Actualités locales
“La nomination de David Pagou par Eto’o est non conforme à la Convention” (Avocat à la Cour)

C’est un éclairage d’un patricien du droit sur les décisions émanant du Comité d’urgence de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).
Dans une publication, Yannick DJEMENI, Avocat à la Cour démontre comment les décisions prises par la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) contreviennent à la Convention liant le Minsep à la Fecafoot.
Nommination d’un nouveau staff à la Fecafoot – Officiel
Point de Droit .
Résumé des faits
* Le Ministère des Sports et de l’Éducation Physique (MINSEP) a précédemment nommé un sélectionneur national (Marc Brys) et son staff, dans le cadre de la gestion des sélections nationales, dont les salaires sont payés par l’État.
* Le Président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), Samuel Eto’o, a décidé de limoger unilatéralement Marc Brys et de nommer un nouveau staff technique par intérim dont le nouveau sélectionneur est David Pagou
* Cette action s’inscrit dans un conflit récurrent entre le MINSEP et la FECAFOOT concernant l’autorité de recrutement et de gestion du staff technique, chacun revendiquant la prérogative de nommer l’encadrement.
La règle de droit
L’article clé de la Convention MINSEP-FECAFOOT relative à la gestion des sélections nationales de football est l’article 9
Article 9 : Recrutement et salaires des membres des structures d’encadrement
> (1) Les membres des structures d’encadrement des sélections nationales de football sont recrutés, soit sur la base d’un contrat signé avec le Président de la Fédération Camerounaise de Football, après avis obligatoire du Ministre chargé des sports, soit sur la base d’une mise à disposition par l’État.
> (2) Les salaires de l’Entraîneur Principal et des Entraîneurs Adjoints des sélections nationales de football sont payés par l’État.
Le cas d’espèce
L’action du Président de la FECAFOOT (limogeage de Marc Brys et nomination de David Pagou) peut être analysée selon les deux modalités de recrutement prévues à l’Article 9(1) :* Recrutement par contrat FECAFOOT : Pour que la nomination du nouveau sélectionneur (David Pagou) par le Président de la FECAFOOT soit conforme à la convention, elle doit être formalisée par un contrat et surtout être faite « après avis obligatoire du Ministre chargé des sports ». Si la nomination a été faite unilatéralement par la FECAFOOT sans l’avis préalable du MINSEP, elle contrevient formellement aux termes de cet alinéa.
* Mise à disposition par l’État : Si l’entraîneur (Marc Brys) limogé avait été recruté par mise à disposition par l’État (ce qui est souvent le cas lorsque l’État paie son salaire), son remplacement ne relève pas de la seule compétence de la FECAFOOT, mais de la structure qui l’a mis à disposition, c’est-à-dire l’État (via le MINSEP).
Dans le contexte de ce conflit, l’Article 9(1) est la disposition clé qui impose une collaboration ou une consultation obligatoire (avis obligatoire) du MINSEP pour tout recrutement par contrat de la FECAFOOT.
Une nomination unilatérale par la FECAFOOT sans cet avis est considérée comme non conforme à la convention. De plus, le fait que l’État paie le salaire de l’Entraîneur Principal (Article 9(2)) renforce la position du MINSEP dans le processus de recrutement et de révocation.
Conclusion
La nomination de David Pagou par le Président de la FECAFOOT, Samuel Eto’o, est non conforme à la Convention MINSEP-FECAFOOT si elle a été effectuée sans l’avis obligatoire du Ministre chargé des Sports, tel qu’exigé par l’Article 9, alinéa 1er.
Cette action perpétue le désaccord institutionnel entre les deux parties sur l’interprétation et l’application des règles de recrutement de l’encadrement technique, en particulier l’entraîneur principal dont le salaire est payé par l’État (Article 9, alinéa 2).Yannick DJEMENI
Avocat à la Cour.
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174,6 milliards FCFA annoncés pour la reconstruction de 47 km et un second pont sur la Dibamba

Un financement de 266,2 millions d’euros, soit environ 174,6 milliards de FCFA, est annoncé pour la reconstruction de la section Édéa-Douala (47 km) et la construction d’un second pont sur la Dibamba.
Cet engagement a été présenté au ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, par une mission conduite par Adrien Veron Okamoto, spécialiste principal des Transports au siège de l’AFD, en présence de Jérôme Notebaert, directeur AFD Cameroun, au cours d’une audience de restitution le 2 novembre 2026, à la suite d’une mission technique menée du 28 au 30 octobre 2026.
Le projet prévoit également la réhabilitation du pont existant, l’aménagement du carrefour Édéa-Kribi, le prolongement des travaux sur environ 700 mètres vers Douala et la construction d’une station de pesage digitalisée à Missolé 2. Une provision de 5 % du coût des travaux est par ailleurs prévue pour améliorer la connectivité des voies communales, avec l’implication des petites et moyennes entreprises locales.
Le financement mobilise l’Agence française de développement (125 millions d’euros), la Banque européenne d’investissement (100 millions d’euros) et l’Union européenne (39,2 millions d’euros), avec une contribution du Fonds routier. Les parties entendent accélérer les procédures afin de permettre le démarrage des travaux en juin-juillet 2027.
Pour le ministre des Travaux publics, la réalisation de ce projet est un investissement stratégique pour améliorer la circulation sur le corridor Douala-Bangui, faciliter les échanges et soutenir l’économie nationale.
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La Fondation Mtn Cameroon offre un laboratoire à l’hôpital de District de Japoma
Ledit bâtiment a été inauguré ce vendredi 30 octobre 2026 par le ministre de la Santé publique Manaouda Malachie, en présence du directeur général de […]
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Patricia Tomaïno Ndam Njoya annonce le 8ᵉ congrès du parti les 4 et 5 décembre 2026, avec l’élection du président national

La présidente nationale de l’Union démocratique du Cameroun annonce la tenue du 8ᵉ congrès du parti les 4 et 5 décembre 2026. L’un des enjeux majeurs est l’élection du nouveau président de l’UDC.
Dans un mois, les membres statutaires (délégués), les observateurs, les non-membres invités prendront part au 8ᵉ congrès de l’Union démocratique du Cameroun. Les travaux vont se dérouler sous le thème : « La convention pour l’éthique républicaine, la réconciliation et la reconstruction nationales ».
Instance suprême de la formation politique, le congrès va déterminer les grandes orientations politiques, stratégiques et organisationnelles du parti. C’est aussi l’instance habilitée à procéder à l’élection du président national de la formation politique et du président du Conseil exécutif national. La présidente de l’UDC, Patricia Tomaïno Ndam Njoya, par ailleurs maire de Foumban, appelle les militantes et militants à se mobiliser pour faire de cette convention nationale une réussite.
Les assises s’annoncent à une période marquée par la préparation intensive des élections législatives et municipales prévues en février 2026. La formation politique qui se prépare à participer aux élections a l’occasion de peaufiner sa stratégie lors de cette convention dans le but d’améliorer ses performances à l’occasion de cette élection et son influence politique nationale au terme des élections. Le parti compte depuis les dernières élections législatives et municipales du 9 février 2020, 04 députés à l’Assemblée nationale et gère six communes, toutes situées dans le département du Noun, région de l’Ouest.
Créé par le Dr Adamou Ndam Njoya de regrettée mémoire le 26 avril 1991, et dirigé par lui jusqu’à son décès en 2020, le parti UDC est présidé par Patricia Tomaïno Ndam Njoya. Désignée en 2020 comme présidente du parti, elle a été confirmée au poste de président national du parti lors de la convention tenue en 2021. Au regard de l’évolution du parti, il est presque évident qu’elle restera sur le fauteuil du président qu’elle occupe depuis le décès de son époux. Le président élu va revêtir de toute la légalité et de la légitimité pour accorder des investitures aux candidats pour les élections législatives et municipales de février 2027.
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