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Café : la production camerounaise bondit de près de 10% au cours de la saison 2024-2025, à 11 637 tonnes

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Café : la production camerounaise bondit de près de 10% au cours de la saison 2024-2025, à 11 637 tonnes
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(Investir au Cameroun) – Le lancement de la saison caféière 2025-2026 au Cameroun est annoncé pour le 16 janvier 2026 dans la localité de Batidoum, bassin de production de la région de l’Est. Dans la perspective de cet événement, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, a rendu public un communiqué officiel le 13 janvier 2026, dans lequel il dresse le bilan de la dernière campagne. Celle-ci s’est théoriquement achevée le 15 septembre 2025, en ce qui concerne le café arabica, et le 15 novembre 2025, pour la variété robusta.

Selon les données publiées par ce membre du gouvernement, la campagne caféière 2024-2025 a été marquée par une embellie, aussi bien du point de vue de la production que des prix servis aux producteurs. «Au plan national, on note un relèvement significatif de la production commercialisée, qui est passée de 10 592 à 11 637 tonnes entre les campagnes 2023-2024 et 2024-2025, soit un rebond de 9,86%. Les prix aux producteurs ont suivi la même tendance haussière, (progressant) de 2375 FCFA à 2854 FCFA le kilogramme, pour ce qui est de l’arabica, et de 1500 à 1959 FCFA le kilogramme, en ce qui concerne le robusta, représentant une hausse de 20,16 et 30,6%» respectivement, détaille le ministre du Commerce.

A en croire le membre du gouvernement, la nouvelle campagne s’annonce tout aussi prometteuse, notamment en ce qui concerne les prix d’achat aux producteurs : «cette campagne s’ouvre dans un contexte d’embellie des cours sur le marché international, du fait notamment d’une demande en forte croissance, face à une offre en retrait, contrariée par les aléas du changement climatique», indique-t-il. Avant de fixer le cap de l’action gouvernementale au cours de cette campagne : «au-delà de la consolidation des acquis, il s’agit, pour le gouvernement, de mettre le curseur sur le renforcement de la transformation et de la consommation locale, dans le droit fil de la SND30 – Stratégie nationale de développement 2020-2030 – afin de tirer le meilleure parti des opportunités de marché offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine».

Une filière toujours sur le déclin

Au demeurant, en dépit de l’embellie observée au cours de la dernière campagne et des espoirs que charrie la saison 2025-2026, la filière caféière au Cameroun est sur le déclin depuis plusieurs années. Malgré les projets et programmes de promotion initiés aussi bien par le gouvernement que l’interprofession cacao-café (CICC), le pays peine à réaliser son objectif de produire annuellement 125 000 tonnes de café robusta et 35 000 tonnes de café arabica. Ce niveau de production est toujours attendu depuis l’année 2020, conformément au plan de relance des filières cacao et café adopté par le gouvernement et les acteurs de la filière en 2014.

Selon les acteurs de la filière, plusieurs facteurs sont à l’origine de la léthargie dans laquelle sombre le café camerounais : effets néfastes des changements climatiques et désintérêt des producteurs, qui sont refroidis par des prix d’achat jugés très bas. Cette conjonction de facteurs a pour conséquence de plomber la production nationale. Illustration : alors que le Cameroun affichait une production caféière de 130 000 tonnes dans les années 90, le pays enregistre moins du dixième de ce volume au cours de la campagne 2024-2025.

Cependant, le déclin de la production caféière au Cameroun contraste avec le dynamisme observé sur le segment de la transformation locale. En effet, à la différence de la filière cacao, dans laquelle la transformation est contrôlée par des multinationales étrangères, la torréfaction du café dans le pays est l’apanage des nationaux. En raison de la qualité de leurs produits, ces derniers alignent d’ailleurs très souvent des distinctions à l’international, faisant du café camerounais un levier pour la conquête des marchés à l’échelle mondiale.

Mais pour l’instant, avec une part de marché de seulement 0,1% sur la période 2018-2022, le Cameroun est le 54e vendeur de café au monde en termes de volumes, selon le Comité de compétitivité. Les données de ce think tank du ministère de l’Economie indiquent que la cerise camerounaise est particulièrement prisée dans quatre pays : Algérie, France, Belgique et Portugal. Ces pays ont capté, à eux seuls, 62,9% des exportations du café camerounais au cours de l’année 2022, apprend-on.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

05-04-2018 – Des cafés camerounais décrochent 5 prix sur 9 aux Awards 2017 de l’Agence de valorisation des produits agricoles

01-12-2022 - Café : le Cameroun triple sa production en 2021-2022 (38 047 tonnes), après une campagne 2020-2021 catastrophique

29-11-2023 - Commerce extérieur : l’Algérie, la France, la Belgique et le Portugal se disputent le café camerounais

17-04-2019 - La 7e édition du Festival international du café camerounais s’ouvre sur fond de plaidoyer pour le sauvetage de la filière

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Laurent Esso aux obsèques d’Alexis Dipanda Mouelle

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Laurent Esso aux obsèques d’Alexis Dipanda Mouelle
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C’est une correspondance de Samuel Mvondo Ayolo, le directeur du Cabinet civil de la présidence de la République au ministre d’Etat, ministre de la Justice garde des Sceaux datant du 10 juin 2026 qui donne la nouvelle.

Paul Biya, le président de la République désigne Laurent Esso, le ministre de la Justice comme son « représentant personnel » aux obsèques d’Alexis Dipanda Mouelle, le tout premier président de la Cour Suprême. C’est une correspondance de Samuel Mvondo Ayolo, le directeur du Cabinet civil de la présidence de la République au ministre d’Etat, ministre de la Justice garde des Sceaux datant du 10 juin 2026 qui donne la nouvelle.

C’est depuis le lundi 22 au samedi qu’a commencé le déroulé du programme des obsèques d’Alexis Dipenda Mouelle. Ainsi, du 22 au mercredi 24 juin 2026, il y a eu recueillement et prières de 18h à 19h au domicile familial au carrefour Bastos à Yaoundé, la capitale politique du Cameroun. Ce jeudi 25 juin 2026, à 10h, la levée de corps aura lieu à la morgue de l’hôpital général de Yaoundé. Suivra par la suite les hommages judiciaires à la Cour suprême.

Bonakou Bwapaki

À 15 heures, une messe aura lieu à la Basilique Marie Reine des apôtres de Mvolye. Cette journée se clôture par une veillée au domicile familial. La journée du vendredi 26 juin 2026, prévoit le départ du cortège funèbre pour le village Bonakou-Bwapaki. Dans ce cheminement, un arrêt est prévu à la concession familiale à Bonakouamouang par Akwa à Douala, puis suivra une veillée dans son village natal. L’inhumation est pour le samedi 27 juin 2026.

Alexis Dipanda Mouelle était un haut magistrat camerounais qui a marqué l’histoire judiciaire et politique du pays en dirigeant la Cour suprême en tant que Premier président de 1990 à 2014. Né le 25 mars 1942 à Bonakou Bwapaki (région du Littoral), il est décédé le 4 mai 2026 à l’âge de 84 ans.

Daniel Mekobe Sone

Formé à l’Université de Paris, il intègre la magistrature camerounaise en 1965. Il gravit méthodiquement les échelons et devient Secrétaire général du ministère de la Justice en 1975. Il est nommé à la tête de la Cour suprême en 1986 (qui prendra plus tard la dénomination formelle de Premier président). Il y restera pendant 24 ans jusqu’à sa retraite le 31 décembre 2014, date à laquelle il est remplacé par Daniel Mekobe Sone.

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Éloge et Critique des Psittacidés

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Éloge et Critique des Psittacidés
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L’observateur politique de notre landerneau questionne la bipolarité de certains fanatiques, soutiens de l’actuel président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).

Lire ici son texte :

Hier, certains psittacidés de la République encensaient MEON, politologue mineur dans l’espace camerounais, le parant des attributs d’un démiurge capable d’enseigner le droit à Maurice Kamto, l’un des plus grands juristes au monde, et l’histoire à Mbambe, figure éminente de notre temps. Dans leur volière criarde, ces oiseaux mimétiques répétaient mécaniquement les mêmes refrains, confondant le vacarme avec la pensée.

Le Cameroun, fidèle à son penchant pour la transgression des lois et de la Constitution, leur donna raison : chaque violation de la loi semblait remettre en cause non pas l’ordre normatif, mais les compétences de Kamto. Ainsi, l’être — état de non-droit — se substitua au devoir-être, consacrant paradoxalement la violation de la loi comme loi elle-même. De cette inversion naquit l’illusion que le politologue mineur surpassait le juriste mondialement reconnu en droit.

Dans ses récentes déclarations, MEON a désigné trois responsables de la non-qualification des Lions : le Minsep, les joueurs et surtout la Fecafoot. Ses laudateurs d’hier, qui l’érigeaient au rang des « dieux » lorsqu’il prétendait donner des leçons de droit à Kamto, l’ont aussitôt pris en étau. Les psittacidés, hier en extase, se sont mués en corbeaux, le jetant en pâture. On l’accuse d’avoir insulté Eto’o — ce qui est faux. On lui impute d’avoir déclaré que la fédération était seule responsable, ou encore de nourrir une jalousie visant la tête de Samuel Eto’o. D’autres, à l’instar de Serge Tamba et de quelques militants égarés d’un certain parti politique, l’ont même voué à l’injure en le traitant d’homme stérile.

Pourtant, MEON a toujours défendu la Fecafoot et son président, n’hésitant pas à dénigrer Onana, Ngadeu et Kamto. Pourquoi donc ceux qui l’applaudissaient hier l’accusent-ils aujourd’hui de propos qu’il n’a pas tenus ? La réponse est simple : ces volatiles bavards ne comprennent rien à ce qu’il dit. Hier, ils l’applaudissaient parce qu’il attaquait Kamto, qu’ils haïssent sans rien comprendre au droit; aujourd’hui, ils le crucifient parce qu’il a osé parler de Samuel Eto’o sans se contenter de le louer et le vénérer.

Hier, ces automates vocaux l’érigeaient en maître du droit et en prophète de la pensée, aujourd’hui ils le traitent de cancre et vont jusqu’à proclamer que Samuel Eto’o serait plus politologue que lui, plus juriste que le Pr Joseph Owona, son défunt père. Leur logique n’est pas celle du logos mais celle du pathos : une volière du non-savoir où l’on sacre tour à tour un faux prophète ou un bouc émissaire selon les humeurs du moment.

OSCAR NJIKI

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Hommage à Bassek Ba Kobhio au musée national

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Hommage à Bassek Ba Kobhio au musée national
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Figure emblématique de la culture camerounaise, le cinéaste Bassek Ba Kobhio a reçu ce 24 juin 2026 à l’esplanade du musée national, des hommages artistiques et culturels au cours d’une cérémonie organisée en sa mémoire.

Une occasion pour ceux qui l’ont connu ou pas de célébrer le parcours exceptionnel du fondateur du festival Écrans Noirs, dont l’engagement a largement contribué au rayonnement du cinéma africain sur la scène internationale, rapporte le média public la Crtv.

À travers des témoignages, des cérémonies traditionnelles et des animations artistiques, les garants de la culture et de la tradition, tout comme les jeunes talents du cinéma camerounais et africain ont eu l’occasion de saluer l’héritage d’un pionnier qui a consacré sa vie à la promotion de l’art cinématographique et à la formation des nouvelles générations de créateurs.

La sociologie et la philosophie

Pour rappel, Bassek Ba Kobhio était un éminent écrivain, réalisateur et producteur de cinéma camerounais. Figure de proue de la culture africaine, il est décédé le 12 mai 2026 à Yaoundé, à l’âge de 69 ans. Il reste mondialement reconnu pour avoir fondé le célèbre festival de cinéma africain Écrans Noirs.

Né le 1er janvier 1957 à Nindjé, il étudie d’abord la sociologie et la philosophie avant de se tourner vers le septième art. Il commence sa carrière comme assistant-réalisateur, notamment aux côtés de Claire Denis sur le film Chocolat en 1987.

Le Grand Blanc de Lambaréné (1995) : Une œuvre marquante…

Parmi ses réalisations majeures en tant que cinéaste, on retient :Sango Malo (1991), son premier long métrage, adapté de son propre roman, qui remporte le Prix du public au Festival du cinéma africain de Milan. Le Grand Blanc de Lambaréné (1995) : Une œuvre marquante qui revisite de manière critique la figure d’Albert Schweitzer. Le Silence de la forêt (2003) : Un film qu’il co-réalise et produit via sa société Les Films Terre Africaine.

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