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Mine de fer de Mbalam : premières exportations de minerai reportées au premier trimestre 2026

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Mine de fer de Mbalam : premières exportations de minerai reportées au premier trimestre 2026
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(Investir au Cameroun) – Initialement annoncées pour la fin 2025, les premières exportations de minerai de fer de la mine de Mbalam sont désormais attendues au cours du premier trimestre 2026. Cameroon Mining Corporation, concessionnaire du gisement situé aux confins de la région de l’Est, à la frontière avec le Congo, prévoit de faire sortir plus de 80 000 tonnes de minerai destinées à l’exportation vers le port en eau profonde de Kribi d’ici mars 2026.

Dans une première phase, le transport s’effectuera par la route, jusqu’en 2029, via des camions d’une charge nette de 75 tonnes à l’essieu. Ce schéma routier doit permettre de démarrer les expéditions en amont de la mise en service complète des infrastructures ferroviaires et portuaires dédiées.

Une usine de traitement encore en chantier

Selon les responsables de Cameroon Mining Corporation, le décalage du calendrier de livraison est directement lié à la construction de l’usine de traitement du minerai à Mbalam. Cette unité, en cours d’édification sur un site de 5 hectares situé à environ un kilomètre de la mine, affiche à ce stade un taux d’avancement de 30 %.

Les travaux, ralentis par les intempéries, portent notamment sur le point de déchargement du minerai extrait, l’installation de tamis géants, de convoyeurs et la réalisation de la plateforme de l’usine. L’entreprise vise un achèvement du chantier en février 2026, pour un démarrage du traitement du minerai en mars de la même année. Cette phase mobilisera plus de 140 travailleurs, dont 70 jeunes recrutés localement à Mbalam et dans les localités environnantes.

Montée en puissance progressive des exportations

Le plan d’exploitation prévoit une production pouvant atteindre 10 millions de tonnes de minerai de fer par an entre 2026 et 2029. Durant cette période, les volumes seront acheminés par route jusqu’au port de Kribi, puis chargés sur des navires d’une capacité comprise entre 70 000 et 150 000 tonnes. Ce dispositif logistique est explicitement conçu comme transitoire, dans l’attente de la mise en service du chemin de fer dédié et de la jetée minéralière de Lolabé.

Dans un second temps, entre 2030 et 2050, l’objectif est de porter les exportations à 25 millions de tonnes par an, grâce à la connexion ferroviaire du corridor Mbalam-Kribi. Ce développement s’inscrit dans un partenariat public-privé visant à transporter jusqu’à 100 millions de tonnes de minerai par an depuis les gisements de la région. Une partie des volumes proviendra des mines d’Avima, de Badondo et de Nabeba, situées au nord-ouest du Congo, qui devraient emprunter le réseau ferroviaire camerounais pour leurs exportations.

Un gisement stratégique et des retombées fiscales massives

La mine de Mbalam s’étend sur une superficie de 768 km² et recèle des réserves estimées à plus de 2 milliards de tonnes de minerai de fer, dont près de 200 millions de tonnes de minerai de haute teneur (DSO).

La convention minière a été attribuée en mars 2022, pour une durée de 50 ans, à Cameroon Mining Corporation, représentant local d’un consortium d’entreprises publiques chinoises. Un accord de partenariat lie par ailleurs la société à la société financière Bestway Finance LTD pour le financement de la construction de l’ensemble des infrastructures ferroviaires et maritimes associées au projet de Mbalam.

« Le projet est appelé à fonctionner jusqu’en 2050, avec l’exploitation de plus de 500 millions de tonnes, générant plus de 3 milliards de dollars de recettes fiscales et parafiscales pour l’État, ainsi qu’un important effet d’entraînement pour l’économie nationale et sous-régionale », précise-t-on au sein de Cameroon Mining Corporation. Ce montant représente environ 1 690 milliards FCFA de recettes fiscales et parafiscales potentielles pour l’État, sur la base d’un taux de change d’environ 563,5 FCFA pour 1 dollar en décembre 2025.

Ludovic Amara

Lire aussi :

Litige autour du fer de Mbalam-Nabeba : le verdict de la plainte de Sundance contre le Cameroun attendu en décembre 2025

09-09-2022-Fer de Mbalam : le permis d’exploitation attribué à Cameroon Mining Company, une société liée à Bestway Finance

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Canal 2’Or 2026 : Le Makossa est-il en train de perdre sa couronne ?

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Au sortir de la 15e édition des Canal 2’Or, célébrée en grande pompe le 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, un constat […]

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Chantal Biya reçoit le Prix du meilleur mécène pour son soutien à la culture camerounaise

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Chantal Biya reçoit le Prix du meilleur mécène pour son soutien à la culture camerounaise
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Présente à la 15ᵉ édition des Canal 2’Or, organisée le samedi 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, la Première dame du Cameroun, Chantal Biya, a reçu le Prix du meilleur mécène. Une distinction qui vient saluer son soutien à la culture camerounaise et ses actions en faveur des personnes vulnérables.

La 15ᵉ édition des Canal 2’Or a réservé une distinction particulière à la Première dame du Cameroun. À l’occasion de cette cérémonie organisée au Palais des Congrès de Yaoundé, le samedi 31 octobre 2026, Chantal Biya a reçu le Prix du meilleur mécène, décerné par le comité d’organisation.

Cette récompense intervient dans le cadre d’une édition symbolique, marquant les vingt ans de cette cérémonie consacrée à la célébration et à la promotion des talents artistiques camerounais.

Un engagement culturel de longue date

À travers cette distinction, les organisateurs entendent reconnaître le soutien apporté par la Première dame à la culture camerounaise, ainsi que ses différentes initiatives caritatives en faveur des personnes vulnérables.

Ce prix fait également écho à une précédente reconnaissance. En 2015, lors de la dixième édition des Canal 2’Or, Chantal Biya avait déjà reçu le Prix spécial du mécénat de la culture.

Onze ans plus tard, cette nouvelle distinction vient ainsi rappeler les liens entretenus entre la Première dame et les organisateurs de cet événement culturel.

Les Canal 2’Or célèbrent vingt ans de talents camerounais

Au-delà des récompenses individuelles, cette édition anniversaire marque deux décennies de célébration de la création artistique nationale. Musique, audiovisuel et divertissement constituent autant de secteurs mis en lumière par cette cérémonie, devenue un rendez-vous du paysage culturel camerounais.

La distinction attribuée à Chantal Biya s’inscrit donc dans une soirée où la reconnaissance du talent artistique côtoie celle du mécénat et du soutien aux initiatives culturelles.

Source : Libre Opinion

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »
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Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.

Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.

Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.

Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.

Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :

Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972

Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.

Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.

Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.

Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.

Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.

Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?

Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.

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