Actualités locales
le stratège Franco-malien qui réveille les Super Eagles

De l’avis de notre compatriote Anicet Duprix Mani, le Nigeria, sous la houlette d’Éric Chelle, ne joue plus seulement pour gagner. « Il joue pour marquer l’histoire – et son entraîneur est en train d’en écrire une des plus belles pages».
Lire ici son analyse :
Né le 11 novembre 1977 à Abidjan, d’un père français et d’une mère malienne, Éric Sékou Chelle incarne la quintessence du football africain transcendant les frontières. Formé en France, professionnel dans les championnats français durant plus d’une décennie, puis reconverti entraîneur, Chelle a forgé sa personnalité dans l’adversité et la reconstruction – que ce soit avec Valenciennes, où il a vécu deux montées successives, ou à Lens où il a endossé le brassard de capitaine.
De la défiance à la révélation : le pari risqué du Nigeria
Quand, le 7 janvier 2025, la Fédération nigériane de football (NFF) annonce la nomination de Chelle à la tête des Super Eagles, le choix surprend. Un francophone, un Malien, pour diriger l’une des sélections les plus prestigieuses d’Afrique, traditionnellement anglophone ? Les doutes s’amplifient lorsque, quelques mois plus tard, le Nigeria échoue à se qualifier pour la Coupe du monde, éliminé par la RD Congo.
Certains au sein de la Fédération réclament son départ. Mais contre toute attente, la NFF lui renouvelle sa confiance. Un pari osé, visionnaire.
La rédemption par le jeu et les résultats
À la CAN 2025, Chelle transforme l’essai. Son Nigeria domine, impressionne, éblouit. Cinq victoires, meilleure attaque du tournoi (14 buts), une équipe solide, imaginative et conquérante. Contre l’Algérie en quart de finale, les Super Eagles offrent une démonstration tactique (2-0, 13 tirs contre 3), confirmant leur statut de favori.
Aujourd’hui, à la veille d’affronter le Maroc en demi-finale, le Nigeria est devenu, sous sa direction, le grand favori pour remporter son quatrième titre continental.
Une révélation, un modèle de résilience
Éric Chelle n’est pas seulement le technicien qui a su réorganiser un collectif en manque de repères. Il est le symbole d’une réussite africaine discrète et déterminée. En quelques mois, il a su imposer son style, sa philosophie, et surtout, restaurer la fierté d’une nation footballistique majeure.
Son parcours – de Marseille Consolat au FC Martigues, puis de la sélection du Mali au MC Oran – l’a préparé à gérer les crises, les doutes, et à transformer l’adversité en force.
L’homme de la situation
Dans un football africain souvent en quête d’identité tactique, Chelle apporte une rigueur européenne sans étouffer le talent individuel. Sa capacité à fédérer, à inspirer confiance à des joueurs stars, et à construire une équipe cohérente et vorace, en fait sans conteste la révélation de cette CAN 2025.
Alors que le Nigeria rêve d’un quatrième titre, treize ans après son dernier sacre, c’est bien un Malien francophone, hier encore contesté, qui porte aujourd’hui ses espoirs les plus fous. Une belle leçon de football, et de foi dans le projet.
Le Nigeria, sous la houlette d’Éric Chelle, ne joue plus seulement pour gagner. Il joue pour marquer l’histoire – et son entraîneur est en train d’en écrire une des plus belles pages.
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Manga Foe Ondoa affole la Lazio et l’AS Roma !
Le nom de Manga Foe Ondoa commence à circuler dans les bureaux de recrutement des grandes écuries italiennes. À seulement 20 ans, le milieu de […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Manchester United au bord de l’explosion : un grand ménage se prépare, plusieurs cadres sur le départ ?
Rien ne va plus à Manchester United. Après une nouvelle contre-performance face à Chelsea (2-0), le club mancunien traverse une période particulièrement délicate. Et cette […]
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici
Actualités locales
Coopération : Washington privilégie les projets offrant des débouchés aux entreprises américaines au Cameroun

(Investir au Cameroun) – Washington privilégie au Cameroun les projets prêts à démarrer, associant une entreprise américaine et offrant à celle-ci des débouchés directs. Sophia Lalani, conseillère principale auprès de la commission des affaires étrangères du Sénat américain, l’a expliqué le 22 octobre 2026 à Douala devant la Chambre de commerce américaine au Cameroun (AmCham), selon le compte rendu de la chambre.
Selon l’AmCham, Lalani a expliqué que les réformes de gouvernance soutenues de longue date par Washington avaient davantage profité aux entreprises d’autres pays qu’aux entreprises américaines.
Cette politique prolonge la doctrine « Trade, not aid » (« Le commerce plutôt que l’aide »), présentée le 14 mai 2025 à Abidjan par Troy Fitrell, alors responsable des affaires africaines au département d’État de Donald Trump. Objectif : accroître les exportations et investissements américains en Afrique. Selon Fitrell, les ambassadeurs sont évalués sur la défense des entreprises américaines et les contrats conclus, la diplomatie commerciale devenant prioritaire. Washington veut lever, avec les États africains, les obstacles réglementaires aux marchés publics et investissements signalés par le secteur privé.
Près de 4 000 milliards de FCFA d’opportunités
Le premier Dialogue économique et commercial bilatéral, tenu le 27 août 2026 à Yaoundé, a recensé environ 7 milliards de dollars (près de 4 000 milliards de FCFA) d’opportunités. Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, et Sarah Troutman, sous-secrétaire d’État adjointe américaine aux affaires africaines, ont coprésidé la rencontre. Selon le ministère, neuf entreprises américaines y ont exprimé des intentions de financement : barrage de Grand Eweng (3,5 milliards de dollars), aéroport moderne à Douala (2 milliards), minerais critiques et infrastructures numériques.
Ces montants ne sont pas des investissements réalisés. Études, financements et accords restent, selon les projets, à finaliser. Les deux pays ont convenu d’échanger sur la fiscalité, les infrastructures logistiques et la réglementation minière avant un nouveau dialogue prévu aux États-Unis en 2027.
Santé : l’aide doit aussi ouvrir des marchés aux fournisseurs américains
Dans « America First Global Health Strategy » (septembre 2025), le département d’État veut utiliser l’aide sanitaire pour ouvrir des marchés aux produits et technologies américains. Pendant l’exercice budgétaire 2024, Washington a acheté plus de 120 millions de dollars de tests diagnostiques à des entreprises américaines, dont Abbott, Cepheid et Hologic. Ce chiffre est mondial, non camerounais. La stratégie favorise les partenariats entre fabricants et laboratoires publics ou privés des pays aidés.
À Douala, selon l’AmCham, un groupe pharmaceutique a présenté un modèle associant équipements de diagnostic, contrats de service avec les ministères de la Santé, formation du personnel et transport des échantillons. Ces plateformes servent notamment au dépistage du VIH, de la tuberculose, des hépatites et du cancer du col de l’utérus. Ce modèle fonctionnerait déjà dans plusieurs pays africains avec l’appui du PEPFAR et du Fonds mondial.
Ce partenariat reste à négocier au Cameroun. L’AmCham envisage des échanges avec les équipes locales du PEPFAR et des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Aucun financement, contrat ou calendrier de déploiement n’a été précisé.
La priorité commerciale n’exclut pas les dons. Le 1er octobre 2026, les deux pays ont signé un accord de don relatif aux objectifs stratégiques de leur coopération sanitaire jusqu’en 2030. Selon le ministère de l’Économie, près de 510 milliards de FCFA pourraient être mobilisés de 2026 à 2030 : environ 240 milliards de contribution américaine et jusqu’à 270 milliards de ressources camerounaises. Il vise les laboratoires, la surveillance épidémiologique et l’approvisionnement pharmaceutique, sans financement établi pour le projet présenté à l’AmCham.
Fiscalité, formalités et visas : les obstacles
Le 22 octobre, des participants ont évalué à 15 000-20 000 dollars l’installation d’un investisseur étranger, sans détailler les coûts. Ils ont aussi signalé les déclarations trimestrielles obligatoires, même sans activité, et des lois difficiles à appliquer faute de textes réglementaires. Le guide du département américain du Commerce (10 avril 2026) cite, au Cameroun, fiscalité complexe, lenteurs administratives, marchés publics difficiles d’accès et retards de paiement de l’État.
Les difficultés d’obtention de visas américains ont été soulevées ; l’ambassade a rappelé les règles migratoires américaines. L’AmCham recommande une expertise locale dès la préparation des projets. Restent à définir pour le projet pharmaceutique : partenaires publics, contrats, financement des équipements et organisation des diagnostics.
Ludovic Amara
Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Société2 years agoPrésidentielle 2025 au Cameroun: voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Dernières actualités2 years agoCameroun : Liste complète des 250 ethnies qui font la fierté de la nation

Politique2 years agoPrésidentielle 2025 : voici les 10 candidats qui ont déjà déclaré leurs candidatures

Politique2 years agoÉlections présidentielles 2025 au Cameroun : Quels candidats ont les meilleures chances de succès ?

Sports2 years agoA. Song ⁚ >

Actualités locales8 months agoThéodore Datouo élu président de l’Assemblée nationale du Cameroun !

Sports2 years agoCameroun ⁚ les clubs déjà sous pression
- Société2 years ago
Obtenez votre CNI en 48 heures : voici les 13 centres d’enrôlement au Cameroun















