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L’intégralité du discours de Paul Biya en réponse aux vœux du Corps diplomatique

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L’intégralité du discours de Paul Biya en réponse aux vœux du Corps diplomatique
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Le Chef de l’Etat, Paul Biya, a reçu le 8 janvier 2026 les vœux du corps diplomatique accrédité à Yaoundé. Dans son discours, Paul Biya a dénoncé les affres du terrorisme, les multiples atteintes à la souveraineté des États et le recul du droit international.

« Les crises et les conflits qui prolifèrent, avec leur cortège de pertes en vies humaines et de destructions de toutes sortes, n’épargnent aucune région du monde. Cette situation, on le sait, a des conséquences négatives sur le développement de nos pays et le bien-être de nos populations », a déclaré Paul Biya.

DISCOURS DU CHEF DE L’ÉTAT

En réponse aux vœux du Corps diplomatique
Yaoundé, le 08 janvier 2026

Monsieur le Doyen du Corps diplomatique,

Je voudrais tout d’abord vous adresser mes sincères remerciements pour les propos aimables et les vœux chaleureux pour l’année 2026, que vous avez bien voulu formuler à mon endroit, et à celui du peuple camerounais.

Comme vous le savez, le Cameroun a achevé, le 09 septembre dernier, le mandat qui lui a été confié, avec votre précieux concours, de présider la 79e session de l’Assemblée générale des Nations unies.

Nous avons pu mener, avec succès, cette mission à son terme, grâce à l’appui et au soutien de l’ensemble de la communauté internationale. Je tiens à en remercier, une fois de plus, les instances gouvernementales que vous représentez.

Dans un environnement international particulièrement difficile, le Cameroun a continué, à cette occasion, d’œuvrer avec conviction, au renforcement du multilatéralisme et de la solidarité internationale.

Nous pouvons légitimement nous féliciter des progrès que nous avons pu réaliser ensemble, pour rendre le système international plus à même de répondre aux défis mondiaux actuels.

L’adoption, le 22 septembre 2024, du Pacte pour l’Avenir, ainsi que de ses annexes sur le numérique mondial et les générations futures, sont à juste titre unanimement salués.

Je voudrais également me féliciter de l’adoption à Yaoundé, en juillet 2025, de la Déclaration sur l’Économie Bleue Durable, au terme de la Conférence internationale qui s’est tenue sur la question.

Notre mandat à la présidence de l’Assemblée générale des Nations unies nous aura également permis de poursuivre le plaidoyer sur la réforme du Conseil de Sécurité des Nations unies. Cette problématique, ainsi que vous le savez, est suivie étroitement par les pays en voie de développement, et tout particulièrement par les pays africains.

Les progrès enregistrés à cet égard, pendant le mandat du Cameroun à la présidence de l’Assemblée générale des Nations unies, sont, pour nous tous, un motif de satisfaction.

Mesdames et Messieurs les Membres du Corps diplomatique,

Malgré les efforts méritoires de la communauté internationale, notre monde continue d’être confronté aux affres du terrorisme, aux multiples atteintes à la souveraineté des États et au recul du droit international. Les crises et les conflits qui prolifèrent, avec leur cortège de pertes en vies humaines et de destructions de toutes sortes, n’épargnent aucune région du monde. Cette situation, on le sait, a des conséquences négatives sur le développement de nos pays et le bien-être de nos populations.

Si nous continuons dans cette spirale, il y a lieu de craindre, Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique, que le système international, que nous avons mis tant de temps et d’efforts à bâtir, ne finisse par s’effondrer.

Il y a quelque temps, en ces lieux et dans les mêmes circonstances, j’ai lancé un appel vibrant en faveur du dialogue et de la conciliation.

Oui, Monsieur le Doyen du Corps diplomatique,
Je voudrais le redire aujourd’hui. La voie des armes et de la violence est très souvent une voie sans issue. Une paix durable et juste, qui seule peut véritablement garantir la survie de l’humanité, passe nécessairement par d’autres moyens, qui ne sauraient être ceux de la guerre.

Il est de la responsabilité de la communauté internationale et tout particulièrement des Nations unies d’y veiller.

C’est pourquoi je ne cesserai de plaider pour un renforcement du rôle de notre Organisation commune. Il est d’une importance fondamentale que nous puissions lui donner les moyens et le soutien nécessaires pour mener à bien ses missions au service de notre humanité. Pour notre bien à tous.

Monsieur le Doyen,
Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique,

Je voudrais vous redire que l’engagement de mon pays en faveur du développement, de la paix et de la concorde entre les peuples, ou de la défense des différentes causes qui concernent la survie de l’humanité, ne faiblira jamais. Le Cameroun continuera à jouer pleinement le rôle qui est le sien dans le concert des Nations.

C’est dans ce sens que mon pays abritera, cette année, la 14e Conférence Ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce. Ce sera une occasion supplémentaire de magnifier les vertus du multilatéralisme, dans un contexte où la tentation du retour à l’unilatéralisme se fait de plus en plus forte.

Mesdames et Messieurs les Membres du Corps diplomatique,

Je tiens à saluer la qualité du partenariat qui lie le Cameroun à vos pays et aux institutions que vous représentez.

Je vous remercie pour les différentes actions que vous menez dans ce sens.

Je puis vous assurer de la détermination de mon pays à continuer d’œuvrer, avec vous, au renforcement de ces relations fructueuses, dans un esprit de confiance et de respect mutuels.

À présent, je voudrais vous souhaiter, à vous-mêmes et à vos familles respectives, une bonne et heureuse année 2026.

Je vous prie, par la même occasion, de bien vouloir transmettre aux hautes autorités que vous représentez, les vœux de santé, de prospérité et de bonheur que je forme à leur endroit pour la nouvelle année.

Je vous remercie de votre attention.

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la douane saisit 52.000 sachets de whisky, 5.400 paquets de biscuits et 39 palettes de bières

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la douane saisit 52.000 sachets de whisky, 5.400 paquets de biscuits et 39 palettes de bières
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C’est une grande saisie de produits issus de la contrebande que les douaniers ont réalisé dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun.

C’est dans la nuit du jeudi au vendredi 15 mai que les douaniers ont opéré cette saisie de produits de toutes sortes. Ce sont les éléments de la Brigade Mobile des Douanes de Maroua qui ont réussi à intercepter une importante cargaison de marchandises importées en contrebande du Nigéria.

La cargaison frauduleuse comprenait 390 cartons de 5,5 kg chacun, contenant au total 52.000 sachets de whisky.

Dans le lot des produits périmés, il y avait également 5.400 paquets de biscuits périmés mais également 39 palettes de 24 bières chacune.

La douanière camerounaise assure que « la surveillance douanière demeure active aux frontières et à l’intérieur du territoire national. »

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SABC : la SEMC fractionne son titre et ramène la valeur nominale de l’action à 625 FCFA, sans effet sur le capital

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SABC : la SEMC fractionne son titre et ramène la valeur nominale de l’action à 625 FCFA, sans effet sur le capital
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(Investir au Cameroun) – La Société des eaux minérales du Cameroun (SEMC), filiale de la Société anonyme des boissons du Cameroun (SABC) et cotée à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac), prévoit de fractionner ses actions afin d’en accroître le nombre en circulation, sans modifier le montant de son capital social.

L’opération figure dans la 10e résolution de l’avis de convocation adressé aux actionnaires et consulté par Investir au Cameroun. Elle consiste à ramener la valeur nominale de l’action de 10 000 FCFA à 625 FCFA. Concrètement, une action ancienne donnera droit à 16 actions nouvelles.

Ainsi, un actionnaire détenant actuellement une action d’une valeur nominale de 10 000 FCFA se retrouvera, après l’opération, avec 16 actions de 625 FCFA chacune. La valeur nominale globale de sa participation restera donc inchangée.

Selon le document consulté, cette opération n’aura aucune incidence sur le capital social de l’entreprise, qui demeurera fixé à 1,924 milliard de FCFA. En revanche, le nombre total d’actions en circulation augmentera fortement, passant de 192 473 à 3 079 568 titres.

Ce type d’opération est généralement utilisé pour rendre un titre plus accessible aux investisseurs, en abaissant sa valeur faciale unitaire. La SEMC précise toutefois que ce fractionnement ne crée aucune valeur supplémentaire pour les actionnaires. Chaque investisseur conserve la même quote-part dans le capital de la société, mais répartie sur un plus grand nombre d’actions.

Pour une entreprise cotée, un tel ajustement peut aussi viser à améliorer la négociabilité du titre sur le marché. À la Bvmac, l’action SEMC s’échange actuellement autour de 49 000 FCFA, dans un contexte de faible liquidité. Sur les trois derniers mois, l’indicateur de liquidité du titre ressort en effet à un niveau proche de 0,01, reflet d’échanges particulièrement limités.

Amina Malloum

Lire aussi:

13-05-2026 – SABC : le bénéfice de la SEMC progresse à 899,5 millions de FCFA en 2025, un dividende de 800 FCFA par action proposé 

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La troublante cacophonie de l’administration autour du statut du Lamido de Mada

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La troublante cacophonie de l’administration autour du statut du Lamido de Mada
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Selon Charles Armel Mbatchou, analyste politique et chroniqueur, la mort de Cavaye Yeguié Djibril laisse derrière elle une interrogation dérangeante : le Lamido de Mada était-il réellement devenu chef traditionnel de premier degré dans l’ordre administratif concret du Cameroun, ou seulement dans le récit politique du pouvoir central ?

 

Lire ici sa sortie :

 

La disparition de Cavaye Yeguié Djibril, survenue le 6 mai 2026 à Mada dans le département du Mayo-Sava, ouvre une séquence institutionnelle embarrassante pour l’État camerounais. Non pas seulement en raison du poids politique du défunt président de l’Assemblée nationale, mais surtout à cause des contradictions administratives qui entourent désormais son statut traditionnel.

Le malaise est profond : quelques mois seulement après son élévation officielle au rang de chef traditionnel de premier degré par décret présidentiel, un communiqué signé par le préfet du Mayo-Sava annonce pourtant le décès de « Sa Majesté Cavaye Yeguié Djibril, Chef Traditionnel de 2ème degré de Mada ».

L’erreur n’est pas anodine. Elle révèle soit une confusion administrative grave, soit une guerre silencieuse entre les circuits du pouvoir local et le sommet de l’État.

Un reclassement pourtant clair

En juillet 2025, le président de la République, Paul Biya, signe un acte portant reclassement et élévation de la chefferie traditionnelle de Mada au rang de premier degré. Ce texte consacre officiellement Cavaye Yeguié Djibril comme chef traditionnel de premier degré.

Dans l’architecture administrative camerounaise, ce reclassement n’est pas symbolique. Il modifie juridiquement le statut de la chefferie, son rang protocolaire, son poids dans les représentations coutumières et son inscription dans la hiérarchie des commandements traditionnels.

Dès lors, une question surgit : comment un préfet peut-il encore qualifier, en mai 2026, le Lamido de Mada de « chef traditionnel de 2ème degré » ?

Une contradiction qui fragilise l’État

Le problème dépasse la simple coquille administrative.

Le communiqué radio du préfet du Mayo-Sava est un document officiel de l’administration territoriale. Il engage l’autorité de l’État. Or, soit :

* le préfet ignorait le décret présidentiel ;

* les services administratifs n’ont jamais actualisé le statut de la chefferie ;

* le reclassement présidentiel n’a jamais été effectivement appliqué localement ;

* ou certains acteurs administratifs ont volontairement continué à considérer Mada comme une chefferie de deuxième degré.

Dans chacun de ces scénarios, l’État apparaît désarticulé.

Le plus préoccupant reste l’hypothèse d’une absence de coordination entre la présidence, le ministère de l’Administration territoriale et les autorités départementales. Car un décret de reclassement n’est pas une rumeur politique : il doit produire des effets administratifs immédiats.

Le précédent des listes officielles

La confusion devient encore plus visible lorsqu’on observe les listes circulant depuis plusieurs mois sur les chefferies de premier degré de l’Extrême-Nord.

Avant juillet 2025, Mada ne figurait pas parmi les lamidats et sultanats de premier degré recensés dans la région. Les documents administratifs et publications locales mentionnaient notamment :

* Maroua

* Bogo

* Mokolo

* Guidiguis

* Mindif

* Kousséri

* Logone-Birni

* Wandala

L’élévation de Mada constituait donc une modification importante de la cartographie du pouvoir traditionnel dans l’Extrême-Nord.

Mais manifestement, cette évolution n’a pas été assimilée par toute la chaîne administrative.

Qui a trompé Cavaye Yeguié Djibril ?

La question est politiquement explosive.

Car si Cavaye Yeguié Djibril a effectivement reçu les assurances d’un reclassement présidentiel, comment expliquer qu’au moment de son décès, l’administration territoriale locale continue officiellement de le désigner comme chef de deuxième degré ?

Deux possibilités émergent.

  1. Le reclassement a été politiquement annoncé mais administrativement mal exécuté

Dans ce cas, le pouvoir central aurait accordé une reconnaissance politique au président de l’Assemblée nationale sans s’assurer de son effectivité bureaucratique.

Cela traduirait une pratique fréquente au Cameroun : des décisions fortement médiatisées mais faiblement intégrées dans les rouages administratifs.

  1. Des résistances locales ont freiné l’application du reclassement

L’élévation d’une chefferie modifie des équilibres historiques, ethniques et protocolaires sensibles. Dans l’Extrême-Nord, la hiérarchie des lamidats est un sujet hautement stratégique.

Le reclassement de Mada pouvait être perçu comme une redistribution des rapports de prestige et d’influence entre autorités traditionnelles.

Dès lors, certains segments administratifs ou coutumiers ont pu considérer cette promotion avec réticence, voire continuer à reconnaître implicitement l’ancien statut.

Une faute administrative lourde

Dans tous les cas, le communiqué du préfet pose un problème institutionnel sérieux.

Un préfet est le représentant direct du chef de l’État dans le département. Lorsqu’il contredit, même involontairement, un acte présidentiel récent, il expose les fractures internes de l’appareil administratif.

Cette séquence révèle surtout un phénomène plus large : au Cameroun, l’État produit parfois plusieurs vérités administratives simultanées.

La présidence décide.

Les ministères transmettent.

Les administrations locales interprètent.

Et au final, le terrain applique parfois autre chose.

La mort de Cavaye Yeguié Djibril laisse ainsi derrière elle une interrogation dérangeante : le Lamido de Mada était-il réellement devenu chef traditionnel de premier degré dans l’ordre administratif concret du Cameroun, ou seulement dans le récit politique du pouvoir central ?

 

 

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