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Comment ADC a mobilisé 22,3 milliards de FCFA pour rénover l’aérogare de Douala

La convention de prêt signée le 15 décembre 2025 à Yaoundé entre l’Agence française de développement et Aéroports du Cameroun, dépasse le cadre d’un financement classique d’infrastructure. Elle encadre le Projet de rénovation de l’aérogare passagers de l’aéroport international de Douala, connu sous l’acronyme RAP-AID, et mobilise un montage financier combinant prêt concessionnel, investissement propre de l’entreprise publique et recours à un instrument de marché.
Le financement global repose sur un prêt de l’AFD de 58,4 millions d’euros, soit 38,3 milliards de FCFA, complété par un investissement direct d’ADC évalué à 56 millions d’euros, équivalant à 36,7 milliards de FCFA. À ce socle s’ajoute l’appui de l’État camerounais, qui intervient sur la maturation du projet et la prise en charge des taxes et droits de douane liés aux travaux. La singularité du montage réside toutefois ailleurs, dans l’utilisation d’un mécanisme financier rarement mobilisé pour une infrastructure publique au Cameroun.
Un financement non souverain assumé
Le prêt accordé par l’AFD à ADC est explicitement non souverain. Concrètement, cela signifie que l’État camerounais ne se porte pas garant du remboursement de la dette contractée par l’entreprise. Le risque financier repose sur la capacité propre d’ADC à générer les ressources nécessaires au service de la dette. L’État n’intervient qu’à travers une lettre de confort, par laquelle il s’engage à créer les conditions administratives et fiscales nécessaires à la bonne exécution du projet, sans endosser la dette elle-même.
Ce schéma rompt avec les pratiques dominantes de financement des infrastructures publiques, historiquement adossées à des emprunts souverains ou à des garanties étatiques directes. Il traduit une volonté de contenir l’endettement public tout en maintenant l’investissement dans des équipements structurants, dans un contexte de contraintes budgétaires accrues.
La titrisation, cœur du montage financier
Pour compléter ce financement, ADC a mobilisé 34 millions d’euros, soit environ 22,3 milliards de FCFA, via une opération de titrisation réalisée en l’espace d’un mois. La titrisation consiste à transformer des revenus futurs prévisibles en ressources immédiatement mobilisables. Dans le cas présent, ADC a utilisé des flux financiers liés à son activité aéroportuaire comme support pour lever des fonds sur le marché, sans solliciter de garantie directe de l’État.
Ce mécanisme permet à une entreprise de convertir une partie de ses recettes attendues en liquidités, en les cédant à un véhicule financier qui émet des titres souscrits par des investisseurs. Les investisseurs sont ensuite remboursés à partir des flux générés par l’activité sous-jacente. Pour ADC, l’opération a permis d’accélérer la mobilisation des ressources nécessaires au projet RAP-AID, tout en diversifiant ses sources de financement.
La rapidité de mobilisation des fonds, rendue possible par l’implication du ministère des Finances et des équipes techniques d’ADC, a été présentée par l’AFD comme un signal de maturité institutionnelle. Elle témoigne de la capacité des acteurs publics camerounais à structurer et exécuter des instruments financiers complexes, habituellement réservés aux grandes entreprises privées ou aux marchés plus développés.
Une infrastructure au service de l’économie nationale
L’aéroport international de Douala reste la principale porte d’entrée aérienne du Cameroun et un hub sous-régional pour le commerce, le tourisme et la logistique. Sa rénovation vise une capacité d’accueil portée à 1,5 million de passagers par an, dans un environnement modernisé, plus fluide et conforme aux standards internationaux. Les travaux, qui se dérouleront en site exploité, doivent concilier continuité du service et exigences techniques.
Au-delà de l’amélioration de l’expérience passager, le projet est présenté comme un levier de compétitivité économique, avec des retombées attendues sur l’emploi, l’attractivité du territoire et l’intégration du Cameroun dans les flux régionaux et internationaux. La dimension environnementale est également intégrée, avec une trajectoire bas carbone inscrite dans les engagements de durabilité portés par les partenaires du projet.
Une rupture méthodologique plus qu’un cas isolé
En recourant à la titrisation pour financer une partie de la rénovation de l’aéroport de Douala, ADC introduit une rupture méthodologique dans le financement des infrastructures publiques au Cameroun. L’opération ne se limite pas à un besoin ponctuel de trésorerie. Elle illustre une approche fondée sur la mobilisation de ressources propres et de mécanismes de marché, dans un cadre non souverain maîtrisé.
Si ce modèle reste encore expérimental à l’échelle nationale, il pourrait servir de référence pour d’autres projets d’infrastructures portés par des entreprises publiques disposant de revenus récurrents. À court terme, il marque une étape dans la diversification des outils financiers disponibles. À moyen terme, il pose la question de la place des marchés dans le financement du développement, au-delà de l’endettement public classique.
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Can féminine 2026: le Cameroun en demi-finale

Le Cameroun a enfin brisé le signe nigérian en Coupe d’Afrique des nations (Can) féminine Maroc 2026. Les Lionnes indomptables n’ont pas (encore) soulevé le trophée du tournoi qui leur échappe depuis la création de cette compétition en 1998. Mais leur victoire face aux Super Falcons exhale l’odeur de ce sacré. Face aux tenantes du titres, les Lionnes indomptables se sont montrées héroïques. Alors que le Nigéria a lancé les hostilités très tôt dès la 2ème minute avec Ajibade, c’est le Cameroun qui se montrera réaliste sur sa seule action véritablement décisive. Sur un coup franc direct, Myriam Nyadjou a fusillé Nnadozie, la portière nigériane à la 20ème minute.
Ce sera l’unique but de la partie. Et ce n’est pas faute de n’avoir pas essayé que le Nigéria a perdu la bataille. Au contraire, les Super Falcons ont dominé territorialement le match de bout en bout, mais ont buté sur Michaëla Bihina à chaque fois. Plus d’une dizaine de fois, le dernier rempart camerounais s’est montré héroïque face aux assauts averses. La défense camerounaise pillée à souhait, la portière est restée invulnérable. Méritant son titre de femme du match.
Les repêchées ont réussi face à leur adversaire le plus coriaces de tous les temps. En se qualifiant pour les demi-finales, les Camerounaises compostent en même temps leur ticket pour le Mondial 2027 au Brésil. Un bonus déjà, en attendant la demi-finale face au Maroc, pays organisateur.
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«Bon visionnage à tous» : Ayem Nour, victime d’un chantage à la sextape, publie elle-même ses vidéos intimes

L’ancienne candidate de «Secret Story» a fait l’objet d’une tentative d’extorsion de fonds et a été menacée de publier ses contenus privés. Elle a donc décidé de prendre les devants et de les diffuser.
Ayem Nour est victime d’un maître chanteur. Le 29 juillet dernier, l’ancienne candidate de «Secret Story» sur TF1 a révélé dans sa story Instagram qu’une personne la menaçait de diffuser des vidéos intimes la mettant en scène. En colère et ne voulant pas céder au chantage, l’influenceuse de 37 ans avait alors déclaré : «Je vais tout poster moi-même sur une plateforme privée. Personne ne va faire de l’argent sur mon dos. C’est moi qui vais en faire sur mon propre dos».
Et l’ancienne présentatrice du «Mag» sur NRJ12 de poursuivre : «Je ne vais pas vivre au rythme de ce que les gens ont décidé pour moi. Je suis forcée de prendre certaines décisions, de faire certains choix. Vous en penserez ce que vous voudrez». Elle a également fait savoir qu’elle avait l’intention de porter plainte. Chose dite, chose faite puisque la créatrice de contenus a effectivement publié elle-même les vidéos compromettantes sur des plateformes dédiées à ce genre de contenus.
Mais le maître chanteur a refait surface, en envoyant plusieurs messages privés à l’influenceuse. Des échanges que l’intéressée a partagés une nouvelle fois dans sa story sur Instagram. Voici l’un d’entre eux : «Tu peux porter toutes les plaintes que tu veux, je m’en balec’. Regarde, tu veux jouer. Je vais poster l’autre que j’ai sur toi, sale timpe (putain en argot, ndlr.). Tu as cru que je n’allais rien poster, regarde mes stories !», a écrit l’homme dont l’identité n’est pas révélée. Encore une fois, pas de quoi effrayer l’ex-animatrice.
«Il n’a pas compris lui, je crois. Ce ne sont pas des plaintes qu’on a faites contre toi. Tu vas bientôt comprendre qui je suis !», a-t-elle menacé à son tour. «Il va nous fatiguer jusqu’à quand lui… Tu ne fais plus peur à personne ici… Tu n’as pas compris quoi ? Il y a ta vidéo et bien plus encore ! Bonne nuit et bon visionnage à tous…», a-t-elle déclaré, en partageant également un lien permettant d’accéder directement aux contenus en question. Pas sûr qu’Ayem Nour était la bonne personne à faire chanter.
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Une grand-mère de 70 ans tombe enceinte dans une église

Une histoire pour le moins surprenante circule depuis quelques heures sur les réseaux sociaux. Une jeune femme affirme que sa grand-mère, âgée de 70 ans, serait tombée enceinte après s’être rendue dans une église.
L’information intrigue autant qu’elle fait réagir. Une jeune femme raconte sur les réseaux sociaux une situation concernant sa grand-mère de 70 ans, présentée comme étant tombée enceinte après son passage dans une église. La publication, rapidement relayée, suscite de nombreuses réactions.
Une histoire qui surprend les internautes
La séquence à l’origine de cette histoire a rapidement attiré l’attention sur les réseaux sociaux. La jeune fille explique que sa grand-mère serait enceinte alors qu’elle est âgée de 70 ans.
Un récit difficile à croire au premier abord. Pourtant, c’est précisément ce caractère étonnant qui a favorisé sa diffusion.
La publication ne donne cependant pas suffisamment d’éléments permettant d’établir avec certitude les circonstances de cette grossesse. Aucun compte rendu médical indépendant n’est présenté dans les sources consultées.
Que s’est-il réellement passé à l’église ?
C’est probablement la question que beaucoup se posent.
Le titre de l’affaire évoque une grossesse survenue « à l’église », mais les informations disponibles ne permettent pas de déterminer précisément ce que cette formulation signifie. S’agit-il d’une grossesse annoncée après une cérémonie religieuse ? D’un témoignage lié à une prière ? Ou d’une histoire racontée de manière volontairement sensationnelle sur les réseaux sociaux ?
Pour l’instant, difficile d’aller plus loin.
La publication à l’origine de la polémique se contente essentiellement de rapporter le témoignage de la jeune femme. Les détails permettant de vérifier les faits restent limités.
Une grossesse à 70 ans : ce que dit la médecine
Une grossesse à 70 ans serait un événement extrêmement inhabituel. La fertilité féminine diminue fortement avec l’âge et la ménopause marque généralement l’arrêt naturel de l’ovulation.
Cela ne signifie toutefois pas qu’une histoire présentée en ligne puisse être validée ou rejetée uniquement sur la base de son âge. Une grossesse peut, dans certains cas, être obtenue grâce à des techniques médicales de procréation assistée après la ménopause.
C’est justement pour cette raison qu’un diagnostic médical est indispensable avant de tirer la moindre conclusion.
Dans le cas présent, aucune information médicale vérifiable n’est fournie dans les publications consultées. Il faut donc distinguer le témoignage diffusé sur Internet d’un fait médical officiellement établi.
Les réseaux sociaux relancent le débat
L’affaire illustre une nouvelle fois la vitesse à laquelle une histoire étonnante peut se propager sur Internet.
Une simple publication suffit parfois à provoquer des milliers de réactions, surtout lorsqu’elle touche à la religion, à la grossesse ou à des événements considérés comme extraordinaires. Certains internautes parlent déjà de miracle, tandis que d’autres demandent simplement des preuves.
Entre les deux, une prudence élémentaire s’impose.
La source disponible indique elle-même que l’histoire circule sur les réseaux sociaux. Elle ne fournit pas, à ce stade, de document médical permettant de confirmer la grossesse ou d’en préciser les circonstances.
Une histoire qui reste entourée de questions
L’âge de la femme, les circonstances exactes de l’annonce et le rôle supposé de l’église restent les principales zones d’ombre de cette affaire.
Si des éléments médicaux ou un témoignage plus détaillé venaient confirmer cette histoire, ils permettraient de mieux comprendre ce qui s’est réellement passé. En attendant, la prudence reste de mise face à une information essentiellement portée par les réseaux sociaux.
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