Actualités locales
Dr. Jeannette Afounde dévoile la leçon inattendue de la finale Sénégal–Maroc

Dans une analyse, Dr. Jeannette Afounde, spécialiste en santé publique, décrypte la porté de la protestation des joueurs et du staff sénégalais lors de la finale de la CAN 2025 face au Maroc.
Pour elle, « ce qui a été interprété par certains comme une indiscipline était, en réalité, un acte de résistance sportive, une manière de refuser une injustice immédiate et irréversible. Car en sport, contrairement à la vie institutionnelle, le temps est un juge cruel : une décision injuste non contestée sur le moment ne se corrige pas toujours après coup. »
« Quand l’obéissance aveugle cesse d’être une vertu : leçons de la CAN
Décidément, cette édition de la Coupe d’Afrique des Nations est riche d’enseignements bien au-delà du football.
La finale opposant le Sénégal au Maroc restera dans les mémoires, non seulement pour son intensité sportive, mais surtout pour le débat qu’elle a suscité. Une question traverse désormais les esprits : le Sénégal a-t-il bien agi ?
La désobéissance était-elle justifiée, ou méritera-t-elle sanction ?
La question est inconfortable, mais nécessaire.
On nous répète souvent que « la loi est dure, mais c’est la loi » (dura lex, sed lex). En sport comme dans la vie, les décisions de l’arbitre seraient indiscutables, bonnes ou mauvaises. Il faudrait subir d’abord, puis recourir ensuite aux mécanismes formels de contestation.
Mais une question plus profonde s’impose :
doit-on toujours accepter une injustice flagrante au seul motif qu’elle est « légale » ?
Et surtout, que faire lorsque les recours légaux existent sur le papier, mais ne rétablissent pas toujours la justice dans les faits ?
L’Histoire nous enseigne que les plus grandes avancées humaines n’ont jamais été obtenues par une obéissance passive. Rosa Parks n’a pas respecté une loi injuste ; elle l’a défiée. Martin Luther King Jr. a construit son combat sur la désobéissance civile non violente, précisément parce que certaines lois légalisaient l’injustice. Nelson Mandela a payé de sa liberté le refus de se soumettre à un ordre légal mais profondément immoral.
Ces figures n’ont jamais glorifié le chaos. Elles ont posé un principe fondamental : lorsque la loi s’éloigne de la justice, l’obéissance cesse d’être une vertu morale.
Revenons au match. Posons la question avec honnêteté :
Si le Sénégal n’avait pas manifesté aussi fermement, aussi bruyamment, aurait-il gagné ce match ?
La réponse, en toute lucidité, est non.
Ce qui a été interprété par certains comme une indiscipline était, en réalité, un acte de résistance sportive, une manière de refuser une injustice immédiate et irréversible. Car en sport, contrairement à la vie institutionnelle, le temps est un juge cruel : une décision injuste non contestée sur le moment ne se corrige pas toujours après coup.
Pour autant, la nuance est essentielle. Toute désobéissance n’est pas légitime. Toute colère n’est pas juste. La frontière entre la défense du droit et la dérive anarchique est réelle. Mais dans ce cas précis, le Sénégal n’a pas contesté l’ordre pour le plaisir de défier l’autorité ; il a résisté pour préserver l’équité du jeu.
Il existe aussi une autre lecture, plus spirituelle, que beaucoup partagent : la justice humaine est imparfaite, mais la justice divine, elle, ne l’est pas. Elle ne se manifeste pas toujours immédiatement, mais elle finit par rétablir l’équilibre. Et souvent, elle passe par le courage de ceux qui osent dire non, sans haine, mais avec fermeté.
Cette finale nous laisse donc une leçon puissante :
- Obéir est une valeur.
- Résister peut en être une autre, lorsque l’injustice devient manifeste.
- Le véritable leadership consiste à savoir quand se conformer… et quand s’élever.
Le Sénégal n’a pas seulement gagné un match. Il a rappelé à tous que la dignité, même sur un terrain de football, n’est jamais négociable.
Bravo aux Lions de la Teranga… Sénégal Rek ».
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plus de deux millions de personnes en insécurité alimentaire aiguë (ONU)

En République centrafricaine, près d’un tiers de la population centrafricaine continue de faire face à une insécurité alimentaire aiguë. Selon les agences des Nations Unies, plus de deux millions de personnes ont besoin d’une assistance urgente.
La République centrafricaine reste confrontée à une grave crise alimentaire. D’après la dernière analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), plus de 2 millions de personnes, soit près d’un habitant sur trois, vivent dans des conditions d’insécurité alimentaire aiguë nécessitant une intervention urgente. Parmi elles, 262 000 personnes sont en situation d’urgence (phase 4 de l’IPC) et 1,75 million en situation de crise (phase 3).
Les populations les plus touchées sont les déplacés internes, les réfugiés, les communautés hôtes et les ménages les plus pauvres dépendant principalement des marchés pour se nourrir. Dix-huit sous-préfectures enregistrent des niveaux particulièrement préoccupants, avec plus de la moitié de leur population confrontée à une insécurité alimentaire sévère.
Cette situation est alimentée par la hausse des prix des denrées alimentaires, la faiblesse du pouvoir d’achat, l’insécurité persistante, les déplacements de population ainsi que les chocs climatiques qui affectent la production agricole.
Toutefois, les Nations Unies relèvent une légère amélioration par rapport aux projections d’octobre 2025. Le nombre de personnes en situation de crise ou pire a diminué d’environ 288 000 personnes, grâce notamment à de meilleures perspectives agricoles, à des opportunités accrues de subsistance et à une aide humanitaire plus importante attendue entre avril et août 2026.
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les joueurs boycottent l’entraînement pour réclamer quatre mois de salaires

Le malaise est profond au sein de PWD de Bamenda. Le club camerounais traverse une crise interne majeure après que ses joueurs ont décidé de boycotter la séance d’entraînement prévue mardi matin afin de protester contre des arriérés financiers qui s’accumulent depuis plusieurs mois.
Selon les informations rapportées par le journaliste Afeseh Apong, les joueurs se sont présentés au stade de proximité de Bamenda comme prévu, mais ont refusé de prendre part aux exercices. Une action collective destinée à attirer l’attention de la direction sur leur situation. Les footballeurs réclament le paiement de quatre mois de salaires ainsi que trois primes de match toujours impayées.
La réaction du club ne s’est pas fait attendre. En réponse à ce mouvement de protestation, les joueurs se sont vu interdire l’accès au bus de l’équipe pour le trajet retour. Contraints de se débrouiller par leurs propres moyens, ils ont quitté les installations dans un climat particulièrement tendu, révélateur de la fracture grandissante entre l’effectif et les dirigeants.
Cette crise suscite d’autant plus d’interrogations que le président de PWD de Bamenda, Pascal Abunde, occupe également le poste de quatrième vice-président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT). Une position qui rend cette affaire particulièrement sensible dans le paysage du football camerounais.
À quelques semaines de la reprise des compétitions et alors que le club cherche à retrouver de la stabilité sur le terrain, cette situation pourrait avoir de lourdes conséquences sur les performances sportives de l’équipe. Les supporters, eux, attendent désormais des réponses concrètes de la direction afin d’éviter que cette crise financière ne se transforme en véritable crise institutionnelle.
Le dossier est désormais suivi de près par les observateurs du football camerounais, qui s’interrogent sur la capacité du club à rétablir rapidement un climat serein au sein de son vestiaire.
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Camair-co à la traîne sur l’international, les compagnies étrangères captent plus de 1,3 million de passagers
La compagnie nationale Camair-Co peine à s’imposer sur les lignes internationales, où les transporteurs étrangers captent plus de 1,3 million de passagers au Cameroun. Le marché est fortement dominé par des géants comme Ethiopian Airlines et Air France, qui tirent profit de la croissance continue du trafic passager dans les aéroports du pays.
Près de 16 compagnies internationales régulières desservent les aéroports de Douala et Yaoundé. Des acteurs comme Ethiopian Airlines et Air France se partagent la part du lion. La position de Camair-Co, l’étoile du Cameroun se concentre principalement sur son réseau domestique et quelques lignes sous-régionales (Libreville, Brazzaville, Kinshasa, Cotonou).
D’après les données des Aéroports du Cameroun (ADC), dix compagnies aériennes ont concentré l’essentiel du trafic passagers et fret au Cameroun en 2024. Une particularité se dégage sur le classement, le maintien de l’Etoile du Cameroun comme acteur central du réseau domestique, et la domination des transporteurs européens et africains sur les liaisons internationales.
Ethiopian Airlines
Avec 11 606 mouvements et 549 303 passagers, la compagnie nationale reste le leader de la desserte intérieure. Néanmoins, l’optimisation du taux de remplissage demeure un défi récurrent, reflétant les fragilités structurelles de la compagnie nationale. Le classement est dominé par Ethiopian Airlines, qui a transporté 291 763 passagers, en hausse de 13,9 %, confirmant son statut de principal acteur du trafic international au Cameroun. Elle est suivie de Brussels Airlines avec 258 856 passagers (+1,0 %) et d’Air France malgré son mauvais service avec 258 711 passagers (-3,1 %).
Derrière ce trio de tête figurent Asky Airlines (157 104 passagers), Turkish Airlines (115 607), Royal Air Maroc (94 851), Air Côte d’Ivoire (79 698), RwandAir (78 416), Kenya Airways (30 291), mince, ils sont vraiment tombés et Cronos Airlines (8 109 passagers).
L’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale
«Les 1,37 million de passagers transportés par les dix compagnies étrangères représentent autant d’opportunités commerciales qui échappent à Camair-Co. Si la compagnie nationale disposait d’une flotte plus importante, d’une meilleure régularité opérationnelle et de dessertes internationales plus nombreuses, elle pourrait capter une partie significative de ce marché. L’exemple d’Ethiopian Airlines est particulièrement révélateur. La compagnie éthiopienne a bâti un puissant hub africain à Addis-Abeba et transporte à elle seule près de 292 000 passagers au Cameroun. Elle illustre comment une compagnie africaine bien structurée peut dominer le trafic régional et international», analyse Shance Lion.
Pour ce lanceur d’alerte, le défi pour Camair-Co n’est donc plus seulement de maintenir sa position sur le réseau domestique, mais de conquérir une partie du marché international. Tant que les liaisons vers l’Europe, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et le Moyen-Orient resteront majoritairement exploitées par des compagnies étrangères, une grande partie de la valeur créée par le transport aérien camerounais continuera d’être captée hors du pays.
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