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« Quand on est un ancien vainqueur, on ne vient pas pour s’arrêter en quart »

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« Quand on est un ancien vainqueur, on ne vient pas pour s’arrêter en quart »
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Ancien gardien emblématique du Cameroun et figure respectée du football africain, Joseph Antoine Bell n’a pas l’habitude de mâcher ses mots.

Dans une sortie aussi lucide que percutante, l’ancien gardien de l’OM a livré une analyse sans concession de l’état d’esprit des Lions indomptables, rappelant avec force ce qui doit caractériser une grande nation de football : l’ambition permanente de gagner.

« Lorsque vous êtes parmi les anciens vainqueurs, vous venez pour gagner », affirme-t-il d’emblée. Pour Bell, viser les quarts de finale et s’en satisfaire relève presque d’un aveu de faiblesse. « Sinon, vous annoncez à tout le monde que nous, on est venus pour s’arrêter en quart de finale », ironise-t-il, fustigeant cette tendance moderne à célébrer l’échec relatif comme une réussite. Le ton est sévère, mais le message est clair : le Cameroun ne peut pas se permettre le confort des demi-succès.

Dans son propos, l’ancien Lion s’attaque à une posture qu’il juge dangereuse pour l’ADN du football camerounais : celle qui consiste à transformer une élimination honorable en performance satisfaisante. « Vous dites nous sommes en quart de finale, vous faites un tour d’honneur et vous dites c’est bien, ça nous va », déplore-t-il. Pour Bell, ce discours est incompatible avec l’histoire d’un pays qui a dominé l’Afrique pendant des décennies.

Mais au-delà de l’état d’esprit, Joseph Antoine Bell convoque aussi les faits, les chiffres et l’histoire. Selon lui, jouer à l’extérieur n’a jamais été un frein pour les Lions indomptables. Bien au contraire. « Sur les statistiques, on voit que le Cameroun a toujours gagné à l’extérieur », rappelle-t-il. Une réalité qui, à ses yeux, s’explique par la transmission d’une culture de la victoire. Les générations actuelles ont grandi dans l’ombre de leurs aînés, nourries par les exploits réalisés loin de Yaoundé ou de Douala.

« Tous ces jeunes gens sont nés et ont grandi dans une atmosphère où ils ont vu leurs prédécesseurs toujours gagner à l’extérieur », insiste-t-il. Résultat : la pression du public adverse ne devient pas une montagne à gravir, mais un simple paramètre du jeu. Bell va même plus loin, en renversant une idée reçue : « La logique voudrait que les Lions indomptables puissent jouer à l’extérieur mieux même qu’à domicile. »

Une affirmation provocatrice, mais étayée par l’histoire récente. Le Cameroun a organisé la Coupe d’Afrique des nations à deux reprises… pour échouer à chaque fois. « Ils ont organisé deux fois. Ils ont perdu deux fois », rappelle Bell, comme pour souligner que l’avantage du terrain n’est pas toujours synonyme de succès pour les Lions. À l’inverse, leurs plus grandes conquêtes se sont souvent construites loin de leurs bases.

En conclusion, Joseph Antoine Bell invite le Cameroun à se souvenir de ce qui a forgé sa légende. « Le Cameroun se souviendra que la sortie chez lui, c’est parce qu’il a gagné cinq fois à l’extérieur. C’est une banalité », lâche-t-il, presque amer. Une banalité, certes, mais aussi un rappel essentiel : l’histoire n’excuse pas la résignation, elle exige la continuité.

À travers cette prise de parole, Bell ne critique pas pour critiquer. Il alerte. Car pour un ancien vainqueur, l’ambition n’est pas une option. Elle est une obligation.

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plus de deux millions de personnes en insécurité alimentaire aiguë (ONU)

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plus de deux millions de personnes en insécurité alimentaire aiguë (ONU)
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En République centrafricaine, près d’un tiers de la population centrafricaine continue de faire face à une insécurité alimentaire aiguë. Selon les agences des Nations Unies, plus de deux millions de personnes ont besoin d’une assistance urgente.

La République centrafricaine reste confrontée à une grave crise alimentaire. D’après la dernière analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), plus de 2 millions de personnes, soit près d’un habitant sur trois, vivent dans des conditions d’insécurité alimentaire aiguë nécessitant une intervention urgente. Parmi elles, 262 000 personnes sont en situation d’urgence (phase 4 de l’IPC) et 1,75 million en situation de crise (phase 3).

Les populations les plus touchées sont les déplacés internes, les réfugiés, les communautés hôtes et les ménages les plus pauvres dépendant principalement des marchés pour se nourrir. Dix-huit sous-préfectures enregistrent des niveaux particulièrement préoccupants, avec plus de la moitié de leur population confrontée à une insécurité alimentaire sévère.

Cette situation est alimentée par la hausse des prix des denrées alimentaires, la faiblesse du pouvoir d’achat, l’insécurité persistante, les déplacements de population ainsi que les chocs climatiques qui affectent la production agricole.

Toutefois, les Nations Unies relèvent une légère amélioration par rapport aux projections d’octobre 2025. Le nombre de personnes en situation de crise ou pire a diminué d’environ 288 000 personnes, grâce notamment à de meilleures perspectives agricoles, à des opportunités accrues de subsistance et à une aide humanitaire plus importante attendue entre avril et août 2026.

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les joueurs boycottent l’entraînement pour réclamer quatre mois de salaires

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les joueurs boycottent l’entraînement pour réclamer quatre mois de salaires
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Le malaise est profond au sein de PWD de Bamenda. Le club camerounais traverse une crise interne majeure après que ses joueurs ont décidé de boycotter la séance d’entraînement prévue mardi matin afin de protester contre des arriérés financiers qui s’accumulent depuis plusieurs mois.

Selon les informations rapportées par le journaliste Afeseh Apong, les joueurs se sont présentés au stade de proximité de Bamenda comme prévu, mais ont refusé de prendre part aux exercices. Une action collective destinée à attirer l’attention de la direction sur leur situation. Les footballeurs réclament le paiement de quatre mois de salaires ainsi que trois primes de match toujours impayées.

La réaction du club ne s’est pas fait attendre. En réponse à ce mouvement de protestation, les joueurs se sont vu interdire l’accès au bus de l’équipe pour le trajet retour. Contraints de se débrouiller par leurs propres moyens, ils ont quitté les installations dans un climat particulièrement tendu, révélateur de la fracture grandissante entre l’effectif et les dirigeants.

Cette crise suscite d’autant plus d’interrogations que le président de PWD de Bamenda, Pascal Abunde, occupe également le poste de quatrième vice-président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT). Une position qui rend cette affaire particulièrement sensible dans le paysage du football camerounais.

À quelques semaines de la reprise des compétitions et alors que le club cherche à retrouver de la stabilité sur le terrain, cette situation pourrait avoir de lourdes conséquences sur les performances sportives de l’équipe. Les supporters, eux, attendent désormais des réponses concrètes de la direction afin d’éviter que cette crise financière ne se transforme en véritable crise institutionnelle.

Le dossier est désormais suivi de près par les observateurs du football camerounais, qui s’interrogent sur la capacité du club à rétablir rapidement un climat serein au sein de son vestiaire.

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Camair-co à la traîne sur l’international, les compagnies étrangères captent plus de 1,3 million de passagers

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La compagnie nationale Camair-Co peine à s’imposer sur les lignes internationales, où les transporteurs étrangers captent plus de 1,3 million de passagers au Cameroun. Le marché est fortement dominé par des géants comme Ethiopian Airlines et Air France, qui tirent profit de la croissance continue du trafic passager dans les aéroports du pays.

Près de 16 compagnies internationales régulières desservent les aéroports de Douala et Yaoundé. Des acteurs comme Ethiopian Airlines et Air France se partagent la part du lion. La position de Camair-Co, l’étoile du Cameroun se concentre principalement sur son réseau domestique et quelques lignes sous-régionales (Libreville, Brazzaville, Kinshasa, Cotonou).

D’après les données des Aéroports du Cameroun (ADC), dix compagnies aériennes ont concentré l’essentiel du trafic passagers et fret au Cameroun en 2024. Une particularité se dégage sur le classement, le maintien de l’Etoile du Cameroun comme acteur central du réseau domestique, et la domination des transporteurs européens et africains sur les liaisons internationales.

Ethiopian Airlines

Avec 11 606 mouvements et 549 303 passagers, la compagnie nationale reste le leader de la desserte intérieure. Néanmoins, l’optimisation du taux de remplissage demeure un défi récurrent, reflétant les fragilités structurelles de la compagnie nationale. Le classement est dominé par Ethiopian Airlines, qui a transporté 291 763 passagers, en hausse de 13,9 %, confirmant son statut de principal acteur du trafic international au Cameroun. Elle est suivie de Brussels Airlines avec 258 856 passagers (+1,0 %) et d’Air France malgré son mauvais service avec 258 711 passagers (-3,1 %).

Derrière ce trio de tête figurent Asky Airlines (157 104 passagers), Turkish Airlines (115 607), Royal Air Maroc (94 851), Air Côte d’Ivoire (79 698), RwandAir (78 416), Kenya Airways (30 291), mince, ils sont vraiment tombés et Cronos Airlines (8 109 passagers).

L’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale

«Les 1,37 million de passagers transportés par les dix compagnies étrangères représentent autant d’opportunités commerciales qui échappent à Camair-Co. Si la compagnie nationale disposait d’une flotte plus importante, d’une meilleure régularité opérationnelle et de dessertes internationales plus nombreuses, elle pourrait capter une partie significative de ce marché. L’exemple d’Ethiopian Airlines est particulièrement révélateur. La compagnie éthiopienne a bâti un puissant hub africain à Addis-Abeba et transporte à elle seule près de 292 000 passagers au Cameroun. Elle illustre comment une compagnie africaine bien structurée peut dominer le trafic régional et international», analyse Shance Lion.

Pour ce lanceur d’alerte, le défi pour Camair-Co n’est donc plus seulement de maintenir sa position sur le réseau domestique, mais de conquérir une partie du marché international. Tant que les liaisons vers l’Europe, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et le Moyen-Orient resteront majoritairement exploitées par des compagnies étrangères, une grande partie de la valeur créée par le transport aérien camerounais continuera d’être captée hors du pays.

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