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Recettes douanières : le Sud II réalise une collecte record de 130 % à 30,2 milliards FCFA en novembre 2025

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Recettes douanières : le Sud II réalise une collecte record de 130 % à 30,2 milliards FCFA en novembre 2025
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(Investir au Cameroun) – Entre le 1er et le 28 novembre 2025, le secteur des douanes du Sud II, qui couvre notamment le port en eau profonde de Kribi, a mobilisé 30,2 milliards FCFA de recettes pour une prévision de 29,3 milliards FCFA, soit un taux de réalisation de 130,21 %. La Direction générale des douanes (DGD) du ministère des Finances présente cette performance comme inédite sur un an. Elle intervient dans un contexte de montée en puissance du port de Kribi et d’objectifs budgétaires en hausse pour l’exercice 2025.

Sur la période du 1er au 28 novembre 2025, le secteur des douanes du Sud II a réalisé 30,2 milliards FCFA de recettes, pour une cible initiale de 29,3 milliards FCFA. Le taux de réalisation atteint ainsi 130,21 %, un niveau qualifié de « performance exceptionnelle jamais réalisée sur un an » par la DGD.

En comparaison, sur la même période en 2024, le même secteur affichait des recettes de 24,5 milliards FCFA pour une prévision de 29 milliards FCFA, soit un taux de réalisation de 84,26 %. L’écart positif ressort donc à 5,7 milliards FCFA générés en novembre 2025 par rapport au même mois de l’an dernier.

Procédures anticipées et meilleur accompagnement des usagers

Selon l’administration douanière, cette progression résulte d’un faisceau de mesures opérationnelles. Y figurent l’anticipation sur les procédures de dédouanement, un dialogue de proximité renforcé avec les usagers, ainsi que la mise en place de pools d’appui et d’assistance aux usagers et autres partenaires.

La DGD met également en avant le renforcement des principes de ponctualité, d’assiduité et de discipline des responsables et agents, facteurs présentés comme déterminants dans l’atteinte et le dépassement des objectifs de recettes.

La Direction générale des douanes attribue aussi ce résultat à l’application rigoureuse des outils et bases de taxation des marchandises, ainsi qu’au strict respect des valeurs minimales fixées. Les services déconcentrés ont reçu des instructions spécifiques pour l’importation de certaines marchandises à fort potentiel de recettes, avec un suivi quasi quotidien des actions et des performances des agents.

Ce pilotage resserré du recouvrement vise à sécuriser la base fiscale aux frontières et à limiter les pertes de recettes, dans un contexte où la contribution de la douane demeure stratégique pour le financement du budget de l’État.

Kribi, levier de compétitivité

Pour le mois de décembre en cours, le secteur Sud II entend capitaliser sur cette dynamique. Avec ses partenaires, il ambitionne de renforcer l’attractivité du port de Kribi et la compétitivité des entreprises du secteur privé, en misant sur une fin d’année placée sous le signe de la facilitation et du partenariat au service de la performance et du succès.

Il convient de rappeler que le secteur des douanes du Sud II reste le second pourvoyeur de recettes douanières après le Littoral I, qui couvre le port autonome de Douala, principal port du pays avec plus de 80 % du traitement du fret national.

Pour l’exercice budgétaire 2025, l’administration douanière vise une collecte annuelle de 1 114 milliards FCFA, soit une hausse de 88,1 milliards FCFA par rapport aux 1 055,9 milliards FCFA réalisés en 2024. La performance du Sud II en novembre s’inscrit dans cet objectif de montée en puissance des recettes.

Le dépassement des prévisions dans ce secteur, deuxième contributeur national, constitue un signal positif pour l’atteinte de la cible annuelle, même si la DGD reste tributaire de l’évolution des flux commerciaux et du contexte économique global.

Frédéric Nonos

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Un mois déjà : les Lionnes Indomptables ont marqué l’histoire

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Industrie : le savon de ménage entre dans le top 10 des exportations du Cameroun avec des ventes de 53 milliards en 2025

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Industrie : le savon de ménage entre dans le top 10 des exportations du Cameroun avec des ventes de 53 milliards en 2025
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(Investir au Cameroun) – Le savon de ménage s’est hissé en 2025 au 9e rang des principaux produits d’exportation du Cameroun, devant le caoutchouc brut. Selon le Rapport sur l’état de la compétitivité de l’économie camerounaise en 2025, récemment publié par le Comité de compétitivité, les savons de ménage en morceaux ont représenté 1,7 % des recettes d’exportation du pays au cours de l’année.

Le produit intègre ainsi un groupe encore largement dominé par les matières premières et les produits issus de leur première transformation. Selon le Comité de compétitivité, le cacao brut en fèves a représenté 25,8 % des recettes d’exportation en 2025, devant les huiles brutes de pétrole (22,5 %), le gaz naturel liquéfié (11,6 %), la pâte de cacao (8,3 %), les bois sciés (5,3 %), le coton brut (4 %), le beurre de cacao (3,7 %) et la banane (2,2 %). Le savon de ménage arrive ensuite avec 1,7 %, devant le caoutchouc brut, crédité de 1,4 %. Selon le rapport, ces dix produits ont généré près de 86,4 % des recettes d’exportation du Cameroun.

Les données de l’Institut national de la statistique (INS) permettent de mesurer la progression du savon. Le Cameroun en a exporté 74 208 tonnes en 2025, contre 56 624 tonnes en 2024, soit une hausse de 17 584 tonnes ou 31,1 %. Dans le même temps, la valeur de ces exportations est passée de 34,286 milliards à 52,938 milliards de FCFA, en augmentation de 54,4 %.

La valeur des exportations a donc augmenté beaucoup plus rapidement que les volumes. Rapportée aux quantités expédiées, la valeur moyenne ressort à environ 713 400 FCFA la tonne en 2025, contre 605 500 FCFA l’année précédente, soit une progression de près de 17,8 %. Les statistiques disponibles ne permettent pas de déterminer dans quelle mesure cette évolution provient des prix de vente, de la composition des produits exportés ou de changements dans les marchés de destination.

Le Nigeria, débouché important

Les données détaillées les plus récentes disponibles par destination remontent notamment à 2023. Cette année-là, le Cameroun avait exporté pour 27 milliards de FCFA de savons vers le Nigeria, sur des ventes totales de 39,5 milliards de FCFA vers ce pays. Le savon représentait ainsi 68 % des exportations camerounaises à destination du marché nigérian.

Rapportés aux 51,57 milliards de FCFA de savons exportés par le Cameroun dans le monde en 2023, les 27 milliards expédiés vers le Nigeria représentaient environ 52 % des recettes d’exportation de ce produit cette année-là. Les données disponibles ne permettent pas d’établir si cette proportion s’est maintenue en 2025.

La progression du savon place ainsi parmi les dix premiers produits d’exportation camerounais un bien issu d’une transformation industrielle locale. Mais cette industrie dépend fortement de l’approvisionnement des raffineries et savonneries en huile de palme.

Des capacités de transformation encore sous-utilisées

Cette contrainte reste importante. Fin 2025, Tarek Daoud, directeur général d’Opalm, évaluait le déficit national d’huile de palme à environ 300 000 tonnes. De son côté, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobe, estimait à 1,2 million de tonnes les capacités de raffinage des oléagineux installées au Cameroun. Faute de matière première suffisante, les unités de transformation n’utiliseraient généralement que 40 à 50 % de ces capacités.

Le gouvernement avait déjà autorisé en 2023 l’importation de 200 000 tonnes d’huile de palme pour approvisionner les raffineries et savonneries, contre 143 000 tonnes initialement prévues. Les performances à l’exportation du savon coexistent donc avec une dépendance persistante de l’industrie à des approvisionnements extérieurs en matière première.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

04-06-2026 – Huile de palme : face à la chute de l’offre locale, le Cameroun prépare de nouvelles importations en 2026

19-01-2026 – Huile de palme : la production recule de 39,7 % au deuxième trimestre 2025, à 46 826 tonnes

24-12-2025 - Huile de palme : Opalm s’engage à construire cinq usines de production en 5 ans pour réduire le déficit d’environ 50%

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De Yaoundé aux pelouses européennes, Emmanuel Moungam a franchi les étapes une à une avant de toucher du doigt le rêve de tout jeune footballeur […]

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