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trois Camerounais arrêtés aux USA pour avoir financé des attaques séparatistes

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trois Camerounais arrêtés aux USA pour avoir financé des attaques séparatistes
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Le département de la Justice américain a annoncé l’arrestation de trois ressortissants camerounais impliqués dans des enlèvements de Camerounais et des extorsions de rançon auprès de leurs familles aux États-Unis, destinées à financer des groupes séparatistes ambazoniens.

Ces trois personnes auraient levé plus de 197 millions de francs CFA pour coordonner des attaques séparatistes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, où un conflit armé fait rage depuis 2017.

Les accusés, qui ont comparu une première fois devant un tribunal selon les États-Unis, sont Claude N. Chi, 40 ans, de Lee’s Summit (Missouri) ; Francis Chenyi, 49 ans, de Saint Paul (Minnesota) ; et Lah Nestor Langmi, 46 ans, de Buffalo (New York).

Ils sont jugés pour quatre chefs d’accusation : association de malfaiteurs en vue d’apporter un soutien matériel, association de malfaiteurs en vue d’enlever des personnes et association de malfaiteurs en vue d’utiliser des armes à des fins de destruction sur le territoire étranger.

Il est reproché à Chi, Chenyi et Langmi d’avoir soutenu et financé des combattants séparatistes au Cameroun depuis le 1er janvier 2018.

« Selon les accusations, ils occupaient chacun des postes à responsabilité au sein d’une organisation qui soutenait et dirigeait le groupe séparatiste armé connu sous le nom de Forces de restauration ambazoniennes (FRA) et d’autres combattants séparatistes dans la région du Nord-Ouest du Cameroun », indique l’acte d’accusation.

« Chi, Chenyi et Langmi auraient sollicité et collecté des fonds pour l’achat d’équipements, de fournitures, d’armes et d’explosifs destinés à des attaques contre le personnel et les forces de sécurité du gouvernement camerounais, ainsi que contre des civils soupçonnés de soutenir le gouvernement », ajoute le texte.

D’après les autorités américaines, ces fonds ont été collectés auprès de particuliers résidant aux États-Unis et ailleurs, via des applications de messagerie instantanée et des plateformes de paiement en ligne.

Les fonds ont ensuite été transférés, par l’intermédiaire d’intermédiaires, de divers comptes financiers et de cryptomonnaies contrôlés par les accusés aux combattants séparatistes afin de financer des attaques au Cameroun.

Dans certains cas, des citoyens américains ont été victimes d’extorsion de fonds pour obtenir la libération de leurs proches kidnappés au Cameroun. Les rançons versées ont ensuite été transférées aux combattants séparatistes afin de financer leurs opérations.

Selon l’acte d’accusation, les prévenus ont rédigé un document contenant une liste de dépenses liées à des engins explosifs improvisés (EEI), des armes à feu et des munitions.

Parmi ces dépenses figuraient des fonds liés à l’enlèvement du cardinal Christian Tumi et du Fon de Nso, Sa Majesté le Roi Sehm Mbinglo II, le 5 novembre 2020.

Chi, Chenyi et Langmi sont accusés de complot en vue de fournir un soutien matériel destiné à la réalisation d’un complot visant à tuer, kidnapper et mutiler des personnes à l’étranger, et de fourniture d’un soutien matériel destiné à la réalisation d’un complot visant à utiliser une arme de destruction massive hors des États-Unis.

Ils sont également inculpés de recel de rançon et de participation à un complot de blanchiment d’argent.

S’ils sont reconnus coupables, les accusés encourent une peine maximale de 15 ans de prison pour le recel de rançon, de trois ans pour le recel de rançon et de 20 ans pour le complot de blanchiment d’argent.

Cette annonce a été faite par le procureur général adjoint Matthew G. Olsen, de la Division de la sécurité nationale du ministère de la Justice, la procureure fédérale Teresa A. Moore pour le district ouest du Missouri, le directeur adjoint du FBI Robert R. Wells et l’agent spécial Charles A. Dayoub, responsable du bureau du FBI à Kansas City.

Le FBI précise que l’enquête est toujours en cours et invite toute personne disposant d’informations à contacter le FBI au 1-800-CALL-FBI ou à soumettre un renseignement en ligne sur tips.fbi.gov.

Le procureur adjoint Matthew Blackwood, du district ouest du Missouri, et l’avocat Dmitriy Slavin, de la division de la sécurité nationale du ministère de la Justice, sont chargés des poursuites.

Depuis 2017, les régions anglophones du Cameroun sont en proie à un conflit meurtrier qui a fait plus de 6 000 morts et causé d’importants dégâts matériels.

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un incendie à Metafrique Steel fait 4 morts et 16 blessés graves

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un incendie à Metafrique Steel fait 4 morts et 16 blessés graves
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Un violent incendie s’est déclaré ce lundi 2 novembre 2026, entre 7 h et 7 h 15, dans les installations de l’entreprise Metafrique Steel SA, située dans la zone industrielle de Douala-Bassa. Selon les premiers éléments recueillis auprès des autorités, une explosion aurait précédé le sinistre.

Selon Cameroon Tribune, le bilan provisoire fait état de quatre corps calcinés, découverts par les sapeurs-pompiers, et de 16 personnes grièvement brûlées, évacuées à l’hôpital général de Douala. Selon une source médicale, leur pronostic vital serait engagé.

Le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, s’est rendu au chevet des blessés. Il a déploré le non-respect des mesures de sécurité prescrites à l’entreprise après un précédent incendie. « Malgré les premiers cas d’incendie, les mesures de sécurité n’ont pas été prises », a-t-il déclaré.

Évoquant les enquêtes en cours, le gouverneur a également estimé qu’un arrêt des activités de l’entreprise devrait être envisagé.
Pour mémoire, un autre incendie avait ravagé une partie de cette usine dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026, faisant plusieurs victimes.

Au moment des premières constatations, les sapeurs-pompiers poursuivaient leurs opérations pour maîtriser le sinistre.

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Cameroun-ONU : 657 milliards de FCFA restent à mobiliser pour financer le cadre de coopération 2027-2031

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Cameroun-ONU : 657 milliards de FCFA restent à mobiliser pour financer le cadre de coopération 2027-2031
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun et le Système des Nations unies devront encore mobiliser environ 657,3 milliards de FCFA pour financer leur nouveau cadre de coopération pour le développement durable sur la période 2027-2031. Les quatre enveloppes budgétaires détaillées totalisent 860,5 milliards de FCFA, dont seulement 203,2 milliards sont actuellement identifiés comme disponibles, soit 23,6 % des besoins. Le document a été signé le 30 octobre 2026 à Yaoundé par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), et Issa Sanogo, coordonnateur résident des Nations unies au Cameroun.

Le besoin de financement représente ainsi 76,4 % de l’enveloppe prévisionnelle. Selon les données présentées, les ressources disponibles comprennent 141,7 milliards de FCFA de financements de base, dits « core », et 61,5 milliards de ressources complémentaires, dites « non-core ». Ces montants constituent des ressources identifiées pour la mise en œuvre du programme et ne correspondent pas nécessairement à des financements déjà décaissés.

Pour combler l’écart, Issa Sanogo préconise d’élargir les partenariats avec les institutions financières de développement et le secteur privé, tout en mobilisant davantage de financements climatiques et innovants.

La transformation économique affiche un déficit de financement de 232 milliards de FCFA

Le nouveau cadre s’articule autour de trois priorités stratégiques, déclinées en quatre effets. La transformation économique et la résilience climatique affichent le déficit proportionnel le plus élevé. Sur une enveloppe prévisionnelle de 275,4 milliards de FCFA, seuls 43,2 milliards sont disponibles, soit un taux de couverture de 15,7 %. Il reste ainsi 232,2 milliards de FCFA à rechercher.

La composante consacrée à la diversification économique et à la création d’emplois décents dispose de 21,7 milliards de FCFA pour des besoins évalués à 174 milliards. Son taux de financement, limité à 12,5 %, est le plus faible des quatre effets budgétaires. Il reste 152,2 milliards de FCFA à mobiliser.

La seconde composante, consacrée à la résilience climatique et à l’accès à une énergie propre, prévoit 101,5 milliards de FCFA. Les ressources disponibles atteignent 21,5 milliards, soit 21,2 % des besoins. Le financement restant à rechercher s’élève à près de 80 milliards de FCFA.

Cette priorité doit soutenir la diversification des activités productives, l’industrialisation, le développement des économies verte et bleue ainsi que l’adaptation aux changements climatiques. Elle prévoit également des interventions destinées à améliorer l’accès à une énergie propre et durable.

Près de 317 milliards de FCFA manquent au développement du capital humain

Le capital humain et la cohésion sociale concentrent la plus importante enveloppe du nouveau cadre : 427,6 milliards de FCFA, soit 49,7 % du budget total. Seuls 111 milliards sont actuellement disponibles. Le besoin résiduel atteint 316,6 milliards de FCFA, ce qui constitue le déficit le plus élevé en valeur absolue.

Les financements doivent notamment soutenir l’amélioration de l’accès aux services de santé, à l’éducation et aux dispositifs de protection sociale. À l’horizon 2031, les objectifs annoncés comprennent un taux de 95 % d’accouchements assistés, une couverture vaccinale de 95 %, un taux d’achèvement du primaire de 100 % et une couverture de 40 % des personnes vulnérables par les mécanismes de protection sociale.

La gouvernance, la décentralisation et la paix disposent, pour leur part, d’un budget prévisionnel de 157,5 milliards de FCFA. Avec 48,9 milliards disponibles, cette composante affiche le taux de financement le plus élevé, à 31,1 %. Il reste néanmoins 108,6 milliards de FCFA à mobiliser.

Les interventions prévues porteront notamment sur l’efficacité des institutions, la transparence, la gestion des finances publiques, la décentralisation et l’articulation entre l’aide humanitaire, le développement et la consolidation de la paix.

Le cadre couvre l’ensemble du territoire camerounais, avec une attention particulière à six régions : l’Extrême-Nord, le Nord, l’Adamaoua, l’Est, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Les principaux bénéficiaires ciblés comprennent les femmes, les jeunes, les enfants, les réfugiés, les personnes déplacées internes, les personnes handicapées et les peuples autochtones.

Un budget en hausse de 27 %, mais moins de financements disponibles qu’en 2021

Le nouveau cycle succède au cadre de coopération 2022-2026, signé le 16 septembre 2021 par Alamine Ousmane Mey et Matthias Zana Naab, alors coordonnateur résident des Nations unies au Cameroun.

Selon le document de programmation du précédent cycle, les interventions étaient évaluées à environ 1,15 milliard de dollars, soit l’équivalent de 676,7 milliards de FCFA au taux de change retenu pour le présent article. Cette enveloppe avait été présentée à la signature en 2021 comme dépassant 642 milliards de FCFA, sur la base du taux de change de l’époque.

À taux de conversion identique, le nouveau budget de coopération augmente d’environ 27,2 %, passant de 676,7 à 860,5 milliards de FCFA. Pourtant, les ressources initialement disponibles reculent de 226,7 milliards de FCFA pour le précédent cycle à 203,2 milliards pour la période 2027-2031, soit une diminution de 23,5 milliards de FCFA.

Le taux de couverture financière passe ainsi de 33,5 % à 23,6 %, soit une baisse de 9,9 points de pourcentage. Cette comparaison porte sur les financements identifiés lors de la programmation des deux cycles. Elle ne mesure pas les ressources finalement mobilisées ni les dépenses effectivement réalisées entre 2022 et 2026.

Le précédent dispositif associait 22 agences des Nations unies autour de quatre priorités : la croissance inclusive et durable, le développement humain et social, l’appui institutionnel et la participation citoyenne, ainsi que la durabilité environnementale et la gestion des risques climatiques.

Ludovic Amara

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Harold Moukoudi et l’AEK Athènes tombent dans le derby face au Panathinaïkós

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La soirée a été compliquée pour Harold Moukoudi et l’AEK Athènes. En déplacement sur la pelouse du Panathinaïkós ce dimanche, à l’occasion d’une nouvelle journée […]

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