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Loi de finances 2026 : le Cameroun alourdit les droits d’accises sur les vins, spiritueux et alcool mix

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Loi de finances 2026 : le Cameroun alourdit les droits d’accises sur les vins, spiritueux et alcool mix
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(Investir au Cameroun) – Adoptée récemment au Parlement, la loi de finances 2026 relève les droits d’accises spécifiques additionnels applicables aux vins, spiritueux, whiskies et champagnes, qu’ils soient produits localement ou importés. La mesure durcit la fiscalité sur un segment de consommation en expansion, avec un barème différencié selon l’origine et la gamme des produits.

Pour les produits locaux, le texte fixe désormais un montant de 5 FCFA par centilitre pour les vins, 15 FCFA par centilitre pour les whiskies et 35 FCFA par centilitre pour les champagnes. Pour les mêmes catégories de produits importés de gamme inférieure, la taxation sera de 5 FCFA par centilitre pour les spiritueux dits alcools mix, 10 FCFA pour les vins, 20 FCFA pour les whiskies et 40 FCFA pour les champagnes. Pour les produits importés de gamme supérieure, le droit d’accises spécifique additionnel est porté à 10 FCFA par centilitre pour les spiritueux alcools mix, 15 FCFA pour les vins, 30 FCFA pour les whiskies et 100 FCFA pour les champagnes.

Concrètement, une bouteille de vin de 75 cl produite localement se verra désormais appliquer 375 FCFA de droits d’accises, contre 225 FCFA auparavant, soit une hausse de 150 FCFA (+66,6 %). Pour les vins importés, la même bouteille de 75 cl sera taxée à 750 FCFA, contre 300 FCFA précédemment, soit une augmentation de 450 FCFA correspondant à plus du double (+150 %) de la taxation. À structure de marge inchangée, ces écarts devraient mécaniquement se refléter dans les prix de vente, en particulier sur les produits importés et les gammes supérieures.

Élargissement de l’assiette fiscale et tension possible sur les prix

Ce relèvement des taux d’imposition s’inscrit dans la stratégie d’élargissement de l’assiette fiscale de l’État, sur fond de progression de la consommation de vins, spiritueux, whiskies et champagnes, tant produits localement qu’importés. Le secteur apparaît de plus en plus comme une cible fiscale privilégiée. Selon l’Institut national de la statistique (INS), le Cameroun a dépensé 22,3 milliards de FCFA en 2023 pour importer 11 206 tonnes de vins et liqueurs, soit une hausse de 14,3 % par rapport à l’année précédente, illustrant le dynamisme de cette niche de marché.

En renchérissant la taxation de ces produits, l’État cherche à doper ses recettes, projetées à 5 887,0 milliards de FCFA en 2026, en augmentation de 452,2 milliards (+8,3 %). Le relèvement des droits d’accises participe ainsi des efforts de mobilisation interne des ressources, dans un contexte de besoins budgétaires croissants. Mais ce réajustement comporte un risque de flambée des prix des vins et spiritueux, le droit d’accises impactant directement le coût du produit et étant, in fine, imputé au consommateur final. Les importateurs, distributeurs et détaillants devront arbitrer entre compression de leurs marges et répercussion intégrale des surcoûts, au risque d’affecter les volumes et de déplacer une partie de la demande vers des segments moins taxés ou informels.

Frédéric Nonos

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Un mois déjà : les Lionnes Indomptables ont marqué l’histoire

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Industrie : le savon de ménage entre dans le top 10 des exportations du Cameroun avec des ventes de 53 milliards en 2025

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Industrie : le savon de ménage entre dans le top 10 des exportations du Cameroun avec des ventes de 53 milliards en 2025
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(Investir au Cameroun) – Le savon de ménage s’est hissé en 2025 au 9e rang des principaux produits d’exportation du Cameroun, devant le caoutchouc brut. Selon le Rapport sur l’état de la compétitivité de l’économie camerounaise en 2025, récemment publié par le Comité de compétitivité, les savons de ménage en morceaux ont représenté 1,7 % des recettes d’exportation du pays au cours de l’année.

Le produit intègre ainsi un groupe encore largement dominé par les matières premières et les produits issus de leur première transformation. Selon le Comité de compétitivité, le cacao brut en fèves a représenté 25,8 % des recettes d’exportation en 2025, devant les huiles brutes de pétrole (22,5 %), le gaz naturel liquéfié (11,6 %), la pâte de cacao (8,3 %), les bois sciés (5,3 %), le coton brut (4 %), le beurre de cacao (3,7 %) et la banane (2,2 %). Le savon de ménage arrive ensuite avec 1,7 %, devant le caoutchouc brut, crédité de 1,4 %. Selon le rapport, ces dix produits ont généré près de 86,4 % des recettes d’exportation du Cameroun.

Les données de l’Institut national de la statistique (INS) permettent de mesurer la progression du savon. Le Cameroun en a exporté 74 208 tonnes en 2025, contre 56 624 tonnes en 2024, soit une hausse de 17 584 tonnes ou 31,1 %. Dans le même temps, la valeur de ces exportations est passée de 34,286 milliards à 52,938 milliards de FCFA, en augmentation de 54,4 %.

La valeur des exportations a donc augmenté beaucoup plus rapidement que les volumes. Rapportée aux quantités expédiées, la valeur moyenne ressort à environ 713 400 FCFA la tonne en 2025, contre 605 500 FCFA l’année précédente, soit une progression de près de 17,8 %. Les statistiques disponibles ne permettent pas de déterminer dans quelle mesure cette évolution provient des prix de vente, de la composition des produits exportés ou de changements dans les marchés de destination.

Le Nigeria, débouché important

Les données détaillées les plus récentes disponibles par destination remontent notamment à 2023. Cette année-là, le Cameroun avait exporté pour 27 milliards de FCFA de savons vers le Nigeria, sur des ventes totales de 39,5 milliards de FCFA vers ce pays. Le savon représentait ainsi 68 % des exportations camerounaises à destination du marché nigérian.

Rapportés aux 51,57 milliards de FCFA de savons exportés par le Cameroun dans le monde en 2023, les 27 milliards expédiés vers le Nigeria représentaient environ 52 % des recettes d’exportation de ce produit cette année-là. Les données disponibles ne permettent pas d’établir si cette proportion s’est maintenue en 2025.

La progression du savon place ainsi parmi les dix premiers produits d’exportation camerounais un bien issu d’une transformation industrielle locale. Mais cette industrie dépend fortement de l’approvisionnement des raffineries et savonneries en huile de palme.

Des capacités de transformation encore sous-utilisées

Cette contrainte reste importante. Fin 2025, Tarek Daoud, directeur général d’Opalm, évaluait le déficit national d’huile de palme à environ 300 000 tonnes. De son côté, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel Mbairobe, estimait à 1,2 million de tonnes les capacités de raffinage des oléagineux installées au Cameroun. Faute de matière première suffisante, les unités de transformation n’utiliseraient généralement que 40 à 50 % de ces capacités.

Le gouvernement avait déjà autorisé en 2023 l’importation de 200 000 tonnes d’huile de palme pour approvisionner les raffineries et savonneries, contre 143 000 tonnes initialement prévues. Les performances à l’exportation du savon coexistent donc avec une dépendance persistante de l’industrie à des approvisionnements extérieurs en matière première.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

04-06-2026 – Huile de palme : face à la chute de l’offre locale, le Cameroun prépare de nouvelles importations en 2026

19-01-2026 – Huile de palme : la production recule de 39,7 % au deuxième trimestre 2025, à 46 826 tonnes

24-12-2025 - Huile de palme : Opalm s’engage à construire cinq usines de production en 5 ans pour réduire le déficit d’environ 50%

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De Yaoundé aux pelouses européennes, Emmanuel Moungam a franchi les étapes une à une avant de toucher du doigt le rêve de tout jeune footballeur […]

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