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Vidéosurveillance urbaine : le Cameroun porte à 150,8 milliards FCFA ses emprunts pour sécuriser ses villes

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Vidéosurveillance urbaine : le Cameroun porte à 150,8 milliards FCFA ses emprunts pour sécuriser ses villes
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(Investir au Cameroun) – Le président de la République, Paul Biya, a signé le 17 décembre 2025 un décret habilitant le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, à contracter un nouvel emprunt de 39,2 milliards FCFA auprès de China Citic Bank Corporation LTD. Selon le texte présidentiel, ces ressources serviront au « financement complémentaire du projet d’extension au plan national du système intelligent de vidéosurveillance urbaine ».

Avec ce nouveau financement, le gouvernement s’apprête à engager un quatrième crédit dédié à ce projet auprès de trois bailleurs de fonds chinois, pour un total de 150,8 milliards FCFA mobilisés en huit ans. La première phase avait été rendue possible par un financement de 45,9 milliards FCFA accordé par Bank of China, à la suite d’un décret d’habilitation signé le 19 juin 2017.

Un deuxième emprunt de 32,8 milliards FCFA a ensuite été autorisé en mars 2024 pour la phase II du projet, via Banco Santander à Hong Kong, après le retrait en 2021 de China Construction Bank Corporation (CCBC). Un troisième crédit de 32,8 milliards FCFA a été contracté le 2 décembre 2024, déjà auprès de China Citic Bank Corporation LTD. Le quatrième prêt, autorisé le 17 décembre 2025 auprès de la même banque, intervient dans un contexte de montée de l’insécurité urbaine et de crise sécuritaire sur plusieurs frontières du pays.

Un dispositif déjà implanté dans les principales villes

Selon les autorités, la première phase du projet a permis d’installer 1 500 caméras de vidéosurveillance dans certaines villes du Cameroun. Ce réseau a été complété par 2 000 postes émetteurs-récepteurs portatifs, destinés à améliorer les capacités de surveillance et d’intervention de la police.

Deux centres de commandement ont également été créés à Yaoundé et Douala, sous la supervision de la Délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN), afin d’assurer une meilleure coordination des opérations et une gestion centralisée des images et alertes issues du système.

Des extensions vers les zones stratégiques et frontalières

La phase I a ciblé les chefs-lieux des dix régions du Cameroun ainsi que plusieurs localités jugées stratégiques. Parmi elles, Kribi, qui abrite le plus grand port du pays, mais aussi Kyé-Ossi et Garoua-Boulaï, deux villes frontalières avec la Guinée équatoriale et la Centrafrique.

La deuxième phase du projet vise à densifier le maillage national de caméras et d’équipements associés. Les objectifs affichés portent sur l’amélioration de la sécurité, la lutte contre la criminalité et le terrorisme, la surveillance de la circulation et la gestion des secours, grâce au déploiement de davantage de caméras dites « intelligentes » et d’infrastructures complémentaires.

Le système intelligent de vidéosurveillance ambitionne d’équiper les villes camerounaises d’un dispositif de sécurité renforcé pour lutter plus efficacement contre l’insécurité. Le projet inclut également des zones particulièrement exposées aux attaques de Boko Haram, comme Waza, Fotokol, Kousseri et Amchidé, dans la région de l’Extrême-Nord.

En combinant caméras, moyens de communication portatifs et centres de commandement, les autorités entendent disposer d’un outil accru de prévention, de dissuasion et de réaction face aux menaces sécuritaires, dans les centres urbains comme dans les zones frontalières sensibles.

Frédéric Nonos

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Yaoundé : Un élève tué par des braqueurs

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​« Au-delà de l’émotion légitime et du spectacle macabre qui entourent l’assassinat effroyable de Martinez Zogo, l’exigence de vérité impose un recul critique et une rigueur […]

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BVMAC : Alios Finance sollicite 13 milliards pour renforcer ses capacités de financement

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BVMAC : Alios Finance sollicite 13 milliards pour renforcer ses capacités de financement
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(Investir au Cameroun) – Alios Finance Cameroun sollicite 13 milliards de FCFA sur le marché obligataire de la Cemac, un an après une émission dont le montant effectivement placé avait atteint 9 milliards de FCFA. Proposée à des taux de 6,60 % et 7,20 %, cette nouvelle opération doit renforcer ses capacités de financement.

Les souscriptions à cet emprunt obligataire à tranches multiples sont ouvertes jusqu’au 7 août 2026, selon les paramètres communiqués pour l’opération. D’une valeur nominale de 10 000 FCFA, les titres sont répartis entre une tranche de trois ans, rémunérée à 6,60 % brut par an, et une tranche de cinq ans, assortie d’un coupon annuel brut de 7,20 %.

Si l’émission est intégralement souscrite, Alios Finance placera 1,3 million d’obligations. L’établissement ne peut toutefois pas encore être présenté comme ayant « levé » 13 milliards de FCFA : ce montant constitue l’objectif de l’opération et ne pourra être considéré comme effectivement levé qu’à l’issue du placement.

Des coupons relevés par rapport à l’émission de 2025

Alios Finance Cameroun revient rapidement sur le marché. En 2025, l’établissement avait proposé un emprunt de 10 milliards de FCFA, réparti à parts égales entre une tranche de trois ans rémunérée à 6 % et une tranche de cinq ans à 7 %.

Au terme de cette opération, la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) avait admis à sa cote 900 255 obligations. À une valeur nominale de 10 000 FCFA par titre, ce volume correspond à 9,00255 milliards de FCFA, soit environ 90 % de l’objectif initial.

La nouvelle enveloppe recherchée est donc supérieure de 30 % à l’objectif de 2025 et de 44,4 % au montant effectivement placé cette année-là. Alios relève également les taux proposés de 60 points de base sur la maturité de trois ans et de 20 points de base sur celle de cinq ans. Cette hausse améliore l’attractivité des titres pour les investisseurs, mais augmente parallèlement le coût nominal des nouvelles ressources de l’établissement.

La clôture des souscriptions, annoncée pour le 7 août 2026, coïncide avec le paiement de la quatrième échéance de l’emprunt de 2025. Selon un avis publié le 21 juillet par la BVMAC, Alios doit décaisser 771,037 millions de FCFA à cette date, dont 627,831 millions au titre du principal et 143,207 millions au titre des intérêts. Les encaissements par les investisseurs doivent débuter le 10 août.

L’IFC annoncée comme investisseur de référence

La Société financière internationale (IFC), institution du Groupe de la Banque mondiale chargée du financement du secteur privé, est présentée dans les documents de placement comme investisseur de référence. Le montant de son engagement et la tranche dans laquelle elle investira ne sont toutefois pas précisés.

Le montage de l’opération réunit également Attijari Securities Central Africa, Elite Capital Securities Central Africa et Société Générale Capital Securities Central Africa. Plusieurs sociétés de Bourse de la Cemac doivent participer au placement des titres.

Les ressources recherchées sont destinées au développement des activités historiques d’Alios Finance : crédit-bail mobilier, crédit d’investissement, location longue durée et crédits à court terme. Contrairement aux banques, cet établissement financier n’est pas autorisé à collecter des dépôts dans le cadre de comptes courants. Le recours au marché obligataire constitue donc l’un de ses principaux leviers pour mobiliser des ressources longues et financer de nouveaux crédits.

Un test pour le nouveau propriétaire

Cette opération intervient quinze mois après la prise de contrôle d’Alios Finance Cameroun par Credaf Group. La holding financière de l’homme d’affaires ivoirien Serge-Aimé Bilé a finalisé l’acquisition le 30 avril 2025, après l’obtention des autorisations réglementaires requises.

Selon le communiqué officiel relatif à l’opération, l’acquisition a porté sur les entités d’Alios Finance au Cameroun, au Gabon et en Côte d’Ivoire, l’entité ivoirienne disposant de succursales au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal. Credaf Group est ainsi devenu l’actionnaire principal des activités concernées dans les zones Cemac et Uemoa.

Dans un communiqué publié début juillet 2026, Alios a affirmé détenir, à fin décembre 2025, 28 % de l’encours camerounais de leasing, avec un portefeuille de 52,7 milliards de FCFA. Son principal concurrent était alors crédité de 25 %. La même communication faisait également état d’une progression de 3 % enregistrée par Alios sur le segment des nouveaux crédits au premier trimestre 2026.

Amina Malloum

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