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Commissaires de la CEEAC : Yaoundé hésite entre Marché commun et Genre avant la réunion de Malabo

(Investir au Cameroun) – La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) s’engage dans une séquence diplomatique décisive pour la désignation de ses cinq commissaires formant son gouvernement. Dans une note adressée aux ministères en charge des Affaires étrangères des pays membres, la Commission annonce la tenue, les 16 et 17 janvier 2026 à Malabo, de la réunion du Conseil des ministres préparatoire à la IXe session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État relatif à ce sujet.
La session revêt un enjeu particulier pour le Cameroun. Yaoundé devra y afficher clairement son choix entre deux portefeuilles : celui du Marché commun, des Affaires économiques, monétaires et financières ou celui de la Promotion du genre, du Développement humain et social.
Pour le premier poste, le candidat du Cameroun est Jacob Kotcho Bongkwaha, docteur en économie et actuel directeur du Marché commun à la CEEAC. Présent au cœur de l’institution, il connaît les dossiers «de l’intérieur», leurs blocages comme leurs perspectives. Son profil technocratique est conforté par l’évaluation de Mazars, qui lui attribue le meilleur score parmi les 52 candidats présélectionnés : 90,25 sur 100, nettement devant ses rivaux.
Bataille d’influence dans le sérail
En face, le portefeuille de la Promotion du genre est porté par Nelly Banaken Elel, diplomate expérimentée, ministre plénipotentiaire et première conseillère à la Mission permanente du Cameroun auprès des Nations unies. En juin 2023, elle a été élue vice-présidente de la troisième Commission, en charge des questions sociales, humanitaires et culturelles, pour le compte de la 78e session ordinaire de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, une fonction qui incarne un autre registre d’influence.
Au sein du sérail, le choix de l’un ou de l’autre candidat est loin de faire l’unanimité. Selon les informations d’Investir au Cameroun, certains diplomates en service au ministère des Relations extérieures s’investissent en faveur de Nelly Banaken Elel, en lice pour le poste de commissaire à la Promotion du genre, du Développement humain et social. Pour ses soutiens, les postes de commissaires à la CEEAC se valent et la candidate a, en plus, le mérite d’avoir damé le pion aux autres postulants au même portefeuille.
Cet argumentaire n’est pas partagé par certaines figures du milieu diplomatique. Parmi les cinq commissariats, celui du Marché commun concentrerait l’essentiel des enjeux : neuf des quinze objectifs du Traité révisé de la CEEAC concernent directement l’intégration économique, monétaire et financière, présentée comme la pièce maîtresse de l’architecture communautaire. «À ce poste, le titulaire pilote l’intégration commerciale, la convergence macroéconomique, les mécanismes de coopération financière et l’éventuelle union monétaire», commentait alors un diplomate impliqué. Le détenteur de ce portefeuille occupe, de fait, une position centrale dans les dynamiques régionales et dialogue directement avec les partenaires techniques et financiers internationaux.
Arbitrage de Paul Biya
Le secrétariat général à la présidence de la République serait en phase avec cette lecture. Dans les services dirigés par Ferdinand Ngoh Ngoh, les rapports auraient plutôt été favorables au poste de commissaire au Marché commun, des Affaires économiques, monétaires et financières. «Le portefeuille du Marché commun s’inscrit parfaitement dans les ambitions de Yaoundé, qui revendique depuis plusieurs années un rôle de puissance pivot : stabilité politique, ambition industrielle, diversification progressive de son économie», avance-t-on.
Cet enjeu s’articule aussi avec la Stratégie nationale de développement 2020–2030 (SND30), qui érige l’intégration régionale en levier majeur de croissance. Dans cette perspective, faire accéder le Cameroun au commissariat du Marché commun reviendrait à donner une résonance régionale à ses priorités nationales, tout en consolidant son image de moteur de l’Afrique centrale — une posture présentée comme cohérente avec le discours et la vision de Paul Biya.
En attendant, le choix final du chef de l’État reste l’un des secrets les mieux gardés, du moins jusqu’à la réunion de Malabo, qui lèvera le voile sur une décision qui, au-delà des noms, dévoilera sans doute la priorité politique que le Cameroun entend imprimer au prochain cycle de la CEEAC.
Baudouin Enama et Amina Malloum
Lire aussi :
16-09-2025 – CEEAC : le Cameroun en passe de décrocher le portefeuille stratégique du Marché commun
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Incidents de la Fécafoot sous Marc Brys

C’est une prise de parole qu’on oeut assimiler à une grande séance d’explication du professeur Eric Mathias Owona Nguini sur le plateau de l’émission “Obama Time“ sur A1 Tv.
Selon Eric Mathias Owona Nguini, ce sont ces incidents systématiques créés qui font que la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) était dans le sabotage.
« En 17 matchs disputés sous Marc Brys, la Fédération camerounaise de football a créé des incidents à pratiquement chaque rencontre. Est-ce que cela ne relève pas du sabotage ? J’ai simplement pris un exemple, celui du matériel qui a été confisqué. Mais nous avons également vu les Lions Indomptables se promener à Yaoundé sans les équipements appropriés. Ce n’est pas une invention : je n’ai rien inventé. J’ai simplement retenu ce détail parmi tant d’autres », a indiqué Eric Mathias Owona Nguini.
Face à Ernest Obama, le professeur Eric Mathias Owona Nguini note au moins 16 incidents crées par la Fecafoot lors que Marc Brys en était le sélectionneur.
« Dans cette affaire, il existe une opération systématique de sabotage. Vous pouvez ne pas apprécier un entraîneur, mais cela ne justifie pas un tel comportement. Certes, il vous a été imposé, mais il ne l’a pas été en dehors de tout cadre légal », a expliqué Eric Mathias Owona Nguini.
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le Sénégal cartonne l’Irak 5-0 et espère une place de meilleure 3e

Pour son troisième et dernier match, les Lions de la Téranga du Sénégal, champions d’Afrique en titre, ont battu sèchement l’Irak.
En fin une victoire pour les Lions de la Téranga entraînés par le technicien Pape Thiaw. Après deux défaites consécutives face à la France et à la Norvège, le Sénégal a redressé la barre en battant nettement l’Irak pour les derniers matches du Groupe I.
Les Sénégalais se sont rapidement mis en évidence dès la 4e minute de jeu grâce à un but du défenseur Pape Abdoulaye Seck.
L’expulsion du défenseur Irakien Sulaka dès la 13e minute a facilité la tâche aux Lions de la Teranga. Et pourtant à la pause, le Sénégal ne menait que la plus petite marque.
Au retour des vestiaires, le Sénégal inscrit un deuxième but par Ismaïla Sarr. L’entrée en jeu de Pape Guèye va donner de l’énergie aux Lions. Le joueur de Villaréal va inscrire un doublé, grâce à deux lourdes frappes, permettant au Sénégal de mener par 4-0.
Le dernier but de la rencontre sera l’œuvre de Iliman Ndiaye d’une sublime frappe.
Avec cette victoire, le Sénégal termine à la 3e place du groupe I avec 3 points +2 et espère accrocher une place de meilleur 3e pour filer au deuxième tour.
Pour l’heure, Pape Thiaw et ses joueurs surveillent les autres matches et les résultats des concurrents directs à la qualification.
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La copie de “Redonner au football toute sa grandeur“ ne mérite même pas d’être notée

Mathias Eric Owona Nguini a accablé la gestion de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) depuis que Samuel Eto’o Fils a été porté à la tête de l’instance faitière du football national.
Interogé sur la notation qu’il aurait donnée au projet “Redonner au football camerounais toute sa grandeur », Eric Mathias Owona Nguini a sortie la tronçonneuse. Pour lui, c’est un projet à mettre de côté, qui ne mérite même pas d’être noté.
« Cette gestion de la Fecafoot autour du projet “Redonner au football toute sa grandeur“ n’est même pas à noter. Ça ne vaut même pas la peine », a indiqué Mathias Eric Owona Nguini dans l’émission “Obama Time“ face à Ernest Obama.
Pour Mathias Eric Owona Nguini, la gestion actuelle de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) est très loin d’une gestion professionnelle.
« Eto’o a donc un diplôme en football et tout ce que vous voulez. Voilà le résultat. Vous trouvez que ce qui se passe relève d’une gestion professionnelle du football ? Vous trouvez que c’est professionnel ? Regardez comment fonctionne le financement des ligues. C’est ça la gestion qu’il a appris à l’UEFA ? », a indiqué Mathias Eric Owona Nguini.
Sans prendre de gants, Mathias Eric Owona Nguini tranche: « Le football, ce n’est pas seulement une affaire de mollets. C’est aussi une affaire de cerveau ».
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