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Viva Logone : 39 % de réalisation du projet rizicole en trois ans sur fond de crise alimentaire

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Viva Logone : 39 % de réalisation du projet rizicole en trois ans sur fond de crise alimentaire
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(Investir au Cameroun) – Au 31 octobre 2025, le Projet de valorisation des investissements de la Vallée du Logone (Viva Logone), lancé le 28 novembre 2022, affiche un taux d’exécution physique de 39 % et un taux de décaissement de 37,9 %. Ces chiffres ont été présentés lors des 9ᵉ et 10ᵉ sessions du comité de pilotage, réunies le 26 novembre 2025 à Yaoundé pour évaluer l’état d’avancement de ce programme agricole majeur dans la région de l’Extrême-Nord.

Selon le coordonnateur du projet, Merhoye Laoumaye, des progrès institutionnels ont été enregistrés, des acquisitions et investissements engagés, mais plusieurs difficultés opérationnelles persistent sur le terrain dans les zones d’intervention. Pour l’exercice 2025, l’exécution physique du plan de travail et budget annuel a été évaluée à 84 %, pour une enveloppe de 39 milliards FCFA.

Infrastructures hydrauliques et dispositifs de suivi en cours de déploiement

Sur le volet des infrastructures et de la surveillance climatique, 14 stations hydrométriques, 12 stations météorologiques et 5 stations hydrogéologiques ont été installées en partenariat avec la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT), afin d’étendre et de consolider le réseau de surveillance hydrométéorologique dans le bassin du Logone.

En parallèle, 11 comités locaux ont été formés et réactivés pour rendre opérationnel le système d’alerte précoce des inondations. Les travaux de réhabilitation des périmètres de Maga Ouest et des stations de pompage I et II se poursuivent, avec un taux de planage et de labour de 98 %. Les bureaux des centres de gestion des comités locaux de Yagoua et Maga ont été achevés et dotés en équipements. Par ailleurs, 317 plans d’affaires ont été sélectionnés pour un cofinancement global de 387,7 millions de FCFA, visant à soutenir l’initiative privée et la petite entreprise agricole dans la zone du projet.

Crise alimentaire et contraintes de mise en œuvre sur le terrain

Malgré ces avancées, les travaux ont été freinés par des contraintes majeures. Les crues exceptionnelles ont rendu certaines zones d’intervention inaccessibles, entraînant un arrêt temporaire des chantiers et faisant peser un risque de retard sur le calendrier de livraison du projet. Ce contretemps intervient alors que la région de l’Extrême-Nord fait face à une crise alimentaire sans précédent.

En août 2025, le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a indiqué que 29 755 personnes, dont 15 055 femmes, avaient bénéficié d’au moins une forme d’assistance alimentaire. Outre les menaces sécuritaires, la région subit une insécurité alimentaire persistante, aggravée par la recrudescence des incendies favorisés par le retard de la saison des pluies. À ces facteurs s’ajoute une baisse continue des financements, qui fragilise la capacité des partenaires à maintenir leurs programmes d’urgence et à accompagner durablement les populations rurales.

Mesures correctives et enjeux pour la filière rizicole

Pour accélérer la mise en œuvre de Viva Logone, dont l’objectif est d’accroître la production agricole dans l’Extrême-Nord, le coordonnateur du projet assure que des mécanismes ont été mis en place pour rattraper les retards. Le comité de pilotage a formulé une série de recommandations afin d’optimiser l’impact sur le terrain, en insistant sur la nécessité de renforcer la coordination entre les différents acteurs impliqués. Cette approche vise notamment à éviter la duplication des interventions sur certains sites au détriment d’autres zones jugées prioritaires.

Financé par la Banque mondiale à hauteur de 117 milliards FCFA sur une période de sept ans, Viva Logone ambitionne de réhabiliter 12 210 hectares de périmètres irrigués dans les localités de Yagoua, Maga, Nguémé et Kaï-Kaï. Le projet vise également à renforcer les capacités opérationnelles de la Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua (Semry), afin d’assurer la sécurité alimentaire et la modernisation agricole du Cameroun, d’améliorer la résilience des populations locales et de garantir une gestion durable des écosystèmes du bassin du Logone.

Frédéric Nonos

Lire aussi:

28-05-2025 – Au bord de la faillite, la Semry vacille entre pertes financières, déficit d’investissements et subventions irrégulières

18-10-2024 – Riz : le Cameroun vise une production de 460 000 tonnes en 2027, toujours insuffisante pour satisfaire la demande locale

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19-05-2023 - Riz : le Cameroun adopte une stratégie de 385 milliards de FCFA en vue de porter la production à 750 000 tonnes d’ici 2030

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »
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Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.

Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.

Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.

Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.

Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :

Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972

Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.

Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.

Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.

Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.

Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.

Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?

Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.

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Simon Ngapandouetnbu en état de grâce : neuf arrêts et un nouveau clean sheet avec Montpellier !

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Simon Ngapandouetnbu a été l’un des grands artisans de la victoire de Montpellier face à Annecy (3-0), lors de la 11e journée de Ligue 2. […]

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