Actualités locales
Convention Minsep–Fecafoot de 2015 : Et si le gouvernement s’était tiré une balle dans le pied ?


Lorsque le gouvernement camerounais et la FECAFOOT signent, en 2015, une convention censée « organiser et harmoniser » la gestion des équipes nationales, margilisant le décret de 2014 après la débâcle de la coupe du monde au Brésil, personne n’imagine que ce document signé entre gouvernement Yang et le comité de normalisation dirigé par l’un des éminents juriste du Cameroun, le Professeur Joseph Owona de regretté mémoire, deviendrait, dix ans plus tard, l’épicentre de l’une des plus grandes crises de gouvernance du football camerounais. L’accord, présenté comme un outil technique, s’est progressivement mué en bombe à fragmentation institutionnelle. Et la question se pose désormais sans détour : le gouvernement ne s’est-il pas tiré une balle dans le pied en imposant cette convention ? Questionne Samuel Handi.
Lire ici son analyse :
Un mariage forcé entre autonomie fédérale et tutelle étatique.
Le premier péché originel de la convention de 2015 tient à son ADN : elle place la FECAFOOT — une association autonome, régie par les standards internationaux de la FIFA — dans une relation contractuelle contraignante avec un ministère étatique. Là où d’autres nations privilégient une séparation claire entre compétences techniques (fédérations) et compétences institutionnelles (État), le Cameroun a créé un hybride improbable : une fédération dépendante du gouvernement pour nommer, rémunérer et parfois même orienter les choix sportifs.
Résultat : un cadre juridiquement fragile, politiquement explosif, et sportivement paralysant. Une convention qui encourt la contradiction permanente. Le texte contient des zones grises tellement importantes qu’elles sont devenues, au fil du temps, des failles tectoniques.
Le MINSEP y trouve matière à intervenir dans la nomination du staff, la gestion des primes ou la supervision logistique. La FECAFOOT y voit un mécanisme « d’accompagnement » mais non de contrôle, invoquant l’autonomie garantie par les règlements internationaux.
Les deux parties ne lisent pas la convention de la même manière. Et dans une architecture institutionnelle, quand un texte peut être interprété à la fois comme un instrument de tutelle et comme un accord de coopération, il est voué à la confrontation.
La crise ouverte : quand la théorie se fracasse contre la réalité.
Depuis 2021, mais plus encore depuis 2023–2024, les tensions entre MINSEP et FECAFOOT ont explosé en plein jour. Chaque nomination d’entraîneur, chaque décision de gestion sportive, chaque communication officielle devient un champ de bataille. Le gouvernement accuse la FECAFOOT de défiance. La FECAFOOT accuse le gouvernement d’ingérence. La FIFA rappelle le cadre, les supporters s’impatientent, les joueurs s’interrogent. Et pendant ce temps, les sélections nationales avancent dans le chaos, les performances sportives s’en ressentent, et l’image du Cameroun sur la scène internationale s’effrite.
Pourquoi le gouvernement a perdu plus qu’il n’a gagn é? À l’heure du bilan, une évidence s’impose : la convention a davantage affaibli l’État qu’elle ne l’a renforcé. Elle a créé une zone d’ingérence potentiellement sanctionnable par la FIFA.
Ce qui expose le Cameroun à des risques de suspension ou de conflit ouvert avec les instances internationales. Elle a transformé chaque intervention du MINSEP en polémique publique. Le ministère se retrouve constamment accusé de vouloir contrôler le football, même quand il agit dans le cadre du texte. Elle a offert à la FECAFOOT un argument permanent : celui de l’autonomie violée.
Une arme politique redoutable, surtout lorsqu’elle est maniée par des dirigeants charismatiques et populaires. Elle a miné la confiance du public. Les Camerounais ont l’impression d’assister à une guerre civile footballistique où l’État n’apparaît jamais en position de force ou de cohérence.
Fallait-il signer ? Peut-être. Fallait-il signer ce texte ? Probablement pas.
Les intentions de départ n’étaient pas mauvaises : stabiliser, professionnaliser, garantir les moyens des équipes nationales. Mais la méthode — une convention bancale, mal formulée, mal équilibrée — a créé l’effet inverse : désordre, rivalité, et par moments, paralysie. À vouloir trop encadrer, le gouvernement a corseté la fédération. À trop vouloir contrôler, il a ouvert la porte à la contestation. À trop vouloir clarifier, il a créé l’ambiguïté la plus totale. Et c’est ainsi que le Cameroun se retrouve avec un football administré à deux mains qui ne travaillent ni ensemble, ni dans le même sens.
La solution : revisiter les fondations, pas réparer les fissures. Il ne s’agit plus de « gérer » les tensions. Il faut un nouveau contrat, clair et moderne, qui redonne :
– à la FECAFOOT : sa pleine autonomie technique, opérationnelle et sportive ;
– à l’État : un rôle de garant, non d’acteur ;
– au public : la garantie de transparence, de responsabilité et de stabilité.
Le football est un bien national. Il mérite une architecture institutionnelle solide, pas un compromis bricolé qui génère conflit après conflit.
En somme que retenir? La balle est dans le camp du politique. Dix ans après, l’heure est venue d’admettre que la convention MINSEP–FECAFOOT de 2015 n’a pas tenu ses promesses. Non seulement elle a échoué à apporter la stabilité espérée, mais elle a placé l’État dans une position délicate, parfois intenable, souvent contestée.
Oui, le gouvernement s’est tiré une balle dans le pied. La vraie question, désormais, est simple : aura-t-il le courage politique de retirer la balle — et de réécrire, enfin, les règles du jeu?
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Alexis Dipanda Mouelle élevé à titre posthume à la dignité de Grand Cordon du Mérite camerounais

Les obsèques du défunt Premier Président de la Cour Suprême Alexis Dipanda Mouelle se sont tenues, ce samedi 27 juin 2026, en présence du Garde des Sceaux.
Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux Laurent Esso a représenté officiellement le président de la République Paul Biya aux funérailles du défunt Alexis Dipanda Mouelle.
Pour l’occasion, l’ancien Premier Président de la Cour Suprême a été élevé à titre posthume à la dignité de Grand Cordon du Mérite camerounais.
En sa qualité de représentant personnel du chef de l’État, le ministre de la Justice Laurent Esso, était présent pour l’ultime voyage du Premier Président de la Cour Suprême, dans son village Bonakou-Bwapaki.
Plusieurs hautes personnalités et membres du gouvernement étaient également présents pour rendre un dernier hommage à l’ancien Premier président de la Cour suprême Alexis Dipanda Mouelle.
Parmi les personnalités qui ont fait le déplacement, on peut citer Narcisse Mouelle Kombi ou encore Lejeune Mbella Mbella.
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Pour l’instant, l’Afrique réussit totalement sa Coupe du monde
Le journaliste français Hervé Penot s’est réjoui de la qualification des Lions de la Téranga du Sénégal en 16e de finale de la Coupe du monde et du parcours actuel des équipes africaines.
Après avoir très mal démarré leur compétition, les Lions du Sénégal, champions d’Afrique en titre, ont étrillé l’Irak 5-0, avant de profiter du match nul 1-1 entre l’Égypte et l’Iran pour valider sa qualification.
Selon Hervé Penot, l’Afrique réussit parfaitement son tournoi et peut même espérer, en plus des 7 qualifiés, en ajouter deux autres, à savoir l’Algérie et la République Démocratique du Congo.
Le Senegal qualifie. Parfait pour l’Afrique qui pour l’instant réussit totalement sa Coupe du monde. Côte d’Ivoire, Maroc, Cap-Vert, Égypte, Afrique du Sud, Sénégal, Ghana en attendant RDC et Algérie. Quasi un carton plein ? », a commenté Hervé Penot.
La République Démocratique du Congo va tenter de se qualifier dans le Groupe K. Pour cela, il faudra battre l’Ouzbékistan.
De son côté, l’Algérie devra battre l’Autriche ou à défaut, décrocher le nul, pour valider sa qualification.
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Le maire de Douala et le Comité de Direction de la SOCADEL en séance de travail

L’édile de la ville de Douala Roger Mbassa Ndine a tenu une séance de travail avec le Comité de Direction de la Société Camerounaise d’Électricité, SOCADEL.
La séance de travail qui a réuni les équipes de la Communauté urbaine de Douala et le Comité de Direction de la Société Camerounaise d’Électricité, SOCADEL, le vendredi 26 juin 2026.
L’équipe de la Société Camerounaise d’Électricité, SOCADEL était conduite par le Directeur Général et le Directeur Général Adjoint, récemment installés dans leurs fonctions.
Cette rencontre tenue en présence des nouveaux responsables de cette structure a porté sur « les missions de la SOCADEL, ses perspectives d’action ainsi que les axes de collaboration avec la Communauté Urbaine de Douala, dans le cadre du développement local et de l’accompagnement des projets structurants de la Ville. »
Pour sa part, le maire de Douala Roger Mbassa Ndine a évoqué l’importance d’une gouvernance efficace, orientée vers les résultats, au service de la transformation de Douala et de l’amélioration du cadre de vie des populations.
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