Le ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a clairement choisi de ne pas suivre la position de son collègue Narcisse Mouelle Kombi dans le dossier brûlant de l’Assemblée générale élective de la Fécafoot. Alors que le ministre des Sports avait récemment sollicité l’interdiction pure et simple de cette rencontre, sa requête n’a finalement pas été prise en compte. Un signal fort qui a surpris plus d’un observateur du milieu sportif.
Pour preuve, le Sous-préfet de l’arrondissement de Mbankomo, Madame Ebella Ngambi, a bel et bien répondu à l’invitation. Installée dans la salle des conférences, elle joue pleinement son rôle d’autorité administrative, donnant ainsi une caution officielle à ces assises très attendues. Pour plusieurs acteurs présents, cette présence institutionnelle est la démonstration flagrante que le Minsep a été ignoré, voire désavoué, par son collègue du gouvernement.
Cette situation remet profondément en question la cohésion gouvernementale. Comment comprendre qu’à ce niveau de responsabilité, deux ministres affichent publiquement des positions contradictoires sur un même dossier ? La solidarité gouvernementale semble n’être qu’un mythe. Un ministre s’oppose à un événement, mais son collègue choisit délibérément une autre voie. Naturellement, cela soulève des interrogations : comment ces deux membres du gouvernement vont-ils désormais collaborer ? Quel climat va régner entre les ministères concernés ? Et surtout, que se passera-t-il lorsque le Minat sollicitera à son tour le Minsep ?
Selon un analyste sportif, il devient urgent que la Fécafoot et le ministère des Sports se retrouvent autour d’une table pour régler leurs différends. La présidence de la République devrait également intervenir afin de mettre fin à ce désordre institutionnel qui n’honore ni le football national ni le pays.
Pendant ce temps, les travaux de l’AG ont débuté avec la vérification des délégués venus des régions et des différents corps de métier. Unique candidat à sa propre succession, Samuel Eto’o Fils a déjà remporté la bataille la plus importante : réussir à maintenir l’organisation de cette Assemblée générale. Sauf surprise, il sera réélu à la tête de la Fécafoot.







