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Chronique historique : les Mvog Essomba Nna Baana, fédération fraternelle

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Chronique historique : les Mvog Essomba Nna Baana, fédération fraternelle
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Chronique historique : les Mvog Essomba Nna Baana, fédération fraternelle

Avant l’irruption des puissances coloniales, le pays Ewondo se structurait autour de quatre grands royaumes appelés Mvog. Ces entités – Mvog Tsoung Mballa, Mvog Atangana Mballa, Mvog Fouda Mballa – ne se réduisaient pas à de simples lignages : elles formaient une architecture politique et spirituelle, une fédération enracinée dans la mémoire des ancêtres.

Lire le texte de Vincent Sosthène Fouda :

À l’origine, ces royaumes étaient liés par une fraternité utérine. Ce lien n’était pas seulement biologique : il constituait une charte de gouvernance. Comme dans le royaume Kongo où les provinces se reconnaissaient dans l’autorité du Manikongo, les Mvog ESSOMBA NNA BAANA se fédéraient au sommet, conscients que leur unité reposait sur une même matrice originelle.

La sacralité du pouvoir

Le sommet de cette fédération n’était pas un simple chef politique. Il incarnait une autorité sacrée, garante de l’équilibre entre les lignages. À l’image du Manikongo dont la légitimité reposait sur des rites et une mémoire spirituelle, le pouvoir chez les Mvog ESSOMBA NNA BAANA s’enracinait dans la mémoire des ancêtres et dans la croyance que la fraternité utérine était une source de justice et de paix.

La résistance comme principe de cohésion

Lorsque les Allemands pénétrèrent dans la région, cette fédération trouva un nouvel enjeu : la résistance. Comme Aline Sitoé Diatta en Casamance, qui sut fédérer son peuple autour d’une lutte spirituelle et politique contre l’oppression, les Mvog ESSOMBA NNA BAANA réactivèrent leur unité, en levant une armée notamment autour des Mvog Owona tsogo et dans la figure de OMGBA BISSOGO. La fraternité devint une stratégie de survie, une manière de faire front ensemble face à l’intrusion coloniale.

Une constellation fraternelle

Ainsi, les Mvog ESSOMBA NNA BAANA apparaissent dans l’histoire comme une constellation de royaumes frères, liés par une matrice commune, gouvernés par une autorité sacrée, et soudés dans la résistance. Leur organisation illustre une forme de constitution implicite, où la parenté devient loi, où la mémoire devient pouvoir, et où la fraternité devient arme.

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Émile Bassek ba Kobhio inhumé dans son village natal de Nindjé

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Émile Bassek ba Kobhio inhumé dans son village natal de Nindjé
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La dépouille du cinéaste et Délégué général du festival Écrans Noirs, Émile Bassek ba Kobhio, est portée en terre ce samedi 27 juin 2026 à Nindjé, dans la commune de Ndom. La cérémonie rassemble autorités, acteurs du monde culturel et proches du défunt.

La terre de Nindjé, dans la commune de Ndom, département de la Sanaga-Maritime, région du Littoral, accueille ce samedi 27 juin 2026 la dépouille d’Émile Bassek ba Kobhio. Cinéaste camerounais et africain, le cinéaste et Délégué général du festival Écrans Noirs est inhumé dans son village natal, en présence de nombreuses personnalités.

Représentant personnel du Chef de l’État, le ministre des Arts et de la Culture, Ismaël Bidoung Kpwatt, a pris part aux cérémonies funéraires. À ses côtés, de nombreux cinéastes, hommes et femmes de culture, autorités administratives, traditionnelles et religieuses, ainsi que des amis, collaborateurs et connaissances, sont venus rendre un dernier hommage à celui qui a consacré sa vie à la promotion du septième art.

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La marine française arraisonne un pétrolier sous sanctions de Yaoundé

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La Marine nationale française a arraisonné le pétrolier Deliver, un navire battant illégallement pavillon camerounais, parce qu’il est sanctionné par Yaoundé.

Après les navires Tagor et Smyrtos interceptés début juin dans la Manche alors qu’ils battaient illégalement pavillon camerounais, la Marine française a intercepté mardi 23 juin, le pétrolier Deliver qui a arboré un faux pavillon camerounais. «L’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité» du pavillon camerounais arboré.

Battant pavillon camerounais, ce navire a été sanctionné par Yaoundé suite aux incidents survenus avec Tagor et Smyrtos. Pour le président français Emmanuel Macron, ce pétrolier appartiendrait à la flotte fantôme russe.

«La Marine Nationale a arraisonné mardi le pétrolier Deliver alors qu’il transitait au large de la Sicile en infraction avec le droit de la mer. Cette nouvelle action contre la flotte fantôme, conduite quelques jours après une opération similaire par le Royaume-Uni illustre la détermination des Européens« , a écrit Emmanuel Macron.

«Nous ne laisserons pas la flotte fantôme contourner les sanctions et financer l’effort de guerre russe« , a-t-il poursuivi. Ces dernières semaines, le ministère camerounais des transports a sanctionné et radié 39 navires du pavillon camerounais.

Pour Yaoundé, ces mesures permettront de mener des opérations de recensement physique et de numérisation pour de mieux contrôler la flotte inscrite et protéger le label camerounais.

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Au Nigeria, un membre de Boko Haram condamné à la peine de mort !

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La Haute Cour fédérale d’Abuja a condamné à la peine capitale Alkali Yarima, membre de Boko Haram détenu depuis 2015. Reconnu coupable de terrorisme et de plusieurs autres infractions, il écope également de lourdes peines de prison.

La justice nigériane a condamné, vendredi 26 juin, Alkali Yarima à la peine de mort pour son implication dans des activités terroristes au sein de Boko Haram. Détenu depuis 2015, il a été reconnu coupable de sept chefs d’accusation, dont le terrorisme, par la Haute Cour fédérale d’Abuja.

Selon le ministère public, l’accusé a rejoint Boko Haram en 2009 après avoir prêté allégeance à son fondateur, Mohammed Yusuf. Originaire de Mafa, dans l’État de Borno, il était connu sous le pseudonyme de « La’ari ».

Le juge James Omotosho l’a reconnu responsable de sa participation aux attentats perpétrés à Maiduguri en 2015. Il a également été condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir reçu des armes et suivi un entraînement militaire en vue de commettre des actes terroristes. Cinq autres chefs d’accusation lui ont valu des peines allant de dix à trente-cinq ans de prison.

Le procureur général et ministre de la Justice, Lateef Fagbemi, qui dirigeait l’équipe de l’accusation, a réaffirmé la détermination des autorités nigérianes à poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme. Bien que la peine de mort soit toujours en vigueur au Nigeria, aucune exécution n’a été enregistrée depuis 2016.

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