classement est dominé par Ethiopian Airlines, qui a transporté 291 763 passagers, en hausse de 13,9 %, confirmant son statut de principal acteur du trafic international au Cameroun. Elle est suivie de Brussels Airlines avec 258 856 passagers (+1,0 %) et d’Air France malgré son mauvais service avec 258 711 passagers (-3,1 %).
Derrière ce trio de tête figurent Asky Airlines (157 104 passagers), Turkish Airlines (115 607), Royal Air Maroc (94 851), Air Côte d’Ivoire (79 698), RwandAir (78 416), Kenya Airways (30 291), mince, ils sont vraiment tombés et Cronos Airlines (8 109 passagers).
L’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale
«Les 1,37 million de passagers transportés par les dix compagnies étrangères représentent autant d’opportunités commerciales qui échappent à Camair-Co. Si la compagnie nationale disposait d’une flotte plus importante, d’une meilleure régularité opérationnelle et de dessertes internationales plus nombreuses, elle pourrait capter une partie significative de ce marché. L’exemple d’Ethiopian Airlines est particulièrement révélateur. La compagnie éthiopienne a bâti un puissant hub africain à Addis-Abeba et transporte à elle seule près de 292 000 passagers au Cameroun. Elle illustre comment une compagnie africaine bien structurée peut dominer le trafic régional et international», analyse Shance Lion.
Pour ce lanceur d’alerte, le défi pour Camair-Co n’est donc plus seulement de maintenir sa position sur le réseau domestique, mais de conquérir une partie du marché international. Tant que les liaisons vers l’Europe, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et le Moyen-Orient resteront majoritairement exploitées par des compagnies étrangères, une grande partie de la valeur créée par le transport aérien camerounais continuera d’être captée hors du pays.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société1 year agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique1 year agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique1 year agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Actualités locales3 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !
- Société1 year ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun

Faits divers2 years agoFrais de retrait Orange Money Cameroun : Tout ce que vous devez savoir

Société2 years agoVoici l’origine des noms de 20 quartiers de Yaoundé














