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« dans l’ensemble, l’équipe a affiché un visage vaillant, conquérant et combatif » (Editorial)

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« dans l’ensemble, l’équipe a affiché un visage vaillant, conquérant et combatif » (Editorial)
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Après la défaite des Lions Indomptables face au Maroc, synonyme d’élimination pour la suite de la CAN 2025, plusieurs leçons sont à tirer, parmi lesquelles le nouveau visage des Lions Indomptables.

Dans un éditorial, Simon Pierre Etoundi, journaliste en service à Cameroon Tribune, indique qu’ « il faut aussi saluer, à sa juste valeur et au regard des circonstances, le travail du sélectionneur David Pagou. En peu de temps, sans confort excessif, il a installé une ossature, clarifié des rôles et surtout redonné une lisibilité collective. Ce n’est pas rien dans un environnement où la continuité est souvent la première victime ». De l’avis de notre confrère, même si l’élimination est douloureuse, il reste que l’avenir semble prometteur avec cette nouvelle équipe des Lions indomptables.

Retrouvez ci-dessous l’éditorial de notre confrère

CAN 2025 : demain il fera jour …pour le Cameroun

L’opération sixième étoile s’est arrêtée vendredi. Le sixième sacre du Cameroun attendra encore un peu. La déception est réelle, la frustration aussi. Elle est à la mesure de l’attachement viscéral de millions de Camerounais à leur sélection. Mais l’échec n’appelle pas le désarroi. Il invite à la lecture fine, au tri entre l’émotion et l’essentiel.

Cette expédition marocaine n’était pas celle des certitudes. Elle s’est construite dans le bruit, les doutes, les procès permanents. Peu misaient un kopeck sur ces Lions-là. Et pourtant, au fil des matchs, une évidence s’est imposée : le Cameroun n’était pas venu pour faire de la figuration.

Dans l’ensemble, l’équipe a affiché un visage vaillant, conquérant et combatif. Pas flamboyant, mais cohérent. Pas dominateur, mais accrocheur. Une sélection qui a accepté le combat, assumé ses temps faibles et su poser des problèmes à des adversaires parfois plus installés. Dans le contexte, c’est loin d’être anodin.

Surtout, cette CAN a servi de révélateur. Kofane, Etta-Eyong Tchamadeu, Nagida, Baleba, Avom, Namaso, Kotto et d’autres ont pris date. Ils sont désormais identifiés, observés, respectés aux confins du continent. Cette reconnaissance ne se gagne pas dans les discours, mais sur le terrain, face à l’exigence d’une Coupe d’Afrique des Nations.

Il faut aussi saluer, à sa juste valeur et au regard des circonstances, le travail du sélectionneur David Pagou. En peu de temps, sans confort excessif, il a installé une ossature, clarifié des rôles et surtout redonné une lisibilité collective. Ce n’est pas rien dans un environnement où la continuité est souvent la première victime.

Bien sûr, tout n’a pas été parfait. La marge offensive, la gestion de certains temps forts ou faibles, la maîtrise émotionnelle dans les moments décisifs restent des chantiers ouverts. Mais ces manques sont ceux d’une équipe en construction, pas d’un groupe en fin de cycle.

Cette CAN marocaine laisse donc un sentiment mêlé : la douleur de l’élimination et la conviction que quelque chose a été enclenché. Le Cameroun repart sans trophée, mais pas les mains vides. Il repart avec une génération qui a appris, une base qui existe, et une perspective qui se dessine.

Le football n’est pas une science exacte, encore moins une ligne droite. Il est fait de détours, d’échecs utiles et de victoires différées. À condition de savoir lire les signes. Ceux laissés par ces Lions Indomptables invitent moins à la colère qu’à la patience et à la lucidité.

La sixième étoile attendra. Mais l’avenir, lui, a déjà commencé. Et il s’annonce prometteur…

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Construction de la route Ebolowa-Akom 2-Kribi : les activités se poursuivent sur le terrain

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Alors que toutes les assurances ont été données par les bailleurs de fonds du projet, en ce qui concerne la mise en vigueur de l’accord […]

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe

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Teungueth FC débarque à Yaoundé pour renverser Colombe
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Teungueth FC est déjà au Cameroun. Le club sénégalais est arrivé il y a quelques heures à Yaoundé en provenance de Dakar. C’est en vue du match retour du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions de la CAF.

En effet, Malick Daf et ses coéquipiers ne sont pas en villégiature au pays de Samuel Eto’o. Ils sont en mission commando après le faux pas du stade Léopold Sédar Senghor au match aller.

Au match aller, Colombe sportive du Dja et Lobo était allé brûler la politesse à Teungueth FC à Dakar (0-2). Les Sénégalais veulent rattraper cet écart au tableau d’affichage. Cette rencontre promet des étincelles dans la cuvette du stade Omnisports Ahmadou Ahidjo. Avant l’échéance, les joueurs sénégalais sont conscients de l’enjeu. Ils ont trois jours pour peaufiner leur plan de bataille.

Teungueth FC et Colombe sportive du Dja et Lobo sont à 90 minutes de la phase de groupe de la Ligue des champions. Richard Towa est prévenu. Le technicien camerounais devra trouver les moyens nécessaires pour relever le défi herculéen qui s’annonce. On s’attend à une belle confrontation entre deux équipes aux styles différents.

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Datacenters : la Déclaration de Yaoundé vise l’hébergement local de 100 % des données publiques critiques d’ici 2030

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Datacenters : la Déclaration de Yaoundé vise l’hébergement local de 100 % des données publiques critiques d’ici 2030
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(Investir au Cameroun) – La Déclaration de Yaoundé sur l’e-gouvernance et l’intelligence artificielle en Afrique, adoptée le 17 octobre 2026 à l’issue du salon E-Gov’A, propose aux États africains de tendre vers 100 % d’hébergement sur leur territoire des données publiques classifiées critiques ou souveraines à l’horizon 2030. Cette orientation pourrait ouvrir de nouveaux débouchés aux exploitants de datacenters et aux fournisseurs de services cloud, à condition d’être reprise dans les politiques nationales.

Le texte recommande aux administrations de privilégier l’hébergement national de leurs données. Lorsque les capacités locales sont insuffisantes et que la nature des informations le permet, il préconise le recours à des infrastructures installées dans un autre pays africain plutôt qu’à des prestataires hébergeant les données hors du continent. Cette préférence est résumée par le principe « Local First, African First ».

Pour les entreprises du secteur, une telle orientation pourrait se traduire par une augmentation de la demande de stockage, de sauvegarde, de traitement et de sécurisation des données administratives. La Déclaration encourage à cet effet les investissements publics et privés dans les centres de données, les capacités de calcul et les services cloud, ainsi que le développement d’infrastructures régionales mutualisées.

Au Cameroun, des capacités d’hébergement existent déjà

Le Cameroun dispose de plusieurs infrastructures susceptibles de répondre à une partie de ces besoins. L’opérateur public Camtel exploite notamment un datacenter à Zamengoé, près de Yaoundé, qui propose des services d’hébergement local. À Douala, l’entreprise ST Digital dispose également d’un centre de données destiné aux entreprises et aux administrations. Cette dernière infrastructure avait fait l’objet d’une visite de la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, en juillet 2025.

La Déclaration pourrait donc intéresser des opérateurs déjà présents sur le marché camerounais. Elle ne permet toutefois pas de déterminer si leurs capacités actuelles suffiraient à satisfaire un objectif d’hébergement national généralisé pour les données publiques critiques.

Pour mesurer les investissements nécessaires, il faudrait d’abord connaître le volume des données administratives concernées, leur localisation actuelle, leur sensibilité et les capacités techniques disponibles. Les éléments rendus publics par les organisateurs du salon ne fournissent pas ces informations. Ils ne comportent pas non plus d’enveloppe financière spécifique au Cameroun, ni de calendrier national de construction de nouveaux datacenters.

L’objectif de 2030 reste, à ce stade, une orientation proposée aux États. Son adoption au cours d’un salon professionnel ne crée pas, à elle seule, d’obligations nouvelles pour les administrations africaines. Chaque pays devrait définir les catégories de données soumises à des exigences de localisation et les conditions dans lesquelles des fournisseurs publics ou privés pourraient les héberger.

Au Cameroun, cette réflexion devra également tenir compte de la loi du 23 décembre 2024 relative à la protection des données à caractère personnel. Celle-ci encadre le traitement des informations personnelles, notamment leurs transferts internationaux. La localisation des données publiques critiques soulève cependant une question plus large, puisqu’elle peut concerner des informations administratives qui ne sont pas nécessairement des données personnelles.

Pour les opérateurs de datacenters, l’ouverture éventuelle de nouveaux marchés dépendra ainsi des décisions de l’État en matière de classification des données, des budgets consacrés à leur hébergement et des exigences imposées aux prestataires. La déclaration ne constitue ni une attribution de marché ni une garantie de revenus supplémentaires pour les entreprises du secteur.

Un observatoire annoncé pour suivre les engagements

La Déclaration de Yaoundé prévoit également la création d’un Observatoire de l’e-gouvernement et de l’intelligence artificielle en Afrique. Son secrétariat permanent doit être assuré conjointement par Smart Click Africa et Digital Business Africa, les deux organisateurs d’E-Gov’A.

Cette structure aura notamment pour mission de développer un baromètre africain de l’e-gouvernance et de l’intelligence artificielle, de publier un rapport annuel et de dresser une cartographie des services publics numériques et des infrastructures associées. Les gouvernements, administrations et organisations adhérant à la Déclaration seront encouragés à retenir jusqu’à trois engagements mesurables avant la prochaine édition du salon.

Ce dispositif devrait permettre de suivre les initiatives nationales, mais les organisateurs n’ont pas encore présenté, dans leur communication publiée le 21 octobre, de portefeuille d’investissements ou de marchés publics permettant de chiffrer les retombées de l’objectif de 2030 pour les exploitants de datacenters.

Ludovic Amara

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