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APE : au Cameroun, moins de 5% des entreprises bénéficiaires captent près de 75% des gains fiscaux

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APE : au Cameroun, moins de 5% des entreprises bénéficiaires captent près de 75% des gains fiscaux
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(Investir au Cameroun) – Les gains fiscaux accordés aux entreprises camerounaises dans le cadre des Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne (UE) ont atteint environ 70 milliards de FCFA au 31 décembre 2023, selon le Comité de compétitivité du ministère de l’Économie. Mais sur les 1 021 entreprises bénéficiaires recensées sur la période, seules 50 – soit moins de 5 % – captent 75 % de ces avantages fiscaux liés à ces accords prévoyant la suppression progressive, sur quinze ans, des droits de douane sur 80 % des importations européennes, en contrepartie d’un accès préférentiel du Cameroun au marché européen.

Cette forte concentration des gains illustre une inégalité dans la répartition des bénéfices des APE, dont profitent surtout un noyau restreint d’entreprises et quelques secteurs. « L’analyse de la répartition sectorielle des 50 premières entreprises ayant eu recours au tarif préférentiel de l’APE révèle une prédominance des secteurs industriel et commercial », indique le rapport du Comité de compétitivité, think tank logé au ministère de l’Économie.

Dans le détail, « le commerce de gros et de détail est la branche la plus représentative avec douze entreprises. Celles-ci importent des intrants agricoles destinés à la revente sur le marché camerounais. Le secteur manufacturier compte le plus grand nombre de bénéficiaires. L’on pourrait notamment citer les branches : fabrication de papier, carton et imprimerie (huit entreprises), industrie des boissons (cinq entreprises) et fabrication des produits métallurgiques (cinq entreprises) », poursuit le Comité.

Les 12 entreprises du commerce ont cumulé 14,7 milliards de FCFA de gains fiscaux, soit 27,9 % des bénéfices globaux. L’industrie des boissons, grâce à cinq entreprises, concentre 9,3 milliards de FCFA, soit 17,7 % des gains, contre 8,3 milliards de FCFA pour quatre fabricants de produits minéraux non métalliques, soit 15,7 % du total. Huit entreprises opérant dans l’industrie du papier, du carton et de l’imprimerie affichent 5,1 milliards de FCFA de gains, représentant 9,7 % de l’ensemble.

Les grandes entreprises ont le vent en poupe

À l’inverse, les secteurs de la construction, de la fabrication de meubles, des produits pharmaceutiques, ainsi que l’industrie du cacao ont chacun bénéficié de moins de 2 milliards de FCFA de gains fiscaux liés aux APE. Toutes les autres branches d’activité enregistrent des montants plus modestes, compris entre 320 millions et un peu plus de 700 millions de FCFA.

Au-delà de ce déséquilibre sectoriel et du faible nombre de grands bénéficiaires, la structure même des avantages tirés des APE en vigueur avec l’UE et la Grande-Bretagne favorise clairement les grandes entreprises au détriment des PME. Ces dernières ne captent qu’environ 20 % des gains fiscaux, contre 80 % pour les grandes entreprises, accentuant ainsi les déséquilibres structurels du tissu productif camerounais.

Sur le plan tarifaire, depuis l’entrée en vigueur de l’APE en 2016, les matières premières (1er groupe) et les produits intermédiaires (2ᵉ groupe) en provenance de l’UE sont déjà entièrement exonérés de droits de douane. Depuis le 5 août 2025, le démantèlement tarifaire sur les produits du 3ᵉ groupe, considérés comme à rendement fiscal élevé (véhicules, carburants, ciments, emballages industriels, etc.), a atteint 60 %. Cette décote suit un calendrier de réduction de 10 % par an, jusqu’à une exonération totale prévue en 2030.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

07-08-2024 – APE : au Cameroun, l’exonération des tarifs douaniers sur les véhicules, motos, carburants… atteint désormais 50%

23-01-2024 – APE : la France est le pays européen qui profite le plus du démantèlement tarifaire au Cameroun

04-08-2020 - Importations de l’UE : le Cameroun débute la suppression des droits de douanes sur les carburants, véhicules, ciments…

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« nous ne roulons pour aucun clan »

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« nous ne roulons pour aucun clan »
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Le journal panafricain Jeune Afrique affirme n’être d’aucun clan au Cameroun et avoir d’énormes difficultés pour la collecte des informations.

Du fait de certains de ses articles, Jeune Afrique est considéré par de nombreux Camerounais comme attaché au régime Biya. Le journal affirme n’en être rien de tel. Le 1ᵉʳ novembre 2026, il a publié une sortie intitulée « Jeune Afrique, le Cameroun et les clans ». Dans ladite sortie, il indique combien il est difficile de collecter les informations dans le pays de Paul Biya. Et selon lui, cela est dû à une « féroce guerre de clans, sur fond de succession de Paul Biya ».

Pour montrer son indépendance éditoriale dans ses différentes publications, Jeune Afrique fait mention de certains de ses articles.

« Nous avons suscité la colère de Louis-Paul Motaze après un article sur des notes secrètes le concernant; l’ire de Ferdinand Ngoh Ngoh, qui a vu dans l’un de nos papiers une volonté de torpiller sa carrière; l’animosité d’Oswald Baboke, qui nous accuserait d’acharnement concernant le traffic d’or…Les proches de Chantal Biya sont agacés, ceux de Franck Biya aussi, tandis que Grégoire Owona nous appelle ‘Jeune à fric » », affirme le journal panafricain.

Les réticences ne sont pas uniquement avec le régime, mais aussi certains du côté de l’opposition. Il cite Maurice Kamto, l’ex-président du MRC, Issa Tchiroma Bakary, le président du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), et Bello Bouba Maigari, le leader de l’UNDP. Ils n’acceptent pas de lui accorder une interview.

Pour ce qui est des clans, Jeune Afrique dit n’appartenir à aucun.

« Nous recevons des informations et nous les vérifions. Quand celles-ci viennent d’un « clan », nous les soumettons au contradictoire de ses adversaires. Qui, la plupart du temps, se murent dans le silence. Alamine Ousman Mey, sollicitée lorsque nous avons écrit son portrait, a décliné. Mounouna Foutsou, après avoir accepté une interview, n’est pas venu au rendez-vous et nous a laissés errer dans un grand hôtel parisien », affirme le journal.

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Dettes des CTD : l’État prévoit des retenues sur les dotations de décentralisation en 2027

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Dettes des CTD : l’État prévoit des retenues sur les dotations de décentralisation en 2027
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(Investir au Cameroun) – Le gouvernement camerounais prévoit de prélever directement sur la Dotation générale de la décentralisation (DGD) de 2027 la part revenant aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) dans le remboursement d’anciennes dettes commerciales. Cette disposition figure au point 41 de la lettre-circulaire conjointe du 29 octobre 2026, relative à la préparation des budgets des communes et des régions pour l’exercice 2027, publiée le 4 novembre dansCameroon Tribune.

La mesure concerne les dettes commerciales validées à l’issue de l’audit des arriérés de l’État et de ses démembrements sur la période 2000-2019. Le mécanisme d’apurement arrêté par le ministère des Finances en août 2024 prévoit une prise en charge de 70 % par l’État et de 30 % par les entités publiques débitrices. Pour les collectivités territoriales concernées, cette dernière part doit faire l’objet d’un prélèvement à la source sur les ressources de la DGD inscrites au titre de 2027.

Selon les résultats de l’audit rendus publics le 16 août 2024, les dettes commerciales validées à la charge des collectivités atteignaient 14,67 milliards de FCFA. L’application de la clé de répartition de 70 % pour l’État et de 30 % pour les entités débitrices correspondait, sur ce stock initial, à une contribution théorique de 10,27 milliards de FCFA pour l’État et de 4,40 milliards pour les collectivités.

Ces montants ne permettent cependant pas de déterminer les sommes qui seront effectivement prélevées en 2027. La nouvelle lettre-circulaire ne précise ni les remboursements déjà effectués depuis 2024 ni le solde de la dette commerciale restant à recouvrer auprès des collectivités.

Le calendrier initial prévoyait l’apurement des dettes commerciales auditées sur trois exercices, de 2024 à 2026. La mention de prélèvements dans la préparation budgétaire de 2027 pose donc la question de l’état d’avancement de cette opération, sans permettre à elle seule de conclure à un retard dans son exécution.

Parallèlement, les ministres des Finances et de la Décentralisation demandent aux collectivités de budgétiser au moins 30 % du volume global de leurs arriérés et dettes en 2027. Cette exigence, déjà formulée pour l’exercice 2026, vise un périmètre plus large que les seules dettes commerciales auditées. Le document ne précise pas comment les deux dispositifs seront articulés dans les budgets des collectivités concernées.

Baudouin Enama

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Manchester United lorgne Aboubakar Nagida, le jeune talent camerounais qui affole l’Europe !

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En quête de renforts au poste de latéral gauche, Manchester United aurait coché le nom d’Aboubakar Nagida. Le défenseur camerounais du Stade Rennais, suivi par […]

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