Actualités locales
fin de cavale pour les meurtriers d’un négociant en cacao
La ville de Bafia, dans la région du Centre, retenait son souffle depuis plusieurs jours, suspendue à un seul espoir : que justice soit faite pour les assassins de Jojo « Cœur de Lion » Ayangma, un négociant en cacao réputé.
Aujourd’hui, l’espoir renaît. La chasse à l’homme menée par les Forces de défense et de sécurité a porté ses fruits, mettant fin à la fuite des auteurs présumés d’un crime qui a bouleversé toute une communauté. Au moins quatre hommes ont été arrêtés en lien avec ce crime.
Le 3 janvier, la tranquillité de Bafia a été brisée. Jojo Ayangma, un jeune négociant en cacao, connu pour son courage et son ardeur au travail, a été pris pour cible à son domicile.
Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait été attaqué pour une importante somme d’argent. Il a été mortellement agressé devant sa famille impuissante, une agression qui a glacé le sang et plongé ses proches dans le choc.
L’indignation a rapidement envahi les rues de Bafia, la population se levant pour réclamer justice et des réponses. Et l’État a réagi. Sans pression médiatique, les forces de sécurité ont mené sans relâche une chasse à l’homme discrète, méthodique et déterminée.
Renseignement, surveillance, recoupements : chaque indice a été exploité, chaque piste suivie. Cette patience opérationnelle a finalement porté ses fruits.
Les présumés meurtriers ont été localisés puis arrêtés dans leur cachette, mettant fin à une fuite qui avait alimenté la peur. L’opération policière a été largement saluée par la population, qui entrevoit enfin le bout du tunnel.
L’enquête judiciaire se poursuit afin d’établir les responsabilités, d’identifier d’éventuels complices et de garantir que les accusés répondent pleinement de leurs actes devant la justice.
Mais au-delà de l’arrestation, c’est toute la vérité que réclament la famille de Jojo et les habitants de Bafia. Aujourd’hui, ce coup porté au crime envoie un message fort : la barbarie ne restera pas impunie.
Pour la population de Bafia, cette action ferme des Forces de défense et de sécurité est plus qu’une simple arrestation : c’est un signal clair que la République veille, protège et agit, même lorsque la nuit semble la plus longue.
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les chaînes nationales resteront accessibles gratuitement après l’expiration des abonnements Canal+, StarTimes et autres

À compter de ce 4 novembre 2026, les abonnés aux réseaux de télédistribution payante au Cameroun devraient bénéficier d’un changement majeur : l’accès aux chaînes nationales publiques et privées d’intérêt général sera maintenu, même après l’expiration de leur abonnement.
Une mesure qui concerne notamment les abonnés de Canal+ Cameroun, Orange Cameroun, SWECOM Plc, StarTimes Cameroun, TVCAM Sarl et Creolink Communications. Cette évolution fait suite à l’annonce du ministre de la Communication relative à la signature d’un protocole d’entente destiné à garantir la continuité de la réception des chaînes nationales, indépendamment du renouvellement des forfaits commerciaux. Jusqu’ici, le fonctionnement des réseaux de télédistribution payante reposait sur un principe contraignant pour les consommateurs : à l’expiration de leur abonnement, l’ensemble des chaînes accessibles à travers leur décodeur était généralement interrompu.
Cette coupure concernait également les chaînes nationales, y compris la Cameroon Radio Television (CRTV) et les autres médias audiovisuels camerounais. Une situation qui soulevait régulièrement la question du droit des citoyens à accéder à l’information nationale, notamment aux communications officielles, aux alertes d’urgence et aux programmes consacrés à l’actualité et à la culture camerounaises.
Sur le plan juridique, cette problématique renvoie notamment au principe du « Must Carry », qui impose aux distributeurs de services audiovisuels de transporter certaines chaînes d’intérêt général. La loi n° 2015/007 du 20 avril 2015 régissant l’activité audiovisuelle au Cameroun constitue l’un des principaux textes de référence en la matière. Toutefois, la question de la continuité de réception des chaînes nationales après l’expiration d’un abonnement commercial demeurait au cœur des préoccupations des consommateurs.
Cette avancée est également présentée comme l’aboutissement d’une mobilisation menée par des acteurs de la société civile et des associations de défense des droits des consommateurs. En juillet 2026, face aux interruptions de signal et à ce qu’ils considéraient comme une insuffisance de réponse des opérateurs, un collectif avait adressé un ultimatum de quinze jours aux autorités compétentes. Cette démarche avait notamment été accompagnée du dépôt de 21 mémorandums auprès des institutions de la République.
À travers ces documents, les initiateurs de la mobilisation mettaient en avant plusieurs préoccupations : la souveraineté audiovisuelle du Cameroun, la protection du pouvoir d’achat des ménages et la nécessité de garantir aux populations un accès permanent à l’information d’intérêt général. La mise en œuvre de ce protocole d’entente pourrait modifier durablement les pratiques de la télédistribution au Cameroun.
Pour les consommateurs, l’enjeu est de ne plus perdre totalement l’accès aux chaînes nationales lorsque leur abonnement arrive à expiration. Pour les éditeurs audiovisuels locaux, cette disposition représente également une opportunité de préserver leur audience et leur visibilité, y compris auprès des ménages dont les abonnements payants ne sont plus actifs. Quant aux opérateurs de télédistribution, ils devront intégrer cette exigence de continuité dans leurs modalités de fonctionnement, selon les dispositions retenues dans le protocole.
Au-delà de son incidence sur le secteur audiovisuel, cette évolution pose une question fondamentale : l’accès à l’information d’intérêt général peut-il être entièrement subordonné à la capacité d’un ménage à renouveler chaque mois un abonnement télévisuel ? En plaçant la continuité de réception des chaînes nationales au cœur du dispositif, le Cameroun entend apporter une réponse à cette préoccupation. Le décodeur ne serait ainsi plus uniquement un équipement permettant d’accéder à des bouquets commerciaux, mais également un vecteur de diffusion de l’information nationale.
Source : Esbi Media
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