Le sélectionneur belge ne mâche pas ses mots après son éviction surprise de la tête des Lions Indomptables, orchestrée par Samuel Eto’o.
À trois semaines du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, le Cameroun se retrouve plongé dans une nouvelle crise institutionnelle. Marc Brys, limogé ce lundi et remplacé par David Pagou, a violemment réagi à sa destitution qu’il qualifie d’illégale.
Un timing catastrophique
Le technicien belge de 63 ans n’a pas caché son incompréhension face à cette décision prise à quelques encablures du tournoi continental. Dans des propos rapportés par Sporza, il pointe directement du doigt le président de la Fédération camerounaise, Samuel Eto’o, fraîchement reconduit dans ses fonctions pour quatre années supplémentaires.
« Le grand président Samuel Eto’o a vu son mandat prolongé de quatre ans, sans aucun autre candidat, » déclare Brys avec une pointe d’ironie. Selon lui, l’ancienne légende du football camerounais aurait profité de cette position de force pour restructurer l’ensemble du staff technique selon ses propres critères.
Des accusations graves
Marc Brys ne se limite pas à déplorer son éviction personnelle. Il dénonce une purge généralisée qui aurait touché l’ensemble des postes au ministère des Sports et au sein de l’équipe nationale. « Licencier tout le monde me semble très illégal. On ne peut pas faire ça sans raison valable, » martèle-t-il.
Ce qui inquiète le plus l’ancien sélectionneur, c’est le calendrier de ces changements radicaux. « Juste avant un tournoi important, il les remplace par des personnes qui ne sont pas préparées. Cela ne se fait nulle part ailleurs dans le monde, » s’insurge-t-il, évoquant les risques pour la préparation des Lions Indomptables.
Un conflit qui ne date pas d’hier
Cette rupture brutale est l’aboutissement d’une relation tendue entre Marc Brys et Samuel Eto’o. Les deux hommes n’ont jamais réussi à trouver un terrain d’entente depuis la nomination du Belge, et cette mésentente chronique aura finalement eu raison de la collaboration, au pire moment possible pour l’équipe nationale.
David Pagou hérite donc d’un dossier brûlant et d’une équipe à galvaniser en urgence avant le rendez-vous marocain, dans un climat de tensions institutionnelles qui ne présage rien de bon pour les ambitions camerounaises lors de cette CAN 2025.







