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le chaos Eto’o-Brys menace la CAN 2025

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le chaos Eto’o-Brys menace la CAN 2025
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À trois semaines du coup d’envoi de la compétition continentale au Maroc, la Fédération camerounaise est plongée dans une crise institutionnelle sans précédent.

Le Cameroun fait à nouveau parler de lui, mais pour les mauvaises raisons. Alors que la Coupe d’Afrique des Nations débute dans moins de trois semaines au Maroc, le football camerounais sombre dans une crise institutionnelle majeure. Au cœur de la tourmente : Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), et Marc Brys, le sélectionneur belge des Lions Indomptables.

Un limogeage qui passe mal

Début décembre, le comité d’urgence de la FECAFOOT a annoncé le départ de Marc Brys, nommé pourtant en avril 2024 par le ministère des Sports. Le technicien belge a découvert son limogeage dans la presse et n’a reçu aucune notification officielle, ni de la fédération ni de son employeur direct, le ministère des Sports camerounais. Une situation pour le moins inhabituelle.

Dans la foulée de cette annonce, David Pagou a été désigné comme nouveau sélectionneur, accompagné d’Alexandre Belinga comme adjoint et de Martin Ntoungou Mpile en tant que coordinateur général. Un staff entièrement renouvelé qui devra préparer la CAN dans l’urgence.

Mais Marc Brys ne l’entend pas de cette oreille. Le sélectionneur belge refuse catégoriquement de démissionner, arguant que son contrat a été signé avec le ministère des Sports, pas avec la FECAFOOT. Une distinction juridique cruciale dans un pays où l’État finance largement les activités de la fédération.

Une liste qui fait polémique

La nouvelle équipe dirigeante a dévoilé une liste des 28 joueurs pour la CAN 2025 qui fait grincer des dents. Absents notables : André Onana, le gardien emblématique de la sélection, Vincent Aboubakar, capitaine historique, mais aussi Eric Maxim Choupo-Moting, Michaël Ngadeu et Martin Hongla.

Marc Brys estime que les joueurs retenus n’ont pas été choisis par Pagou, mais bien par Samuel Eto’o, qui aurait écarté plusieurs cadres majeurs refusant de se soumettre. Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, l’ancien sélectionneur n’a pas mâché ses mots : « Il se prive de joueurs essentiels simplement parce qu’ils refusent de se soumettre. Et après cela, il ose dire qu’il agit pour le bien du Cameroun ? »

Les tensions entre Eto’o et certains joueurs, notamment André Onana, ne sont un secret pour personne. Le gardien avait récemment évoqué le président de la FECAFOOT à la troisième personne lors d’un live sur les réseaux sociaux, signe d’un climat délétère au sein de la sélection.

Un dossier qui monte jusqu’à la présidence

Le silence assourdissant du ministère des Sports intrigue. En réalité, selon des sources proches du dossier, le ministre Narcisse Mouelle Kombi a reçu des instructions de la présidence de la République pour ne pas réagir publiquement. En annonçant le renvoi de Marc Brys et de membres de son staff, tous choisis et nommés par le ministère sur instructions du chef de l’État Paul Biya, Eto’o semble défier la présidence.

Un proche du ministre confie qu’Eto’o aurait nommé un coach sans expérience internationale, une décision qui passe mal au sein des instances étatiques. Le dossier a donc été repris en main par la présidence, transformant ce qui était un simple conflit sportif en affaire d’État.

Un coût qui inquiète

Au-delà des considérations sportives, c’est l’aspect financier qui préoccupe. Marc Brys, engagé à 45 000 euros par mois jusqu’en septembre 2026, réclame le paiement de ses dix mois de salaire restants. Rien que pour l’entraîneur principal, l’ardoise atteindrait au minimum 450 000 euros, sans compter les indemnités de ses adjoints également remerciés.

Ce scénario ravive de douloureux souvenirs. Après la CAN 2022, le limogeage d’Antonio Conceição, également obtenu par Eto’o, avait coûté près de deux millions d’euros au contribuable camerounais. Dans un contexte économique difficile pour le pays, cette nouvelle dépense potentielle est loin de faire l’unanimité.

Une préparation compromise

À moins de vingt jours du premier match contre la Côte d’Ivoire, le Cameroun aborde cette CAN 2025 dans les pires conditions. L’incertitude règne sur l’identité réelle du sélectionneur, plusieurs cadres emblématiques ont été écartés, et le groupe semble profondément divisé.

Une source proche de l’équipe analyse : avec cette gestion explosive, le Cameroun joue déjà sa défaite avant même d’entrer sur le terrain. Un constat alarmant pour une nation qui compte parmi les poids lourds du football africain.

Samedi dernier, juste après sa réélection à la tête de la FECAFOOT, Samuel Eto’o avait prévenu : « Aucun joueur ne sera plus au-dessus du Cameroun. Aucun entraîneur ne sera plus au-dessus du Cameroun ». Ces mots ont désormais pris une dimension concrète, mais au prix d’une crise qui menace les ambitions camerounaises au Maroc.

Les Lions Indomptables sauront-ils rugir malgré le chaos ? Réponse dès le 21 décembre, jour du coup d’envoi de la compétition. En attendant, c’est tout un pays qui retient son souffle, espérant que le terrain pourra faire oublier les coulisses tumultueuses d’une préparation pour le moins chaotique.

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

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« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »
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Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.

Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.

Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.

Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.

Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :

Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972

Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.

Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.

Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.

Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.

Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.

Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?

Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.

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Simon Ngapandouetnbu en état de grâce : neuf arrêts et un nouveau clean sheet avec Montpellier !

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Simon Ngapandouetnbu a été l’un des grands artisans de la victoire de Montpellier face à Annecy (3-0), lors de la 11e journée de Ligue 2. […]

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