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Ndollè City : Impex Trading et Génie Building signent une convention de 300 milliards FCFA pour intégrer les entreprises locales dans le projet

Le programme Ndollè City poursuit sa mise en place avec la signature, à Douala, d’une convention de partenariat entre Impex Trading et Génie Building. L’accord, évalué à 300 milliards de F CFA, consacre l’intégration d’entreprises camerounaises dans ce chantier inscrit dans le World Dream Investment (WDI). Ce dispositif de développement transversal vise à stimuler la transformation multisectorielle du Cameroun et, plus largement, du continent africain, à travers un portefeuille de projets structurants. Le WDI s’articule autour de deux volets : Ndollè City et les Projets intégrés, dont l’objectif commun est de remodeler l’environnement économique et urbain du pays par des innovations de grande portée.
L’accord signé le 4 décembre dernier doit permettre de montrer qu’un tissu d’ingénierie et de construction compétent existe déjà sur le territoire. Sur le plan économique, les 300 milliards engagés représentent un levier rare pour une PME camerounaise. Impex Trading y voit un impact direct sur l’emploi, la formation technique et l’évolution du secteur des travaux publics. « Pour une PME camerounaise, c’est énorme. En termes d’emplois, de transfert d’expertise, d’ingénierie, c’est un bouleversement positif. L’import-substitution n’est pas seulement industrielle, elle est aussi intellectuelle : l’ingénierie, les travaux publics, l’accompagnement technique, tout cela repose d’abord sur l’expertise locale », a déclaré Junior Abraham Ngosso, directeur général d’Impex Trading, par ailleurs vice-président du Comité interministériel de facilitation du programme Ndollè City.
Relativement au financement du projet, « les fonds sont mobilisés depuis dix ans. Il fallait simplement respecter les réglementations CEMAC et camerounaises. La BEAC nous a donné tous les feux verts. Convention d’investissement signée, accord tripartite avec l’État finalisé, validation du Comité interministériel : tout est conforme. Aujourd’hui, les banques se montrent désormais demandeuses d’implication dans le projet », a révélé le patron d’Impex Trading. La pose de la première pierre est annoncée pour février 2026.
Du côté de Génie Building, la convention engage l’entreprise dans une phase d’exécution particulièrement sensible. Son directeur général, Guy Bertrand Deffo, souligne que l’entrée dans le projet à un tel niveau financier implique une responsabilité technique majeure. Le rôle de l’entreprise consiste à matérialiser les premières infrastructures de Ndollè City conformément aux prescriptions du cahier des charges. « Pour la première pierre prévue en février, c’est un moment fort. Quand on s’engage dans un projet d’un montant de 300 milliards, ce n’est pas pour de simples aménagements. Nous avons un rôle essentiel dans l’ancrage réel de Ndollè City, tel que prescrit dans le cahier des charges. Les impressions sont excellentes, même si je dois calmer ma joie pour rester concentré », a confié Guy Bertrand Deffo.
Les responsables du programme WDI rappellent de leur côté l’ambition économique associée à Ndollè City. Foka Gilles Herman, vice-président exécutif coordinateur, évoque des projections de deux millions d’emplois et l’attraction potentielle de cinq millions de touristes. Plus de 5 300 entreprises étrangères sont déjà recensées comme partenaires du projet, ce qui devrait offrir aux entreprises camerounaises une exposition importante aux technologies et aux méthodes de construction internationales. Ce mécanisme est présenté comme un vecteur d’apprentissage et d’amélioration technique généralisée. Les effets fiscaux sont également anticipés : la diversification des activités et la substitution aux importations pourraient élargir l’assiette fiscale de l’État.
La signature entre Impex Trading et Génie Building marque ainsi un déplacement progressif du projet vers sa phase opérationnelle. Avec une chaîne de financement validée par la BEAC, un encadrement interministériel actif et une volonté affirmée d’intégrer les opérateurs locaux, Ndollè City se positionne comme un test national en matière de souveraineté industrielle.
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Coupe du Monde 2026 : Les cotes du match France vs Angleterre

La France est favorite, les experts de 1xBet (https://1xbetapk-cameroun.com/) la donnant une cote à 1,92 contre 4,05 pour l’Angleterre. Un match nul à la fin du temps réglementaire est coté à 4,00.
Selon le bookmaker (https://africatopsports.com/bookmakers/apk-888starz/), la France devrait finalement décrocher la médaille de bronze, cotée à 1,52 contre 2,9 pour l’Angleterre.
Les experts prévoient un match ouvert avec au moins trois buts, le total de plus de 2,5 buts étant coté à 1,41. Le pari « les deux équipes marquent » est coté à 1,46.
Enfin, avec la cote minimale de 8 sur le score exact, vous pouvez parier sur deux résultats : une victoire 2-1 de la France ou un match nul 1-1.
Parmi les footballeurs, Kylian Mbappé est le favori pour marquer, avec une cote de 1,71. Côté anglais, le but de Harry Kane est estimé à 2,18.
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Production de viande : après une chute de 26,7 %, le Cameroun mise sur la génétique pour renverser la pente

Comment relancer une filière bovine confrontée au recul de sa production ? Le Cameroun cherche une réponse industrielle et technologique. Alors que la production nationale de viande est passée de 235 960 tonnes en 2024 à 172 910 tonnes en 2025, soit une baisse de 63 050 tonnes ou 26,7 %, les autorités veulent accélérer la modernisation de l’élevage bovin. C’est dans cette perspective que le pays soutient l’implantation du groupe agro-industriel brésilien Santa Maria.
Dans une correspondance datée du 9 juillet 2026, l’ambassadeur du Cameroun au Brésil, Martin Agbor Mbeng, a réaffirmé l’appui des autorités à ce projet présenté comme un levier de transformation de la filière. Adressée à Daniela Vitorino Prudente, présidente du groupe Santa Maria, cette correspondance intervient alors que le consortium prépare son installation à Ngaoundéré, dans la région de l’Adamaoua.
MISER SUR LA GÉNÉTIQUE ET LES INTRANTS
Le groupe brésilien prévoit de construire une unité de production d’intrants destinés à la reproduction bovine ainsi que d’aliments pour animaux. L’objectif est d’améliorer les performances du cheptel national et de réduire la dépendance du Cameroun aux importations. Selon Martin Agbor Mbeng, cette implantation « constitue une réponse à l’invitation officielle formulée par le gouvernement camerounais à l’endroit des investisseurs brésiliens dans le cadre de sa politique visant à promouvoir les investissements étrangers et à soutenir la stratégie nationale d’import-substitution ».
Le diplomate rappelle également que l’élevage bovin « occupe une place stratégique dans la politique de développement économique impulsée par le président de la République, Paul Biya ». Au-delà de l’investissement industriel, Santa Maria prévoit d’organiser au quatrième trimestre 2026 un séminaire consacré aux techniques modernes d’insémination artificielle bovine.
Pour l’ambassadeur, cette initiative « s’inscrit pleinement dans la dynamique de modernisation et de diversification de la filière bovine camerounaise ». Elle doit contribuer « au renforcement des capacités techniques des éleveurs, à l’amélioration de la productivité du cheptel national et au transfert du savoir-faire brésilien vers les acteurs camerounais du secteur ».
UNE FILIÈRE SOUS PRESSION FACE À UNE DEMANDE CROISSANTE
La baisse de la production intervient alors que la consommation de viande progresse sous l’effet de la croissance démographique et de l’urbanisation. Cette situation accentue les tensions sur l’offre locale et renforce le recours aux importations.
Malgré ce recul global, l’élevage bovin demeure le premier contributeur à la production nationale de viande. En 2025, il a fourni 68 902 tonnes, devant la volaille avec 38 914 tonnes, le porc avec 27 914 tonnes, les caprins avec 21 249 tonnes et les ovins avec 15 931 tonnes. Pour les autorités, l’enjeu consiste désormais à améliorer les rendements plutôt qu’à augmenter uniquement les effectifs. L’insémination artificielle apparaît comme l’un des outils privilégiés pour accélérer cette évolution.
Cette technique permet de diffuser plus rapidement des caractéristiques génétiques recherchées, d’améliorer les performances de reproduction et d’accroître la production de viande et de lait.
LE BRÉSIL COMME PARTENAIRE TECHNOLOGIQUE
Le choix du Brésil n’est pas anodin. Le pays dispose d’une importante industrie bovine et d’une expertise reconnue dans l’amélioration génétique du cheptel. À travers cette coopération, le Cameroun veut adapter ce savoir-faire aux réalités locales, notamment dans les régions septentrionales où l’élevage représente une activité économique majeure.
Le projet Santa Maria vient compléter les initiatives déjà engagées par le ministère de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales. Parmi elles figure la construction du Centre national de production de la semence animale de Wakwa, dans l’Adamaoua. Cette infrastructure doit produire annuellement plus de 500 000 doses de semences bovines et 300 embryons afin d’accélérer l’amélioration génétique des troupeaux camerounais. Le Cameroun cherche à bâtir une filière plus compétitive, capable de créer davantage de valeur et d’emplois.
Le groupe Santa Maria considère l’appui diplomatique camerounais comme un signal favorable à la réalisation de son projet. Dans une publication diffusée le 11 juillet sur Instagram, le consortium indique avoir reçu « avec grand honneur » la lettre de l’ambassade. « Cette reconnaissance conforte notre engagement à contribuer au développement économique du Cameroun et de l’ensemble du continent africain. Nous réaffirmons notre engagement technique et moral », affirme l’entreprise.
Cette coopération illustre le rôle croissant de la diplomatie économique dans la recherche d’investisseurs capables d’apporter des capitaux, des technologies et des compétences dans les secteurs prioritaires. Pour le Cameroun, le défi sera désormais de convertir ces annonces en gains réels de productivité. Face à une production de viande en recul de près de 27 % en un an, la modernisation de la filière bovine devient un enjeu économique et alimentaire majeur.
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Recettes budgétaires : Sept contraintes menacent l’objectif de 1 400 milliards FCFA de recettes douanières en 2028

Le gouvernement prévoit de porter les recettes douanières à 1 421,9 milliards de FCFA en 2028. Cet objectif intervient après une prévision de 1 297,7 milliards de FCFA en 2027 et de 1 243,2 milliards de FCFA en 2026. Les projections contenues dans le Document de programmation économique et budgétaire 2027-2029 font ainsi ressortir une progression attendue de 124,2 milliards de FCFA entre 2027 et 2028, soit une hausse de 9,6 %.
Toutefois, ce même document souligne que plusieurs obstacles pourraient compromettre cette trajectoire. Le ministère des Finances y indique que « dans ce contexte d’incertitudes, des facteurs aussi bien endogènes qu’exogènes susceptibles d’influencer négativement la mobilisation des recettes douanières doivent être pris en compte ».
DES EXONÉRATIONS AUX ACCORDS COMMERCIAUX
Parmi les principaux risques identifiés, la première difficulté concerne « le retard dans la mise en œuvre du nouveau mécanisme de collecte électronique des droits et taxes à l’importation des téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques, prévu à l’article sixième de la loi de finances pour l’exercice 2023 ».
Selon le document, ce retard prive encore l’administration douanière du dispositif envisagé pour sécuriser et améliorer le recouvrement sur cette catégorie de produits. Le document mentionne ensuite « les difficultés persistantes de maîtrise du cadastre minier et d’encadrement des exportations d’or ».
Ces insuffisances continuent de limiter le contrôle des flux liés à cette activité et, par conséquent, les recettes susceptibles d’en être tirées. Le troisième facteur est lié à « la poursuite de la politique de défiscalisation en faveur des équipements et matériels destinés à certains secteurs prioritaires : agriculture, élevage, pêche, pisciculture, santé humaine et vétérinaire, transformation poussée du bois, industrie pharmaceutique, matériel médical, etc. ».
Ces mesures d’incitation réduisent mécaniquement une partie des droits et taxes perçus à l’importation. Le gouvernement cite également « l’abattement de 20 % au profit des exportations de bois, d’hévéa et de cacao couvertes par un certificat de conformité aux normes en matière de lutte contre la déforestation ». Cette disposition figure, elle aussi, parmi les facteurs susceptibles de peser sur les recettes attendues.
À cela s’ajoutent « la réduction ou l’interdiction de l’importation de certains biens jadis générateurs d’importantes recettes douanières, tels que le fer à béton, le ciment, les tourteaux de soja, etc. ». En limitant l’entrée de ces produits sur le territoire, l’État réduit également les droits de douane qu’il percevait auparavant sur ces marchandises. Le Document de programmation économique et budgétaire 2027- 2029 retient par ailleurs « l’accroissement du champ de la dépense fiscale liée aux incitations douanières de soutien à la politique d’import-substitution ».
Les avantages fiscaux accordés pour encourager la production locale continuent ainsi de réduire le potentiel de recettes de l’administration douanière. Enfin, le ministère des Finances évoque « la mise en œuvre des accords de libre-échange : Accords de partenariat économique (APE), Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et accords CEMAC-CEEAC ». La baisse progressive des barrières tarifaires découlant de ces engagements réduit les droits de douane applicables à une partie des échanges commerciaux.
Pour mémoire, les recettes effectivement mobilisées par les douanes camerounaises se sont élevées à 1 156,3 milliards de FCFA en 2025, d’après les données reprises dans le Document de programmation économique et budgétaire 2027-2029. L’objectif fixé pour 2028 implique donc une hausse de 265,6 milliards de FCFA par rapport au niveau effectivement atteint en 2025.
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