Le journaliste camerounais déplore la présence de plusieurs « influenceuses » au Maroc le temps de cette Coupe d’Afrique des nations au détriment des groupes de danse locaux.
Peut-on faire un lien entre le football et les réseaux sociaux, pendant cette Can 2025 au Maroc ? La réponse est oui, pour aller dans le sens du journaliste Jean Claude Mbede. « Les réseaux sociaux ont foutu le bordel dans le foot. Les influenceuses arrivées de nulle part, sans aucune connaissance ni des règles ni des enjeux, pensent qu’avoir des (faux) profils virtuels qui les suivent confèrent de la connaissance. Elles pensent surtout représenter les groupes de danse de l’époque. En quoi Les pimpantes ambassadrices de la débauches qui pullulent sur la toile et débarquent actuellement au Maroc avec leurs followers dans des smartphones, peuvent-ils soutenir les joueurs sur le terrain ? », questionne-t-il.
Selon lui, il nous manque l’époque où Bidoung Mpkatt et Iya Mohamed nous amenaient des groupes de danse traditionnelle au frais de l’Etat et des organisateurs. « Pour témoigner leur reconnaissance à ceux qui les amènent sans mérite, elles se prennent pour des journalistes et contredisent les Experts. Tout le monde parle, analyse, critique le jeu, insulte les entraîneurs. Non. Pardon, suivez le match sur le terrain et écoutez les spécialistes. Surtout que vous avez la prétention de contredire ceux dont le rôle est de vous informer », recommande celui-ci.
Je revendique donc une forte autorité quand j’émets un avis…
« Je reconnais que plusieurs journalistes sont corrompus ou corruptibles. Mais, au Cameroun beaucoup ont commencé à suivre le football à cause de CR7 ou Neymar. Surtout depuis que l’argent coule dans le foot. D’autres encore plus ridicules, ne suivent le football qu’avec l’arrivée du président actuel de la Fecafoot. Si tu leur demandes les règles du jeu, ils ne savent pas. Pour eux, le football c’est quand leur équipe gagne, ils sont les meilleurs », soutient notre confrère.
« Elle perd, ils sont des mouilleurs. Bref, que chacun reste à sa place. Tout le monde ne peut analyser ni commenter le football. C’est vraiment à partir du football que l’on comprend que les réseaux sociaux ont donné la parole à tout le monde. Moi je parle du football depuis les années 90. Je revendique donc une forte autorité quand j’émets un avis. Je ne parle pas pour plaire. Je dis la vérité que je sais. Point », conclut Jean Claude Mbede.






