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Groupe BGFIBank en bourse : les souscripteurs sont éligibles aux dividendes dès 2026

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Groupe BGFIBank en bourse : les souscripteurs sont éligibles aux dividendes dès 2026
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S’adressant aux investisseurs à Douala, le premier groupe bancaire de la zone Cemac mise sur sa solidité financière et sa stratégie de croissance pour convaincre de prendre une participation dans son capital dans le cadre des souscriptions ouvertes jusqu’au 24 décembre 2025.
L’offre publique d’achat par introduction en bourse de BGFI Holding Corporation est en
marche. Les souscriptions ouvertes depuis le 10 novembre et ce jusqu’au 24 décembre 2025, permettent d’acquérir une part dans les 10 % du capital social de la société. Le groupe a organisé le 25 novembre dernier à Douala, un échange avec les potentiels investisseurs pour leur présenter ses atouts et les contours de cette opération.
Dénommée « IPO BGFI Holding Corporation », l’opération vise à lever 125,9 milliards de FCFA, soit 1,57 million d’actions au prix unitaire de 80 000 FCFA, pour un minimum de souscription de 10 actions, soit 800 000FCFA. BGFIBourse, filiale du groupe est l’arrangeur et chef de file. Parmi les modalités de souscription présentées aux investisseurs, il est par exemple à noter que les souscriptions multiples sont autorisées. L’actionnaire détient plusieurs avantages. Il a notamment la possibilité de céder ses titres avec plus ou moins valeur, la possibilité d’augmenter son portefeuille actuel. Il bénéficie aussi d’une procédure de nantissement et de transmission des titres, de même qu’une fiscalité abordable à un taux d’imposition de 5% sur le revenu. Il est également à noter que les souscripteurs seront éligibles aux dividendes à compter de 2026.

A travers son introduction à la Bourse des valeurs mobilières d’Afrique centrale (BVMAC), le
groupe BGFIBank compte financer sa stratégie de croissance avec de nouveaux capitaux; renforcer les fonds propres de ses filiales ; optimiser la notoriété du groupe à l’international… De manière plus concrète, le groupe bancaire déjà présent dans douze pays d’Afrique souhaite s’étendre à environ 15 pays. Plusieurs investissements sont également annoncés et un taux de dividende de 15%. En termes de résultats financiers, le groupe vise 8300 milliards de FCFA de total bilan à l’horizon 2030. A fin 2024, ce sont 6 000 milliards FCFA qui ont été réalisés et un résultat net consolidé de 122 milliards FCFA, en hausse de 27 % sur un an.
Cette introduction en bourse de BGFI Holding Corporation a été approuvée en octobre dernier par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf). Une opération inédite pour la première multinationale de la zone CEMAC à s’inscrire dans le compartiment actions de la BVMAC. En plus, l’impact sur le marché financier sous régional est historique. « Grâce à l’opération de BGFI, la capitalisation de la BVMAC va tripler, passant de 66 à 192 milliards de Fcfa. C’est un signal fort, un exemple qui encourage d’autres entreprises à franchir le pas », indique Ulrich Gambigha, directeur général de BGFIBourse.

Réactions

RHINESSE KATSOU, DGA BGFI Holding Corporation

 « L’avantage est d’avoir un titre rentable, échangeable et générateur de revenus réguliers »

« Pour les cinq prochaines années, nous souhaitons partager cette croissance avec un public beaucoup plus large. Avec ces ressources, nous allons financer notre développement, investir dans de nouvelles filiales et dans nos systèmes d’information, et renforcer notre présence en Afrique et dans le monde. Jusqu’à présent, nous étions autofinancés. Désormais, le marché va accompagner notre croissance. Pour les souscripteurs, l’avantage est d’avoir un titre rentable, échangeable et générateur de revenus réguliers. Une introduction en bourse la nôtre nous appelle à beaucoup plus de transparence. Elle nous amène à être en plus concentrés sur nos indicateurs et pour l’investisseur qui arrive, ça lui apporte une certaine rentabilité sur le titre qu’il a investi. »

ABAKAL MAHAMAT, ADG BGFIBank Cameroun

 « Il s’agit d’une opération qui va sortir du cadre classique »

« Je souhaitais déjà vous dire qu’il s’agit d’une opération qui va sortir du cadre classique, que nous avons tous connu avec des produits financiers plutôt classiques, des placements, des bons de caisse, et autres.  Nous allons donc retrouver ici en plein cœur des actions que les uns et les autres pourront acquérir et que les uns et les autres pourront vendre au fil des délais et au fil de leurs besoins.  Il faut dire qu’au-delà des certains avantages, nous avons au-delà de la diversification dont je viens de parler, des avantages fiscaux où les actions sont moins fiscalisées que les produits de placement.  Je vois les sociétés de bourse qui ont l’habitude d’avoir ce type d’opérations dans la salle et aussi le fait qu’à un moment, lorsque vous voulez effectivement sceller votre action, vous aurez en face de la liquidité pour pouvoir faire face à cette cession.  Je pense que c’est un moment unique. C’est un moment important de notre marché financier. Au-delà des questions-réponses qui seront faites, nous aurons l’occasion d’échanger en B2B pour pouvoir approfondir les avantages que nous offrons par rapport à cette opération dans la salle de bourse. »

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Promotion des investissements : l’API en opération de charme auprès des investisseurs

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Promotion des investissements : l’API en opération de charme auprès des investisseurs
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C’était la 2e édition du « dîner des investisseurs ». Le rendez-vous gastronomique du 5 décembre 2025 était placé sous le thème « Augmenter la contribution du secteur privé au PIB du Cameroun ». Comme la première édition, cette autre édition du « dîner des investisseurs » avait donc pour vocation d’adresser les problématiques inhérentes au secteur de l’investissement. Tout en invitant les acteurs à venir s’implanter en terre camerounaise, riche en ressources halieutiques, agropastorales et même touristiques.

Une soirée qui a également vu la signature d’un mémorandum d’entente entre les directeur généraux de l’Agence de Promotion des Investissements (Api), Boma Donatus et celui du Port Autonome de Douala (PAD), Cyrus Ngo’o, en vue de faciliter les opérations d’importation. Un autre mémorandum sera signé avec le représentant de la Chambre de commerce Cameroun-Ethiopie pour ouvrir une porte aux investisseurs de ce pays-là. L’on n’oublie pas aussi la signature du plan triennal de collaboration entre l’API et la Mission d’aménagement des zones industrielles pour faciliter l’installation des entreprises. Pour Boma Donatus, plus que jamais, l’API veut soutenir les investisseurs en s’appuyant sur le triptyque confiance, fluidité et réduction de risque. Un trio qui s’articule autour des innovations telles que sont le guichet unique, un comité d’audit et l’orientation donnée aux projets.

Un bilan flatteur

Dressant à l’occasion le bilan de l’API, Boma Donatus, le DG de l’API expliqué que la mise sur pied de l’Agence et même la signature de la nouvelle ordonnance sur les incitations à l’investissement témoignent à suffisance d’une volonté du pays de faire prospérer les investisseurs pour leur permettre de participer à l’industrialisation du pays. Et comme preuves tangibles de l’efficacité de l’Agence, le DG a indiqué l’API a déjà signé jusqu’à ce jour 500 conventions d’investissements pour un total 7000 milliards de FCFA injectés, avec à la clé, 17000 emplois générés au terme du processus d’investissement.

Un riche potentiel peu exploité

Au cours de cette soirée, une visite en images, des différentes aires géographiques et des zones agro écologiques du pays, a permis aux invités d’avoir un aperçu de ces richesses et de se faire une idée des secteurs porteurs. Mais, si le Cameroun est si riche en ressources naturelles, pourquoi est-il si dépendant des importations ? A cette question, les membres du gouvernement présents, notamment le ministre charge de l’Agriculture et ministre par intérim du Tourisme et le ministre en charge de l’Elevage, ont expliqué que le pays est encore limité dans son élan industriel par le manque d’unités de transformation et de ressources humaines qualifiées. Pour sa part, le président du Mouvement des entreprises du Cameroun, Daniel Claude Abate, a relevé notamment les difficultés d’accès au foncier et d’existence de juridictions en charge des conflits d’affaires pour justifier la fragilité du climat des affaires.

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Access Bank accélère son implantation au Cameroun avec le rachat de Standard Chartered

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Access Bank accélère son implantation au Cameroun avec le rachat de Standard Chartered
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« Cette transition représente un moment déterminant pour Standard Chartered, alors que nous recentrons nos efforts sur nos domaines d’excellence. Notre priorité tout au long du processus a été d’assurer une transition fluide pour nos employés et nos clients », a déclaré Anna Asonganyi, Directrice générale de Standard Chartered Cameroun dans un communiqué rendu public le 5 décembre 2025. Elle a ajouté que les clients et collaborateurs « continueront de bénéficier du niveau de service et d’accompagnement auquel ils sont habitués » sous l’égide d’Access Bank.

Les équipes des deux banques ont travaillé ces dernières années à l’intégration des agences, du personnel et de la clientèle dans le réseau d’Access Bank. Cette fusion opérationnelle doit permettre de développer de nouvelles offres et d’élargir la base de clients.

Access Bank Cameroon affichait déjà en 2024 une progression notable : les dépôts ont augmenté de 84,81 %, passant de 79 milliards FCFA en décembre 2023 à 146 milliards FCFA en décembre 2024. Les crédits à la clientèle atteignaient 17 milliards FCFA. La banque annonçait également un bénéfice annuel de 3,5 milliards FCFA et une hausse de 4 % du retour sur fonds propres, indicateur qui mesure la rentabilité des capitaux investis.

Renforcement du portefeuille entreprises

Avec cette acquisition, Access Bank Cameroon élargit son portefeuille, notamment dans le financement des entreprises et les services aux grandes sociétés, segments historiquement privilégiés par Standard Chartered au Cameroun. La banque affirme servir plus de 22 000 clients – entreprises, particuliers et commerçants – à travers cinq agences situées à Douala et Yaoundé.

L’opération s’inscrit dans un mouvement plus large de retrait orchestré par la maison-mère.  En 2022, Standard Chartered avait annoncé son intention de céder ses activités dans sept pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Selon Kariuki Ngari, Managing Director & CEO Standard Chartered Kenya & Africa, cette stratégie vise à « gagner en efficacité, réduire la complexité, renforcer l’échelle et servir nos clients là où notre impact est maximal ». Il a salué la collaboration avec Access Bank dans la mise en œuvre de la cession et remercié les régulateurs camerounais pour leur accompagnement. Il a rappelé que, malgré son retrait local, le groupe « continuera de faciliter les flux internationaux de capitaux à destination du pays ».

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Réduction de 25 à 35% de la redevance forestière annuelle en 2026

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Réduction de 25 à 35% de la redevance forestière annuelle en 2026
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A partir du 1er janvier 2026, la redevance forestière annuelle devrait connaitre une baisse substantielle. Lee gouvernement annonce un abattement de l’ordre de 25 à 35% sur le montant de la redevance forestière annuelle au profit des entreprises du secteur. Dans le cadre de sa stratégie pour alléger la fiscalité dans ce secteur, le gouvernement veut à travers cette mesure, soutenir les entreprises du secteur face à des pertes financières. Cet abattement fiscal, précise-t-on, fait partie d’une réforme plus large de la fiscalité forestière, visant à renforcer la compétitivité des entreprises du secteur forestier.

Les objectifs de cette réforme

L’objectif principal de cette réforme, précise-t-on, est de relancer et de professionnaliser la filière bois au Cameroun en la rendant plus attractive et compétitive. Mais également, accroître la compétitivité, en réduisant la pression fiscale, le gouvernement espère encourager les exploitants forestiers à opérer dans le cadre légal, à investir dans la transformation locale et à être plus compétitifs sur le marché international. Cette réforme promeut aussi  l’exploitation durable. Ce, en favorisant une meilleure gestion et conservation des ressources forestières. Des taxes inéquitables peuvent parfois inciter à une exploitation plus intensive à court terme, tandis qu’une fiscalité allégée et mieux structurée pourrait encourager des pratiques durables et certifiées.

Aussi, il est question de formaliser le secteur et élargir l’assiette fiscale. En allégeant les taxes, l’État cherche à réduire la fraude et l’informalité, permettant ainsi à plus d’exploitants de se conformer à la réglementation et, in fine, d’élargir l’assiette des contribuables. En filigrane, le gouvernement prépare déjà l’interdiction d’exportation de grumes, pensent certains. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large visant à préparer l’entrée en vigueur de l’interdiction d’exportation de bois en grumes (non transformé) dans la zone CEMAC, en incitant les entreprises à investir dans des outils de transformation locaux.

50 milliards de FCFA de pertes dans les caisses de l’Etat

La réforme de la fiscalité forestière au Cameroun en 2026 aura un impact potentiellement négatif à court terme sur les recettes directes de l’État. Mais elle vise un objectif stratégique de compétitivité, de durabilité et, à terme, d’augmentation globale des revenus du secteur, précise-t-on. La réforme fait suite à un constat de pertes de recettes de l’ordre de 20 milliards de FCFA dues à la non-application effective de certaines mesures fiscales existantes. L’allégement fiscal entraînera une diminution directe des montants perçus par l’État via la RFA. L’État camerounais mise donc sur une diversification de ses bases imposables et le développement d’autres sources de revenus, notamment la finance climatique, pour compenser ce manque à gagner. Bien que l’objectif ultime soit d’accroître les recettes, l’expérience passée montre que les effets des réformes fiscales forestières sur les comportements des exploitants peuvent être complexes et parfois imprévisibles.

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